Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

saturation sélective des graisses en IRM l.f.

fat saturation (abrégé en fat sat)

Une des technique permettant de supprimer la signal de la graisse en IRM. Elle détruit l'aimantation longitudinale du vecteur Mz par incorporation dans la séquence d'une impulsion sélective, dont la fréquence correspond exactement à la fréquence de résonance de la graisse. La fréquence de résonance des protons de la graisse est légèrement différente de celle des protons de l'eau. Si l'on introduit dans la séquence une impulsion de fréquence égale à celle de résonance de la graisse, on sature l'aimantation longitudinale de celle-ci, qui n'aura pas le temps de repousser avant l'impulsion suivante : le signal de la graisse est ainsi supprimé.

→ déplacement chimique, saturation, suppression de graisse (en IRM), séquence STIR, séquence Dixon

[B2,B3]

Édit. 2018

scan A abr.m.

A mode echography

Technique échographique dans laquelle les échos sont visualisés par des inflexions du signal lumineux qui balaie l'écran de l'oscilloscope à grande vitesse.
La hauteur d'inflexion (pic) représente l'amplitude du signal ; la distance entre deux pics dépend du temps mis par les sons pour franchir la distance qui sépare les deux structures réfléchissantes.

scan B abr.m.

B mode echography

Technique échographique dans laquelle le mode bidimensionnel B scan remplace les inflexions par des points lumineux situés sur le trajet du faisceau sonore.
Tout système qui imprime au faisceau un déplacement dans une direction autre que celle de la propagation conduit à la formation d'une image, par juxtaposition des points ou échos, dans l'espace à deux dimensions ainsi déterminé.

scanner n.m.

CT scan, computerized tomography scanning

Appareil radiologique effectuant des mesures comparatives des coefficients d’absorption d’un organe ou d’un tissu que traversent des rayons X émis en faisceaux très étroits.
Le rayonnement atténué par la traversée de l’organe ou du tissu est capté par des récepteurs parfaitement alignés. Les informations recueillies sont traitées par un logiciel informatique. La définition des images dépend de la durée du rayonnement, de son intensité et de l’épaisseur de coupe de l’organe ou du tissu étudié. Les images ne peuvent être recueillies que suivant des plans axial ou coronal (encéphale, massif facial).
En médecine, ce terme est souvent utilisé de façon impropre pour désigner les clichés obtenus grâce à cette technique.
scanner laser

Étym. Étym. angl. to scan : parcourir, balayer des yeux

→ scanographie, tomodensitométrie, scanner hélicoïdal, scanner multicoupes, scanner spiralé, scanner X,

scanner multicoupes l.m.p.

multisize CT scan

Évolution technique du scanner permettant d'acquérir en mode hélicoïdal plusieurs coupes au cours de chacune des rotations du tube.
La vitesse d'acquisition devient assez élevée pour fournir des images de qualité d'un organe mobile comme le cœur.

scanographe à rotation continue l.m.

continous rotation scanner

Scanographe récent dont le tube et les détecteurs effectuent une rotation continue à vitesse constante de 360° autour du patient en un temps très bref, l'émission des rayons X étant également continue pendant toute la rotation du tube.
Ce type d'appareil supprime le délai intercoupe et réduit le temps d'acquisition. Il impose que le courant haute tension soit acheminé dans la partie rotative du système par l'intermédiaire de bagues collectrices ; son coût élevé faisait hésiter les constructeurs quand l'apparition de l'acquisition hélicoïdale (qui combine la rotation continue avec un déplacement à vitesse constante de la table d'examen) est venue en faire la technique actuelle de scanographie.

→ scanographe hélicoïdal

scanographie n.f.

scanography, computer axial tomography (CAT), computed tomography (CT)

Procédé moderne d’examen par les rayons X permettant d’obtenir des coupes du corps humain d’une très grande précision en reconstruisant l’image de chaque coupe à partir d’un très grand nombre de mesures de densité.
Un très fin pinceau de rayons X tourne autour du sujet à examiner, tandis qu’une couronne de détecteurs mesure la densité des tissus traversés dans chaque position du tube radiogène. La densité de chaque volume élémentaire (voxel) est calculée par l’ordinateur de l’appareil. Les valeurs numériques sont alors transformées en valeurs analogiques qui permettent la formation de l’image de la tranche examinée sur le moniteur de télévision et transmise au reprographe. Il est également possible, à partir d’une pile de coupes axiales, de reconstruire des images selon des plans frontal, sagittal ou obliques ou en trois dimensions.
L’invention de cette technique est due à l’ingénieur anglais Geoffrey Newbold Hounsfield, dont le premier prototype fonctionna en 1972. Avec Allan MacLeod Cormack, physicien américain d’origine sud-africaine , qui mit au point la reconstruction tridimensionnelle, il partagea le Prix Nobel de Médecine de 1979.
Le terme scanographie a été officiellement adopté par l’Académie française et par le Ministère de la Santé (17/12/1978), mais celui de tomodensitométrie devrait lui être préféré.
Peut aussi s’orthographier : scannographie.

Étym. angl. to scan : scruter ; gr. graphein : écrire

→ scanner, tomodensitométrie, scanographie hélicoïdale

Schwartz (opération de) l.f.

Schwartz’s surgical procedure

Technique de proctopérinéorraphie antérieure pour le traitement du prolapsus rectal.

E. Schwartz, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1852-1925)

→ prolapsus du rectum

[L1]

Édit. 2018

Schwarz-Jackson-Faure (technique de) l.f.

Schwarz-Jackson-Faure’s technique

Technique de radiopelvimétrie permettant la mesure directe du diamètre transverse du détroit moyen, par une translation latérale de l’ampoule émettrice de rayons X de chaque côté du pubis.

scintigraphie cérébrale l.f.

cerebral scintigraphy, brain scintigraphy, gammagraphy of the brain

Technique d'imagerie médicale non invasive destinée à détecter sur un mode externe et à représenter la distribution d'un traceur radioactif au sein du cerveau.
Ce traceur est composé d'un vecteur moléculaire et d'un marqueur radioactif permettant de localiser le premier.
Deux types d'appareils sont utilisés selon le rayonnement émis par le radioélément :
- les émetteurs de photons, imposant l'emploi d'une gamma-caméra pour la réalisation d'images de tomographie d'émission monophotonique (TEMP) ;
- la tomographie par émission de positons (TEP), effectuée avec une caméra à positons et des radioéléments émettant ce type de particules ; pour ne pas interférer avec la fonction explorée, des quantités très faibles de traceur sont injectées, grâce à la très grande sensibilité des appareils scintigraphiques.
L'application la plus courante est l'imagerie du débit sanguin cérébral, qui témoigne indirectement de l'activité et de la viabilité des cellules cérébrales. L'imagerie de tumeurs est réalisée par des analogues du potassium comme le thallium ou des acides aminés marqués. Enfin, surtout avec la TEP, l'imagerie de la neurotransmission rend compte du fonctionnement des synapses des divers systèmes présents dans le cerveau. Une information hautement sélective est donc obtenue. Ainsi, un diagnostic des syndromes parkinsoniens est réalisable à l'aide de ligands du transporteur présynaptique de la dopamine ou du récepteur D2.
Une limitation de la scintigraphie cérébrale tient au défaut de références anatomiques dans les images obtenues, car seules les structures fixant le traceur sont visibles. Désormais, des techniques de traitement d'image permettent de fusionner les images scintigraphiques avec celles issues de l'IRM. Celle-ci apporte sa très grande qualité anatomique pour la localisation de l'information scintigraphique.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

Syn. gamma-encéphalographie, gammagraphie cérébrale

→ scintigraphie, tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique,TEMP, TEP

scintigraphie corps entier l.f.

whole body scintigraphy

Scintigraphie réalisée à l'aide d'un dispositif, en général à balayage, permettant, par des mouvements combinés de la tête de détection et du lit d'examen, d'augmenter le champ d'exploration d'une gammacaméra et de l'étendre à la dimension désirée.
Le radionuclide utilisé est généralement le technétium, mais aussi d'autres émetteurs  à sélectivité osseuse (89strontium, 153samarium, 186rhénium).
Une technique récente est employée en imagerie in vivo, à la recherche d'éventuelles localisations cancéreuses, notamment osseuses; elle utilise le 18FDG (fluorodésoxyglucose) et la détection se fait par TEP (tomographie par émission de positons).

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie, TEP

scintigraphie des récepteurs l.f.

receptor scintigraphy

Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
 Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie

scintigraphie gastrique l.f.

gastric scintigraphy

Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie

scintigraphie osseuse l.f.

bone scintigraphy

Technique d'imagerie du squelette utilisant un radio-isotope lié à une molécule ayant une forte affinité pour le tissu osseux.
Actuellement, on utilise le méthyldiphosphonate marqué au technetium99. Après injection intraveineuse, le diphosphonate a une fixation osseuse maximale entre 2 et 3 heures après l'injection. Deux types d'images peuvent être obtenues : des images vasculaires précoces et des images osseuses plus tardives où l'isotope se concentre plus particulièrement dans l'os réactionnel en voie de minéralisation. La scintigraphie osseuse est utilisée en cas de tumeurs osseuses malignes ou bénignes (ostéome ostéoïde), dans la recherche de métastases osseuses et pour le diagnostic d'algodystrophie, de maladie de Paget ou d'infections osseuses.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie

scintigraphie placentaire l.f.

placentography

Technique de localisation placentaire par fixation élective d'isotopes radioactifs liés à la sérumalbumine. préalablement introduits par voie intraveineuse.
Elle est pratiquée à l'aide d'un scintigraphe en position fixe (scintigraphie statique) ou qui se déplace automatiquement (scintigraphie par balayage).

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

Syn. placentographie

→ scintigraphie

scintigraphie pulmonaire par perfusion l.f

pulmonary perfusion scintigraphy

Scintigraphie obtenue après administration par voie intraveineuse de particules marquées inertes, d'une taille juste suffisante pour qu'elles ne puissent franchir les capillaires pulmonaires (20 à 100m).
On utilise le plus souvent des macroagrégats ou des microsphères d'albumine humaine marquées au technétium 99m.
En urgence hospitalière, cette technique permet le dépistage de l'embolie pulmonaire.
En dehors de l'urgence, les images, bien que non spécifiques, servent en pathologie cancéreuse bronchique à l'étude fonctionnelle pré-opératoire.
Le plus souvent, il est nécessaire de compléter l'examen par une scintigraphie pulmonaire par ventilation.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie, technétium, aérosol marqué

scintigraphie thyroïdienne l.f.

thyroid scintigraphy

Technique permettant d’obtenir une image fonctionnelle de la glande thyroïde après administration d'un traceur radioactif.
On en distingue deux variétés.
- Pour la scintigraphie thyroïdienne "standard" le produit radiopharmaceutique de choix est l'iodure de sodium marqué à l'iode 123 (émetteur gamma de 180 KeV ; période 15 heures). Cet isotope est le plus physiologique et le moins irradiant pour l'organisme dans son ensemble. En pratique, il est souvent remplacé par le pertechnétate marqué au technétium 99Te, qui est fixé par des cellules thyroïdiennes de manière similaire.
- La scintigraphie thyroïdienne "cancérologique" est une exploration spécialisée qui ne s'adresse qu'à la surveillance des cancers thyroïdiens différenciés, en général après thyroïdectomie. Elle recherche, par scintigraphie du corps entier après administration d'131iode  (émetteur bêta et gamma, période huit jours) et stimulation par la TSH (thyréostimuline), des foyers de fixation anormaux témoignant de la présence de cellules cancéreuses différenciées. Les images sont réalisées le plus souvent au bout de deux à trois  jours.
En thérapeutique, les activités utilisées sont élevées, de l'ordre de 200 MBq ou plus.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

→ scintigraphie, iode radioactif

scotch test l.(angl.) m.

scotch test, Graham’s test

1) En parasitologie, test diagnostique utilisé pour rechercher les œufs d’oxyures (Enterobius vermicularis) sur les plis radiés de la marge de l’anus, lieu de ponte de ces nématodes.
Il consiste en l’application, sur la région anale, avant la toilette, d’un fragment de cellophane adhésive transparente qui retient les éventuels œufs d’oxyure. Appliqué sur une lame porte-objet, ce fragment de cellophane peut être directement observé au microscope pour la recherche des œufs d’Enterobius vermicularis. Ce test peut être éventuellement renouvelé plusieurs jours consécutifs, tant chez le sujet suspect d’oxyurose (prurit anal) que dans l’entourage familial.
2) En dermatologie, technique consistant à mettre en évidence au microscope l’agent causal du pityriasis versicolor (Malassezia furfur) sur un ruban adhésif appliqué sur la zone atteinte.

C. F. Graham, anatomopathologiste américain (1941)

Syn. test de Graham, test à la cellophane adhésive

→ pityriasis versicolor

SDHEA sigle m. pour Sulfate de DesHydroEpiAndrostérone

DHEAS (pour DesHydroEpiAndrostérone Sulphate)

Androgène surrénalien dont la concentration sanguine est élevée dans certains hirsutismes.
Produit par la cortico-surrénale et sulfaté dans le foie, c’est un précurseur de la testostérone. Chez le fœtus, aromatisé par le placenta, il est à l'origine de l'œstriol maternel. Le DHEAS peut être dosé par technique radio-immunologique, par immunodosage, et par chromatographie gazeuse ou chromatographie liquide haute performance couplées à la spectrométrie de masse. Sa concentration sérique est maximale entre 20 et 35 ans puis diminue au cours du vieillissement. Chez la femme enceinte, c’est un marqueur de la vitalité foeto-placentaire

→ sulfate de deshydro-épi-androstérone

Seldinger (technique de) l.f.

Seldinger’s procedure

Technique d'exploration du cœur gauche ou des vaisseaux par introduction d'un cathéter dans une artère, le plus souvent l'artère fémorale au pli de l'aine, après ponction transcutanée à l'aide d'un trocart spécial.
Ce cathétérisme artériel rétrograde transcutané utilise un guide métallique très simple et un cathéter de polythène opaque aux rayons X. Par ponction à l’aiguille de l’artère fémorale (plus rarement humérale ou radiale), le guide est introduit dans l’aorte, puis la sonde est enfilée sur le guide et poussée avec lui jusqu’à la racine de l’aorte et ensuite à travers l’orifice aortique dans le ventricule gauche. Il est rarement possible de pousser le cathéter jusqu’à l’oreillette gauche. À chaque étage exploré, le cathéter permet des mesures de pression, des prélèvements sanguins et l’injection éventuelle d’un liquide de contraste. Il peut aussi déceler un trajet anormal.

S. I. Seldinger, médecin radiologue suédois (1953)

Syn. Seldinger (méthode de)

sériescopie n.f. (obs)

serioscopy

Technique d'analyse de radiographies standard prises sous différents angles et examinées sur un négatoscope spécial, destinée à ne visualiser qu'un plan du sujet.

B.G. Ziedses des Plantes, médecin neurologue et radiologue néerlandais (1934)

shaving n.angl.

Technique opératoire qui consiste à araser la peau pour réaliser l'ablation de certaines lésions cutanées bénignes superficielles à l'aide d'une lame de bistouri utilisée tangentiellement, cette exérèse étant suivie d'une hémostase et ne nécessitant pas de suture.

Étym. angl. shave (to) : raser

sialographie n.f.

sialography, sialadenography

Technique radiographique consistant à visualiser les canaux excréteurs de la parotide ou de la glande sousmaxillaire par injection d'un produit opaque aux rayons X dans le canal de Sténon ou le canal de Wharton.
Préconisée dès 1913 par Arcelin, elle devint de pratique courante après les travaux de Sicard et Forestier en 1922 sur l'utilisation du lipiodol. Les produits opaques actuels, en particulier le lipiodol ultrafluide, permettent une visualisation complète des voies excrétrices des glandes parotides et sousmaxillaires.

Étym. gr. sialon : salive, graphein : écrire

siliconome n.m.

siliconoma

Lésion infiltrée, plus ou moins inflammatoire, résultant de l'injection sous-cutanée d'huile de silicone, surtout polyméthylsiloxane, correspondant histologiquement à un granulome macrophagique à corps étranger.
Complication souvent tardive d'une telle injection pratiquée dans un but esthétique, par exemple le comblement de rides ou l'augmentation du volume mammaire, cette technique a été interdite, en particulier à cause de la possibilité de migration du produit à distance.

sillon muqueux (procédé du) l.m.

mucosal groove’s technic

Technique utilisée dans les anastomoses urétéro-intestinales dans le but de créer un dispositif antireflux, consistant à réaliser par incision de la muqueuse intestinale un sillon dans lequel est couchée et suturée l'extrémité urétérale.

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