Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

275 résultats 

nerf cutané dorsal intermédiaire l.m.

nervus cutaneus dorsalis intermedius
intermediat dorsal cutaneous nerve
Branche terminale latérale du nerf fibulaire superficiel.
La bifurcation terminale en nerf cutané dorsal intermédiaire et en nerf cutané dorsal médial se fait immédiatement après que le nerf fibulaire superficiel ait traversé le fascia crural à l’union des deux tiers ou des deux quarts distaux de la jambe. Le nerf cutané dorsal intermédiaire chemine au-dessus du troisième espace inter-métatarsien et se divise en nerf digital dorsal latéral du troisième orteil et en nerf digital dorsal médial du quatrième orteil. Il s’anastomose avec le nerf sural.

Syn. anc. branche externe du nerf musculo-cutané de la jambe

nerf cutané dorsal latéral l.m.

nervus cutaneus dorsalis lateralis (TA)

lateral dorsal cutaneous nerve

Branche terminale du nerf sural qui, après avoir contourné la malléole latérale, longe le bord latéral du pied sur sa face dorsale.
Exclusivement sensitif, il fournit de façon constante le nerf digital dorsal latéral du cinquième orteil et parfois les nerfs digitaux dorsaux médial du cinquième orteil et latéral du quatrième. Il s’anastomose avec le nerf cutané dorsal intermédiaire. Ses fibres proviennent de la première racine sacrée.

nerf cutané dorsal médial l.m.

nervus cutaneus dorsalis medialis (TA)

medial dorsal cutaneous nerve

Branche terminale médiale du nerf fibulaire superficiel.
La bifurcation terminale en nerf cutané dorsal intermédiaire et en nerf cutané dorsal médial se fait immédiatement après que le nerf fibulaire superficiel ait traversé le fascia crural à l’union des deux tiers ou des deux quarts distaux de la jambe. Le nerf cutané dorsal médial se divise, à la limite inférieure du cou de pied en trois rameaux : un rameau médial se porte en avant et en dedans et devient le nerf digital dorsal médial du gros orteil ; un rameau moyen chemine sur le premier espace inter-métatarsien, s’anastomose avec le nerf tibial et se divise, à l’extrémité antérieure de l’espace, en nerf digital dorsal latéral du gros orteil et nerf digital dorsal médial du deuxième orteil ; un rameau latéral chemine au-dessus du deuxième espace inter-métatarsien et fournit le nerf digital dorsal latéral du deuxième orteil et le nerf digital dorsal médial du troisième orteil.

Syn. anc. branche interne du nerf musculo-cutané de la jambe

nerf cutané médial de l'avant-bras l.m. 

nervus cutaneus antebrachii medialis (TA)

medial cutaneous nerve of forearm ; medial antebrachial cutaneous nerve

Branche terminale sensitive naissant du faisceau médial du plexus brachial entre le nerf cutané médial du bras et le nerf ulnaire ; ses fibres proviennent du huitième nerf spinal cervical et du premier nerf spinal thoracique.
Le nerf cutané médial de l’avant-bras accompagne en dedans l’artère humérale à sa partie proximale puis s’en sépare en traversant le fascia brachial par le même orifice que la veine basilique. Il se divise un peu au-dessus de l’épicondyle médial en ses deux branches terminales, un rameau antérieur et un rameau ulnaire (rameau postérieur) destinés aux téguments des régions ventro-médiale et dorso-médiale de l’avant-bras. Il s’anastomose avec le nerf circonflexe, le nerf cutané médial du bras, le nerf musculo-cutané et le nerf ulnaire.

Syn. anc. nerf brachial cutané interne ; nerf cutané antibrachial médial

nerf cutané médial du bras l.m.

nervus cutaneus brachii medialis (TA)

medial cutaneous nerve of arm ; medial brachial cutaneous nerve

Branche terminale sensitive née du faisceau médial du plexus brachial, au-dessus de l’origine du nerf cutané médial de l’avant-bras et du nerf ulnaire.
Elle passe derrière la veine axillaire, reçoit une anastomose du deuxième nerf intercostal (nerf intercosto-huméral) perfore le fascia brachial et se distribue aux téguments de la face médiale du bras jusqu’au niveau du condyle médial de l’humérus.

Syn. anc.  nerf accessoire du brachial cutané interne ; nerf cutané brachial médial

nerf cutané perforant l.m.

nervus cutaneus perforans (TA)

perforating cutaneous nerve

Branche terminale du nerf cutané fémoral postérieur qui traverse le fascia crural et, par des rameaux cruraux et poplités sue distribue aux téguments de la face postérieure de la cuisse et du creux poplité.
Ce rameau terminal se perd dans la peau de la partie postéro-supérieure de la jambe et s’anastomose avec le nerf sural et avec une branche de la partie proximale du nerf tibial.

nerf cutané postérieur de l'avant-bras l.m.

nervus cutaneus antebrachii posterior (TA)

posterior cutaneous nerve of forearm ; posterior antebrachial cutaneous nerve

Branche collatérale sensitive du nerf radial.
Elle nait dans la partie distale du sillon du nerf radial à la face postérieure de l’humérus. Elle traverse le fascia brachial entre le muscle triceps brachial et le muscle brachio-radial. Elle se distribue aux téguments de la face postérieure de l’avant-bras entre les territoires du nerf musculo-cutané en dehors et du nerf cutané médial de l’avant-bras en dedans ; elle s’anastomose avec ce dernier nerf.

Syn. anc. nerf cutané antibrachial postérieur ; rameau cutané externe du nerf radial

nerf de la petite courbure postérieure l.m.

nervus curvaturæ minoris posterior (TA)

posterior nerve of lesser curvature

Rameau nerveux du tronc vagal postérieur  le mieux individualisé parmi les rameaux gastriques postérieurs.
Il longe la berge postérieure de la petite courbure gastrique, anastomosé avec les filets sympathiques du plexus nerveux de l’artère gastrique gauche. Il se distribue à la face postérieure de l’estomac. Ces rameaux gastriques postérieurs ont chacun leur territoire distinct et indépendant de distribution.

nerf grand occipital l.m.

nervus occipitalis major (TA)

greater occipital nerve

Branche postérieure motrice et sensitive du deuxième nerf spinal cervical.
Très volumineuse elle se sépare de la branche antérieure avant ou après avoir traversé le ligament atlanto-axoïdien postérieur. Elle se coude sur la partie moyenne du bord inférieur du muscle oblique inférieur de la tête et se dirige en haut, devenant sous cutanée après avoir perforé la lame tendineuse du muscle trapèze à son insertion occipitale. Elle fournit des rameaux moteurs pour les muscles avec lesquels elle est en rapport : muscle oblique inférieur de la tête, muscle splénius de la tête, muscle longissimus de la tête, muscle semi épineux de la tête et quelques filets au muscle trapèze. Elle s’anastomose avec le nerf suboccipital et avec un rameau de la branche postérieure du troisième nerf spinal cervical ; elle se ramifie dans les téguments de la partie postérieure du cuir chevelu.

Syn. anc. grand nerf occipital d’Arnold

nerf hypoglosse l.m.

nervus hypoglossus (TA)

hypoglossal nerve

Nerf crânien moteur appartenant à la douzième paire  et destiné à la musculature de la langue.
Il prend son origine réelle dans un noyau de la colonne somitique de la moelle allongée. Il émerge du sillon préolivaire de la moelle allongée  par dix à douze filets. Il sort du crâne par le canal du nerf hypoglosse (os occipital) et parcourt l’espace sous-parotidien postérieur, la région bicarotidienne et la région sublinguale. Il reçoit, par la branche descendante du plexus cervical, un contingent de fibres venues de C3 qui forment, avec la branche descendante du nerf hypoglosse, l’anse cervicale. Celle-ci innerve les muscles omo-hyoïdien, sterno-cléido-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Ses autres branches collatérales sont : un rameau méningé ou récurrent, des rameaux vasculaires, le nerf du muscle thyro-hyoïdien, le nerf des muscles hyo-glosse et stylo-glosse et le nerf du muscle génio-hyoïdien. Ses branches terminales s’épanouissent sur la face latérale du muscle génio-glosse et gagnent les muscles de la langue. L’existence de fibres non strictement motrices de ce nerf s’explique par ses nombreuses anastomoses avec le ganglion cervical supérieur du tronc sympathique, le nerf vague au niveau du ganglion supérieur de celui-ci, le nerf lingual sur la face latérale du muscle hyo-glosse et surtout avec le plexus cervical profond ; cette dernière anastomose explique l’existence d’un rameau méningé sensitif et des rameaux moteurs pour les muscles sous-hyoïdiens ; ces rameaux sont constitués par des fibres d’emprunt que le nerf hypoglosse reçoit du plexus cervical.

Syn. anc.  nerf grand hypoglosse

nerf lacrymal l.m.

nervus lacrymalis (TA)

lacrymal nerve

L’une des trois branches de terminaison du nerf ophtalmique née à l’extrémité antérieure du sinus caverneux.
Elle traverse  la fissure orbitaire supérieure, longe le bord supéro-latéral de l’orbite et se distribue à la glande lacrymale et à la moitié latérale de la paupière supérieure. Elle s’anastomose avec les rameaux orbitaires du nerf maxillaire.

nerf laryngé récurrent l.m.

nervus laryngeus recurrens (TA)

recurrent laryngeal nerve

Branche du nerf vague née, à gauche, dans le thorax et contournant la face inférieure de l’arc de l’aorte, à droite, à la base du cou et contournant la face inférieure de l’artère subclavière (ces deux vaisseaux dérivent l’un et l’autre du quatrième arc aortique).
Après un trajet ascendant dans l’angle œso-trachéal, chaque nerf laryngé récurrent atteint le récessus piriforme, s’engage sous le muscle constricteur inférieur du pharynx et innerve tous les muscles du larynx sauf le muscle crico-thyroïdien. Il s’anastomose avec le nerf laryngé supérieur par le rameau communiquant avec le nerf laryngé récurrent (anse de Galien).

Syn. anc. nerf laryngé inférieur ; nerf récurrent

nerf pectoral latéral l.m.

nervus pectoralis lateralis (TA)

lateral pectoral nerve

Branche collatérale antérieure du plexus branchial, née soit directement du tronc secondaire antéro-latéral, soit par deux racines, l’une du tronc supérieur du plexus brachial ou de sa bifurcation antérieure et l’autre de la bifurcation antérieure du tronc moyen du plexus brachial.
Il innerve le muscle grand pectoral. Il s’anastomose avec le nerf pectoral médial pour former l’anse des pectoraux.

Syn. anc.  nerf du muscle grand pectoral

nerf pectoral médial

nerf sciatique poplité interne l.m.

tibial nerve

Branche du sciatique dont les fibres sont issues des racines lombosacrées L4, L5, S1 et S2, qui traverse l'anneau du soléaire et donne le nerf tibial postérieur.
Ce nerf assure l'innervation motrice des muscles jumeaux, du soléaire, du plantaire grêle, du poplité et du jambier antérieur. Sur le plan sensitif, il donne le saphène tibial qui chemine à la face postérieure de la jambe et s'anastomose au nerf saphène péronier pour former le nerf saphène externe (sural nerve). Ce dernier contourne la malléole externe pour se distribuer à la face externe du pied (talon et 5e orteil inclus).
Ses lésions traumatiques correspondent le plus souvent à des plaies au niveau du creux poplité.

Sigle : SPI

nerf subclavier l.m.

nervus subclavius  (TA)

subclavian nerve

Branche collatérale antérieure du plexus brachial, née au-dessus de la clavicule, du faisceau latéral du plexus brachial (tronc secondaire antéro-externe) ou de la branche antérieure du tronc supérieur du plexus.
Elle descend le long du bord latéral du muscle scalène antérieur, en dehors du nerf phrénique auquel elle fournit une anastomose. Elle se termine dans la partie moyenne du muscle subclavier.

Syn. anc.  nerf sous-clavier

nerf suboccipital l.m.

nervus suboccipitalis (TA)

suboccipital nerve

Branche postérieure du premier nerf spinal cervical.
Motrice, elle innerve le muscle grand droit postérieur de la tête, le muscle oblique inférieur de la tête, le muscle oblique supérieur de la tête, le muscle petit droit postérieur de la tête et le muscle semi épineux de la tête. Elle s’anastomose avec le nerf grand occipital.

Syn. anc.  nerf sous-occipital

nerf supra-trochléaire l.m.

nervus supratrochlearis (TA)

supratrochlear nerve

Rameau collatéral du nerf frontal qui passe au-dessus de la trochlée musculaire du muscle oblique supérieur et s’anastomose avec le nerf infra-trochléaire.

Syn. anc.  nerf sus-trochléaire

nerf transverse du cou l.m.

nervus transversus colli ; nervus transversus cervicalis (TA)

transverse cervical nerve

Branche cutanée, superficielle du plexus cervical superficiel.
Elle naît de la deuxième anse du plexus cervical qui unit les deuxième et troisième nerfs spinaux cervicaux. Elle contourne le bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et se dirige transversalement en avant dans un dédoublement du fascia superficiel de la gaine de ce muscle puis sur le fascia cervical. Elle croise la veine jugulaire externe. Ses rameaux terminaux traversent le platysma. Les rameaux supérieurs innervent les téguments de la région supra-hyoïdienne ; les rameaux inférieurs innervent les téguments de la région subhyoïdienne. Un de ces rameaux s’anastomose avec une branche du nerf facial destinée au platysma.

Syn. anc. branche transverse du plexus cervical superficiel

nerfs carotico-tympaniques l.m.p.

nervi caroticotympanici (TA)

caroticotympanic nerves

Branche terminale du nerf tympanique, le plus souvent d’emblée dédoublée et qui participe à la constitution du plexus tympanique.
Elle gagne le canal carotidien en traversant la paroi du cavum tympanique. Elle s’anastomose avec le plexus sympathique péricarotidien.

nerf tympanique ,plexus tympanique

œsophagectomie n.f.

œsophagectomy

Résection d’un segment ou de la totalité de l’œsophage.
L’indication princeps est le cancer de l’œsophage. Plus rares sont les exérèses pour oesophagite corrosive aigüe.
La première oesophagectomie pour cancer de l’œsophage cervical a été réalisée avec succès par V. Czerny le 2 mai 1877 (résection de 6cm.). Pendant 36 ans se succèdent des tentatives, toutes mortelles entre les mains les plus brillantes. Le 14 mars 1913 F. Torek réussit, par voie thoracique gauche, la résection de l’œsophage pour un cancer sous-aortique; sa malade a survécu 14 ans. Onze ans plus tard, en 1924, il n’avait toujours que 2 survies pour 12 opérés. L’essor de la chirurgie œsophagienne ne fut donné qu’après la 2ème guerre mondiale avec le développement de la chirurgie endothoracique, grâce aux progrès de l’anesthésie et de la réanimation. Deux congrès internationaux tenus l’un aux USA en 1946, l’autre à Paris en 1947, démontrent que la chirurgie œsophagienne sort de l’enfance et s’oriente vers la résection suivie d’anastomose immédiate.
Le choix de l’intervention dépend de la localisation de la tumeur, de son étendue et de l’expérience de l’équipe. Deux types d’interventions chirurgicales peuvent ainsi être réalisés : l’œsophagectomie subtotale et l’œsophagectomie totale, toujours accompagnées d’un curage adénolynphatique.
- L’œsophagectomie subtotale consiste à retirer une partie de l’œsophage et la partie supérieure de l’estomac. Le plus souvent, cette intervention est proposée lorsque la tumeur est située dans le tiers inférieur ou moyen de l’œsophage. Elle nécessite une double voie d’abord, abdominale et thoracique. On parle d’œsophagectomie subtotale par voie transthoracique droite aussi appelée intervention de Lewis-Santy-Mouchet. Il s’agit de la technique de référence dans la chirurgie de l’œsophage. Elle est de plus en plus entrée en concurrence avec la voie thoracique gauche (qui peut être agrandie en thoracophrénolaparotomie) plus délabrante et qui nécessite un décroisement aortique (technique de Sweet, de J.L. Lortat-Jacob).
- L’œsophagectomie totale consiste à retirer la totalité de l’œsophage et la partie supérieure de l’estomac. Elle est souvent réalisée par une triple voie d’abords : abdominale, thoracique et cervicale (technique d’Akiyama ou de McKeown). Elle est souvent utilisée lorsque la tumeur est située dans le tiers moyen ou supérieur de l’œsophage.
En cas de contre-indication respiratoire à la thoracotomie, de tumeur de petite taille ou pour certaines formes de cancers de la jonction œsogastrique, le chirurgien peut avoir recours aux voies d’abords abdominale et cervicale pour réaliser l’intervention. Il s’agit alors d’une œsophagectomie par voie transhiatale, sans thoracotomie (technique d’Orringer). Le curage lymphatique ne peut être qu’abdominothoracique par le hiatus diaphragmatique et cervical.
Le rétablissement de la continuité digestive fait appel aux techniques d’œsophagoplastie. Elle est le plus souvent réalisée avec l’estomac. L’estomac est tubulisé pour reconstituer l’œsophage. En fonction de la zone de section de l’œsophage, la suture entre l’estomac et l’œsophage restant peut être réalisée le plus souvent au sommet du thorax lors d’une œsophagectomie subtotale ou au niveau du cou lors d’une œsophagectomie totale. Lorsque l’estomac a été entièrement retiré ou lorsqu’il n’est pas utilisable, le rétablissement de la continuité digestive peut être réalisé avec le colon ou l’intestin grêle. Le transplant est le plus souvent monté dans le lit oesophagien (voie thoracique droite). Des reconstructions par tunnelisation rétrosternale ont été proposées ; elles se heurtent à un risque de sténose dans le défilé cervicothoracique au bord supérieur du manubrium sternal.
Les pinces mécaniques de sutures et d’anastomoses ont marqué une révolution technique de la chirurgie digestive et particulièrement œsophagienne. Elles ont diminué le nombre et la gravité des fistules anastomotiques, principales causes de mortalité par médiastinite.
Lorsque le cancer est à un stade précoce (cas très rare), c’est-à-dire limité à la muqueuse de l’œsophage (en particulier pour les lésions précancéreuses - dysplasies de haut grade sur endobrachyœsophage), la résection endoscopique est le traitement de référence. Cette procédure consiste à décoller et enlever la muqueuse et une partie de la sous-muqueuse de l’
Les progrès de l’endoscopie souple, de l’imagerie (échographie, scanner, IRM) permettent une meilleure sélection des opérés. La radiothérapie ciblée, une chimiothérapie plus efficace, l’intubation endoscopique, prennent place dans une décision thérapeutique devenue multidisciplinaire.

V. Czerny, chirurgien  allemand (1877) ; F. Torek, chirurgien américain (1915) ; I. Lewis, chirurgien américain (1946) ; P. Santy, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1946) ; R. H. Sweet, chirurgien américain ( 1946) ; A. Mouchet, chirurgien français (1948) ;  K. C. McKeown, chirurgien britannique (1980) ; H. Akiyama, chirurgien japonais (1980) ; M. B. Orringer, chirugien américain (1999); J. L. Lortat Jacob, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1951)

Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange ; ektomê : ablation

cancer de l'œsophage, œsophagite corrosive aigüe, œsophagoplastie

[L2]

Édit. 2017

œsophagoduodénostomie n.f.

Anastomose chirurgicale entre l’œsophage et le duodénum qui rétablit la continuité du tube digestif après une gastrectomie totale.

Syn. œsoduodénotomie

[L2]

Édit. 2017

œsophagoentérostomie n.f.

Anastomose chirurgicale entre l’œsophage et l’intestin grêle par une anse en Y montée « à la Roux ».

[L2]

Édit. 2017

œsophagogastrostomie l.f.

oesophagogastrostomy

Anastomose chirurgicale entre la grosse tubérosité gastrique remontée à travers le diaphragme et l'œsophage dilaté au-dessus d'une zone cardiale rétrécie.
Le même résultat peut être obtenu par une oesophagocardioplastie.

Étym. gr. oïsophagos : œsophage ; gastêr : estomac ; stoma : bouche

Syn. œsophagogastroanastomose

oesophagocardioplastie

[L2]

Édit. 2017

œsophagojéjunostomie n.f.

Anastomose chirurgicale entre l’œsophage et le jéjunum par une anse montée en Y.
Elle rétablit la continuité digestive après gastrectomie totale ou permet de court-circuiter un cancer inopérable de l’estomac.

[L2]

Édit. 2017

œsophagoplastie l.f.

oesophagoplasty

Opération visant à remplacer une étendue plus ou moins importante l'œsophage par une portion d'estomac, de jéjunum ou de côlon ; on en décrit plusieurs techniques.
- Dans l’œsophagocologastrostomie l’anastomose entre l’œsophage et l’estomac est faite par l’intermédiaire d’une anse colique.
- L’œsophagodermatocologastrostomie est réalisée à l’aide d’une plastie cutanée et d’une anse colique.
- L’œsophagodermatogastrostomie est réalisée uniquement avec une plastie cutanée intermédiaire.
- L’œsophagojéjunogastrostomie est réalisée uniquement avec une anse jéjunale exclue de son circuit.
- L’œsophagodermatojéjunogastrostomie crée un nouveau segment d’œsophage à partir d’un tube cutané relié en haut à la portion d’œsophage conservée et en bas à une anse jéjunale exclue de son circuit.

[L2]

Édit. 2017

| page précédente | /11 | page suivante