angiocholite n.f.
cholangitis
Infection aigue de la voie biliaire principale (appelée aussi cholédoque), due le plus souvent à un obstacle lithiasique, calcul enclavé au niveau du cholédoque.
Elle se manifeste typiquement par la succession, à court terme, en 48 heures de trois signes : douleur de type biliaire, fièvre avec frissons et ictère. La triade peut être incomplète. Il est rare que la lithiase soit découverte à l’imagerie, réalisée pour une symptomatologie atypique ou une cholestase anictérique.
L’angiocholite s’associe le plus souvent à une lithiase de la vésicule biliaire. Elle peut aussi survenir chez un patient antérieurement cholécystectomisé ; il s’agit alors d’un calcul oublié ou récidivant de la voie biliaire principale. Elle est plus rarement secondaire à des parasites migrants, ascaris ou douve. Les obstacles non lithiasiques, en particulier d’origine tumorale, tels un cancer de la tête du pancréas, ou une tumeur de l’ampoule de Vater ou un cholangiocarcinome sont rarement à l’origine d’une angiocholite. De même une sténose de la voie biliaire principale ou une compression par des adénopathies ou une pancréatite chronique sont rarement la cause d’une angiocholite. La maladie de Caroli et la fibrose hépatique congénitale peuvent se manifester par des épisodes de cholangite bactérienne récidivante. Biologiquement, il existe un syndrome biologique inflammatoire et une cholestase ictérique ou anictérique. Une élévation des transaminases parfois importante est fréquente à la phase aigüe de constitution de l’obstruction biliaire. Les hémocultures souvent positives mettent en évidence des germes d’origine digestive. L’imagerie par échographie ou scanner peut visualiser la lithiase de la voie biliaire principale et/ou sa dilatation et une lithiase vésiculaire. Mais les deux examens les plus sensibles pour le diagnostic de lithiase de la voie biliaire principale sont la cholangio-IRM, examen non invasif et l’échoendoscopie bilio-pancréatique, qui peut être réalisé immédiatement et dans le même temps que la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) . Le traitement repose sur l’antibiothérapie mais surtout sur la levée de l’obstacle. Le traitement de première intention est la CPRE, associée le plus souvent à une sphinctérotomie, suivie par l’extraction du ou des calculs de la voie biliaire principale réalisée dans un centre expert. Secondairement, une cholécystectomie est envisagée.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kholê : bile
→ Caroli (maladie de), fibrose hépatique congénitale
[D1, L1]
Édit. 2020
angiome stellaire l.m.
spider nævus
Type d'angiome fréquent, apparaissant à tout âge, mais principalement dans l'enfance et l'adolescence, pouvant survenir chez l'adulte par poussées successives, siégeant de préférence sur la face, le cou, le dos des mains et se présentant comme un point rouge central d'où rayonnent des arborisations télangiectasiques.
Son centre correspond à une artériole ascendante qui s'élargit dans la région sous-épidermique. Chez l'enfant et l'adolescent, l'angiome stellaire n'a qu'un inconvénient esthétique. Chez l'adulte, il peut survenir en grand nombre au cours de la grossesse ou être un des symptômes cutanés de la cirrhose hépatique et de la sclérodermie généralisée.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
Syn. étoile vasculaire, nævus araneus (obs.), nævus télangiectasique ponctué (obs.)
[J1,K4]
Édit. 2017
angiome superficiel extensif ulcéro-mutilant du nouveau-né l.m.
ulceromutilating extensive superficial angioma of the newborn
Forme évolutive grave, mais exceptionnelle, d'angiome du nourrisson, siégeant le plus souvent dans la région cervicofaciale ou cervicothoracique, dont l'aspect initial est celui d'un angiome plan ou de télangiectasies, avec parfois des éléments tubéreux, donnant un aspect couperosé, qui s'étend rapidement, avec une évolution ulcéromutilante et peut ainsi envahir d'importantes zones de la face.
Il s'accompagne de sclérose viscérale, notamment hépatique, pulmonaire ou splénique et d'une profonde altération de l'état général. Son pronostic est grave et souvent mortel. Le traitement consiste en une corticothérapie générale à doses élevées.
M. Favre, dermatologue français (1939)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
[J1,K1,K4,L1,O1]
Édit. 20177
angiosarcome pulmonaire l.m.
angiosarcoma of the lung
Tumeur pulmonaire maligne d’origine vasculaire.
Il s’agit généralement de métastases d’un angiosarcome extrapulmonaire, le plus souvent cardiaque, hépatique ou autre. L’évolution est rapidement mortelle.
La forme primitive développée aux dépens de l'artère pulmonaire est rarissime et volontiers ignorée, car elle est exceptionnelle. Sa présentation clinique est trompeuse, mimant celle d’une embolie pulmonaire ou d'une hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut parfois bénéficier d’une exérèse chirurgicale.
[F5,K1,K4]
Édit. 2017
antidépresseur (effets latéraux d'un) l.m.p.
antidepressant (side effects)
Effets liés aux impacts biologiques de l'antidépresseur (AD) : anti-cholinergiques (sécheresse de la bouche, vision trouble, dysurie, constipation, troubles cognitifs), adrénolytiques (sédation, bradycardie, troubles du rythme cardiaque), antihistaminiques (sédation).
Ils sont communs et propres à chaque classe d'AD. Dans l'ensemble, les non-tricycliques non-IMAO semblent mieux tolérés, surtout au niveau cardiovasculaire. Certains de ces effets peuvent être recherchés : anxiolyse et sédation avec les AD sédatifs, stimulation avec les psychotoniques.
Parmi les plus fréquents, seront cités les troubles suivants :
- psychiques : fatigue (fréquente), sédation, recrudescence anxieuse, levée de l'inhibition et suicide, virage maniaque, confusion mentale, délire (principalement avec les IMAO) ;
- neurologiques : tremblement (AD anticholinergiques), modifications de l'électro-encéphalogramme (risque épileptique) et troubles neurovégétatifs, mais aussi signes extrapyramidaux et, avec les IMAO, polynévrite et névrite rétrobulbaire ;
- digestifs : hépatites et retentissement hépatique (plutôt avec les IMAO), sécheresse buccale, constipation ;
- cardiovasculaires : hypotension, troubles de la conduction et diminution de la contractilité myocardique (cardiotoxicité plus forte des tricycliques), crises hypertensives sous IMAO classiques par non-respect des contre-indications alimentaires (régime pauvre en tyramine) ou médicamenteuses ;
- métaboliques : prise de poids (surtout avec les AD sédatifs antihistaminiques), avitaminoses B lors de traitements prolongés ;
- enfin : oculaires (risque de glaucome aigu, notamment), sexuels, dysuriques, rarement hématologiques.
antigène carcinoembryonnaire l.m.
carcinoembryonnic antigen
Antigène tumoral glycoprotéinique dont le dosage dans le sérum est utilisé dans la détection et le suivi thérapeutique des cancers en particulier colique et aussi pulmonaire, mammaire, pancréatique et de l’endomètre.
La sensibilité de ce marqueur est assez faible car sa teneur ne s’élève qu’en cas de lésion métastatique ou de volume tumoral important. D’autre part, elle peut être augmentée en cas de tabagisme ou de cirrhose hépatique, ainsi que dans certaines maladies coliques bénignes.
Le dosage est ainsi utilisé pour la surveillance après traitement mais jamais comme élément de diagnostic ou de dépistage. De faibles concentrations sont découvertes dans les cirrhoses hépatiques, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, ainsi que chez les grands fumeurs.
P. Gold, biologiste canadien (1965)
Sigle angl. ACE
[F2]
Édit. 2019
antipyrine n.f.
antipyrin
Médicament antipyrétique qui peut être utilisé comme agent pharmacologique pour évaluer le métabolisme hépatique.
antithrombine III n.f.
antithrombin III
Glycoprotéine de biosynthèse hépatique, inhibiteur physiologique de la coagulation, s'opposant spécifiquement à la thrombine et aux facteurs Xa, IXa, XIa .
Elle fait partie du groupe des serpines (dont le modèle est l'alpha1-antitrypsine) qui sont les inhibiteurs des enzymes à activité sérine-protéase. Le gène (situé sur le chromosome 1) et la séquence protéique sont entièrement connus. Différentes mutations peuvent être à l'origine des déficits héréditaires quantitatifs (déficits de type I) ou qualitatifs (déficits de type II) en antithrombine III. Les déficits de types II sont caractérisés par la synthèse d'une protéine anormale incapable de neutraliser la thrombine (type II RS, reactive site), ou incapable de fixer l'héparine (type II HBS, heparin binding site).
On distingue les déficits constitutionnels, de transmission autosomique dominante, quantitatifs ou qualitatifs, et les déficits acquis survenant au cours des maladies hépatiques sévères, des syndromes néphrotiques, des coagulopathies de consommation, de la grossesse et des traitements hépariniques.
L'augmentation du risque de thrombose notamment veineuse est bien établie dans les déficits constitutionnels homozygotes et qualitatifs. Ces déficits de prévalence, estimée de 1/2 000 à 1/5 000, sont à l'origine d'états thrombophiles. La transmission s'effectue sur le mode autosomique dominant. La prévalence des accidents veineux thromboemboliques est supérieure à 50% chez les patients hétérozygotes. Les thromboses veineuses cérébrales restent toutefois rares et les thromboses artérielles cérébrales le sont encore plus.
Un traitement anticoagulant à long terme est indiqué après un premier accident thrombotique.
O. Egeberg, hématologue norvégien (1965)
antivitamines K (AVK) l.f.p.
oral anticoagulant
Substances de Synthèse, de structure chimique voisine de la vitamine K, qui ont pour propriété commune la dépression du complexe prothrombinique (facteurs II, VII, IX et X).
Les AVK existent sous deux formes : les dérivés de la coumarine (acénocoumarol et warfarine) dont le noyau de base est la 4-hydroxycoumarine, et ceux de l’indane-1-3-dione. Ils sont indiqués dans la prévention des complications thromboemboliques des cardiopathies emboligènes, le traitement des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires ainsi que la prévention de leurs récidives.
Les AVK exercent leur effet anticoagulant en interférant avec le cycle de régénération de la vitamine K entraînant une diminution de la production hépatique sous forme fonctionnelle (gamma-carboxylée) de quatre facteurs de la coagulation (II, VII, IX et X). Les conséquences de ce mode d’action complexe et indirect des AVK sont : un index thérapeutique étroit, une grande variabilité de l’effet d’un individu à l’autre, et, pour le même individu, au cours du temps, de multiples interférences médicamenteuses et alimentaires, une latence de l’effet anticoagulant lors de l’instauration, unet lente réversibilité en cas d’arrêt (absence d’effet on-off) et l’impossibilité d’obtenir une anticoagulation dite préventive ou prophylactique.
Les AVK sont des molécules liposolubles de faible masse moléculaire qui traversent aisément les barrières cellulaires (notamment digestives et placentaires). De ce fait l’absorption digestive est rapide et l’administration per os est possible. L’activité des AVK est contrariée par un régime riche en vitamine K.
La mesure INR (International Normalized Ratio) est utilisée pour évaluer l’efficacité des AVK. Tout autre test (Quick, temps de prothrombine) est obsolète (bien qu’encore disponible dans certains laboratoires d’analyses médicales).
Outre le risque hémorragique encas de surdosage, les accidents liés aux AVK sont des lésions cutanées érythémato-vésiculeuses évoluant vers la nécrose. Les dérivés de l’indane-dione peuvent en outre provoquer de la fièvre, ainsi que des troubles digestifs (diarrhée) et rénaux (néphropathie interstitielle anurique).
→ INR
apocéruléoplasmine n.f.
apocaeruleoplasmin
Glycoprotéine servant de support aux huit ions cuivriques dans la molécule de céruléoplasmine.
Sa synthèse hépatique est stimulée par les cytokines de l'inflammation.
appendice vermiforme l.m.
appendix vermiformis (TA)
appendix, vermiforme appendix
Prolongement du caecum, implanté au point de confluence des trois bandelettes longitudinales du caeco-colon droit, à 2 ou 3 cm. au-dessous de l’orifice iléo-colique.
Tubulaire et plus ou moins flexueux, long de 7 à 8cm. et de 4 à 8mm. de diamètre, il ouvre dans le caecum par un orifice parfois muni d’un repli valvulaire muqueux, la valvule de Gerlach. Sa situation par rapport au caecum est variable: normalement il est mobile et libre, descendant le long du bord médial du caecum. En raison d’anomalies de la disposition caecale ou péritonéales, ou à la suite de processus inflammatoires, il peut être fixé anormalement en demultiples positions: précaecale, rétrocaecale, sous-caecale, mésocaeliaque au devant du promontoire, sous-hépatique ou pelvienne. La base caecale de l’appendice, en situation normale, se projette sur la paroi abdominale en un point électif diversement nommé (point de Mac Burney, point de Monteiro, ect.).
Syn. anc.appendice iléo-caecal, appendice vermiculaire
appendicite aigüe l.f.
acute appendicitis
Affection liée à une inflammation brutale de l'appendice caecal d'apparition récente et d'évolution rapide.
Les appendicites non compliquées sont de diagnostic difficile ; leur incidence diminue. Les appendicites peuvent être compliquées d’emblée sous forme de péritonite ; elles ont une incidence qui reste stable. Ces deux formes d’appendicite ont possiblement une physiopathologie distincte et il n’est pas certain que la seconde soit nécessairement la complication de la première. Les signes cliniques sont marqués par des douleurs spontanées et provoquées dans la fosse iliaque droite, des nausées, de la fièvre, des vomissements, une hyperleucocytose.
L'atteinte de la paroi appendiculaire peut se compliquer de perforation en péritoine libre ou cloisonné, ou en cas de perforation couverte constituer des abcès locaux, voire régionaux ou à distance ou des plastrons.
Selon la localisation de l'appendice et des lésions associées, on décrit des appendicites rétro- caecale, sous-hépatique, pelvienne, méso-cœliaque, sur malrotation.
La forme gangréneuse est caractérisée par des lésions nécrotiques, une ischémie des parois, une thrombose vasculaire et surtout un état septique microbien.
La forme toxique de Dieulafoy se manifeste par des signes généraux graves, un état de choc toxique, contrastant avec des signes locaux discrets.
La forme phlegmoneuse est caractérisée par un processus inflammatoire aboutissant soit à une infiltration purulente diffuse de la paroi appendiculaire, soit à une collection purulente, des douleurs spontanées ou provoquées au niveau de la fosse iliaque droite avec défense musculaire.Dans les cas où le diagnostic est difficile, l’imagerie est une aide au diagnostic, l’échographie surtout chez les enfants a un intérêt plus pour confirmer le diagnostic que l’exclure. Pour les adultes, le scanner standard ou faible dose est performant pour exclure ou établir le diagnostic en cas de doute. La célioscopie exploratrice n’est pas à proposer en première intention sauf chez la femme jeune lorsque l’imagerie est non contributive.
Les difficultés et les pièges du diagnostic clinique de l'appendicite ont été décrits par Mondor.
M. Dieulafoy médecin français, membre de l' Académie de médecine (1839-1911), H. Mondor chirurgien français, membre de l' Académie de médecine (1895-1962), C. H. McBurney, chirurgien américain (1888 et 1894)
[L1, L2]
Édit. 2020
arginase n.f.
arginase
Enzyme hépatique jouant un rôle essentiel dans l'uréogénèse, catalysant l'hydrolyse de la L-arginine en ornithine et urée.
De masse moléculaire 138 kDa, elle est activée par les ions manganèse.
artère cystique l.f.
arteria cystica (TA)
cystic artery
Artère née de l’artère hépatique ou plus souvent de sa branche terminale droite.
Elle gagne le bord gauche du col de la vésicule biliaire et se divise en deux branches terminales : l’artère cystique supérieure qui prolonge l’artère cystique sur le côté gauche puis la face supérieure de la vésicule ; l’artère cystique inférieure qui gagne le côté droit de la vésicule en croisant sa face inférieure.
artère du lobe caudé l.f.
arteria lobi caudati (TA)
artery of caudate lobe
Chacun des deux rameaux artériels naissant des branches droite et gauche de l’artère hépatique propre.
Ils vascularisent le lobe caudé.
artère du segment antérieur hépatique l.f.
arteria segmenti anterioris hepatici (TA)
anterior segmental hepatic artery
Branche du rameau droit de l’artère hépatique propre.
artère du segment latéral hépatique l.f.
arteria segmenti lateralis hepatici (TA)
lateral segmental hepatic artery
Branche terminale du rameau gauche de l’artère hépatique propre.
artère du segment médial hépatique l.f.
arteria segmenti medialis hepatici (TA)
medial segmental hepatic artery
Branche terminale du rameau gauche de l’artère hépatique propre.
artère gastrique droite l.f.
arteria gastrica dextra (TA)
right gastric artery
Branche collatérale de l’artère hépatique propre née en aval de l’artère gastro-duodénale.
Elle descend en bas et à gauche dans l’épaisseur du petit omentum, au-devant de la veine porte. Elle longe le bord supérieur de la partie supérieure du duodénum et le bord supérieur du pylore. Elle atteint la petite courbure de l’estomac et se divise en deux branches terminales ventrale et dorsale. La branche dorsale s’anastomose avec le branche dorsale de l’artère gastrique gauche. L’artère pylorique irrigue les deux faces de la petite courbure gastrique. Elle donne un ou deux rameaux collatéraux pour la partie supérieure du duodénum et des rameaux pyloriques supérieurs.
A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. artère pylorique, arteria coronaria dextra minor de Haller, arteria gastrica minor de Walther
artère gastro-duodénale l.f.
arteria gastroduodenalis (TA)
gastroduodenal artery
Branche inférieure de l’artère hépatique commune née à la base du petit omentum.
Elle descend en arrière de la partie supérieure du duodénum, le long de la limite droite du récessus omental inférieur et de la limite droite de l’ampoule duodénale. Elle se divise au bord inférieur du duodénum en deux branches, l’artère pancréatico-duodénale supéro-postérieure et l’artère gastro-épiploïque droite. Ses branches collatérales sont des rameaux duodénaux supérieurs, analogues de l’artère supraduodénale, l’artère infrapylorique, l’artère pancréatico-duodénale supéro-antérieure et quelques rameaux pancréatiques et duodénaux antérieurs.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760) ; R. Wreden, anatomiste et chirurgien russe (1837-1893); A. von Haller, Physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777)
Syn. anc. artère gastrique droite de Winslow, artère grande gastrique de Winslow, arteria gastrica magna de Wreden, arteria gastrico-duodenalis de Haller
artère hépatique commune l.f.
arteria hepatica communis (TA)
common hepatic artery
Branche terminale du tronc cœliaque.
Elle gagne en avant et à droite le flanc gauche puis la face antérieure de la veine porte en soulevant un repli péritonéal, le pli hépato-pancréatique. Elle se divise au bord gauche de la veine porte en deux branches terminales, l’artère gastro-duodénale et l’artère hépatique propre. Ses branches collatérales sont des rameaux pour les nœuds lymphatiques, pour le petit omentum et des branches pancréatiques dont l’une peut être l’artère pancréatique dorsale (celle-ci peut également provenir de l’artère liénale).
Syn. anc. artère gastro-hépatique droite, artère hépatique, artère hépatique cœliaque
artère hépatique propre l.f.
arteria hepatica propria (TA)
hepatic artery proper
Branche terminale supérieure née de la bifurcation de l’artère hépatique commune.
Elle se dirige horizontalement en avant et à droite, soulevant le pli péritonéal qui limite le bord inférieur du foramen de la bourse omentale et, un peu au-dessus de l’isthme du pancréas, atteint le flanc gauche de la veine porte. Elle monte dans le petit omentum, à droite puis en avant de la veine porte et à gauche du conduit cholédoque. Au niveau du tubercule omental du foie, un peu au-dessous de la porte du foie, elle se divise en deux branches terminales droite et gauche. Inconstamment elle fournit un rameau intermédiaire. Elle distribue ses branches collatérales aux nœuds lymphatiques et au petit omentum, des rameaux duodénaux supérieurs l’artère pylorique et parfois l’artère cystique qui provient plus souvent de la branche terminale droite.
Syn. impropres : artère hépatique moyenne, artère hépatique médiane, artère hépatique primordiale moyenne.
→ rameau intermédiaire de l'artère hépatique propre
tère mésentérique supérieure l.f.
arteria mesenterica superior (TA)
superior mesenteric artery
Importante artère qui dérive de l’artère omphalo-mésentérique et vascularise, comme elle, la portion de l’intestin provenant de l’anse vitelline primitive, c'est-à-dire la presque totalité de l’intestin grêle, le caecum, le côlon ascendant et la partie droite du côlon transverse.
Elle naît de la face antérieure de l’aorte abdominale, au niveau du bord supérieur du corps de L1, à 1cm environ au-dessous du tronc cœliaque et légèrement au-dessus des artères rénales. Son tronc, large de 6 à 8mm en moyenne, se dirige d’abord verticalement derrière le pancréas, puis obliquement à droite dans le mésentère et se termine près du jéjunum au niveau de l’implantation du vestige du pédoncule vitellin. La veine rénale gauche s’insinue entre l’aorte en arrière et la partie initiale du tronc artériel en avant ; ainsi est réalisée la pince aortico-mésentérique qui enserre cette veine. Dans son trajet dans la racine du mésentère elle croise par en avant la partie horizontale du duodénum. Elle fournit successivement l’artère hépatique latérale droite inconstante, l’artère pancréatique inférieure inconstante, l’artère pancréatico-duodénale inférieure, l’artère de l’angle duodéno-jéjunal, l’artère colique droite supérieure, parfois une ou plusieurs artères coliques transverses, les artères jéjunales et iléales et l’artère iléocolique.
Syn. anc. artère grande mésentérique
artère pancréatico-duodénale inférieure l.f.
arteria pancreaticoduodenalis inferior (TA)
inferior pancreaticoduodenal artery
Branche née du bord droit de l’artère mésentérique supérieure, en regard du bord inférieur du col du pancréas, par un tronc commun avec l’artère hépatique latérale droite ou au-dessous de cette dernière.
Elle se divise rapidement en deux branches : la branche supérieure forme, à la face postérieure de la tête du pancréas, l’arcade artérielle pancréatico-duodénale postérieure et supérieure ; la branche inférieure, intraparenchymateuse, forme, à la face postérieure du processus incinatus, l’arcade artérielle pancréatico-duodénale postérieure et inférieure. Elle peut donner la première artère jéjunale et l’artère de l’angle duodéno-jéjunal.
H. Rouvière, anatomiste francais (1875-1952)
Syn. anc. artère pancréatico-duodénale gauche de Rouvière, artère pancréatico-duodénale postéro-inférieure de Calas, tronc commun des artères pancréatiques inférieures de Calas
artère pancréatico-duodénale supéro-postérieure l.f.
arteria pancreaticoduodenalis superior posterior (TA)
posterior superior pancreaticoduodenal artery
Branche collatérale de l’artère hépatique commune.