cellule myoépithéliale l.f.
myoepithelial cell
Cellule située autour du segment excrétoire de certaines glandes, notamment sudorales eccrines ou apocrines, et contenant des myofibrilles contractiles, ce qui lui confère une apparence musculaire alors qu'elle serait d'origine ectodermique, et donc épithéliale.
[A2,J1]
cérumen n.m.
cerumen, wax
Substance de couleur jaune brunâtre constituée par le mélange des sécrétions des glandes cérumineuses et sébacées, de la desquamation de l’épithélium du conduit auditif externe, des poils et des particules externes.
Les corps gras du cérumen sont constitués de glycérides (stéarine, oléine), de cérides et de savons.
Étym. lat. cera : cire
[J1,P1]
CFTR sigle angl pour Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance Factor.
Protéine comportant 1 480 aminoacides, N-glycosylée, de masse moléculaire 170 kDa, localisée dans les membranes des cellules et jouant un rôle dans le passage transmembranaire des ions Cl-.
Elle est surtout présente dans les membranes apicales des cellules épithéliales du pancréas, des glandes salivaires, et de l’intestin. Elle possède les caractéristiques d’un canal ionique. Elle présente des analogies avec les P-glycoprotéines ou les protéines de résistance aux médicaments.
Sa structure comporte deux domaines transmembranaires, deux domaines fixant l’ATP et un domaine (appelé domaine R ou de régulation) susceptible d’être phosphorylé par une protéine kinase A sous l’effet de l’AMP cyclique.
Le gène CFTR, de 250 kb, est situé chez l’Homme sur le chromosome 7, en position 7q31.2. Gène régulateur de la conductance transmembranaire impliqué dans la fibrose kystique, dont les mutations sont responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure entraînant la mucoviscidose. De très nombreuses mutations de ce gène peuvent être responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure. La plus fréquente des mutations concernées est la délétion de la phénylalanine située en position 508 (deltaF508).
[C3]
chéilite glandulaire l.f.
glandular cheilitis
Hyperplasie rare, souvent infectée, des glandes labiales accessoires qui siègent presque électivement à la lèvre inférieure.
On décrit trois formes cliniques :
- la chéilite glandulaire simple, ou cheilitis glandularis simplex, décrite par Puente et Acevedo, débute dans l'enfance et se traduit, sur la face muqueuse de la lèvre inférieure, par de petits orifices souvent entourés d'un halo blanchâtre d'où sourdent des gouttelettes de salive. La lèvre supérieure est parfois atteinte. La palpation donne l'impression de petits nodules ou grains de plomb. L'évolution est chronique, se compliquant parfois de suppuration. Une transformation carcinomateuse est à craindre ;
- la chéilite glandulaire apostémateuse de Volkmann est beaucoup plus rare. C'est une forme chronique, suppurée, profonde. La macrochéilite est permanente et douloureuse, recouverte de croutes adhérentes qui, enlevées, laissent voir des pertuis orificiels d’où sourd du pus. Une transformation carcinomateuse est à craindre. Le traitement est chirurgical ;
- la chéilite suppurée superficielle, ou cheilitis glandularis purulenta superficialis, décrite par Baelz et Unna, serait une forme atténuée. La lèvre inférieure, œdémateuse, douloureuse, est parsemée d'orifices recouverts de croutes impétiginisées. Le traitement repose sur l'antibiothérapie, parfois complétée par un traitement chirurgical.
J. Puente et A. Acevedo, dermatologistes argentins (1927) ; E. von Baelz, médecin interniste allemand (1890) ; P.G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1890) ; R. von Volkmann, chirurgien allemand (1870)
Étym. gr. apostèma : abcès, tumeur purulente
[N1,P3,D1]
cholestérol marqué l.m.
radiolabelled cholesterol
Résultat du marquage du cholestérol (ou celui de certains métabolites tel le norcholestérol) par 131I qui permet de réaliser en scintigraphie une image fonctionnelle des glandes corticosurrénales.
→ iodocholestérol, norcholestérol marqué
[B1]
cholinergique adj.
cholinergic
1) Qualifie la libération d'acétylcholine, sa transmission synaptique et les récepteurs dont elle est le transmetteur.
2) Se dit d'une substance ou d'un mécanisme qui agit par l'intermédiaire de l'acétylcholine.
La libération d'acétylcholine au niveau des synapses nerveuses permet la transmission de l'influx nerveux dans le cerveau (circuit limbique), dans tout le système parasympatique, dans la portion du système orthosympathique préganglionaire, dans quelques fibres sympathiques postganglionnaires (innervation des glandes sudoripares et de certains vaisseaux du pénis), au niveau des terminaisons viscérales issues de la médullosurrénale et de celles des fibres nerveuses des plaques motrices des muscles striés.
→ parasympathomimétique, agoniste cholinergique, récepteur cholinergique
[C3]
chromhidrose n.f.
chromhidrosis
Coloration anormale de la sueur due à l'excrétion de pigments par les glandes sudorales eccrines ou apocrines.
La chromhidrose apocrine vraie, idiopathique, rare, est due à des pigments lipofuchsiniques de couleur bleue ou noire et peut s'observer dans le creux axillaire ou, plus exceptionnellement, sur le visage. La chromhidrose eccrine est généralement due à l'élimination de pigments médicamenteux dans la sueur. La pseudochromhidrose correspond à une coloration de la sueur due aux colorants vestimentaires ou à la dégradation de corynebactéries. Ce qui était précédemment appelé pseudochromhidrose plantaire résulte en fait de la présence d'hématomes dans la couche cornée, épaisse, du talon.
Étym. gr. chrôma : couleur ; hidros : sueur
[J1]
cible biologique l.f.
biological target
1) En physiologie, cette expression désigne les organes qui sont soumis à l’action des différentes hormones.
Ainsi les hormones hypophysaires ont pour cibles les différentes glandes endocrines dont les sécrétions exercent à leur tour un rétro-contrôle sur l’hypophyse qui est ainsi, elle-même un organe cible.
2) En thérapeutique, la prescription est ciblée par les manifestations pathologiques.
3) En toxicologie, la cible est constituée par les organes sensibles à la substance concernée.
Ainsi les drogues illicites sont actives sur les structures encéphaliques.
4) En entomologie médico-vétérinaire, il s’agit d’une espèce d'insecte ou d'acarien d'importance médicale contre laquelle est dirigée une action de lutte.
Ainsi, un traitement insecticide doit être dirigé contre un insecte vecteur mais ne doit pas se montrer toxique pour les espèces non cibles.
5) En infectiologie, il s'agit d'une espèce de bactérie ou de parasite contre laquelle est dirigé un traitement antibactérien, antiparasitaire ou antifongique.
Un tel traitement ne doit pas affecter les espèces non cibles comme celles qui composent les différents microbiotes.
6) En génétique, un gène cible est l’objet d’une manipulation génétique.
[C2, D1, G4, G5, Q1]
Édit. 2019
cils palpébraux l.m.p.
ciliae palpebrae (TA)
eyelash
Poils implantés sur la lèvre antérieure du bord libre des paupières.
Ils sont plus longs à la paupière supérieure qu’à la paupière inférieure. Il y en a environ 120 à chaque paupière. Aux cils sont annexées des glandes ciliaires.
[P2]
coenzyme A n.m.
coenzyme A
Coenzyme des acétylases et des acyltransférases.
Sa formule est celle d'un ribonucléotide adénylique, phosphorylé en 3', conjugué par une liaison anhydride à la phosphopantéthéine.
Sa fonction thiol lui permet de se lier par une liaison acylthiol « riche en énergie » à des acides organiques (acide acétique, acide gras, acide succinique, etc.), qui peuvent ainsi être métabolisés (bêta-oxydation des acides gras, formation de l'acide citrique, carboxylation de l'acétyl-CoA en malonyl-CoA, synthèse des esters d'acides gras ou d'acide acétique). Il est plus abondant dans le foie et les glandes surrénales que dans les autres tissus animaux ; il est préparé à partir de cultures de microorganismes.
Syn. coacétylase
Abrév. CoA
[C1]
COLEC11 gene sigle angl. pour collectin subfamily member 11
Gène situé sur le locus chromosomique 2p25.3 codant pour la protéine CL-K1 qui intervient dans une série de réactions appelées la voie des lectines du complément ; celle-ci joue un rôle dans la migration cellulaire durant la vie fœtale pour former les organes et les différents systèmes.
Cette voie est particulièrement importante durant la migration des cellules des crêtes neurales qui donnent naissance à de nombreux tissus : face, crâne, glandes endocrines et une partie du système nerveux.
Plus de cinq variétés de mutation de ce gène sont responsables du syndrome oculo-palato-squelettique
Syn. 3MC2, CL-K1, CL-K1-I, CL-K1-II, CL-K1-Iia, CL-K1-IIb, CLK1, collectin K1, collectin kidney protein 1, MGC3279
→ oculo-palato-squelettique (syndrome)
col utérin l.m.
uterine cervix
Portion terminale de l'utérus dont la partie supérieure est supra-vaginale et la partie inférieure située dans la cavité vaginale.
Il comporte un canal qui fait suite à la cavité utérine, des glandes à mucus. Dans les conditions normales, lieu de passage obligé du sang menstruel, des spermatozoïdes après le coït, et du fœtus lors de l'accouchement.
[A1]
Édit. 2015
commissure vulvaire antérieure l.f.
anterior vulvar commissure
Siège anatomique de jonction en avant des deux grandes lèvres vulvaires.
Elle est surplombée par le mont de Vénus, de structure cutanée, avec ses glandes sudoripares et ses formations pileuses. La commissure protège le clitoris, recouvert partiellement de son capuchon formé par la réunion des petites lèvres de structure muqueuse malpighienne.
[A1]
Édit. 2015
conduit des glandes sublinguales mineures l.m.
ductus sublinguales minores (TA)
Chacun des conduits petits et courts des glandes sublinguales mineures
Ils s’ouvrent dans le plancher de la cavité buccale le long de l’éminence sublinguale soulevée par le massif des glandes sublinguales
Syn. canal de Walther
[A1]
Édit. 2015
conduits para-uréthraux l.m.
ductus paraurethrales (TA)
para-urethral ducts
Conduits excréteurs des glandes para-uréthrales latérales.
Ils s’abouchent dans l’uréthre à proximité de son orifice externe.
A. Skene, gynécologue américain d’origine écossaise (1880)
→ glandes para-uréthrales latérales, glandes de Skene
[A1]
Édit. 2015
corticostérone n.f.
corticosterone
Hormone stéroïde des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone glomérulée, de formule dihydroxy-11β, 21-prégnène-4-dione-3,20.
Elle possède une activité métabolique de minéralocorticostéroïde, dix fois plus importante que celle de la désoxycorticostérone, mais cent fois plus faible que celle de l'aldostérone. La sécrétion quotidienne de corticostérone est comprise entre 2 et 4 mg, alors que celle d'aldostérone est inférieure à 0,1 mg.
[O4,G3]
cortisol n.m.
cortisol
Hormone stéroïde principale des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone fasciculée, de formule trihydroxy-11 β, 17 α, 21-prégnène-4-dione-11, 20.
Elle a des propriétés anti-inflammatoires, stimulant la transcription de gènes de macrocortines ou lipomodulines inhibitrices des phospholipases A2 impliquées dans la synthèse des eicosanoïdes, protégeant les membranes et les lysosomes et permettant l'action d'autres hormones. Elle induit la biosynthèse dans le foie d'enzymes de la gluconéogenèse, activant la dégradation des protéines et la synthèse du glucose. Elle est donc la principale hormone glucocorticostéroïde. Sa sécrétion quotidienne est de 30 à 80 mM chez l'adulte normal.
Le cortisol peut être dosé dans le sérum, la salive ou l’urine par technique radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence.
La concentration du cortisol plasmatique varie suivant l’heure du prélèvement. Elle est maximale le matin à 8h et minimale à minuit. Le cortisol salivaire est un bon reflet du cortisol plasmatique et son dosage peut donc être utilisé pour éviter les prélèvements sanguins répétitifs en cas d’étude du cycle du cortisol. Le dosage du cortisol libre urinaire (CLU) permet de s’affranchir des variations nycthémérales et constitue un bon marqueur de la sécrétion quotidienne de cortisol
Syn. hydrocortisone
[O4]
cortistatine n.f.
cortistatin
Neuropeptide inhibiteur de la sécrétion de corticotropine, sécrété principalement par le cerveau, le tube digestif et certaines glandes endocrines, mais aussi par les reins et par certains leucocytes et doué d’une activité paracrine.
Son injection entraîne un sommeil lent profond. Plusieurs polypeptides ont été décrits : la cortistatine 14 du Rat a une grande homologie avec la somatostatine 14, constituée de 14 acides aminés. Une cortistatine humaine est constituée de 17 acides aminés. Elle est synthétisée à partir d’un peptide précurseur, la préprocortistatine.
[H1]
cotransporteur NaKCl de type 1 n.m.
sodium potassium chloride cotransporter (NKCC1)
Protéine intervenant dans le transfert électroneutre de sodium, potassium et chlorure (1 Na + 1 K + 2 Cl_) codée par le gène SLC12A1 et présente essentiellement dans les glandes exocrines, la cochlée et le cerveau.
NKCC1 est codé par le gène SLC12A1 présent sur le chromosome 5. Il est exprimé au pôle basolatéral des cellules et assure le transfert de sodium, potassium et chlorures des liquides interstitiels vers les cellules. D’autres canaux situés au pôle apical assurent le transfert des cellules vers les canaux excréteurs. Dans la cochlée, NKCC1 concourt au maintien d’une concentration élevée de potassium dans l’endolymphe. Dans le cerveau, il intervient au cours des phases précoces du développement et contrôle la concentration de chlore dans les neurones, pouvant ainsi par son augmentation favoriser les convulsions néonatales. Il est inhibé par le bumétanide qui a été utilisé dans le traitement de l’épilepsie néonatale.
[C1]
couche compacte l.f.
zona compacta
Assise cellulaire superficielle de la caduque utérine qui résulte de la transformation de l'endomètre après la nidation.
Elle offre un aspect histologique « serré » lié au tassement des cellules déciduales en raison de l'écrasement des glandes utérines collabées.
[A2,O3]
cowperite n.f.
cowper's gland abscess
Inflammation des glandes de Cowper, habituellement conséquence d'une uréthrite aigüe.
W. Cowper, anatomiste britannique (1666-1709)
[M3]
Creyx et Lévy (syndrome de) l.m.
Creyx and Lévy’s syndrome
Ce syndrome, à l’opposé du syndrome de Gougerot-Sjögren, associe hypersécrétion permanente des larmes, de la muqueuse nasale et des glandes salivaires et inflammation du rachis cervical à type d’arthrite.
Il fait le plus souvent suite à une connectivite et serait secondaire au développement d’auto-anticorps.
M. Creyx et J. Lévy, médecins français (1948)
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de)
[N3]
Édit. 2015
Cushing (maladie de) l.f.
Cushing’s disease
Hypercorticisme glucocorticostéroïde ACTH-dépendant lié à un adénome corticotrope du lobe antérieur de l’hypophyse.
La maladie atteint le plus souvent la femme jeune (5 femmes pour un homme). Le début est progressif et le tableau clinique se complète en plusieurs années ; il est caractérisé par l’aspect du faciès bouffi avec des télangiectasies et une pilosité excessive (hirsutisme), une obésité de la partie supérieure du corps, des vergetures pourpres de l’abdomen et des cuisses, une insuffisance musculaire avec amyotrophie, une ostéoporose responsable de fractures vertébrales multiples par tassement, de fractures de côtes et de la tête fémorale. Il s’y associe souvent une hypertension artérielle, des troubles de la glycorégulation avec hyperplasie bilatérale des glandes surrénales, des troubles génitaux et psychiques. Les examens biologiques sanguins et urinaires (excès de l’ACTH plasmatique, cortisolémie et cortisolurie excessives) permettent d’affirmer l’hypercorticisme et aussi son origine hypophysaire. L’IRM recherche la tumeur hypophysaire et en apprécie son volume, parfois très petit de moins de 3 mm de diamètre (les micro-adénomes ne sont pas toujours décelables) et son extension locale, ce qui oriente les indications thérapeutiques médicales ou chirurgicales et sa voie d’abord.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ ACTH, hypercorticisme, adénome hypophysaire
[O4]
Cushing (syndrome de) l.m.
Cushing’s syndrome
Ensemble de manifestations provoquées par un excès d’hormones glucocorticostéroïdes.
Cet hypercorticisme peut être dû à une hyperplasie bilatérale des glandes surrénales ACTH-indépendante ou à des sécrétions de corticostimulines non hypophysaires, entrant dans le cadre d’une affection paranéoplasique au cours d’un cancer hormono-sécrétant bronchique, thyroïdien, pancréatique, thymique, etc. Il se voit aussi au cours d’un traitement prolongé par des corticostéroïdes. Le tableau clinique est comparable à celui de la maladie de Cushing par adénome hypophysaire ; il est souvent incomplet. Les examens biologiques montrent le caractère ACTH dépendant ou non du syndrome et l’IRM l’absence de tumeur hypophysaire.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ Cushing (maladie de), hypercorticisme, paranéoplasiques (affections musculaires)
[O4]
cylindrome des glandes cérumineuses l.m.
adenoïd cystic carcinoma of ceruminous glands
Tumeur mamelonnée du conduit auditif externe.
Elle se traduit par une obstruction douloureuse. Le cylindrome est la plus fréquente des tumeurs des glandes cérumineuses.
Syn. céruminome
[F2,J1]