névrose (caractères cliniques généraux d'une) l.f.p.
clinical general characteristics of a neurotic disorder
Terme à partir duquel se créa et se précisa un couple d'opposition pertinente avec les psychoses, au sens des linguistes.
Essentiellement par rapport aux psychoses, les névroses comportent, dans leurs formes les plus typiques : des symptômes répétitifs mais moins "graves", relativement superficiels et plastiques ; une certaine conscience de l'état morbide, vécu comme une enclave au moins gênante, contre laquelle le sujet tend à lutter sans résultat ; l'absence de désorganisation de la personnalité, avec des attitudes plus pragmatiques, une adaptation sociale relativement bonne sauf dans les formes majeures et invalidantes, ainsi que des altérations du comportement moins accentuées mais s'accompagnant volontiers de doute et d'indécision ; une évolution davantage réversible, facilitée par une fréquente demande de recours médical ; une réponse plus ou moins importante aux thérapeutiques non médicamenteuses, en particulier psychothérapiques.
Malgré les limites de tels critères, ce sont bien eux qui sont utilisés par la grande majorité des psychiatres.
W. Cullen, médecin britannique (1777)
œilleton d'une sonde n.m.
eye of a tube
Dans un matériel anesthésique, orifice percé dans la paroi d'un tube trachéal, près de l'extrémité du malade et sur le côté opposé au biseau.
Édit. 2017
temps de participation à une étude l.m.
contribution period
Délai entre la date des dernières nouvelles et la date d’origine de l'étude.
→ date d'origine, date des dernières nouvelles
[E1]
Édit. 2020
perforation d'une lentille l.f.
fenestration
Trou de forme précisée et traversant une lentille de contact dans toute son épaisseur en un lieu défini.
phase (d'une maladie) l.f.
L'une des périodes successives d’une maladie : phases d’incubation, d’invasion, etc.
ponction-aspiration d'une calcification l.f.
draining-inhalation of a calcification
En présence d’une calcification dans le cadre d’une tendinopathie calcifiante, ponction sous anesthésie locale, repérage échographique qui consiste à percer le sac enveloppant la calcification, à l’extraire et à injecter un corticoïde.
L’évolution peut être favorable et éviter le recours chirurgical.
Syn. ponction-trituration (déconseillé)
ponction/trituration d'une calcification l.f.
→ ponction/aspiration d'une calcification
porte d'entrée d'une infection l.f.
Site par lequel un microorganisme pathogène pénètre dans l’organisme humain.
La porte d’entrée peut être cutanée, buccopharyngée, dentaire, oculaire, respiratoire, digestive, urinaire, génitale, etc.
processus accessoire d'une vertèbre lombaire l.m.
processus accessorius vertebrae lumbalis (TA)
accessory process of lumbar vertebra
Saillie nette occupant la base de la face postérieure du processus transverse d’une vertèbre lombaire.
Elle donne insertion à divers faisceaux du muscle longissimus des lombes et des muscles inter-transversaires lombaires.
processus articulaire inférieur d'une vertèbre l.m.
processus articularis inferior vertebrae, zygapophysis inferior (TA)
inferior articular process of vertebra
Eminence verticale implantée sur l’arc neural de la vertèbre au-dessous de l’union du pédicule et de la lame.
Elle s’articule avec le processus articulaire supérieur de la vertèbre sous-jacente, formant, sur l’ensemble du rachis, une colonnette osseuse.
processus articulaire supérieur d'une vertèbre l.m.
processus articularis superior vertebrae, zygapophysis superior (TA)
superior articular process of vertebra
Eminence verticale implantée sur l’arc neural de la vertèbre au-dessus de l’union du pédicule et de la lame.
Elle s’articule avec le processus articulaire inférieur de la vertèbre sus-jacente, formant, sur l’ensemble du rachis, une colonnette osseuse.
processus costiforme d'une vertèbre lombaire l.m.
processus costiformis vertebrae lumbalis, processus costal vertebrae lumbalis (TA)
costal process of lumbar vertebra
Processus transverse des vertèbres lombaires.
Il est ainsi appelé parce que, long et étroit, il représente une véritable côte lombaire. L’hypothèse selon laquelle le processus accessoire de la vertèbre lombaire représenterait le véritable processus transverse est infirmée par Vallois pour qui ce processus n’est qu’une saillie d’insertion de certains des muscles spinaux.
H.V. Vallois, anatomiste français (1889-1981)
Syn. anc. apophyse costiforme, apophyse transverse lombaire
processus épineux d'une vertèbre l.m.
processus spinosus vertebrae (TA)
spinous process of vertebra
Saillie médiane et postérieure de l’arc d’une vertèbre, implantée par une base large à l’angle d’union des lames de l’arc de la vertèbre, et dirigée en arrière où elle se termine par un sommet libre.
Elle dérive de la neurépine de la vertèbre primitive type. Le processus épineux des vertèbres cervicales a un sommet bituberculé et un bord inférieur creusé d’une gouttière antéro-postérieure. Le processus épineux des vertèbres thoraciques est long, très incliné en bas et en arrière et à somme unituberculé. Le processus épineux des vertèbres lombaires est une lame rectangulaire, verticale et massive, dirigée en arrière et terminée par un bord postérieur libre épais. Les trois ou quatre premiers processus épineux du sacrum constituent la crête sacrale médiane ; le cinquième processus épineux sacré (parfois aussi le quatrième) manque et la paroi postérieure du canal sacral est déhiscente au niveau du hiatus sacral.
Syn. anc. apophyse épineuse d’une vertèbre, neurépine
processus mamillaire d'une vertèbre lombaire l.m.
processus mamillaris vertebrae lumbalis (TA)
mamillary process of lombar vertebra
Saillie osseuse arrondie et rugueuse marquant le bord postérieur du processus articulaire supérieur d’une vertèbre lombaire.
Elle donne insertion à de nombreux faisceaux musculaires de la musculature des gouttières vertébrales.
Syn. anc. tubercule mamillaire (1), métapophyse d’une vertèbre lombaire
processus transverse d'une vertèbre l.m.
processus transversus vertebrae (TA)
transverse process of vertebra
Chacun des deux processus d’une vertèbre implantés latéralement sur l’arc de la vertèbre, l’un à droite, l’autre à gauche, à la jonction du pédicule et de la lame de l’arc de la vertèbre.
Le processus transverse dérive de l’épapophyse de la vertèbre type. Il présente d’importantes variations selon l’étage vertébral considéré. Le processus transverse cervical est complété par une racine antérieure dérivée de l’arc pleural de la vertèbre type et implantée sur la face latérale du corps de la vertèbre ; par ses deux racines, et avec le pédicule de l’arc de la vertèbre, le processus transverse circonscrit le foramen transversaire ; la face supérieure du processus est creusée d’une gouttière ; son sommet est bituberculé. Le processus transverse thoracique, dirigé obliquement en arrière et en dehors, s’articule à son extrémité libre avec le tubercule de la côte. Le processus transverse lombaire (ou processus costiforme) est long et étroit ; il représenterait l’arc pleural de la vertèbre ; seul le processus accessoire du processus transverse serait le véritable processus transverse ; cette conception est discutée (Vallois). Au niveau du sacrum les processus transverses sacrés forment la crête sacrale latérale constituée de tubercules conjugués représentant la soudure deux à deux des processus transverses sacrés. Au niveau de l’os occipital un processus paracondylien et un processus accessoire seraient les manifestations des processus transverses de la dernière vertèbre occipitale.
H-V. Vallois, anatomiste français (1889-1981)
Syn. anc. apophyse transverse d’une vertèbre
psychose (caractères cliniques généraux d'une) l.
clinical general characteristics of a psychotic disorder
Terme qui désigne actuellement les affections mentales les plus sévères, comportant pour l'essentiel une atteinte globale et profonde de la personnalité (E. von Feuchtersleben).
Formant une opposition pertinente, au sens des linguistes, avec les névroses, les aspects typiques des psychoses comportent : une symptomatologie majeure, caractéristique s'il s'agit par ex. d'idées délirantes ou d'hallucinations ; une altération du contact avec ce qu'il est convenu d'appeler la réalité ; une diminution ou une absence de conscience et de critique vis-à-vis du vécu pathologique, avec croyance à son égard ; d'importantes altérations de la personne, fréquemment accompagnées de perturbations de la relation au monde extérieur, en particulier des conduites, avec parfois isolement ; une impression générale d'étrangeté des troubles ; une évolution le plus souvent réservée.
Certes, de tels critères sont inconstants, voire controversés. Mais dans la pratique quotidienne, ce sont bien à ces caractéristiques cliniques que fait appel la majorité des psychiatres.
E. von Feuchtersleben, psychiatre autrichien (1806-1849)
psychose infantile (devenir d'une) l.f.
outcome of a psychosis in childhood
Le pronostic d'une psychose survenue dans le jeune âge dépend des modalités de prise en soins, mais aussi de facteurs mal connus.
Lorsque l'enfant est devenu adulte, on peut observer :
- une grande déficience mentale avec troubles majeurs du comportement, absence d'autonomie sociale et survie en institution ;
- les plus souvent, un état résiduel pseudo-névrotique, psychopathique ou psychotique (en particulier de type schizophrénique) ;
- rarement, une normalisation psychique satisfaisante, comportant une bonne adaptation à la réalité.
Une apparition précoce, la notion de troubles cognitifs, l'absence de langage, l'association à des éléments organiques et un défect familial sont de mauvais pronostic.
Cependant, en présence d'un adulte caractériel ou psychopathe, le diagnostic rétrospectif doit être exigeant.
rameau spinal d'une artère lombaire l.m.
ramus spinalis arteriae lumbalis (TA)
spinal branch of lumbar artery
Rameau spinal ayant la même disposition que celui d’une artère intercostale postérieure.
région constante d'une immunoglobuline l.f.
constant region
Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.
réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.
cell repair
Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.
M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)
Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)
sensibilité d'une épreuve l.f.
sensitivity of a test
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.
→ sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)
spécificité d'une épreuve l.f.
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété d’un instrument de mesure qui ne varie qu’avec tel phénomène observé ou recherché et est donc doué d’un certain pouvoir discriminant.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés négatifs parmi ceux qui sont effectivement atteints de la maladie.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus spécifique qu’elle donne moins de faux positifs.
structure d'une population l.f.
Composition d’une population selon diverses caractéristiques démographiques (sexe, âge, état matrimonial, etc.) ou sociologiques (degré d’instruction, activité économique, etc.).
Les structures s’expriment généralement en ramenant le total de la population d’un territoire à un nombre rond de façon à faire apparaître les taux des catégories particulières ; par exemple, la population française compte en 1990 14% de personnes de plus de soixante- cinq ans.
Syn. structure démographique
structure d'une population par âge l.f.
Répartition des sujets d’une population par classes d’âge.
Elle est généralement indiquée séparément pour les sujets de sexe masculin et féminin.
syndrome des cassures de l'ADN mitochondrial secondaires à une mutation nucléaire l.m.
mitochondrial DNA breakage syndrome, secondary to nuclear mutation
Myopathie mitochondriale d'apparition tardive avec ophtalmoplégie progressive externe, faiblesse progressive des muscles proximaux, cataracte bilatérale et décès prématuré.
Myopathie mitochondriale transmise de façon dominante sous la dépendance d'un gène autosome (MIM 157640). La maladie est observée sur plusieurs générations, les patients présentent de multiples délétions mitochondriales avec un même point d'amorce, secondaire à une protéine d'origine nucléaire (codée par les chromosomes du noyau). Autres signes : présence de fibres rouges déchiquetées "ragged-red fibers". La maladie évolue vers une ataxie, et un coma acidocétosique. Affection mitochondriale (MIM 550000).
M. Zeviani, neurologue et généticien italien (1989)
Syn. myopathie mitochondriale avec délétion de l'ADN mitochondrial, délétions mitochondriales dues à une mutation nucléaire ; ophtalmoplégie progressive externe autosomique dominante avec différentes délétions mitochondriales
[Q2,I4,P2]