Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile l.m.

FXTAS syndrome

Maladie rare (prévalence 1-9/100 00), héréditaire dominante liée à l’X, neurodégénérative caractérisée par un tremblement intentionnel et une ataxie de la marche débutant à l'âge adulte.
La maladie affecte principalement les hommes, et il existe un risque cumulé pour les hommes dans la population générale d'environ 1/8 000. L'âge d'apparition du tremblement et/ou de l'ataxie chez les hommes est de 60 ans.
Les signes cliniques sont hétérogènes avec des manifestations dominantes variables: tremblement intentionnel, ataxie cérébelleuse progressive de la marche, dysfonction frontale exécutive, déclin cognitif, neuropathie périphérique et dysautonomie. Peuvent s’ajouter un parkinsonisme modéré et des manifestations psychiatriques (dépression, anxiété, agitation) avec évolution possible vers une démence. Les femmes vectrices présentent généralement des manifestations moins sévères que les hommes mais ont aussi un risque accru d'insuffisance ovarienne primaire, de douleur musculaire chronique et d'hypothyroïdisme.

G. Zanni, pédiatre italienne (2013)

Syn. syndrome FXTAS

Réf. : Orphanet, G. Zanni (2013)

triplet (CGG) n, FMR1 gene

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

taille d'une matrice l.f.

matrice

tête d'une phalange l.f.

caput phalangis (TA)

head of phalanx

Extrémité distale, renflée de chaque phalange.
Sur les phalanges proximales et moyennes, elle est en forme de trochlée qui s’articule avec la base de la phalange sous-jacente. Sur les phalanges distales, la tête, qui est libre, est convexe vers le bas et porte sur sa face palmaire (ou plantaire) une surface saillante en fer à cheval qui répond à la pulpe de la phalange.

trajectoire (d'une particule) n.f.

path (of a particle)

Ligne parcourue par une particule dans un milieu jusqu' à son arrêt.
Pour les particules lourdes chargées elle est pratiquement rectiligne. Pour les électrons des collisions avec grande perte d’énergie provoquent de brusques changements de direction.

transmission d'une maladie infectieuse l.f.

infectious disease transmission

Passage d’une maladie infectieuse d’un individu à un autre.

transthyrétine (neuropathies liées à une anomalie de la) l.f.p.

transthyretin anomaly induced neuropathies

amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise

trisomie 21 (diagnostic prénatal d'une) l.m.

prenatal diagnosis of trisomy 21

Diagnostic qui peut être évoqué au 4e mois de la grossesse sur des signes échographiques susceptibles de prêter à confusion et sur certains paramètres biochimiques du sang maternel (β-hCG, α-fœtoprotéine).
Le dépistage de la trisomie 21 (T21) a été codifié par l’arrêté du 23 juin 2009. Il n’est plus réservé aux femmes de plus de 38 ans mais proposé  systématiquement après information. Le risque sera calculé d’après l’âge, les résultats de l’échographie de la nuque et des marqueurs sériques. Dans le premier trimestre (entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée (SA+ 6 j), le premier examen est l’échographie ; le risque est augmenté si la clarté nucale est supérieure au 95ème percentile. Les marqueurs sériques sont ensuite mesurés (βHCG et PAPP-A). Si les marqueurs du premier trimestre n’ont pas été mesurés à temps, les marqueurs du 2ème trimestre entre le 14ème et 17ème + 6j SA seront recherchés (βHCG et α-fœtoprotéine. Si au terme de ces investigations, le résultat n'est pas conforme, une amniocentèse ou une ponction amniotique doit être proposée. Le consentement des deux parents est demandé. Le risque de troubles psychiques à la suite du diagnostic anténatal comporte surtout : une anxiété irrépressible, voire une dépression. En cas de ponction de liquide amniotique, un vécu de menace pour l'avenir de la grossesse et/ou un sentiment de culpabilité lié aux décisions à prendre et près l'information d'un caryotype normal, la persistance de préoccupations concernant l'enfant. Les effets de l'anxiété maternelle sur le comportement de ce dernier sont en cours d'étude.
Plus généralement, restent les problèmes individuels, éthiques et psychosociaux, que peut poser la pratique des tests génétiques.

Étym. gr : treis : trois ; sôma : corps

trisomie 21

trochlée d'une phalange de la main l.f.

trochlea phalangis manus (TA)

trochlea of phalanx of hand

Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.

trochlée d'une phalange du pied l.f.

trochlea phalangis pedis (TA)

trochlea of phalanx of foot

Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.

troncature (d'une lentille) l.f.

truncation

Ablation d'une partie périphérique d'une lentille de contact qui a pour but de la stabiliser dans un axe donné.

tubercule antérieur du corps d'une vertèbre cervicale l.m.

tuberculum anterius corporis vertebrae cervicalis (TA)

anterior tubercle of body of cervical vertebra

Saillie vertical médiane de la face antérieure de la vertèbre.

tubulopathie rénale, diabète sucré, ataxie cérébelleuse secondaire à une duplication de l'ADN mitochondrial l.f.

renal tubulopathy, diabetes mellitus, and cerebellar ataxia due to duplication of mitochondrial DNA

Tubulopathie proximale sévère, photopigmentations cutanées, érythrocyanose des doigts et orteils au froid, paralysie des muscles oculaires, pigmentations rétiniennes microponctuées et ERG éteint.
Autres signes : ostéoporose, hépatomégalie, gros rein, diabète insulinodépendant, ataxie cérébelleuse, surdité, cécité. Affection mitochondriale (MIM 560000).

Agnès Rötig, généticienne française (1992)

tunique fibro-musculo-cartilagineuse d'une bronche l.f.

tunica fibromusculocartilaginea bronchi (TA)

fibromusculocartilaginous layer of bronchus

Couche moyenne de la paroi d’une bronche.
Elle contient le ligament annulaire, le muscle trachéal et le cartilage bronchique.

récepteur couplé à une protéine G l.m.

G protein-coupled receptor

Famille de récepteurs hétérotrimériques à 7 domaines transmembranaires (extrémité N extracellulaire et extrémité C intracellulaire) qui après activation par la fixation de leur ligand activent une protéine G  assurant l’échange GDP/GTP (guanosine di-  et triphosphate) sur la sous unité a de ces protéines  qui modulent ensuite des effecteurs (enzymes comme l’adénylate cyclase ou des canaux ioniques)
Ces récepteurs sont très nombreux (plusieurs centaines). Ils reconnaissent des ligands  très différents : les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, ceux de la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine, la morphine, les prostaglandines, l'angiotensine II, ou les leucotriènes. Les effecteurs des protéines G peuvent être des canaux ioniques directement activés par les protéines G, sans l’intermédiaire de seconds messagers, ou des enzymes qui vont permettre la synthèse de seconds messagers. Parmi ces derniers, il faut citer l’AMPc résultant de l'activation de l’adénylate cyclase par la protéine Gs (la protéine Gi inhibant l'adénylate cyclase) ainsi que l’IP3 (inositol triphosphate) et le DAG (diacylglycérol) résultant de l'activation de la phophoslipase C par une protéine Gq.

protéine G, canalionique, ligand

[C1]

Édit. 2019

stade d’une leucémie lymphoïde chronique (détermination du) l.f.

clinical staging of the chronic lymphatic leukemia

Détermination du stade d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) reposant sur la classification de Rai et sur celle de Binet.
- La classification de Rai détermine 5 stades
Stade 0 :
Le nombre de lymphocytes dans le sang est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Les nœuds  lymphatiques, la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume.
La LLC de stade 0 est à risque faible
Stade I :
Certains nœuds lymphatiques sont augmentés de volume mais pas la rate ni le foie.
La LLC de stade I est à risque moyen
Stade II :
Le volume de la rate est accru et certains nœuds lymphatiques ainsi que le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade II est à risque moyen.
Stade III
Le nombre des hématies est diminué (anémie). Le nombre de plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate ou le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade III est à risque élevé
Stade IV
Le nombre de plaquettes est diminué (thrombocytopénie). Le nombre de globules rouges peut être bas. Le volume des nœuds lymphatiques, de la rate ou du foie peut être accru.
La LLC de stade IV est à risque élevé. La classification de Binet est constituée de 3 stades
(Les régions de tissu lymphatique comprennent la rate, le foie et les nœuds lymphatiques du cou, des aisselles et des aines).
Stade A :
Le nombre de lymphocytes est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Il y a moins de 3 régions de tissu lymphatique augmenté de volume.
La LLC de stade A est à risque faible.
Stade B
Il y a au moins 3 régions de tissu lymphatique augmentés de volume.
La LLC de stade B est à risque moyen
Stade C
Il existe une anémie ou une thrombopénie ou bien les deux. Il y a plusieurs régions de tissu lymphatique hypertrophiées.
La LLC de stade C est à risque élevé.

K. Rai, hématologue américain d’origine indienne (1975) ; J. L. Binet, hématologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1981)

leucémie lymphoïde chronique

[F1]

Édit. 2020

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