Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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allègement d'une lentille de contact l.m.

carrier of lens

Modification des zones périphériques d'une lentille de contact sur sa face antérieure pour aboutir à un amincissement de la lentille dans ces zones.

[B3,P2]

Édit. 2017 

allèle n.m.

allele

Chacune des deux séquences d'ADN d'un même gène portées par les deux chromosomes appariés, pouvant être identiques en cas d'homozygotie ou différentes et caractéristiques de chacune des différentes formes structurales dans une espèce donnée.
Un allèle est dominant quand, à l’état hétérozygote, il produit un phénotype dit dominant. Un allèle est récessif quand il ne peut s’exprimer que lorsqu’il est à l’état homozygote ou accompagné d’un autre allèle récessif. Au cours de la mitose le gène transmet l’information génétique aux cellules filles.
Les allèles sont des séquences faiblement divergentes situées au même locus (gène polyallélique) sur l'ADN génomique. Par ex., il existe six allèles différents pour le gène C des groupes Rhésus.
En immunologie, les principales protéines alléliques sont les molécules du Complexe majeur d’histocompatiblité et les immunoglobulines. Il existe un polymorphisme allélique de la protéine elle-même ou des séquences régulatrices pour la plupart des protéines du système immunitaire : récepteurs des lymphocytes T, cytokines, complément.

Étym. gr. allos : autre

[F3,Q1]

Édit. 2017 

allèle codominant l.m.

codominant allele

Allèle qui, chez un hétérozygote, combine son expression phénotypique à celle de son homologue.
Le phénotype résulte de leur action conjointe sans prédominance de l'un par rapport à l'autre.

Syn. gène codominant  (déconseillé)

[Q1]

Édit. 2020

allèle de résistance l.m.

resistance allele

Allèles qui confère à l'individu porteur, une résistance vis-à-vis d'un prédateur, d'un parasite particulier, d’un antibiotique ou d’un pesticide.

Syn. gène de résistance déconseillé

→ résistance horizontale, résistance verticale

[Q1]

Édit. 2017

allèle dominant l.m.

dominant allele

Allèle dont l’expression  s’impose, chez un hétérozygote, à celle de son homologue récessif,  se retrouve dans le phénotype.

Syn. gène dominant (impropre)

→ allèle dominant

[Q1]

Édit. 2017

allèle neutre l.m.

neutral allele

Allèle qui ne présente à un moment donné aucune valeur sélective ou adaptative particulière pour l'individu qui le possède, et qui sera soumis à la dérive génétique aléatoire dans la population.

Étym. gr. allos : autre

→ gène neutre

[Q1]

Édit. 2017 

allèle récessif l.m.

recessive allele

Allèle dont l'expression, masquée par celle de l’autre allèle dans un ensemble hétérozygote, n'apparaît pas dans le phénotype.
Il ne peut s'y exprimer qu'en cas d'homozygotie ou combiné avec un autre allèle récessif.

Syn. gène récessif impropre

[Q1]

Édit. 2017

allèle-ancêtre n.m.

ancestor allele

Allèle transmis sans modification de son expression, de génération en génération.

Étym. gr. allos : autre

→ apparenté

[Q1]

Édit. 2017 

allélique adj.

allelic

Qui se rapporte à un ou plusieurs allèles.

Étym. gr. allos : autre

Syn. allélomorphe

[Q1]

Édit. 2017 

allélisme n.m.

allelism

→ série allélique

[Q1]

Édit. 2017 

allélomorphe adj.

allelomorphic

Qualifie chacune des formes d'un même gène dans la même espèce par rapport aux autres formes que le même gène peut avoir dans cette espèce.
Désigne aussi les différents caractères transmis héréditairement par les différentes formes du même gène.

Étym. gr. allêlos : réciproque; morphos : structure

→ allélique

[Q1]

Édit. 2017 

allélomorphique adj.

allelomorphic

→ allélique

[Q1]

Édit. 2017 

allélomorphisme n.m.

allelomorphism

→ série allélique

[Q1]

Édit. 2017 

allélotype n.m.

allelotype

Ensemble des allèles, présents dans une population, caractérisé par leur nature et leur fréquence respective.

→ série allélique

[Q1]

Édit. 2017 

Allen (aire d') l.f.

Allen's area

Surface permettant d’évaluer la perméabilité du bassin osseux en vue de l'accouchement.
Elle est considérée comme favorable quand sa valeur dépasse 130 cm2.
La formule en est au détroit supérieur : pi diamètre promonto-rétropubien multiplié par le diamètre transverse maximum divisé par 4 ; au détroit moyen : π multiplié par le diamètre interépineux multiplié par le diamètre antéro-postérieur, sacro-sous-pubien, du détroit moyen divisé par 4.

W. M. Allen, gynécologue obstétricien américain (1904-1993)

[O3]

Édit. 2017 

Allen (schéma de) l.m.

Allen’s diagram

Par association de deux effets prismatiques, moyen simple et rapide d’obtenir, par simple lecture, la valeur et l’orientation du prisme qui corrigera à la fois une déviation horizontale et une déviation verticale.

[P2]

Édit. 2017 

Allen (test d') l.m.

Allen's test.
Manœuvre consistant à s'assurer que l'arcade artérielle palmaire qui assure la vascularisation de la main est bien alimentée par une artère cubitale fonctionnelle avant de mettre en place un cathéter dans l'artère radiale pour coronarographie.
L'artère radiale est l'artère dominante de l’arcade palmaire. Sa thrombose expose à l’ischémie de la main si l’artère cubitale n’assure pas la suppléance. Pour le test d'Allen on demande au patient de serrer le poing pendant qu'on comprime les artères radiale dans la gouttière radiale et cubitale dans la gouttière cubitale. Puis on fait desserrer le poing : la paume de la main, qui était devenue pâle, se recolore rapidement lorsqu'on lève la compression cubitale, si cette artère perfuse correctement l’arcade palmaire. Le test est anormal si la recoloration s'effectue en plus de 10 secondes. La méthode initiale, purement visuelle peut être sensibilisée par l’emploi de divers appareils (doppler, oxymètre de pouls, photopléthysmographie ou débitmètre-laser).

E. Van Nuys Allen, médecin américain (1929)

[K4]

Édit. 2017 

Allen et Brown (critères de) l.m.

Allen and Brown’s criteria

Critères utilisés pour le diagnostic de maladie de Raynaud : bilatéralité du syndrome, apparition au froid et aux émotions, pouls radial et cubital normaux, absence de trouble trophique digital, bilan étiologique négatif, évolution de puis plus de deux ans.
Ces critères sont discutés aujourd’hui.

E. V. Allen et G. E. Brown, médecins américains (1932)

[K4]

Édit. 2017 

Allen et Masters (syndrome de) l.m.

Allen-Masters’ syndrome

Douleur pelvienne chronique due à une déchirure de la face postérieure du ligament large lors d'un accouchement ou due à des dilatations veineuses du mésosalpinx ; le diagnostic se fait par la cœlioscopie.

W.M. Allen et WH. Masters, gynécologues américains (1955)

[O3]

Édit. 2017 

allergène n.m.

allergen

Substance provenant de l'environnement et qui, introduite dans l'organisme, provoque une allergie et les troubles qui y sont associés.

→ allergie

[F3]

Édit. 2017 

allergie n.f.

allergy

Ensemble des symptômes ou maladies créées par l'activation des mécanismes d'hypersensibilité.
Amplification des réactions d'un organisme sensibilisé antérieurement par une substance.
La substance à laquelle l’organisme a été antérieurement sensibilisé, génératrice de l’allergie est appelée allergène.

→ Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3]

Édit. 2017 

allergie à l'iode l.f.

iodine allergy

C'est  un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05%  des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une  réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste
iodé différent sera éventuellement possible.

[F3,G3, G4 ,B2 ]

Édit. 2020 

allergie à la chaleur l.f.

heat allergy

Type d'allergie qui est une des formes les plus fréquentes de l'hypersensibilité aux agents physiques.
La chaleur peut être responsable d'urticaire généralisée ou d'éruptions localisées. L'effort physique, la transpiration se combinent à la chaleur elle-même, parfois aussi à la prise simultanée d'un aliment déterminé.
Dénomination impropre.

→ froid (allergie au)

[F3,N1,J1]

Édit. 2017 

allergie à la poussière de maison l.f.

house dust allergy

Ensemble des réactions d'hypersensibilité des voies aériennes (rhinite, asthme survenant lors de l'inhalation de poussière de maison chez des sujets atopiques sensibilisés.
Il s'agit de réactions d'hypersensibilité immédiate (type I). Ces troubles (rhinite, asthme) sont souvent provoqués par des allergènes produits par des acariens détriticoles comme Dermatophagoides pteronyssimus, mais d’autres sources d’allergènes peuvent intervenir : poils d’animaux domestiques (chats en particulier), débris d’insectes, moisissures, grains de pollen.

→ Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3]

Édit. 2017 

allergie à un agent physique l.f.

physic condition allergy

Phénomène allergique pouvant être déclenché par l'exposition à des agents physiques : froid, chaleur, lumière, etc.
Il s'agit par ex. d'urticaire déclenchée par la chaleur ou par le froid. Les expressions allergie au froid, à la chaleur, à la lumière, sont incorrectes : ce sont des réactions déclenchant des phénomènes allergiques.

Étym. lat. agens, de agere : agir 

→ réaction

[G2,F3]

Édit. 2017 

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