nerf cardiaque cervical supérieur l.m.
nervus cardiacus cervicalis superior (TA)
superior cervical cardiac nerve
Rameau efférent du ganglion cervical supérieur du tronc sympathique cervical.
Il descend le long des artères carotides. Il est destiné, à droite, au plexus cardiaque profond, et à gauche, au plexus cardiaque superficiel.
Syn. anc. nerf cardiaque supérieur du sympathique
[A1]
Édit. 2018
nerf cochléaire l.m.
nervus cochlearis (TA)
cochlear nerve
Partie purement auditive du nerf vestibulo-cochléaire (VIII).
Les extrémités dendritiques des protoneurones qui le composent se trouvent dans les cellules sensorielles auditives de l’organe spiral. Elles atteignent, par les fins canalicules de la lame spirale osseuse, les corps cellulaires des éléments du ganglion spiral de la cochlée disséminés dans le canal spiral du modiolus. De là, les cylindraxes gagnent la base excavée du modiolus pour se réunir et former le nerf cochléaire proprement dit. Celui-ci sort du rocher par le méat acoustique interne dans lequel il s’unit au nerf vestibulaire pour former le nerf vestibulo-cochléaire, lequel est accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire jusqu’au sillon bulbo-pontique. Les fibres du nerf cochléaire aboutissent aux noyaux cochléaires ventral et latéral.
nerf du canal ptérygoïdien l.m.
nervus canalis pterygoidei (TA)
nerve of pterygoid canal
Rameau nerveux formé par l’union du grand nerf pétreux et du nerf pétreux profond.
Il parcourt d’arrière en avant le canal ptérygoïdien et se termine dans le ganglion ptérygo-palatin. Il véhicule en particulier les fibres parasympathiques sécrétoires destinées à la glande lacrymale et à la muqueuse nasale.
Syn. anc. nerf vidien
nerf grand pétreux l.m.
nervus petrosus major ; radix parasympathica glandii pterygopalatini ; radix intermedia glandii pterygopalatini (TA)
greater petrosal nerve ; parasympathetic root of pterygopalatine glanglion
Branche du nerf facial née au niveau du genou du nerf facial.
Elle reçoit le nerf pétreux profond, branche du nerf tympanique. Elle sort du rocher par le hiatus du canal du nerf grand pétreux et prend le nom de nerf du canal ptérygoïdien après avoir reçu un filet du plexus sympathique péricarotidien. Elle est essentiellement formée de fibres neuro-végétatives du noyau lacrymal qui font relais dans le ganglion ptérygopalatin et suivent le nerf lacrymal ou les branches du nerf naso-palatin.
Syn. anc. grand nerf pétreux ; grand nerf pétreux superficiel ; nerf pétreux superficiel ; racine parasympathique du ganglion ptérygo-palatin ; racine intermédiaire du ganglion ptérygopalatin
nerf laryngé supérieur l.m.
nervus laryngeus superior (TA)
superior laryngeal nerve
Branche du nerf vague née du pôle inférieur du ganglion inférieur de ce nerf.
Elle croise la face médiale de l’artère carotide interne, longe le pharynx et se divise en deux branches au voisinage de la grande corne de l’os hyoïde. La branche supérieure, dite rameau interne du nerf laryngé supérieur, traverse la membrane thyro-hyoïdienne et se distribue à la muqueuse de l’épiglotte et de la partie sus-glottique du larynx ; quelques rameaux se distribuent à la face pharyngienne du larynx, notamment par le rameau communiquant avec le nerf laryngé récurrent (anse de Galien). La branche inférieure, dite rameau externe du nerf laryngé supérieur, longe l’insertion du muscle constricteur inférieur du pharynx sur le cartilage thyroïde, innerve le muscle crico-thyroïdien, perfore le ligament crico-thyroïdien et se distribue à la muqueuse du ventricule et de la portion sous-glottique du larynx.
nerf naso-ciliaire l.m.
nervus nasociliaris (TA)
nasociliary nerve
Branche terminale médiale du nerf ophtalmique qui prend origine à l’extrémité antérieure du sinus caverneux et pénètre dans l’orbite par la partie large de la fissure orbitaire supérieure, en passant dans l’anneau tendineux commun.
Elle surcroise le nerf optique et suit l’artère ophtalmique au bord inférieur du muscle oblique supérieur jusqu’au foramen ethmoïdal antérieur. Elle donne des branches collatérales : le rameau communiquant avec le ganglion ciliaire, les nerfs ciliaires longs et le nerf ethmoïdal postérieur. Elle se termine en se bifurquant en une branche médiale, le nerf ethmoïdal antérieur, et une branche latérale, le nerf infra-trochléaire.
Syn. anc. nerf nasal
nerf oculo-moteur l.m.
nervus oculomotorius (TA)
oculomotor nerve
Nerf crânien appartenant à la troisième paire.
C’est un nerf somitique moteur par ses fibres émanées d’un noyau du pédoncule du colliculus supérieur, et un nerf branchial viscéro-moteur par les fibres émanées du noyau oculo-moteur accessoire. Le nerf sort du névraxe au niveau du sillon qui sépare la substance perforée postérieure du pédoncule cérébral. Il croise latéralement le processus clinoïde postérieur et pénètre par son toit le sinus caverneux dans la paroi latérale duquel il gagne l’extrémité médiale de la fissure orbitaire supérieure. Il s’y divise en ses deux branches terminales qui gagnent l’orbite à travers l’anneau tendineux commun. La branche supérieure innerve les muscles droit supérieur et releveur de la paupière supérieure. La branche inférieure innerve les muscles droit inférieur, droit médial et oblique inférieur, et fournit, par l’intermédiaire du ganglion ciliaire, l’innervation du muscle sphincter de la pupille et de la partie annulaire du muscle ciliaire.
Syn. anc. nerf moteur oculaire commun
nerf ophtalmique l.m.
nervus ophthalmicus (TA)
ophthalmic nerve ; ophthalmic division
Branche terminale sensitive du nerf trijumeau, née de la partie antéro-médiale du ganglion trigéminal.
Elle chemine dans l’épaisseur de la paroi latérale du sinus caverneux à l’extrémité antérieure de laquelle elle se divise en ses trois branches terminales, le nerf lacrymal, le nerf frontal et le nerf naso-ciliaire. Au cours de son trajet le nerf ophtalmique donne un rameau méningé récurrent et des filets anastomotiques au plexus péricarotidien, au nerf abducens et au nerf oculo-moteur.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1621-1675)
Syn. anc. nerf ophtalmique de Willis
nerf palatin l.m.
nervinus palatinus
Nerfs issus du ganglion sphénopalatin, qui assurent l'innervation du palais dur et du palais mou.
nerf palatin postérieur l.m.
Branche terminale du nerf sphéno-palatin qui descend dans un canal palatin accessoire par lequel elle gagne la voûte palatine un peu au-dessus et en avant de la base de l’hamulus ptérygoïdien.
Elle se divise en deux branches, l’une antérieure, sensitive, pour la muqueuse du voile du palais, l’autre postérieure, motrice, pour les muscles élévateur du voile du palais, palato-glosse et uvulaire, et, pour le faisceau postérieure du muscle palato-pharyngien. Ces fibres motrices proviendraient du nerf pneumogastrique par un trajet empruntant le rameau anastomotique de la fosse jugulaire, le nerf facial, le nerf grand pétreux, le nerf du canal ptérygoïdien, le ganglion ptérygo-palatin et des filets qui unissent ce dernier au nerf sphéno-palatin.
nerf sacculaire l.m.
nervus saccularis (TA)
saccular nerve
Branche d’origine du nerf vestibulaire.
Elle prend naissance au niveau de la tache acoustique du saccule, traverse le fond du méat acoustique interne au niveau de l’aire vestibulaire inférieure et gagne le ganglion vestibulaire.
nerf sinu-vertébral l.m.
Chacun des nerfs qui pénètrent dans les foramens vertébraux, en avant du nerf spinal et qui sont destinés au contenu du canal vertébral, en particulier les méninges.
Chacun de ces nerfs naît par deux racines, l’une détachée du ganglion correspondant du tronc sympathique ou du rameau communicant gris, l’autre du nerf spinal.
nerf splanchnique inférieur l.m
nervus splanchnicus imus (TA)
least splanchnic nerve; lowest splanchnic nerve
Nerf splanchnique abdominal formé par la racine du nerf petit splanchnique provenant du douzième ganglion thoracique du tronc sympathique lorsque cette racine reste indépendante.
Il se rend au plexus rénal.
nerf terminal l.m.
nervus terminalis (TA)
terminal nerve
Nerf existant chez tous les Vertébrés, distinct du nerf olfactif.
Il provient de la partie ventrale de la placode olfactive. Ses fibres se dirigent vers la région hypothalamique. Il contient des cellules ganglionnaires, émigrées de la placode, formant le ganglion de Locy.
Syn. nerf N de Pinkus, nerf O, nerf terminal de Locy
nerf trijumeau l.m.
nervus trigeminus (TA)
trigeminal nerve
Nerf crânien appartenant à la cinquième paire.
C’est un nerf mixte, branchial et annexé au premier arc branchial et à ses dérivés. Les fibres sensitives gagnent le ganglion trigéminal relié par la racine sensitive du trijumeau au noyau sensitif bulbo-pontique du nerf. Les fibres motrices nées du noyau moteur pontique du nerf trijumeau (noyau masticateur) forment la racine motrice qui rejoint le nerf mandibulaire. Les trois branches terminales du nerf trijumeau sont : le nerf ophtalmique et le nerf maxillaire qui sont purement sensitifs, et le nerf mandibulaire, nerf mixte sensitivo-moteur. Le nerf trijumeau tient sous sa dépendance la presque totalité de l’innervation sensitive de la face et des cavités qui lui sont annexées. Par sa racine motrice, via le nerf mandibulaire, c’est le nerf de la mastication. Les trois branches terminales reçoivent des contingents végétatifs sécrétoires ou sensoriels gustatifs d’emprunt pour les organes annexés aux cavités de la face.
→ nerf ophtalmique, nerf maxillaire, nerf mandibulaire.
nerf tympanique l .m.
nervus tympanicus (TA)
tympanic nerve
Branche collatérale du nerf glosso-pharyngien née du ganglion inférieur de ce nerf.
Il pénètre dans le canalicule tympanique et gagne la paroi médiale du cavum tympanique pour cheminer sur le promontoire où elle creuse un fin sillon et se divise en six branches terminales : deux rameaux postérieurs qui se distribuent à la fenêtre du vestibule et à la fenêtre de la cochlée ; deux rameaux antérieurs dont l’un, le rameau tubaire, se rend à la muqueuse de la trompe auditive et l’autre, parfois multiple, constitue le ou les nerfs carotico-tympaniques ; deux rameaux supérieurs, le nerf pétreux profond et le petit nerf pétreux profond. Ces trois dernières branches constituent le plexus tympanique.
L. L. Jacobson, anatomiste et médecin danois, membre de l’Académie de médecine (1783-1843)
Syn. anc. nerf de Jacobson
nerf utriculaire l.m.
nervus utricularis (TA)
utricular nerve
Rameau de la partie supérieure du nerf vestibulaire.
Il provient de la tache acoustique de l’utricule, traverse l’aire vestibulaire supérieure du fond du méat acoustique interne et gagne le ganglion vestibulaire.
A. Retzius, anatomiste suédois (1796-1860)
Syn. anc. nerf de la tache acoustique de l’utricule ; ramulus maculae acusticae recessus utriculi de Retzius
nerf vertébral l.m.
nervi vertebralis (TA)
vertebral nerve
Branche du ganglion cervico-thoracique du tronc sympathique cervical.
Il naît par deux sortes de racines. Des racines antérieures montent en avant de l’artère vertébrale et s’épuisent autour de ce vaisseau. Des branches postérieures, deux en général, s’unissent en un tronc commun, le nerf vertébral proprement dit. Il monte jusqu’à la quatrième vertèbre cervicale, en arrière de l’interstice entre l’artère et la veine vertébrales. Il fournit un rameau communiquant pour les septième, sixième et cinquième nerfs spinaux cervicaux et se termine dans le quatrième nerf spinal cervical. Cette branche terminale se prolonge par des rameaux vasculaires qui entourent l’artère vertébrale d’un plexus qui se poursuit dans le crâne autour de l’artère basilaire. Dans son trajet il donne naissance à la racine sympathique des nerfs sinu-vertébraux correspondants.
nerfs carotidiens externes l.m.p.
nervi carotici externi (TA)
external carotid nerves
Branches collatérales du ganglion cervical supérieur du tronc sympathique cervical.
Elles sont destinées aux artères carotides.
nerfs ciliaires courts l.m.p.
nervi ciliares breves (TA)
short ciliary nerves
Branches efférentes du ganglion ciliaire.
Au nombre de cinq à six, elles cheminent parallèlement au nerf optique. Elles perforent la sclère et se distribuent aux muscles irien et ciliaire. Elles véhiculent à la fois les fibres iridodilatatrices du sympathique et les fibres iridoconstrictrices venues par le nerf oculomoteur. Elles fournissent également la sensibilité du bulbe de l’œil et de la cornée.
nerfs spinaux l.m.p.
nervi spinales (TA)
spinal nerves
Nerfs qui naissent de la moelle spinale.
Ils sont au nombre de trente et une paires, huit cervicales, douze thoraciques, cinq lombaires, cinq sacrées et une coccygienne. Chaque nerf se détache de la moelle spinale par deux racines, une antérieure ou ventrale, motrice, et une postérieure ou dorsale, sensitive. Cette dernière présente un renflement, le ganglion spinal. Le nerf mixte formé par la réunion des deux racines sort du canal vertébral par le foramen intervertébral correspondant et se divise immédiatement en une branche dorsale qui conserve une distribution très métamérique et une branche ventrale dont la distribution est très remaniée par les transformations subies par les dermatomes et les myotomes ventraux. Chaque nerf spinal comprend ainsi quatre segments : un segment radiculaire d’origine, segment funiculaire, un segment de traversée du nerf mixte à travers le foramen intervertébral, un segment plexulaire d’entrecroisement et d’anastomose avec les branches antérieures spinales voisines et un segment tronculaire correspondant aux troncs terminaux des plexus. Chaque nerf spinal est anastomosé, de façon variable selon les étages, avec le tronc sympathique par des rameaux communicants blancs et gris.
J. Sicard, neurologue français (1872-1929)
Syn. anc. nerfs rachidiens ; nerfs radiculaires ; funicules vertébraux de Sicard
neuroblastome cutané l.m.
neuroblastoma
Métastase se manifestant par un nodule cutané ou sous-cutané dur, rouge bleu, dont le blanchiment prolongé provoqué par la palpation et suivi d'une période réfractaire d'une à deux heures a une nette valeur diagnostique, et ayant pour origine une néoformation à partir d'un ganglion sympathique ou de la médullosurrénale qui est une des tumeurs malignes les plus fréquentes du jeune enfant.
Histologiquement, la lésion se compose d'amas de petites cellules monomorphes et basophiles à noyau volumineux et souvent en mitose. Le pronostic, réservé, dépend de l'âge de l'enfant et du nombre de lésions métastatiques. Le traitement a recours à la radiothérapie, aux glucocorticoïdes et au cyclophosphamide.
Syn. sympathoblastome, sympathome embryonnaire
neurotomie rétro-gassérienne l.f.
gasserian neurotomy
Section chirurgicale de la racine sensitive du nerf trijumeau entre le ganglion de Gasser et le pont annulaire, pratiquée dans les névralgies faciales essentielles.
névralgie du ganglion géniculé l.f.
geniculate neuralgia, Hunt neuralgia geniculate
Névralgie de siège auriculaire, rare, avec douleurs paroxystiques sur fond continu avec hypoesthésie du conduit auditif externe et d'une partie du pavillon de l'oreille (zone de Ramsay-Hunt : tragus, conque de l'oreille, antitragus, anthélix et fosse de l'anthélix).
Généralement provoquée par un zona du ganglion géniculé, elle s'accompagne d'une éruption vésiculeuse de la conque, d'une paralysie faciale périphérique et plus rarement d'un déficit cochléaire ou vestibulaire. L'atteinte des VIIéme et VIIIéme nerfs crâniens constitue le syndrome otitique total de Sicard.
Le pronostic est lié davantage aux séquelles motrices du nerf facial ou sensorielles auditives qu'aux algies post-zostériennes.
J. A. Sicard, neurologue et médecin radiologue français (1872-1929)
névralgie du trijumeau l.f.
trigeminal neuralgia
Douleurs faciales dans le territoire du trijumeau (Vème nerf crânien), dont il existe deux types.
La névralgie primitive ou essentielle, survient dans la seconde moitié de la vie, chez trois femmes pour deux hommes. Des éclairs fulgurants ("tics douloureux"), souvent atroces, durent quelques secondes à quelques minutes, parfois regroupés en accès. Unilatéraux, ils touchent le plus habituellement, du moins au début, le territoire d'une seule branche, surtout celui du nerf maxillaire supérieur (V2) ou du nerf maxillaire inférieur (V3). Ces algies sont déclenchées par le contact cutané ou muqueux, appelé zone gâchette ou mieux détente ("trigger zone") ou par la parole, la mastication, le sourire. L'examen neurologique est négatif. Sa cause peut être un conflit artère-nerf sur boucle vasculaire dans la fosse postérieure. Les formes familiales ne sont pas exceptionnelles. L’affection est autosomique dominante (MIM 190400) ou sporadique.
La névralgie secondaire ou symptomatique est moins aigüe, comportant un fond douloureux plus permanent. Il existe une hypoesthésie dans le territoire du nerf trijumeau. Ses origines sont multiples : sclérose en plaques, zona, séquelle de syndrome de Wallenberg, traumatisme, tumeur, méningite chronique, etc.
Le traitement est celui de la cause éventuelle, mais il utilise aussi les antiépileptiques à visée antalgique (notamment la carbamazépine), la thermo-coagulation des nerfs au niveau du ganglion de Gasser et parfois des interventions dans la fosse postérieure sur le conflit artère-nerf dans la névralgie essentielle.
Syn. névralgie faciale, tic douloureux de la face, Trousseau (maladie de), prosopalgie (désuet)