Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

torus uterinus l.m.

torus uterinus

Relief anatomique formé à la face postérieure de l’isthme utérin par l’union des ligaments utérosacrés.

Étym. lat. torus : protubérance

toxine botulique en thérapeutique l.f.

botulinum toxin treatment

→ toxine botulique

[C1, D1, G5]

Édit. 2020

trabécules charnues du cœur l.f.p.

trabeculae carneae cordis (TA)

trabeculae carneae of heart

1-Saillies musculaires de la face cavitaire des parois ventriculaires.
On les classe en trois variétés : les colonnes charnues de premier ordre ou piliers du cœur ; les colonnes charnues de deuxième ordre ; les colonnes charnues de troisième ordre ou trabécules charnues du cœur.
2- Colonnes charnues du cœur adhérentes à la paroi du ventricule sur toute leur longueur.
Ce sont de simples saillies de la paroi ventriculaire.

Étym. lat. trabecula : petite travée

Syn. anc. colonnes charnues de troisième ordre

trabécules charnues du ventricule droit l.f.p.

trabeculae carneae ventriculi dextri (TA)

trabeculae carneae of right ventricle

Étym. lat. trabecula : petite travée

→ muscles papillaires du cœur, vortex du cœur, trabécules charnues du cœur

trabécules charnues du ventricule gauche l.f.p.

trabeculae carneae ventriculi sinistrii (TA)

trabeculae carneae of left ventricle

Étym. lat. trabecula : petite travée

→ muscles papillaires du cœur, vortex du cœur, trabécules charnues du cœur

tractus habénulo-interpédonculaire l.m.

tractus habenulointerpeduncularis, fasciculus retroflexus (TA)

habenulo-interpeduncular tract, fascilulus retroflexus

Voie de projection efférente du noyau de l’habénula sur le noyau interpédonculaire.
Au cours de son trajet, ce tractus glisse sur la face médiale du noyau rouge. Certaines de ses fibres qui se terminent dans la calotte pédonculaire constituent le tractus habénulaire de la calotte.

T.Meynert, neurologue et psychiatre autrichien (1833-1892)

Syn. anc. faisceau de Meynert, faisceau habéno-pédonculaire, faisceau rétro-réflexe de Meynert

transférase terminale l.f.

terminal transferase, deoxynucleotidyl transferase

→ termination d'un ADN

transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.

somatic cell nuclear transfer (SCNT)

Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.

→ cellules souches pluripotentes induites

transfert pronucléaire l.m

pronuclear transfer

Stratégie de prévention des maladies par mutation de l’ADN mitochondrial consistant dans le transfert des pronucleus du zygote des parents (6 heures après la fécondation in vitro) dans le cytoplasme du zygote du donneur dont les pronucleus ont été préalablement détruits.
Cette technique permet aux femmes atteintes d’une maladie génétique par mutation de l’ADN mitochondrial de transmettre les caractères héréditaires portés par leur génome nucléaire à un enfant sans lui transmettre les mutations de l’ADN mitochondrial. Elle a été aussi dénommée « don de cytoplasme » ou « fécondation in vitro à 3 parents » du fait que pour l’embryon ainsi créé l’ADN nucléaire provient des 2 parents et le cytoplasme provient du donneur.

→ pronucleus

transmutation (nucléaire) l.f.

transmutation

Transformation d'un noyau atomique en un noyau différant par le nombre de charge et/ou le nombre de masse.
Le terme s'applique essentiellement à la désintégration radioactive et éventuellement à une réaction nucléaire provoquée.

Treponema pertenue

Spirochète très proche de Treponema pallidum et responsable du pian.

Étym. lat. per : sur toute l'étendue ; tenuis : mince

Syn. Treponema pallidum subsp. pertenue

→ pian

triangle de l'habénula l.m.

→ trigone habénulaire

trichobactériose axillaire l.f.

trichobacteriosis axillaris and pubis, trichomycosis axillaris and pubis, lepothrix (inusité)

Maladie infectieuse des poils axillaires et accessoirement pubiens attribuée à tort à un champignon, d'où son ancien nom de trichomycose axillaire actuellement abandonné car sujet à confusion.
Les agents causaux sont en fait des corynébactéries, Corynebacterium tenuis ayant été le premier isolé par Savin en 1970. Des agrégats de bactéries gainent les tiges pilaires et une coloration jaune, rouge ou noire est possible. Le traitement repose sur le rasage et/ou l'utilisation de médicaments imidazolés topiques.

J.A. Savin, dermatologue britannique (1970)

Syn. trichomycose axillaire (obsolète.), trichomycose axillaire et pubienne (obsolète.), lépothrix (obsolète)

trichogranulome des coiffeurs n.m.

hairdresser's trichogranuloma

Lésion siégeant dans les espaces interdigitaux chez les coiffeurs résultant de l'inclusion dans la peau de fragments de cheveux qui y déterminent un granulome à corps étranger dans lequel ils sont bien visibles en microscopie à lumière polarisée.

Syn. kyste pilonidal des coiffeurs (obsolète.), pseudokyste pilonidal interdigital (obsolète.), sinus pilonidal des coiffeurs (obsolète.), trichosinus des coiffeurs (obsolète.)

Trichophyton equinum

Trichophyton equinum

Trichophyton parasite du Cheval, non considéré comme pathogène pour l’Homme.
Il peut cependant provoquer, chez ce dernier, un herpès circiné survenant chez les personnes en contact avec les chevaux.

trichosinus des coiffeurs l.m. (obsolète)

→ trichogranulome des coiffeurs

trichostasis spinulosa l.f.

trichostasis spinulosa

Anomalie d'évolution des follicules pilo-sébacés, responsable de comédons saillants siégeant au visage, au tronc, aux membres supérieurs et au cuir chevelu, et contenant jusqu'à 50 ébauches de cheveux duvets.
Des poussées inflammatoires sont possibles. le traitement repose sur des applications locales d'acide rétinoïde et/ou sur l'utilisation d'agents dépilatoires. Cette affection est à différencier des pili multigemini qui sont des poils matures.
Elle a été décrite par deux dermatologistes qui pensaient à une rétention par le follicule de duvets sucessifs.

E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911) et G. Nobl, dermatologiste autrichien (1913)

trigone habénulaire l.m.

trigonum habenulare (TA)

habenular trigone

Aire triangulaire située au-dessus et en dedans du thalamus.
Elle est limitée en dehors par le sillon de l’habénula qui la sépare de la face supérieure du thalamus, en dedans par l’habénula qui borde le troisième ventricule, en arrière par le segment transversal de l’habénula qui la sépare du colliculus supérieur. La partie postérieure du trigone est soulevée par le relief du ganglion de l’habénula. Le sommet antérieur s’effile sur la partie antérieure du thalamus en arrière du foramen interventriculaire.

Syn. triangle de l’habénula

trijumeau (noyau mésencéphalique du) l.m.

mesencephalic nucleus of trigeminal nerve

Noyau supérieur sensitif recevant les fibres de la sensibilité proprioceptive des muscles innervés par le trijumeau moteur.

trijumeau (noyau moteur du) l.m.

motor nucleus of trigeminal nerve

Noyau moteur situé à la partie supérieure de la protubérance, au-dessus du noyau moteur du nerf facial.

trijumeau (noyau principal du) l.m.

chief nucleus of trigeminal nerve

Noyau moyen sensitif du trijumeau situé dans le tegmentum protubérantiel.
Il reçoit les fibres de la sensibilité discriminative de la face et projette sur le noyau ventropostéromédian du thalamus.

trijumeau (noyau spinal du) l.m.

spinal nucleus of trigeminal nerve

Noyau sensitif étendu en hauteur dans le bulbe et la partie haute de la moelle.
Il reçoit les afférences de la racine descendante du V, surtout thermiques et douloureuses, et envoie des efférences vers le noyau ventropostéromédian du thalamus par le lemnisque médian.

Syn. noyau de la racine descendante

triphosphopyridine-nucléotide n.m.

triphosphopyridine nucleotide

Syn. nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate (désuet)

Sigle TPN ou NADP

triplet (CGG) n l.m.p.

triplet (CGG) n

Triplet dans la région 5' du gène FMR1 (Xq27.3).
L'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent, est à l’origine du syndrome de l'X fragile. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes et au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile. De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.

Syn. CGG trinucléotide

→ triplet, FMR1 gene, syndrome de l'X fragile, syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile, protéine FMRP

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

trocart de Calvé l.m.

Trocart utilisé dans le drainage d’un abcès froid.

J. Calvé, chirurgien orthopédiste français (1875-1954)

Syn. canule de Calvé

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