agent infectieux l.m.
infectious agent
Micro-organisme (bactérie, virus, parasite, champignon, AINC, etc.) susceptible d’infecter l’organisme humain.
Étym. lat. agens, de agere : agir
Syn. agent pathogène
[D1]
Édit. 2020
agent intercalant l.m.
intercalating agent
Molécule capable de s’insérer entre les bases appariées d’un acide nucléique.
Les intercalants sont souvent mutagènes et cancérogènes.
[Q1]
Édit. 2019
agent pathogène l.m.
pathogenic agent
Syn. agent biologique pathogène
[D1]
Édit. 2020
agent phlogogène l.m.
phlogogenic agent
Substance susceptible de provoquer une réaction inflammatoire.
Étym. lat. agens, de agere : agir ; gr. phlox : feu
[C1,C2,G3]
Édit. 2017
agent photosensibilisant l.m.
photosensitizer
Substance qui, capable d'absorber une partie du rayonnement solaire, passe à un état excité plus énergétique, interfère avec les structures de la peau et induit des réactions de photosensibilisation, soit par formation de radicaux libres (on parle de réaction phototoxique), soit par formation d'un photo-antigène (on parle de réaction photo-allergique).
Ces photosensibilisants, d'origines très variées, peuvent être endogènes (porphyrines), ou exogènes : médicaments par voie interne ou topique tels que cyclines, sulfamides, quinolones, phénothiazines, amiodarone, salicylanilides halogénés, anti-inflammatoires non stéroïdiens, etc., cosmétiques comme le musc ambrette, végétaux comme les furocoumarines.
Étym. lat. agens, de agere : agir ; gr. phôs : lumière
[C1,F3,G3,J1]
Édit. 2017
agent transmissible non conventionnel l.m.
not conventional contagious agent
Syn. prion
→ prion
[C1, D1, H1 ]
Édit. 2020
agent vecteur l.m.
vector
Élément ou animal assurant le transport d’un parasite et généralement la contamination par celui-ci.
Dans le cas d’un animal, on parle d’hôte vecteur qui peut être également hôte intermédiaire (Simulium damnosum pour Onchocerca volvulus, Rhodnius prolixus pour Trypanosoma cruzi) ou hôte définitif (anophèles pour le paludisme).
Étym. lat. agens, de agere : agir
→ vecteur
[D2,D4]
Édit. 2017
agent viscosifiant l.m.
viscosity enhancer
Agent destiné à augmenter la viscosité d'une solution et à favoriser ainsi une augmentation du temps de contact avec les tissus et, de ce fait, son effet thérapeutique.
Étym. lat. agens, de agere : agir
[G3]
Édit. 2017
agger nasi l.m.
agger nasi (TA)
agger nasi
Saillie à la partie antérieure de la face médiale de la masse latérale de l’os ethmoïde.
Elle est déterminée par la présence d’une volumineuse cellule ethmoïdale, la cellule de l’agger nasi. Ce serait le reliquat d'un cornet situé en avant du cornet moyen.
[A1]
Édit. 2020
AGGIR sigle
→ grille de calcul de dépendance
[E1,E3]
Édit. 2017
agglutination n.f.
agglutination
Réaction caractérisée par l'accolement de particules les unes aux autres.
L'agglutination des globules rouges est appelée hémagglutination, celle des leucocytes, leuco-agglutination. Les réactions d'agglutination bactérienne permettent de détecter la présence d'anticorps dirigés contre ces bactéries dans le sérum étudié. La réaction de Widal-Felix, utilisée pour le sérodiagnostic de la typhoïde, est une technique d'agglutination de Salmonella enterica Typhi et Paratyphi.
Étym. lat. glutinare : coller
[C1,D1,F1,F4,G3 ]
Édit. 2017
agglutination du col utérin l.f.
agglutination of the uterine cervix
Coalescence de l'orifice externe et de l'orifice interne du col utérin l'empêchant de se dilater malgré une contractilité utérine normale.
La désagglutination est possible par le simple forage avec le doigt ou le mors d'une pince.
Étym. lat. glutinare : coller
[O3]
Édit. 2017
agglutinine n.f.
agglutinin
1) Anticorps responsable d'une agglutination.
2) Toute substance, non nécessairement de nature anticorps, capable d'agglutiner des particules.
Étym. lat. glutinare : coller
[F3,G3]
Édit. 2017
agglutinine froide l.f.
cold agglutinin
Anticorps agglutinant dont l'affinité pour l'antigène est beaucoup plus grande à basse température qu'à 37°C.
Il s'agit souvent d'auto-anticorps de nature IgM spécifique d'antigène érythrocytaire, responsable d'anémie hémolytique auto-immune.
Étym. lat. glutinare : coller
→ agglutinines froides (maladie des), neuropathie à agglutinines froides
[F3,G3]
Édit. 2017
agglutinines froides (maladie des) l.f.
cold agglutinin disease
Troubles vasomoteurs des extrémités (syndrome de Raynaud) et parfois accès d’hémolyse intravasculaire avec ou sans hémoglobinurie, survenant surtout chez la femme après 50 ans, après une exposition au froid.
Il peut persister entre les crises une anémie avec un subictère et une splénomégalie. L’affection est due à la présence dans le sérum d’agglutinines froides (IgM à chaîne légère κ ) à un taux élevé, d’un anticorps froid incomplet et souvent une hémolysine froide qui sont responsables d’une auto-agglutination des hématies.
[F3,F4,K4]
Édit. 2017
agglutinines froides (neuropathie à) l.f.
peripheral neuropathy in cold agglutinin disease
Affection auto-immune caractérisée par une anémie chronique, un hémoglobinurie et un rash avec acrocyanose provoqué par le froid.
L'existence d'une polyneuropathie sensitive, plutôt de nature axonale, a été décrite dans un cas de maladie des agglutinines froides idiopathique sans cryoglobulinémie. Le traitement par glucocorticoïdes et échanges plasmatiques a entraîné une guérison de l'anémie et de la neuropathie périphérique.
T. D. Thomas, neurologue américain (1991)
Étym. lat. glutinare : coller
[F1,F3,H1,N3]
Édit. 2017
agglutinines irrégulières l.f.p.
red blood cell alloantibodies
Allo-anticorps immuns (immunoglobulines G -sous-classes 1 et 3-, ou M) synthétisés par l'organisme mis en contact d'antigènes érythrocytaires étrangers.
Ils peuvent être la cause d'accidents transfusionnels.
A côté des anticorps normaux qui déterminent les groupes sanguins, on peut voir dans certains cas d'autres anticorps capables d'agglutiner les érythrocytes. Les circonstances les plus fréquentes d'acquisition de ces agglutinines irrégulières sont la transfusion homologue et la grossesse. Les anticorps apparaissent quelques jours après le contact avec l'antigène (les rechercher 7 à 10 jours après une transfusion homologue). On les détecte au laboratoire par des techniques immunologiques spécifiques, regroupées sous le terme de test de Coombs, mettant en évidence la présence d'anticorps sur la paroi des globules rouges du receveur. Les allo- anticorps immuns sont permanents ou transitoires, les plus fréquents sont les anticorps anti-Rhésus (anti-D, anti-C, anti-E, anti-Kell, anti-Duffy, anti-Kidd).
L'apparition d’agglutinines irrégulières est souvent accompagnée ou précédée d'une allo-immunisation vis-à-vis d'autres antigènes cellulaires (plaquettes, leucocytes) notamment dans le système HLA.
Les agglutinines irrégulières doivent être recherchées, dans les 3 jours avant une transfusion de globules rouges (arrêté du 4 août 1994).
Étym. lat. glutinare : coller
→ Coombs (test de), Rhésus (facteur), groupes sanguins
[F1,F3]
Édit. 2017
agglutinogène n.m.
agglutinogen
Substance antigénique élaborée par certains micro-organismes ou présente à la surface des hématies, qui provoque la production d'agglutinines quand on l'injecte à un animal et rend ces micro-organismes ou ces globules agglutinables par des sérums contenant les agglutinines correspondantes.
Étym. lat. glutinare : coller
[D1,F1,F3,G3]
Édit. 2017
agitation n.f.
agitation
Retour pathologique archaïque de la parole à l'acte sous la forme d'un désordre moteur et psychomoteur associé à une exaltation psychique, réalisant un état d'excitation avec notamment une fréquente agressivité.
À côté d'une étiologie organique, rare mais systématiquement recherchée, une origine psychiatrique est de loin majoritaire avec principalement, par ordre décroissant de fréquence : la réaction d'une personnalité fragile ou franchement pathologique à une frustration ou à un conflit ; un état délirant aigu ; une comitialité (réaction impulsive, crise psychomotrice ou post-crise) ; une confusion mentale (ivresse pathologique surtout) ; un accès maniaque ; une mélancolie agitée.
Il s'agit d'une urgence pour le sujet qui souffre et éventuellement pour le groupe, désorganisé par ce trouble.
Étym. lat. agitatio (déverbal d'agito : fréquentatif d'ago : mettre en mouvement)
[H3]
Édit. 2017
agitation postopératoire l.f.
postoperative agitation
Hyperactivité psychomotrice, permanente ou par accès, souvent associée à un Syndrome confusionnel qui survient dans les suites d'une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale.
L'agitation précoce survient en salle de réveil lors de l'émergence de l'anesthésie générale. Elle comporte surtout une agitation motrice habituellement sans verbalisation. Elle peut s'observer après tout type d'anesthésie et tout anesthésique. Plus fréquente chez l'enfant et après certains produits comme la kétamine, elle peut être le témoin d'une douleur.
L'agitation retardée se voit dans les jours qui suivent l'acte chirurgical, après un intervalle libre. De nombreux facteurs la favorisent (âge, antécédents psychiatriques, traitements médicamenteux en cours, troubles métaboliques, maladies endocriniennes) ; elle peut cacher une complication chirurgicale.
Étym. lat. agitatio (déverbal d'agito : fréquentatif d'ago : mettre en mouvement)
[G1,N2]
Édit. 2017
aglossie et adactylie l.f.
aglossia-adactylia
E. Hanhart, médecin interniste et généticien suisse (1950) ; R. E. Falk, immunologiste canadien et L. Murphree, neurologue américain (1978)
[Q2]
Édit. 2017
aglycone n.m.
aglycone
Partie non glucidique de la molécule d'un hétéroside.
[C1]
Édit. 2017
aglyphe adj.
aglyphe
Se dit d’un serpent dépourvu d’appareil inoculateur.
Sa salive n’est pas venimeuse et les serpents aglyphes sont inoffensifs pour l’Homme, en dehors du risque septique de toute morsure.
[D5]
Édit. 2017
agnosie n.f.
agnosia
Incapacité de reconnaître un objet ou une forme dans une modalité sensorielle donnée, alors que la perception élémentaire au sein de celle-ci est préservée, que la reconnaissance selon les autres modalités est normale et qu'il n'est relevé ni un défaut de familiarité de l'item, ni une perturbation de l'attention ou de la vigilance, ni un affaiblissement intellectuel important, ni un trouble de dénomination secondaire à une aphasie.
L'objet est vu, entendu, senti, mais non reconnu, ni évoqué. Il y a "perte d'une signification" (H. Hecaen et R. Angelergues).
On distingue deux grands types d'agnosie : "aperceptive", attribuée à un défaut d'intégration, à un niveau perceptif, des différents composants d'un stimulus, eux-mêmes normalement perçus ; "associative", qui serait la conséquence d'un dysfonctionnement à un niveau plus élevé, sémantique, se traduisant par une incapacité d'attribuer un sens à un stimulus dont le traitement perceptif semble globalement normal (c'est-à-dire de le relier aux connaissances "sémantiques").
Actuellement, des conceptions moins dichotomiques envisagent un traitement plus continu de l'information, où les limites entre perception et abord sémantique sont moins nettes, expliquant mieux la survenue de formes avec des caractéristiques mixtes, mais reconnaissant l'existence des deux agnosies "classiques" comme formes limites.
Les agnosies sont toujours définies par leur modalité sensorielle : visuelle, auditive et tactile (astéréognosie). Il existe des formes plus limitées : agnosie des couleurs, des visages (prosopagnosie), musicale (amusie), pour les sons verbaux (surdité verbale), et à l'inverse, agnosies multi- ou plurimodales.
Ce trouble est lié à des lésions cérébrales habituellement (mais non constamment) bilatérales, concernant les aires associatives, qui assurent le traitement des informations dans la modalité intéressée.
Étym. gr. agnôsia : ignorance (a : privatif ; gnôsis : connaissance)
Syn. agnoscie (obs.)
→ agnosie auditive, agnosie chromatique, agnosie digitale, agnosie d'intensité, agnosie spatiale unilatérale, agnosie tactile, agnosie visuelle, amusie, astéréognosie, asomatognosie, prosopagnosie, surdité verbale
[H1]
Édit. 2017
agnosie auditive l.f.
auditory agnosia
Incapacité, rarement observée, d'attribuer une signification au message sonore, malgré une acuité auditive suffisante (notamment, absence de déficit au test d'audiométrie tonale, utilisant les sons purs).
Le patient ne peut pas identifier les bruits familiers (sonnerie du réveil, environnement, cris d'animaux), les sons musicaux (amusie de perception), les messages verbaux.
Ce trouble est dû à des lésions surtout bilatérales, qui détruisent le koniocortex de la zone temporale de Heschl ou la privent de ses relations avec le corps genouillé interne.
Dans leur très grande majorité, les atteintes responsables sont des infarctus cortico-sous-corticaux uni- ou bilatéraux, souvent asymétriques, constitués en plusieurs fois.
Étym. gr. agnôsia : ignorance (a : privatif ; gnôsis : connaissance)
Syn. surdité corticale
[H1]
Édit. 2017