pseudodiverticule vésical l.m.
Anomalie acquise de structure du muscle vésical, réalisant une logette creusée dans la musculeuse, survenant dans le cadre d'une vessie de lutte.
Dû à la dissociation des fibres du détrusor par hyperpression endocavitaire au-dessus d'un obstacle chronique, il est l'amorce d'un véritable diverticule de pulsion.
→ cellule vésicale, vessie de lutte
pseudoptosis n.m.
pseudoptosis
Position anormalement basse de la paupière supérieure, sans atteinte, en tous cas au début de l'affection, du muscle releveur.
Les pseudoptosis sont en règle générale secondaires à une insuffisance de support de la paupière supérieure (du fait d'une microphtalmie, ou d'une énophtalmie sousjacente), à une hypotrophie, ou encore à la présence d'une masse dans la paupière supérieure venant lester cette dernière.
ptosis n.m.
ptosis
Déroulement plus ou moins important de la paupière supérieure et impotence totale ou partielle du muscle releveur, qui provoque un abaissement plus ou moins marqué du bord inférieur de la paupière.
Le diagnostic différentiel se fait avec le pseudoptosis et le ptosis dit mécanique par tumeur (angiome par ex.) ou œdème.
radiomanométrie biliaire l.f.
biliary radiomanometry
Méthode de radiologie per ou postopératoire des voies biliaires associant la radioscopie et/ou la prise de clichés, à la mesure simultanée des pressions de passage de la bile dans le cholédoque et par le muscle sphincter de l’ampoule hépatopancréatique.
L'opacification se faisait par un drain introduit dans les voies biliaires et le suivi de la pression par un manomètre simple ou enregistreur. Actuellement, cet examen se pratique parfois encore en peropératoire avec l'aide d'un amplificateur de luminance permettant un contrôle immédiat de la perméabilité du cholédoque sur écran de télévision. Il est réalisable en cœliochirurgie.
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau musculaire d'un nerf mixte l.m.
ramus muscularis nervi mixti (TA)
muscular branch of mixed nerve
Branche d’un nerf mixte véhiculant des fibres efférentes centrifuges, motrices, destinées à l’innervation motrice d’un muscle.
rameau thyro-hyoïdien de l'anse cervicale l.m.
ramus thyrohyoideus ansae cervicalis (TA)
thyrohyoid branch of ansa cervicalis
Nerf issu de la branche antérieure de la 1ère racine cervicale, qui suit le nerf hypoglosse pour rejoindre le muscle thyrohyoidien.
[A1, H5]
Édit. 2020
rameaux musculaires du nerf fibulaire superficiel l.m.p.
rami musculares nervi fibularis superficialis ; rami musculares nervi peronei superficialis (TA)
muscular branches of superficial fibular nerve ; muscular branches superficial peroneal nerve
Rameaux collatéraux du nerf fibulaire superficiel nés à la partie haute de son trajet dans les muscles fibulaires et destinés aux muscles long et court fibulaires.
L’un de ces rameaux né à la partie basse innerve inconstamment le muscle troisième fibulaire.
rameaux pharyngés du nerf glosso-pharyngien l.m.p.
rami pharyngei nervi glossopharyngei (TA)
pharyngeal branches of glossopharyngeal nerve
Branches collatérales du nerf glosso-pharyngien destinées au muscle constricteur moyen du pharynx et à la muqueuse pharyngienne.
rameaux pharyngiens du nerf laryngé récurrent l.m.p.
rami pharyngei nervi laryngei recurrentis (TA)
pharyngeal branches of recurrent laryngeal nerve
Rameaux que fournit le nerf laryngé récurrent pour le muscle constricteur inférieur du pharynx, au cours de son trajet.
rameaux phrénico-abdominaux du nerf phrénique l.m.p.
rami phrenicoabdominales nervi phrenici (TA)
phrenicoabdominal branches of phrenic nerve
Branches motrices terminales du nerf phrénique destinées à l’innervation du muscle diaphragme.
rameaux temporaux du nerf facial l.m.p.
rami temporales nervi facialis (TA)
temporal branches of facial nerve
Branches terminales de la branche temporo-faciale du nerf facial destinée au muscle auriculaire antérieur et aux muscles de la face latérale de l’auricule.
raphé ptérygomandibulaire l.m.
raphe pterygomandibularis (TA)
pterygomandibular raphe
Bandelette fibreuse tendue entre l’hamulus ptérygoïdien du processus ptérygoïde et la partie toute postérieure de la ligne oblique du corps de la mandibule.
Il reçoit les insertions postérieures du muscle buccinateur.
Syn. anc. aponévrose buccinato-pharyngienne, ligament ptérygo-mmaxillaire
rapsyne n.f.
rapsyne
Protéine du cytosquelette musculaire intervenant dans la membrane post synaptique pour stabiliser les récepteurs de l’acétylcholine (RACh).
L’organisation des RACh synaptiques nécessite la phosphorylation de la rapsyne par l’intermédiaire de la protéine MuSK (muscle specific kinase). Le gène de la rapsyne est situé sur le chromosome 11 en 11p11.2. Il existe de très nombreuses mutations du gène ; elles peuvent provoquer une altération de la transmission neuromusculaire, par exemple dans certaines myasthénies congénitales.
récessus subpoplité l.m.
recessus subpopliteus (TA)
subpopliteal recess
Diverticule de l’étage sus-méniscal de la synoviale du genou qui accompagne le tendon d’origine du muscle poplité dans son trajet à travers le plan fibreux postérieur du genou.
Syn. anc. bourse séreuse du muscle poplité
rectum n.m.
rectum (TA)
rectum
Partie terminale du tube digestif, faisant suite au côlon sigmoïde à hauteur du corps de la troisième vertèbre sacrée et se terminant à l’anus.
D’une longueur moyenne de douze à quinze centimètres, le rectum descend en avant du sacrum et du coccyx en décrivant deux courbures antéro-postérieures : l’une supérieure, concave en avant, la courbure sacrée, l’autre inférieure, concave en arrière. On distingue deux segments : l’un supérieur, le rectum pelvien ou ampoule du rectum (rectum proprement dit), contenu dans la cavité pelvienne, l’autre inférieur, segment périnéal représenté par le canal anal et compris dans l’épaisseur du périnée. La paroi rectale est constituée de quatre tuniques : la tunique séro-fibreuse, externe ; la tunique musculaire, composée d’une couche superficielle de fibres longitudinales, plus épaisses sur les faces antérieure et postérieure, et d’une couche profonde de fibres circulaires s’épaississant au niveau du canal anal pour former le muscle sphincter interne ; la tunique sous-muqueuse qui contient les plexus veineux hémorroïdaux ; et la tunique muqueuse, présentant des replis longitudinaux temporaires et, au niveau du segment pelvien, des replis permanents semi-lunaires dirigés transversalement (valvules rectales). Au niveau du canal anal, la muqueuse présente des saillies longitudinales au nombre de six à huit, les colonnes anales, reliées à leur base par de petits replis transversaux semi-lunaires, les valvules anales.
→ inflexions latérales du rectum
réflexe n.m.
reflex
Réponse involontaire motrice ou sécrétoire à une stimulation du système nerveux sensitif ou sensoriel.
Il met en jeu :
1° le récepteur stimulé : cutané, musculaire, tendineux, osseux (les plus souvent stimulés en orthopédie) ;
2° un neurone afférent vers le système nerveux central ;
3° une ou plusieurs synapses neuronales ;
4° un neurone afférent vers l'organe récepteur ;
5° l'effecteur : le muscle dans le cas du réflexe tendineux, cutané ou osseux.
La perturbation d'un réflexe normal est liée à l'atteinte d'un ou de plusieurs de ces composants.
Cet "arc réflexe" implique une voie ascendante, efférente sensitive, un centre nerveux, et une voie afférente motrice. La disparition d'un réflexe normal implique une rupture de cet arc nerveux, c'est pourquoi la sémiologie utilise un grand nombre de réflexes : p. ex. la percussion du tendon rotulien provoque normalement l'élévation de la jambe sinon une lésion nerveuse doit être recherchée.
Les réflexes tendineux sont les plus couramment recherchés. Ils correspondent au réflexe myotatique monosynaptique. La percussion d'un tendon étire les fuseaux neuromusculaires innervés par les neurones gamma ; la conséquence est une contraction musculaire due à l'excitabilité des neurones alpha de la corne antérieure de la moelle épinière.
Les réflexes de défense passent par voie polysynaptique et entraînent une contracture musculaire souvent antalgique.
réflexe crémastérien l.m.
cremasteric reflex
Contraction du muscle crémastérien avec rétraction de la bourse homolatérale obtenue, à l'état normal, par l'excitation cutanée de la face interne de la cuisse au niveau de son tiers supérieur.
Ce réflexe explore la moelle sacrée. C’est surtout un signe fidèle de lésions de la voie pyramidale.
[H1,N1]
réflexe H l.m.
H reflex (Hoffman's reflex)
Réflexe spinal monosynaptique entre les fibres afférentes proprioceptives de grand diamètre (1A) et les fibres motrices efférentes (α).
Lorsque l'électrode de stimulation employée est bipolaire, le seuil d'obtention est plus bas que celui de la réponse motrice directe pour un choc de largeur 1 ms. La cathode doit être proximale (sens orthodromique pour les fibres 1A). Lorsque l'intensité de stimulation augmente, l'amplitude de H croit jusqu'à un maximum (H maximum), puis diminue pour disparaître lorsque la réponse M (motrice directe), de latence plus courte que la réponse H, est maximale. Cette disparition de la réponse H lorsque M est maximal, provient d'un blocage antidromique par les influx ascendants qui activent l'ensemble des fibres et bloquent les influx descendants d'origine réflexe entre les fibres 1A et α au niveau médullaire.
Le réflexe H peut être étudié au niveau des nerfs mixtes contenant des fibres sensitives 1A. En pratique, il l'est surtout au niveau du muscle soléaire, par stimulation du nerf sciatique poplité interne au creux poplité.
Pour mémoire, les paramètres utiles en électrophysiologie clinique sont : latence M, latence H (H-M), amplitude Hmax sur Mmax et accessoirement latence T du réflexe ostéotendineux, soit celle du réflexe achilléen dans le cas du réflexe H du soléaire, pour mesurer la différence de latence T-H et le rapport d'amplitude H sur T.
L'étude du réflexe H est indiquée dans certaines neuropathies sensitives, les atteintes radiculaires et accessoirement la pathologie neurologique centrale.
H. S. Hoffman, psychologue américain (1980)
Syn. réflexe d'Hoffmann
réflexe massétérin l.m.
maw reflex
Abaissement de la mandibule et contraction du muscle masséter provoqués par une percussion sur les arcades dentaires avec un objet rigide, le sujet ayant la bouche entrouverte.
Ce réflexe dépend uniquement du trijumeau pour ses afférences et ses efférences.
Sa diminution est difficilement appréciable car il peut manquer chez un sujet normal. Son exagération signifie l'existence d'une lésion supranucléaire.
région deltoïdienne l.f.
regio deltoidea (TA)
deltoid region
Marquée par le relief du muscle deltoïde, elle est dite encore moignon de l’épaule.
rein n.m.
ren ; nephros (TA)
kidney
Chacun des deux organes sécrétant l’urine, appliqué sur la paroi abdominale postérieure, en arrière du péritoine, de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis la douzième vertèbre thoracique jusqu’à la troisième vertèbre lombaire ; le rein droit est sensiblement plus bas que le gauche.
Le rein mesure en moyenne douze centimètres de longueur, six centimètres de largeur et trois centimètres d’épaisseur et pèse environ cent cinquante grammes. Il a une forme allongée, aplatie dans le sens antéro-postérieur, comparable à celle d’un haricot, avec un bord latéral convexe et un bord médial échancré à sa partie moyenne par le hile. Son grand axe, oblique en bas et en dehors, est parallèle au bord externe du muscle ilio-psoas. On lui distingue deux faces, antérieure et postérieure, et deux pôles, supérieur, situé à hauteur de la onzième vertèbre thoracique à gauche et du disque intervertébral T11-T12 à droite, et inférieur, situé à hauteur de la troisième vertèbre lombaire à droite et du disque intervertébral L2-L3 à gauche. Il est entouré d’un fascia rénal, d’une capsule adipeuse et d’une capsule fibreuse.
Il est constitué de deux zones distinctes : une partie périphérique, le cortex rénal et une partie centrale, la médullaire rénale. Le cortex rénal se compose des radiations médullaires (pyramides de Ferrein) et du labyrinthe cortical formé de tubules disposés irrégulièrement et entourant un grand nombre de glomérules du rein. La médullaire rénale se compose de huit à dix pyramides rénales (pyramides de Malpighi) dont le sommet constitue une papille rénale ; à ce niveau se situe l’aire criblée où s’ouvrent les foramina papillaires qui débouchent dans un petit calice du rein ; les pyramides rénales, formées par des tubes urinifères droits, sont séparées par des prolongements du cortex rénal, les colonnes rénales.
L’unité fonctionnelle du rein est le néphron (glomérule, tube proximal tube contourné, anse du néphron, anse de Henle et tube distal tube droit). La sécrétion d’urine est le résultat de trois processus physiologique successifs : filtration glomérulaire puis phénomènes tubulaires de réabsorption, de sécrétion et de concentration-dilution des urines.
Le tube rénal élabore des substances vasopressives telle la rénine. Celle-ci est élaborée par l’appareil juxta-glomérulaire : espace compris entre les artérioles afférente et efférente, le glomérule et la partie du tube distal qui vient à son contact. La riche vascularisation du glomérule est assurée par les artérioles glomérulaires afférentes et efférentes du rein.
Le rein a par ailleurs d’autres fonctions endocrines : sécrétion d’érythropoïétine et formation de la 1, 25-hydroxycholécalciférol, forme active de la vitamine D.
→ néphron, artériole glomérulaire afférente du rein, artériole glomérulaire efférente du rein
[A1, M2]
Édit. 2018
remodelage bronchique l. m.
- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,
- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
→ débit de pointe, débit expiratoire maximal
réponse tardive l.f.
late response
Potentiel d'action global du muscle (PAM) évoqué par stimulation du nerf efférent et dont la latence est plus longue que la réponse motrice directe.
Les réponses tardives incluent le réflexe H, les ondes F, mais aussi des réponses le plus souvent anormales dues à des processus de dénervation-réinnervation parfois difficiles à distinguer des réponses F, mais dont la latence est plus constante. Elles sont parfois dénommées "réflexe d'axone", bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un réflexe.