cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Syn. carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
[F2,O3]
cancérogène adj.
Se dit d’un agent physique ou chimique capable de produire un cancer ou de faciliter son apparition.
Syn. carcinogéne
[F2]
cancérologie n.f.
cancerology
Spécialité médicale consacrée à l’étude des cancers, dans leurs particularités biologiques, épidémiologiques, cliniques, diagnostiques et thérapeutiques.
La cancérologie dite expérimentale a pour but d’étudier, chez l’animal, les éléments qui peuvent permettre la survenue de cancer.
J. Ducuing, chirurgien et cancérologue français (1932)
Syn. carcinologie, oncologie
[F2]
cancérophobie n.f.
cancerophobia, carcinophobia
Nosophobie à type de crainte sans fondement, voire de conviction, d'une atteinte cancéreuse ou de sa communication par autrui, ou même d'une transmission par le malade à ses proches.
Le sujet n'est pas rassuré, sinon temporairement, par des résultats négatifs d'investigations, ni par des commentaires médicaux dédramatisants. Quel que soit son niveau, névrotique ou psychotique, ce vécu hypocondriaque réside, selon de nombreux auteurs, dans l'altération de la relation de soi au corps, mais également aux autres. Dans les formes obsessionnelles, on peut observer une véritable "folie du toucher", avec rites de lavage et de nettoyage de ce que le patient estime contaminé.
Comme dans d'autres états psychiatriques, le suffixe "phobie" dépasse donc la notion de névrose phobique.
Etym. lat. cancer : crabe ; gr. phobos: peur
[F2,H4]
cancer secondaire du poumon l.m.
metastatic lung cancer
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée dans le tissu pulmonaire mais provenant d'un cancer primitif d'autre siège.
[F2,K1]
cancer superficiel l.m.
early carcinomal, superficial spreading, muco-invasive cancer
Dénomination employée principalement pour les cancers de l'estomac et de la vessie qui au début de leur évolution sont limités à la muqueuse, avec extension possible dans la sous-muqueuse mais pas au-delà de la musculeuse, avec ou sans métastases ganglionnaires.
Au niveau de l’estomac, ce terme correspond notamment au cancer muco-érosif et à l'ulcérocancer ou ulcère chronique cancérisé.
→ cancer de l'estomac, cancer de la vessie
[F2]
cancer utérin sur col restant l.m.
cancer of the remaining uterine cervix
Cancer développé sur le col utérin laissé en place après une hystérectomie subtotale.
Son risque justifie pour beaucoup la pratique de l’hystérectomie totale de principe.
Syn. carcinome utérin sur col restant
[F2,O3]
carcinogenèse n.f.
carcinogenesis
Processus de transformation néoplasique, progressive des cellules, et d’induction de cancer, par des facteurs ou agents carcinogènes qui peuvent être des substances chimiques, des radiations, des virus oncogènes.
On distingue deux stades dans la carcinogénèse : 1) l’initiation, insuffisante à elle seule à former une tumeur, répond à l’exposition des cellules à une dose appropriée d’agents carcinogènes dits initiateurs qui altèrent de façon permanente l’ADN de ces cellules cibles, lesquelles en gardent la mémoire même plusieurs mois après l’application de l’initiateur : l’agent initiateur est mutagène ; 2) la promotion, non tumorigène par elle-même répond à l’induction de tumeur dans les cellules déjà initiées par le processus précédent, mais qui ne sont pas tumorales en elles-mêmes ; ces cellules initiées sont sensibles à l’action des promoteurs et donnent naissance à des tumeurs lorsqu’elles sont stimulées par ces agents promoteurs de façon appropriée. Contrairement aux agents initiateurs, les agents promoteurs ne lèsent pas l’ADN. Les agents chimiques initiateurs impliqués dans la carcinogénèse peuvent appartenir à deux catégories, suivant qu’il s’agit de composés agissant directement, les carcinogènes, ne nécessitant pas de transformation chimique pour être actifs, ou de composés agissant indirectement, les procarcinogènes, nécessitant une conversion métabolique in vivo pour produire des carcinogènes capables de transformer les cellules.
Étym. gr. karkinos : cancer ; genesis : génèse
Syn. cancérogenèse
[F2]
carcinome n.m.
carcinoma
Terme proposé à la Renaissance par Guéroult (1545) en reprenant le mot savant grec karkinoma : cancer.
Cet item est abondamment utilisé dans la construction de mots de cancérologie
G. Guéroult, éditeur, traducteur et poète français (1507-1569)
Étym. Deux mots grecs, employés par Hippocrate, signifient cancer : le mot populaire karkinos (originellement crabe) et le mot savant karkinoma, (karkinos et suffixe augmentatif –ôma, qui s’applique en médecine aux tumeurs cancéreuses)
Syn. cancer, carcinose, épithélioma
[F2]
carcinome bronchopulmonaire à petites cellules l.m.
small cell lung carcinoma
cancer bronchique à petites cellules
→ syndrome médiastinal, syndrome paranéoplasique,neurospécifique énolase
[F2]
Édit. 2020
carcinome cloacogène l.m.
cloacogenic carcinoma
Cancer développé depuis les restes embryologiques de la région cloacale, à métastases précoces, plus fréquent chez la femme que chez l’homme.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2]
carcinome hépatocellulaire l.m.
Tumeur maligne née à partir des hépatocytes
Huitième cancer dans le monde par sa fréquence (1,5 à 1,8% des nouveaux cancers en France). Il apparaît rarement sur un foie sain. Il survient le plus souvent sur un foie cirrhotique, cirrhose secondaire à une affection virale (hépatite B ou C), ou à une imprégnation alcoolique. En Afrique et en Asie l’aflatoxine, mycotoxine secrétée par Aspergillus flavus parasite des arachides est une des principales responsables des carcinomes hépatocellulaires. Peuvent être aussi incriminés des hormones (contraceptifs oraux, androgènes anabolisants), une surcharge en fer, le thorotrast (produit de contraste utilisé pour les artériographies abandonné en 1950), un déficit en a1-antitrypsine.
La croissance tumorale est sous la dépendance du flux artériel ; une hypervascularisation artérielle est courante ; l’extension se fait dans les systèmes veineux porte et hépatique, et parfois dans les canaux biliaires ; les cellules tumorales peuvent migrer dans les veines sus-hépatiques et former des métastases pulmonaires.
Il se présente sous plusieurs types : expansif souvent entouré d’une capsule fibreuse ; infiltrant avec nodules irréguliers à limites imprécises ; multifocal fait de plusieurs tumeurs réparties en différents points de l’organe ; de petite taille sous forme d’un nodule solitaire de diamètre inférieur à 2 cm.
Certains marqueurs tumoraux peuvent aider au diagnostic particulièrement l’élévation dans le sang de l’a-fœtoprotéine (AFP).
Le CHC peut s’accompagner de syndrome paranéoplasique : polyglobulie, hypoglycémie, hypercalcémie.
Son traitement curatif est essentiellement chirurgical : résection ou transplantation hépatique.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer hépatocellulaire, hépatocarcinome
Sigle CHC
→ cirrhose, hépatite chronique, aflatoxine, hépatite B
[F2, L1]
Édit. 2019
carcinome indifférencié de l'ovaire l.m.
undifferentiate carcinoma of the ovary
Cancer rare indifférencié du revêtement épithélial de l’ovaire, séreux, mucineux ou endométroïde par endroits, peu sensible à la chimiothérapie.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O3]
carcinome in situ vésical l.m.
bladder in situ carcinoma
Cancérisation purement intra-épithéliale du revêtement muqueux vésical.
Les zones de carcinome in situ peuvent être isolées ; leur traitement est alors le BCG intra-vésical. Elles peuvent aussi accompagner une tumeur infiltrante : leur traitement se confond alors avec celui du cancer de vessie.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,M2]
carcinome intra-épithélial de la vulve l.m.
intraepithelial carcinoma of the vulva
Cancer épidermoïde de la vulve qui n’effondre pas la couche basale de l’épithélium, n’envahit pas le stroma conjonctif et ne dissémine pas vers les ganglions inguinaux.
Il succède à une dysplasie sévère ou néoplasie intra-épithéliale vulvaire de type 3, dont le sigle anglais consacré est VIN 3, à une maladie de Bowen, une maladie de Paget ou un lichen sclérovulvaire. Il se traite par la vulvectomie partielle ou par la vulvectomie totale car il est volontiers multifocal.
J. T. Bowen dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer in situ de la vulve
→ cancer de la vulve, Bowen (maladie de), maladie de Paget (maladie extra-mammaire de), lichen scléro-atrophique de la vulve
[F2,O3]
carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
→ cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre, adénocarcinome
[F2,O3]
carcinose pelvienne l.f.
pelvic carcinosis
Envahissement de tous les viscères pelviens et du péritoine par une tumeur maligne.
Dans le cas d’un cancer de l’ovaire, bien que de très mauvais pronostic, elle n’exclut pas une tentative de réduction tumorale chirurgicale, y compris parfois par des pelvectomies partielles, afin d’augmenter les chances d’efficacité de la chimiothérapie.
[F2]
carcinose péritonéale l.f.
peritoneal carcinosis, intraperitoneal carcinomatosis
Envahissement de la cavité péritonéale, viscères et péritoine, par une tumeur maligne, digestive ou génitale disséminée, ou par un foyer tumoral extra-abdominal par voie lymphatique.
Elle s’accompagne toujours d’une ascite, souvent hémorragique et se traduit macroscopiquement par la présence de granulations miliaires, de nodules plus ou moins volumineux ou de végétations, prédominant sur le mésentère et le cul-de-sac de Douglas ; parfois d’un fin réseau blanchâtre, rétractant le mésentère et caractéristique de la lymphangite carcinomateuse. L’évolution vers la rétraction du péritoine et l’encapsulation des organes sous-jacents, principalement intestinaux, ainsi que l’envahissement de leur paroi, peut s’accompagner d’accidents aigus, notamment d’occlusion.
L’étude cytologique et histologique peut orienter vers un site primitif de cette extension tumorale : ovaire, pancréas, vésicule biliaire, estomac, bronche notamment. Elle se traite par la chimiothérapie générale voir locale, qui peut, dans le cancer de l’ovaire notamment, apporter une amélioration transitoire.
Syn. carcinomatose péritonéale
[F2]
cellule atypique l.f.
atypical cell
Cellule dont les caractères morphologiques diffèrent de ceux d’une cellule normale de même type.
On tend à remplacer ce terme par celui de dysplasie qui décrit les anomalies cellulaires et tissulaires précédant le cancer.
[A2]
cellulite néoplasique rétro-péritonéale l.f.
retroperitoneal neoplastic cellulitis
Envahissement de l'espace rétro-péritonéal par une coulée de cellules néoplasiques, par extension ou métastase d'un cancer régional ou à distance, susceptible d'envahir et comprimer les structures de cet espace, notamment les uretères.
Les cancers primitifs les plus fréquents sont le sein, la prostate, le pancréas et l'estomac, les cancers gynécologiques. L'affection peut simuler au début une fibrose rétro-péritonéale idiopathique, mais l'évolution néoplasique ne se limite pas à un processus de compression et elle envahit la paroi des organes. Les biopsies chirurgicales sériées du tissu rétro-péritonéal sont souvent nécessaires au diagnostic. Chimiothérapie ou hormonothérapie en sont les seules thérapeutiques. Le pronostic en est très péjoratif.
→ fibrose rétropéritonéale, périurétérite
[J1,F2]
centre de lutte contre le cancer l.m.
comprehensive cancer center
Etablissements de santé hospitalo-universitaires, privés à but non lucratif, participant au service public hospitalier, répartis dans 16 Régions.
Leur statut défini par une ordonnance de 1945 leur confère une triple mission de soins, de recherche et d'enseignement, exclusivement axée sur le cancer. Le concept de base est la notion de pluridisciplinarité concertée. Ils disposent sur un même site de plateaux techniques performants en particulier en radiothérapie.
Sigle CLCC
[E,F2]
césarienne-hystérectomie n.f
cesarean hysterectomy
Césarienne suivie d'hystérectomie motivée par une lésion préexistante, p. ex. un cancer du col de l’utérus ou par une hémorragie non contrôlable, voire, aux Etats-Unis, une décision de stérilisation.
[O3]
césium (Cs) n.m.
cesium
Métal lourd, élément monovalent de la famille du potassium, numéro atomique 55, masse atomique 132,9054. Le césium naturel, 133Cs, est stable, il a 20 isotopes radioactifs, en général de courte période. L’isotope 137Cs, période 30,6 ans, émetteur de β (énergie 9,51 MeV) et de γ (énergie 0,66 Mev) se trouve parmi les produits de fission des réacteurs nucléaires dont il est extrait avec une faible proportion de 134Ca de période 2,1 ans. Il est utilisé en laboratoire pour étalonner les spectromètres à rayons β. Son utilisation a été envisagée initialement en radiothérapie comme substitution du radium, avec l’avantage d’une protection plus facile contre les rayons γ car son énergie est plus faible. La faible dimension des sources (tubes ou grains) a permis le développement de projecteurs de source dont l’utilisation est courante en curiethérapie gynécologique (cancer du col de l’utérus, notamment). En télécurithérapie il n’a pas pu soutenir la comparaison avec le cobalt 60Co qui permet d’obtenir des concentrations massiques beaucoup plus élevées. Les risques de contamination en 137Cs sont aggravés sa concentration dans certains produits alimentaires animaux ou végétaux.
L’isotope 35Cs, période 3 millions d’année, émetteur de β, n’a d’intérêt qu’en paléontologie.
G. Kirchhoff, physicien et R. Bunsen, membre de l'Académie de médecine, chimiste allemands (1860)
Étym. lat. cæsius : de couleur pers (jaune argenté tirant sur le bleu-vert), couleur du métal
[C1,B1,K2]
chimiothérapie intrapéritonéale l.f.
intraperitoneal chemotherapy
Instillation de médicaments antimitotiques dans la cavité péritonéale au moyen d’un cathéter, afin d'agir sur les cellules cancéreuses disséminées dans la cavité péritonéale, dans le cas p. ex. d’un cancer de l’ovaire dont il ne subsisterait après traitement systémique que des nodules de taille inférieure à 2 cm.
Elle expose au risque de perforation colique.
[G5 ]
chirurgie bariatrique n.f.
bariatric surgery
La chirurgie bariatrique regroupe les interventions proposées comme remède chirurgical dans certains cas d’obésité sévère.
Elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 appelé obésité morbide ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois (en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids), pour des patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, en présence d’un risque opératoire acceptable. Les interventions sont classées en deux types principaux : - les techniques restrictives : l’anneau gastrique ajustable, de moins en moins pratiqué et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy,- les techniques mixtes : court-circuit gastrique ou Roux-en-Y gastric bypass et aussi la dérivation bilio-pancréatique qui est très peu utilisée et réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 55 kg/m2). L’anneau gastrique ajustable consiste à placer un anneau de diamètre modifiable autour de la partie supérieure de l'estomac, délimitant ainsi une petite poche. Les aliments vont s'écouler très lentement selon le principe du sablier. L'anneau est relié par un petit tube à un boitier de contrôle placé sous la peau. La gastrectomie longitudinale qui consiste à retirer 2/3 de l’estomac, réduit sa partie fonctionnelle à un tube vertical en lui donnant une forme allongée comme une manche (sleeve). La partie de l’estomac réséquée secrète la ghréline, hormone régulatrice de la faim, dont la diminution de la concentration sanguine réduitla sensation de faim. Le court-circuit gastrique crée une poche gastrique proximale de capacité restreinte et la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie.La dérivation bilio-pancréatique consiste à réséquer une partie de l’estomac et à diviser l’intestin grêle en deux parties l’une anse alimentaire dans laquelle transitent les aliments et l’autre ne contenant ni bile ni suc pancréatique. Ces interventions chirurgicales se pratiquent le plus souvent sous cœlioscopie. L’anneau gastrique ajustable est pratiquement abandonné en raison de complications tardives et de reprise du poids conduisant à son retrait chez presque la moitié des patients. Après bypass gastrique, les complications chirurgicales sont les fistules digestives, l’occlusion par hernie interne, la dilatation aigue de l’estomac exclu, l’hémorragie digestive, la sténose gastro-jéjunale.Après sleeve gastrectomy, les complications chirurgicales dominantes sont liées au risque de rupture de la ligne d’agrafes, créant une fistule ou un saignement et la sténose médio-gastrique. Cette intervention peut aussi favoriser l’apparition d’un reflux gastro-œsophagien avec le risque d’endobrachyœsophage. Les complications médicales sont dominées par les déficits nutritionnels, vitaminiques et en oligoéléments s’ils ne sont pas reconnus et corrigés. Ils peuvent entraîner, en particulier, des complications neurologiques sévères. Les autres complications sont les pathologies psychiatriques, les suicides, le dumping syndrome, les hypoglycémies fonctionnelles, la lithiase biliaire, la néphrolithiase.Avant et après l'acte chirurgical, le protocole comporte un suivi pluridisciplinaire par endocrinologue, nutritionniste, chirurgien, psychiatre ou psychologue. La consultation psychiatrique a pour but de repérer les troubles du comportement alimentaire : boulimie ou autre. Les recommandations sont consultables sur le site de la haute autorité de santé : « Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2009). Chirurgie bariatrique : un nouveau set d’indicateurs pour évaluer la qualité de la prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2013). Définition des critères d’éligibilité pour la réalisation d’une chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans (2016) ». Le site obesite.sante.gouv. permet d’accéder au plan Obésite 2010-2013 et de consulter la liste des centres spécialisés et intégrés et les établissements partenaires dans la prise en charge de l’obésité. La chirurgie bariatrique est efficace entraînant une réduction pondérale, une réduction de la mortalité cardio-vasculaire et par cancer, améliorant le diabète, l’hypertension artérielle, le statut lipidique, l’apnée du sommeil, la qualité de vie.
→ court-circuit gastrique, gastrectomie longitudinale, leptine, syndrome du court-circuit digestif
[L2,R1,R2]
Édit. 2017