crises comitiales plus, type 7 l.f.p.
febrile seizures plus, type 7
Variété de crises comitiales déclenchées par une fièvre, en relation avec une mutation du gène SCN9A.
[Q2,H1]
Édit. 2017
crises familiales infantiles bégnines l.f.p
seizures, benign familial infantile, 3 (BFIS3)
Forme bénigne d’épilepsie infantile de caractère familial caractérisée par des crises répétées apparaissant pendant la première année de la vie, en l’absence de fièvre et sans laisser de séquelle neurologique.
L’affection est autosomique dominante en relation avec une mutation du gene SCN2A.
[Q2,H1]
Édit. 2017
crise surrénalienne l. f.
adrenal crisis
La survenue chez un malade présentant une insuffisance corticosurrénalienne d’une infection, d’une gastro-entérite, d’un traumatisme, de toute agression l’expose à l’intensification des symptômes : nausées, vomissements, douleurs abdominales, parfois fièvre, conduisant à un collapsus cardio-vasculaire hypovolémique.
La prévention consiste en une adaptation de la thérapeutique hormonale palliative aux événements pathologiques intercurrents.
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
[O4]
cryptococcose n.f.
cryptococcosis
Mycose cosmopolite due à un champignon levuriforme opportuniste, Cryptococcus neoformans, et survenant souvent chez les sujets immunodéprimés ou présentant une hémopathie sévère.
La cryptococcose est une infection opportuniste. Le champignon a été isolé à partir de l'appareil respiratoire de sujets sains et comme agent transitoire chez des bronchopathes. La maladie se développe avant tout chez des patients présentant un déficit de la fonction immune médiée par les cellules T : patients sous corticothérapie générale, ou atteints de sida, de sarcoïdose ou de lymphome malin. En recrudescence avec l’extension du sida, la cryptococcose provoque diverses manifestations cliniques, notamment pulmonaires (parfois pseudo-tuberculeuses ou pseudo-néoplasiques), cutanées ou cutanéomuqueuses (papules, ulcérations), ou osseuses (abcès ossifluents, froids, pseudo-tuberculeux). La forme la plus habituelle et la plus grave est méningo-encéphalique (cryptococcose neuroméningée), avec un syndrome méningé incomplet (la fièvre et la raideur de la nuque sont inconstantes), ou des atteintes cérébrales. À la ponction lombaire, on recueille un liquide clair, avec 10 à 100 éléments/mL, une protéinorachie élevée, une glycorachie inconstante et, surtout, des levures encapsulées.
Chez les sidéens, la cryptococcose prend souvent la forme d'une septicémie avec hémocultures positives. Le diagnostic fait appel, en urgence, à la mise en évidence des levures encapsulées et de l'antigène capsulaire polysaccharidique dans les liquides. Les médicaments efficaces sont l'amphotéricine B I.V., associée ou non à la flucytosine, le fluconazole, voire l'itraconazole ; le kétoconazole est actif dans les formes cutanées pures.
Première observation par O. Busse, anatomopathologiste allemand (1894) et A. Buschke, dermatologue allemand (1895), confondant Cryptococcus neoformans, avec Blastomyces et ar F. Sanfelice, bactériologiste italien qui l’isola sous son nom (1894) ; J-P. Vuillemin, botaniste français, introduisit cette levure encapsulée dans le genre Cryptococcus. (1901),
Syn. torulose (impropre), maladie de Busse-Buschke, blastomycose européenne (obs.)
[D1]
cryptosporidiose n.f
cryptosporidiasis
Zoonose cosmopolite et maladie émergente en pathologie humaine, provoquée par des protozoaires intracellulaires du genre Cryptosporidium, en particulier par Cryptosporidium parvum.
La contamination est essentiellement hydrique. L’affection est habituellement bénigne chez le sujet immunocompétent avec quelques troubles digestifs (diarrhées liquides, parfois nausées et vomissements) et une fièvre inconstante. La régression est habituelle sans traitement après 8 ou 10 jours. En revanche, chez l’immunodéprimé (sida surtout) avec moins de 150 lymphocytes TCD4+/µL, les parasites se multiplient intensément et provoquent une diarrhée très abondante, volontiers cholériforme, avec un important retentissement nutritionnel et hydro-électrolytique. Il existe un risque de dissémination biliaire et respiratoire et la résistance habituelle aux traitements antiinfectieux rend le pronostic d’autant plus sombre.
→ Cryptosporidium, Tænia solium, cysticercose cutanée
[D1]
Cytomegalovirus
Cytomegalovirus
Genre de virus à ADN, de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Betaherpesvirinae, notamment responsable chez l'Homme de syndromes mononucléosiques et de la maladie des inclusions cytomégaliques chez les nouveau-nés.
Le réservoir est strictement humain et la transmission interhumaine s'effectue par contact direct (voies sanguine, génitale, salivaire et aussi maternofœtale et périnatale, à l’origine de la maladie des inclusions cytomégaliques du nouveau-né) ou après transplantation d'organe ou transfusion sanguine. Ce virus est responsable d’infections (primo-infection, récurrences) habituellement bénignes, voire asymptomatiques. Toutefois, dans 5 à 10 p. cent des primo-infections, on observe une fièvre prolongée avec un syndrome mononucléosique, des polyadénopathies, des arthralgies, d’évolution favorable ; les complications viscérales sont rares (hépatite, méningoencéphalite, syndrome de Guillain-Barré, myocardite, pneumopathie interstitielle). Au cours de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine ou après transplantation, le Cytomegalovirus est à l’origine de complications infectieuses graves : choriorétinite, encéphalites, myélites, neuropathies périphériques, etc. Le diagnostic biologique repose sur l’isolement du virus en cultures cellulaires, la détection dans le sang d’antigènes viraux spécifiques ou du génome viral, la sérologie. À la suite de la primo-infection, le virus persiste durant toute la vie dans l’organisme, de manière latente.
Étym. gr. kutos : cellule ; megas : grand
→ inclusions cytomégaliques du nouveau-né (maladie des), Herpesviridae
[D1]
délire infectieux puerpéral l.m.
infectious puerperal delirium
Manifestation psychiatrique survenant au cours d'une infection grave des suites de couches, associant une confusion mentale, des bouffées délirantes et une fièvre très élevée.
Cette affection est devenue exceptionnelle depuis l'ère des antibiotiques.
Étym. lat. delirium : délire
délirium tremens l.m.
delirium tremens
Délire aigu chez un alcoolique déclenché le plus souvent par le sevrage, à l'occasion d'un traumatisme, d'une infection ou d'une intervention chirurgicale.
C'est un accès d'agitation caractérisé par un état confuso-onirique avec désorientation temporospatiale, illusions, hallucinations surtout visuelles, à thèmes professionnels ou terrifiants, accompagné de tremblements, de dysarthrie, de troubles de l'équilibre et de la coordination, avec de la fièvre, des sueurs et une tachycardie.
Cet état exige un traitement d'urgence : isolement, traitement sédatif par tranquillisants (benzodiazépines) et si nécessaire neuroleptiques, réhydratation avec correction des désordres hydro-électrolytiques, vitaminothérapie (B1, B6). Il faut rechercher une maladie éventuelle sous-jacente (pneumonie, méningite, etc.). La durée de l'accès, dont le malade ne garde pas le souvenir, est de 2 à 3 jours, la guérison est maintenant de règle.
Étym. lat. delirium : délire, tremens : tremblant
→ alcoolique aigüe et subaigüe (psychose), alcoolopathie
dermatose aigüe fébrile neutrophilique de Sweet l.f.
acute febrile neutrophilic dermatosis
Syndrome cutané consistant en une éruption aigüe de plaques inflammatoires surélevées, à relief irrégulier, accompagnée de fièvre et d'une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, très sensible à la glucocorticothérapie générale.
Elle appartient au groupe des dermatoses neutrophiliques car elle comporte histologiquement un dense infiltrat dermique très riche en polynucléaires neutrophiles; elle peut accompagner une affection maligne, notamment une leucémie myéloïde aigüe.
R. D. Sweet, dermatologue britannique (1964) ; A. Pulido-Pérez et M. Bergon-Sendin, médecins espagnols (2020)
Syn. syndrome de Sweet
[J1, F1]
Édit. 2020
déshydratation (syndrome de) l.m.
dehydratation syndrome
Ensemble de désordres organiques causés par une perte ou un manque d'apport d'eau, quelle qu'en soit l'origine, lorsque la masse d'eau devient inférieure à la normale (60% du poids corporel chez l'adulte).
L'eau dans l'organisme est répartie entre deux compartiments, cellulaire (40% de la masse d'eau) et extracellulaire (liquides interstitiels, sang, liquide céphalorachidien, etc.). La déshydratation peut être globale ou porter sur l'un des compartiments.
La déshydratation globale associe les signes intra- et extracellulaires : il existe une hémoconcentration et une hypernatrémie. Ce syndrome est provoqué par un déficit simultané d'eau et de sel non compensé et se voit surtout chez le vieillard, le nourrisson et des patients comateux. Une déshydratation importante peut entraîner un état de choc.
La déshydratation intracellulaire est secondaire à une hypertonie extracellulaire. Elle est caractérisée par de l'asthénie, de la torpeur, de la soif, une sécheresse de la langue, une fièvre légère et parfois des œdèmes, une oligurie et l'élévation de l'azotémie. Elle se voit au cours de certaines glomérulonéphrites, d'intoxications par désoxycorticostérone, de restrictions hydriques sans restriction salée, de pertes d'eau par sueurs, de diarrhées, de brulures étendues, et de vomissements répétés.
La déshydratation extracellulaire est caractérisée par une diminution de la quantité totale des sels des liquides extracellulaires avec déperdition proportionnelle d'eau, d'où hémoconcentration avec isotonie du plasma. Les signes cliniques sont ceux d'un collapsus vasculaire progressif : hypotension, tachycardie, oligurie avec azotémie élevée, etc. Diverses causes de perte d'eau et d'électrolytes entraînent ce syndrome (restriction hydrique, évaporation exagérée sans apport compensatoire d'eau, diarrhées, exsudations de brulures étendues, vomissements prolongés, diurèse excessive du diabète insipide ou de l'insuffisance surrénale, etc.).
Dobrava (virus) l.m.
Dobrava virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Le virus Dobrava est responsable d'une fièvre hémorragique avec syndrome rénal souvent sévère, notamment dans les Balkans (Grèce, Albanie, Slovénie, Serbie, ...) où la mortalité peut atteindre 12 %.
Plusieurs lignées de ce virus circulent en Europe et en Russie, la lignée Dobrava-Aa étant la plus fréquente en Europe centrale. Leurs réservoirs sont des rongeurs du genre Apodemus (A. flavicollis pour Dobrava-Af, A. agrarius pour Dobrava-Aa, A. ponticus pour Dobrava-Ap).
Syn. virus Belgrade
Sigle DOBV
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, Hantavirus
dothiénenterie n.f.
dothiénenterie
Fièvre typhoïde.
désuet.
Dressler (syndrome de) l.m.
Dressler’s syndrome, myocardial postinfarction syndrome
Syndrome inflammatoire peut-être immunologique, observé après 3 à 4% des infarctus myocardiques graves, associant un syndrome inflammatoire (fièvre, élévation de la vitesse de sédimentation et de la CRP, hyperfibrinémie) à des douleurs (thoraciques musculaires, articulaires) et surtout à un épanchement péricardique et pleural.
Il est parfois difficile à distinguer d’une reprise évolutive de la pathologie coronaire. Il est en lui-même sans gravité, mais montre une tendance récidivante.
W. Dressler, médecin cardiologue américain (1959)
DRESS (syndrome) sigle angl. pour Drug Rash (or Reaction) with Eosinophilia and Systemic Symptoms
Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse potentiellement grave, traduit cliniquement par de la fièvre, une érythrodermie parfois desquamative avec œdème facial, éventuellement des adénopathies diffuses, et biologiquement par une hyperéosinophilie avec présence de lymphocytes circulants atypiques et signes de cytolyse hépatique, et dont la survenue deux à six semaines après la prise d’un médicament tel que carbamazépine, sulfasalazine, ibuprofène pourrait être favorisée par une infection virale.
L’arrêt immédiat du médicament incriminé est impératif pour amener une régression du syndrome et éviter d’éventuelles complications parfois mortelles ; une corticothérapie est recommandée par certains.
→ épidermolyse nécrosante suraiguë
Duke (critères de) l.m.p.
Duke's criteria
Critères à la fois cliniques, microbiologiques et échocardiographiques, établis pour faciliter le diagnostic d’endocardite infectieuse.
Les critères majeurs sont la positivité des hémocultures, la présence d’une atteinte cardiaque (lésion intracardiaque mobile sur une valve ou une prothèse, abcès ou déhiscence partielle d'une prothèse valvulaire, apparition d’une nouvelle atteinte valvulaire).
Les critères mineurs sont l’existence d’une atteinte cardiaque prédisposante, l’usage de drogues par voie IV, des lésions vasculaires (emboles artériels, infarctus pulmonaires ou spléniques, anévrysme mycotique, hémorragie intracrânienne, hémorragies conjonctivales, lésions de Janeway), des phénomènes immuns (glomérulonéphrite, nodules d'Osler, taches de Roth), anomalies échocardiographiques (compatibles avec une endocardite infectieuse à l’exclusion des critères majeurs décrits ci-dessus), une fièvre supérieure à 38°.
Le diagnostic repose sur l’existence de deux critères majeurs ou d’un seul associé à trois mineurs.
D. T. Durack, médecin interniste américain (1994) ; E. G. Janeway, anatomopathologiste américain (1899) ; W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1909) ; M. Roth, anatomopathologiste suisse (1872)
Étym. Duke University, université de recherche privée nord-américaine située à Durham
échinococcose alvéolaire l.f.
alveolar echinococcosis
Parasitose presque toujours hépatique provoquée par la larve d’un petit ténia, Echinococcus multilocularis, parasite de l’intestin de carnivores sauvages (renards …) à l’état adulte et dont les larves se développent normalement chez différents rongeurs sauvages.
Jadis surtout observée en Bavière et au Tyrol, l’échinococcose alvéolaire est assez peu fréquente en France, où elle existait surtout en Franche-Comté et en Savoie. En fait, la carte de répartition actuelle montre que sa présence est beaucoup plus étendue, intéressant aussi bien l’ouest que le sud de la zone d’endémie connue. Certaines régions de la Chine occidentale et d’Asie centrale sont particulièrement touchées. La contamination humaine résulte de l’ingestion de fruits ou de baies sauvages (myrtilles) souillées par les déjections de renards parasités ou de la manipulation de dépouilles de ceux-ci (chasseurs, trappeurs). Les populations à risque, outre les personnes en contact avec les renards, sont les propriétaires de chiens et les fermiers.
Après une période asymptomatique de plus de 10 ans, le parasite colonise principalement le foie et forme de minuscules vésicules à croissance lente comparables à une éponge. A mesure que la lésion s'étend, la partie centrale peut se nécroser et prendre l'apparence d'un pseudo-kyste. Des calcifications sont fréquemment observées.
Les signes cliniques incluent une douleur épigastrique et un ictère pouvant être suivies d'une fièvre, d'une anémie et d'une perte de poids. Le tableau clinique peut évoquer un cancer du foie. La colonisation des voies biliaires entraîne une angiocholite, une hypertension portale et une cirrhose biliaire. La maladie peut progresser vers la cirrhose après une longue période de latence.
Les greffes parasitaires à distance concernent le poumon, le cerveau, les os, la rate. La première manifestation de la maladie est très rarement extra-hépatique.
Le diagnostic repose sur l’imagerie et la détection d’anticorps spécifiques. L’association de lésions solides et kystiques avec un amas de petites vésicules au stade précoce de la maladie sont évocatrices. Les aspects fibrosant et infiltrant sont également caractéristiques de l’affection. La cholangio-IRM est l’examen de choix pour apprécier l’infiltration hilaire. Les calcifications très fréquentes sont bien mises en évidence par le scanner. Les anticorps spécifiques sont détectés par ELISA ou par immunochromatographie.
La chirurgie radicale avec résection complète des lésions est le traitement de choix lorsqu’elle est possible. Elle doit être suivie par un traitement antiparasitaire de longue durée par albendazole. Mais seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier de cette chirurgie en raison de l’infiltration extensive des lésions. D’autres traitements sont à discuter un traitement interventionnel non chirurgical, une allo-transplantation mais avec le risque de récidive de la maladie favorisée par le traitement immunosuppresseur. Récemment a été proposée une résection in vivo des lésions hépatiques suivie par une auto-transplantation du foie résiduel sain mais avec une mortalité élevée, qui a néanmoins l’avantage de ne pas nécessiter de traitement immunosuppresseur. A côté de l’Albendazole, utilisé depuis 40 ans, mais dont l’efficacité est seulement parasitostatique et non parasitocide, de nombreuses molécules sont à l’étude.
Syn. ancienne : échinococcose bavaro-tyrolienne
→ Echinococcus multilocularis, angiocholite, hypertension portale, cirrhose hépatique, albendazole
[D1, D2, L1]
Édit. 2019
effluvium télogène l.m.
telogen alopecia
Chute de cheveux en phase télogène (période d’involution), diffuse et homogène, excessive, pathologique, aigüe ou chronique.
Sous l'effet d'une cause déclenchante, en nombre élevé les follicules pileux entrent prématurément et de façon synchrone en phase catagène puis en phase télogène; une chute excessive de cheveux est observée deux à trois mois plus tard, conduisant à une alopécie diffuse mais réversible après l'arrêt de l'effluvium. Les causes d'un effluvium télogène aigu sont variées : choc psychologique ou émotionnel, intervention chirurgicale, fièvre élevée et prolongée, anémie aigüe ou chronique, accouchement, prise de certains médicaments, etc.
Étym. lat. effluvium : écoulement
→ cycle pilaire, phase télogène, phase catagène, alopécie
[J1]
Édit. 2019
ehrlichiose équine monocytique l.f.
Potomac horse fever
Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.
→ Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose monocytique humaine l.f.
human monocytic ehrlichiosis
Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.
Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine
→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction
[D1, D2]
Édit. 2019
encéphalite de Saint Louis l.f.
Saint Louis encephalitis
Maladie due à un arbovirus du genre Flavivirus (SLEV, famille des Flaviviridae), surtout observée aux Etats-Unis.
Chez l'Homme, les infections par le virus SLE peuvent être cliniquement inapparentes ou se présenter comme des syndromes fébriles indifférenciés bénins, des méningites aseptiques sans gravité ou, principalement chez les personnes âgées, comme des encéphalites parfois sévères.
Le début, brutal, associe fièvre, céphalées, nausées, malaise général, vertiges. En cas d'atteinte neurologique, les signes se manifestent au bout
d'une semaine : raideur de la nuque, ataxie, tremblements, désorientation, confusion, paralysies, parfois coma ; la létalité peut alors atteindre 5 à 30 % des cas. La zone de répartition du virus s'étend du Sud du Canada à l'Argentine ainsi que dans les Grandes Antilles, mais la maladie s'observe essentiellement par épidémies dans le Centre et l'Est des Etats-Unis, en août et septembre, ainsi qu'en Californie. Elle existe également dans les grandes îles Caraïbes.
Le virus en cause, dont on connait au moins sept sérotypes, est proche du virus de l'encéphalite japonaise et du virus West Nile. Ses hôtes habituels sont des oiseaux, ses vecteurs des moustiques du genre Culex.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
[D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite équine de l'Ouest l.f.
western equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (WEEV, famille des Togaviridae), répandue dans l'ensemble du continent américain.
Chez les équidés, les encéphalites sont sévères, aboutissant au décès dans 10 à 50 % des cas. Chez l'Homme, les infections peuvent être inapparentes ou très bénignes mais elles peuvent aussi, surtout chez l'enfant, prendre la forme d'une encéphalite aiguë. Dans ce cas, les premiers signes, d'apparition brutale, sont la fièvre, des frissons, des céphalées, des nausées et des vomissements, puis apparaissent des signes neurologiques : raideur de la nuque, photophobie, vertiges, irritabilité, convulsions, somnolence. La létalité est de l'ordre de 3 à 4 %.
Des séquelles neurologiques peuvent persister, principalement chez le jeune enfant. La zone endémo-épidémique du virus s'étend de l'Ouest du Canada à l'Argentine. La maladie sévit par épidémies estivales, surtout dans l'Ouest des Etats-Unis (à l'Ouest du Mississippi) où le vecteur majeur est le moustique Culex tarsalis. On compte, aux Etats-Unis, une vingtaine de cas par an. Elle parait moins grave en Amérique du Sud. Le virus infecte différentes espèces de mammifères mais ses hôtes principaux sont des oiseaux.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite équine du Venezuela l.f.
venezuelan equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (VEEV, famille des Togaviridae), répandue en Amérique centrale et du Sud.
Le virus VEE comporte de nombreux sous-types (sous-types I à VI, eux-mêmes subdivisés en variants dont certains sont connus sous différents noms : virus Everglades, Mucambo, Tonate, Pixuna, Cabassou, ...) différant par leur distribution géographique, leur pathogénicité, leur cycle épidémiologique. Globalement, la zone endémo-épidémique du virus s'étend du Texas à l'Argentine. Les réservoirs sont constitués par des rongeurs sauvages et la propagation du virus est assurée par des moustiques très variés. Les chevaux sont les principaux hôtes amplificateurs du virus ; chez eux, certains variants provoquent des encéphalites très sévères. Les infections humaines se présentent souvent comme des syndromes fébriles aigus non différenciés : fièvre d'apparition très brutale, malaise général, céphalées, anorexie, myalgies, arthralgies, nausées, vomissements, diarrhée ; cette phase dure 48h ; elle est suivie d'une période d'asthénie et anorexie de deux à trois semaines. L'atteinte neurologique est relativement peu fréquente, associant photophobie, raideur de la nuque, convulsions, altération de la conscience ; des paralysies peuvent ensuite persister.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite périveineuse l.f.
perivenous encephalitis
Encéphalite aigüe survenant précocement, après quelques jours d'évolution d'une infection virale, exanthématique ou non (notamment rougeole, rubéole, varicelle, oreillons) ou à la suite d'une vaccination (jennérienne, antirabique, antimorbilleuse).
De telles encéphalites comportent une sémiologie clinique indépendante de l'étiologie et ont en commun des lésions caractérisées par une atteinte de la substance blanche et par la distribution périveineuse de ces lésions.
Fièvre élevée, convulsions, stupeur ou même coma surviennent souvent brutalement, lorsqu'arrive la convalescence. L'étude sémiologique montre des aspects divers de cette maladie : cérébrale, médullaire, voire périphérique. L'ataxie cérébelleuse se manifeste surtout dans la varicelle. L'évolution est variable.
Ces encéphalites sont liées à des phénomènes immunologiques.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite para-infectieuse postéruptive, post-infectieuse
→ encéphalomyélite aigüe disséminée
[H1, D1, F3]
Édit. 2019
endocardite rhumatismale l.f.
rheumatic endocarditis
Atteinte inflammatoire par réaction immunitaire antistreptocoque de la tunique interne du cœur, au cours du rhumatisme articulaire aigu.
ou maladie de Bouillaud.
Au cours ou au décours d'une crise de rhumatisme articulaire aigu après une amygdalite, apparaissent fièvre, sueurs, pâleur et souffles cardiaques.
L’endocardite, presque toujours associée à une myocardite (endomyocardite), se marque surtout par des saillies verruqueuses de 1 à 3 mm qui, respectent le bord libre des valves mais siègent sur la face valvulaire exposée au courant sanguin, s’étendent éventuellement sur les cordages tendineux, sur les piliers, et sur l’endocarde auriculaire avec œdème, congestion, infiltration de cellules inflammatoires, prolifération de grandes cellules disposées en nodule et plus rarement nodule d’Aschoff.
C’est l’évolution cicatricielle de l’endocardite rhumatismale qui crée les lésions valvulaires rhumatismales caractéristiques.
Le traitement est double : pénicilline et corticothérapie. La prévention par l'antibiothérapie régulière au long cours, permet d'éviter les récidives et de diminuer la fréquence des valvulopathies qui constituent actuellement un fléau dans les pays en développement.
K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1904) ; J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1832)
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
→ nodule d'Aschoff, Bouillaud (maladie de)
[D1, I1, K2, N3, O1 ]
Édit. 2019
érysipélatoïde (dermite) l.f.
erysipelas like dermatitis
Dermo-épidermite streptococcique n'ayant pas tous les caractères d'un érysipèle puisque manquent la fièvre et le bourrelet périphérique, mais, en fait, plus fréquente que l'érysipèle typique.
[J1,D1]
Édit. 2018