Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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membrane otolithique l.f.

membrana statoconiorum (TA)

otolithic membrane

Couche muqueuse molle et épaisse qui recouvre les taches auditives de l’utricule et du saccule.
Cette membrane, qui est remplie de concrétions calcaires (otolithes, otoconies ou statoconies), serait secrétée par les cellules sensorielles des macules.

membrane quadrangulaire l.f.

membrana reticularis organi spiralis (TA)

quadrangular membrane

Lame fibreuse mince située dans l’épaisseur des plis ary-épiglottiques et tendue entre le bord latéral du cartilage épiglottique et la  face antéro-latérale du cartilage aryténoïde.
Véritable ligament, elle converge avec son symétrique et le ligament thyro-épiglottique médian dans la commissure antérieure des plis vestibulaires.
 membrane réticulaire de l’organe spirale l.f.
reticular membrane of spiral organ
Ensemble des membranes obturantes encadrant l’extrémité superficielle des cellules de l’organe spiral.

A.marquis de Corti, anatomiste et histologiste italien (1822-1888) ; R. von Kölliker, anatomiste, histologiste et zoologiste suisse (1817-1905)

Syn. anc. membrane réticulée de l’organe de Corti ; membrane de Kölliker

→ aditus laryngé, pli ary-épiglottique

[A1,P1]

Édit. 2017

mémoire épigénétique l.f.

epigenetic memory

Délai généralement long pour que s'établisse un nouvel état biochimique dans le cytoplasme après une perturbation majeure, p. par exemple fusion de gamètes, de cellules somatiques, greffe de noyau, etc.

Étym. gr. epi : sur, en plus ; genetikos : en rapport avec la génération (de genesis : naissance)

→ environnement épigénétique, épigénétique

MEN1 gene sigle anglais pour menin 1

Gène situé sur le locus chromosomique 11q13 codant pour la protéine menin qui agit comme suppresseur de tumeur empêchant les cellules de croître et se diviser trop rapidement ou dans une voie non contrôlée.
La mutation de ce gène entraîne la néoplasie endocrinienne multiple, l’hyperparathyroïdie familiale, l’hyperplasie congénitale des surrénales

Syn. MEAI, MEN1_HUMAN, menin, multiple endocrine neoplasia I

→ néoplasie endocrinienne multiple, hyperparathyroïdie familiale, hyperplasie congénitale des surrénales

méningiome cutané l.m.

cutaneous meningioma

Tumeur cutanée rare, dont le point de départ se situe au niveau des méninges du cerveau ou de la moelle épinière et dont on distingue une forme primaire et une forme secondaire.
Les méningiomes cutanés primaires sont bénins, généralement présents dès la naissance, siègent le plus souvent dans le cuir chevelu, sur le front ou dans la région paravertébrale, et sont parfois en rapport avec le système nerveux central, occasionnant alors une fuite de liquide céphalorachidien; les méningiomes cutanés secondaires résultent de l'extension d'une tumeur intracrânienne et atteignent la peau par érosion osseuse.
Leur structure histologique consiste en petits amas ou en travées de cellules ovalaires à cytoplasme pâle, situés dans un stroma fibreux lâche ou hyalinisé; la présence de corpuscules hyalins à lamelles concentriques présentant des degrés variés de calcification est caractéristique.

Étym. gr. meningx : membrane très fine, méninge ; -ome : suffixe indiquant une tumeur

méningiome du nerf optique l.m.

optic nerve meningioma

Ensemble de tumeurs soit primitives lorsqu'elles émergent de la gaine du nerf optique, soit secondaires lorsqu'elles naissent dans le crâne et s'étendent ensuite à l'orbite, enfin ectopiques quand elles naissent primitivement dans la cavité orbitaire sans provenir des gaines méningées du nerf optique.
Elles sont faites d'une prolifération de cellules méningothéliales qui forme une masse tumorale pouvant à terme comprimer le nerf optique et  entraîner une baisse d'acuité visuelle. Elles sont explorées par la scanographie et surtout l'imagerie par résonance magnétique nucléaire qui permet une exploration axiale du trajet du nerf (coupes sagittales obliques). Le traitement fait appel à la chirurgie et à la radiothérapie.

Étym. gr. mêningx : membrane ; -ome : suffixe indiquant la tumeur

mérocrine adj.

merocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se fait par expulsion hors de la cellule : le protoplasme cellulaire est préservé, la cellule demeure apte à poursuivre l’élaboration d’un nouveau matériel sécrétoire.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine concerne les cellules mucipares gastriques, les acini séreux et muqueux.

L. Ranvier, histologiste français, membre de l'Académie de médecine (1869)

Étym. gr. méros : partie, krinein : sécréter

→ cellules mucipares gastriques, acini séreux et muqueux.

mésangium glomérulaire l.m.

glomerular mesangium

Un des constituants du glomérule dont l'existence, longtemps contestée, a été définitivement établie par le microscope électronique.
Il comporte une matrice extracellulaire constituée essentiellement de fibronectine et de cellules. Il occupe l'espace centrolobulaire, séparé de l'espace urinaire par la membrane basale et de la lumière capillaire par la cellule endothéliale qui s'appuie directement sur le mésangium. Les principales lésions du mésangium sont la prolifération cellulaire, les dépôts au sein de la matrice, l'hypertrophie globale ou nodulaire de la matrice, la mésangiolyse.

Étym. gr. mesos : milieu : angeion : vaisseau

mésoderme n.m.

1) le mésothélium des cavités péricardique, pleurale, péritonéale, les épithéliums des gonades, l'épithélium du canal de Muller fournissant les trompes, l’utérus et le vagin ;

2) le mésenchyme qui forme tout le tissu conjonctif, les endothéliums vasculaires et les cellules musculaires striées, cardiaque et squelettique.

Étym. gr. mesos : au milieu ; derma : peau

Syn. mésoblaste

→ mésoblaste

[A4,O6]

mésothéliome vaginal l.m.

mesothelioma of tunica vaginalis

Tumeur rare, de malignité variable, développée aux dépens des cellules de revêtement de la séreuse vaginale testiculaire.
C'est une cause possible d'hématocèle spontanée récidivante.

Étym. gr : mesos : au  milieu ; thêlê : construit d’après épithêlium : qui recouvre (le mamelon) : -ome indique la tumeur

métabolite primaire l.m.

primary metabolite

Molécule présente dans toutes les cellules d'une espèce vététale ou fongique, qui est indispensable à la croissance, au développement et à la reproduction de l'espèce.
Les métabolites primaires sont directement impliqués dans les processus indispensables au développement normal et à la reproduction de la cellule. Ils sont synthétisé pendant la phase exponentielle de croissance du micro-organisme.Ce sont par exemple des acides aminés, des acides carboxyliques, des alcools, des antioxydants, des nucléotides, des polyols ou encore des vitamines.

Étym. gr. metabolê : changement, de metaballein : transformer

→ métabolite, métabolite secondaire

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

métabolite secondaire l.m.

secondary metabolite

Métabolite non directement associé aux synthèses cellulaires.
Molécule, souvent spécifique d'une espèce végétale ou fongique, synthétisée en dehors des voies métaboliques essentielles par des cellules spécialisées, à certaine moments du développement ou en réponse à une agression.
Les
métabolites secondaires ne participent pas directement aux processus vitaux de la cellule, mais assurent néanmoins des fonctions écologiques importantes. Ce sont par exemple les antibiotiques et les pigments.
Les métabolites secondaires jouent un rôle primordial dans les relations entre le végétal et son milieu. Ils assurent par exemple, une défense contre des compétiteurs, des herbivores ou des agents pathogènes . Ils permettent d'attirer les polliniseurs en déterminant la coloration des pétales des fleurs.

Étym. gr. metabolê : changement, de metaballein : transformer

→ métabolite, métabolite primaire

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

métaplasie galactophorique du sein l.f.

galactophoric metaplasia of the breast

Transformation de l’épithélium mammaire dont les cellules hautes et étroites reproduisent celles des canaux galactophores.

Étym. gr. méta- : préfixe indiquant le changement ; plassein :  façonner

Syn. métaplasie cylindrique du sein

métastase hépatique l.f.

hepatic metastasis

Localisation cancéreuse secondaire localisée au foie, située à distance d'un premier foyer cancéreux connu, méconnu ou déjà traité et résultant de la migration de cellules tumorales à partir de ce premier foyer.
A l’examen clinique le foie peut être augmenté de volume et sa surface irrégulière,  bosselée (foie marroné). L’échographie et l’imagerie médicale permettent de préciser le nombre, le volume et la localisation des lésions métastatiques et guideront la ponction biopsie.
Le foie est la localisation la plus fréquente des métastases cancéreuses. Les cancers qui sont le plus souvent à l'origine de métastases hépatiques sont les cancers drainés par le système veineux porte, ainsi que les cancers bronchiques et les cancers du sein.

Étym. gr. metastasis : changement de place d’après : méthistèmi : changer de place : hêpar, hêpatos : foie

Syn. tumeur secondaire hépatique

métastase pulmonaire l.f.

pulmonary metastasis

Localisation dans le parenchyme pulmonaire de cellules néoplasiques provenant d'un cancer primitif distinct.
L'atteinte du poumon se fait par voie sanguine et/ou lymphatique. Les aspects habituels sont ceux de masses multiples réalisant au mieux une image en "lâcher de ballons", parfois d'une masse unique simulant un carcinome bronchopulmonaire primitif ou d'un syndrome interstitiel réalisant une miliaire carcinomateuse.
Les métastases endobronchiques sont assez rares.
La néoplasie d'origine est de siège variable mais les localisations initiales le plus souvent en cause sont les carcinomes des bronches, du sein, du tube digestif, de la sphère ORL, du rein ou encore les sarcomes osseux. Le traitement peut parfois être chirurgical, mais il n'est trop souvent que médical : chimiothérapie, hormonothérapie ou corticothérapie.

Étym. gr. metastasis : changement de place d’après : méthistèmi : changer de place

métazoaire n.m.

metazoa

Organisme animal pluricellulaire dont les cellules sont différenciées et groupées en tissus, en organes et en appareils.

Étym. gr. meta : avec ; zôon : animal

méthionine-encéphaline n.f.

methionine enkephalin ou Met-enkephalin

Pentapeptide de formule Tyr-Gly-Gly-Phe-Met, ayant un effet inhibiteur de la douleur, trouvé dans certaines cellules de la base de l'encéphale.
Ce même pentapeptide se trouve à l'extrémité NH2-terminale des endorphines.

Syn. méthionine-enképhaline, méthionyl-enképhaline, Met-enképhaline

Michaelis-Gutmann (corps de) l.m.

Michaelis-Gutmann’s body

Inclusion lamellaire minéralisé (fer et calcium) en œil d'oiseau, observée dans le cytoplasme de grands phagocytes mononucléés ou cellules de Hanseman, au cours de la malacoplasie.

L. Michaelis, biologiste allemand (1875-1949) et C. Gutmann, biochimiste allemand (1902) ; D. P. von Hansemann, anatomopathologiste allemand (1903)

→ malacoplasie

microbiologie industrielle l.f.

industrial microbiology

Partie de la microbiologie qui utilise des micro-organismes, cellules ou enzymes, dans la production de boissons alcoolisées, de produits alimentaires fermentés, de protéines d'organismes unicellulaires, d'acides aminés, d'acides organiques, d'enzymes, de nucléotides, de vaccins, de sérums, de vitamines, d'antibiotiques et d'autres produits d'intérêt pharmacologique, ainsi que dans la bioconversion des stéroïdes, la production de solvants, le rouissage des fibres textiles, la lutte biologique, le traitement des eaux de consommation, l'épuration des eaux usées, le traitement des déchets agricoles et industriels.

Étym. gr. micros : petit ; bios : vie ; logos : étude, parole

minoxidil topique l.m.

topical minoxidil

Dérivé de la pipéridinopyrimidine (2-4 diamino-6-pipéridinopyrimidine-3-oxyde) prescrit en applications locales biquotidiennes à la concentration de 2% dans le traitement de l'alopécie androgénogénétique masculine ou féminine et à la concentration de 5% exclusivement dans le traitement de l'alopécie androgénogénétique masculine.
Le minoxidil, métabolisé en sulfate de minoxidil stimule les kératinocytes, prolonge la survie des cellules en culture et allonge la phase anagène du follicule pileux. Son efficacité semble indépendante de son action vasodilatatrice qui lui valait d'être utilisé initialement per os dans le traitement des hypertensions artérielles sévères.

mitose équationnelle l.f.

equational mitosis

Deuxième temps de la méiose correspondant à la division des cellules germinales haploïdes obtenues après la mitose réductionnelle.

Étym. gr. mitos : fil ; lat. aequatio : égalité

→ méiose

mitose réductionnelle l.f.

reductional mitosis

Premier temps de la méiose avec passage des cellules germinales d'une forme diploïde (2n chromosomes) à une forme haploïde (n chromosomes) par réduction de moitié du nombre des chromosomes.

Étym. gr. mitos : fil ;  lat. reductio, de reducere : ramener, réduire

→ meiose

molécule d'adhésion plaquettaire et endothéliale l.f.

PECAM, platelet and endothelial cell adhesion molecule

Molécule protéique riche en sucre présente sur la membrane des cellules endothéliales et des plaquettes, s'associant avec une molécule semblable présente sur une autre cellule par une liaison homotypique.

Étym. lat : diminutif de moles : masse

Syn. CD31  (classe de différentiation 31)        

→ CD

molécule d'adhésion vasculaire l.f.

vascular cell adhesion molecule (VCAM)

Molécule présente sur l'endothélium vasculaire, à laquelle se fixent les monocytes, mais aussi certaines cellules de la lignée érythrocytaire.
Cette molécule serait plus fréquemment exprimée sur l'endothélium au niveau de lésions d'athérosclérose.

Étym. lat : diminutif de moles : masse

Syn. CD106   (classe de différentiation 106)

→ CD

[C1, C2, K4]

Édit. 2020

MonoMAC (syndrome) acr.angl.

monocytopenia, B and NK cell lymphopenia; mycobacterial, viral, fungal, and bacterial opportunistic infections; and virus infection-induced cancers.

Syndrome autosomique dominant associant, une monocytopénie, une lymphopénie B et des cellules NK, et une susceptibilité aux infections mycobactériennes, fungiques et virales (abréviation de MonoMAC) et marqué de plus par une myélodysplasie, des anomalies cytogénétiques, une protéinose alvéolaire pulmonaire et des leucémies myéloïdes.
Des multiples mutations du gène GATA2 sont tenues responsables de ce syndrome.

D. C. Vinh, immunologiste et infectiologue américain (2010)

→ GATA2

[Q2,F1,D2]

Édit. 2020

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