Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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face temporale de la partie squameuse de l'os temporal l.f.

facies temporalis partis squamosae ossis temporalis (TA)

temporal surface of squamous part of temporal bone

Face exocrânienne divisée en deux parties par le processus zygomatique.
La  partie supérieure,  proprement temporale, donne insertion au muscle temporal et est parcourue en arrière par le sillon de l’artère temporale moyenne. La partie inférieure appartient à la base du crâne ; elle est marquée par les reliefs de la fosse mandibulaire et du tubercule articulaire en avant duquel s’étend une surface plane triangulaire sous-temporale qui contribue à la formation du toit de la fosse zygomatique.

Syn. anc.  face exocrânienne de l’écaille de l’os temporal

→ processus zygomatique, fosse mandibulaire, tubercule articulaire

[A1]

Édit. 2017

faisceau latéral du plexus brachial l.m.

fasciculus lateralis plexus brachialis (TA)

lateral cord of brachial plexus

Tronc nerveux formé par l’union des branches ventrales des troncs supérieur et moyen du plexus brachial.
Il se situe à la face latéro-ventrale de l’artère axillaire, au-dessus du niveau du muscle petit pectoral. Il se divise en nerf musculo-cutané et racine latérale du nerf médian. Ses fibres proviennent des racines C4, C5, C6 et C7.

Syn. anc. tronc secondaire antéro-externe du plexus brachial

→ plexus brachial

[A1,H1]

Édit. 2018

faisceau médial du plexus brachial l.m.

fasciculus medialis plexus brachialis (TA)

medial cord of brachial plexus

Tronc nerveux constitué par la branche ventral du tronc inférieur du plexus brachial.
Il vient se placer à la face médio-ventrale de l’artère axillaire, la séparant de la veine homonyme, au-dessus du niveau du muscle petit pectoral. Il donne le nerf cutané médial du bras et le nerf cutané médial de l’avant-bras, avant de se diviser en nerf ulnaire et racine médiale du nerf médian. Ses fibres proviennent des racines C8 et D1.

Syn. anc. tronc secondaire antéro-interne du plexus brachial

→ plexus brachial

[A1,H1]

Édit. 2018

faisceau postérieur du plexus brachial l.m.

fasciculus posterior plexus brachialis (TA)

posterior cord of brachial plexus

Tronc nerveux formé par l’union des branches dorsales des trois troncs supérieur, moyen et inférieur du plexus brachial.
Il reste à la face postérieure de l’artère axillaire et se divise, au niveau du muscle petit pectoral, en nerf axillaire et nerf radial. Ses fibres proviennent de toutes les racines du plexus brachial de C4 à D1.

Syn. anc. tronc secondaire postérieur du plexus brachial, tronc radio-circonflexe

→ plexus brachial

[A1,H1]

Édit. 2018

Fallope (aqueduc de) l.m.

canalis facialis (TA)

canal for facial nerve

Canal osseux creusé dans l'épaisseur du rocher, décrivant un trajet en baïonnette depuis le conduit auditif interne jusqu'au trou stylomastoïdien.
Il livre passage au nerf facial (VIIe paire crânienne), à l'intermédiaire de Wrisberg (VII bis), qui rejoint le précédent au niveau du ganglion géniculé, et à l'artère stylomastoïdienne. Le nerf du muscle de l'étrier naît du nerf facial à l'intérieur du canal.

G. Fallopio, chirurgien et anatomiste italien (1523-1562) ; H. A. Wrisberg, anatomiste allemand (1739-1808)

Syn. canal de Fallope

[A1,P1]

Édit. 2018

fascia buccinateur l.m.

Lame conjonctive qui recouvre le muscle buccinateur.
Elle est dense et fibreuse en arrière, mince et celluleuse en avant.

→ fascia bucco-pharyngé

[A1]

Édit. 2018

fascia bucco-pharyngé l.m.

fascia buccopharyngealis (TA)

buccopharyngeal fascia

Feuillet cellulo-fibreux constitué par le fascia buccinateur et par la portion latérale du fascia péripharyngien qui recouvre le muscle constricteur supérieur du pharynx.
Ces deux formations se continuent l’une par l’autre au niveau du raphé ptérygo-mandibulaire.

[A1]

Édit. 2018

fascia deltoïdien l.m.

fascia deltoidea (TA)

deltoid fascia

Fascia recouvrant la face latérale du muscle deltoïde.

[A1]

Édit. 2018

fascia diaphragmatique l.m.

fascia diaphragmatica (TA)

diaphragmatic fascia

Couche de tissu celluleux qui double la face supérieure du muscle diaphragme.

[A1]

Édit. 2018

fascia dorsal du pied l.m.

fascia dorsalis pedis (TA)

dorsal fascia of foot

Fascia qui recouvre les tendons extenseurs au dos du pied.
Aux bords médial et latéral du pied il fusionne avec l’aponévrose plantaire et, en haut et en arrière avec le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs. Il est dit fascia dorsal superficiel par opposition au fascia du muscle court extenseur des orteils et au fascia profond du pied.

Syn. anc. aponévrose dorsale du pied

[A1]

Édit. 2018

fascia massétérin l.m.

fascia masseterica (TA)

masseteric fascia

Fascia mince et résistant qui recouvre le muscle masséter sur toute sa face superficielle.
Il se dédouble pour engainer le prolongement antérieur de la glande parotide et le conduit parotidien.

[A1]

Édit. 2018

fascia ombilical de Richet l.m.

fascia umbilicalis (TA)

umbilical fascia

Épaississement du fascia extra-péritonéal au-dessus et en arrière de l’anneau ombilical et des vaisseaux ombilicaux ou du ligament rond du foie.
Cette lame de fibres transversales se confond latéralement avec la gaine du muscle droit de l’abdomen ; son bord supérieur situé à 3 ou 4 centimètres au-dessus de l’ombilic se perd dans le fascia sous-péritonéal ; son bord inférieur recouvre complètement ou non l’orifice de l’anneau ombilical ; dans cette dernière disposition il existe, en regard de la partie découverte de l’anneau et en dehors du repli de la veine ombilicale, une dépression qui peut être l’amorce d’une hernie ombilicale. Ce fascia ne doit pas être confondu avec le fascia ombilico-prévésical.

D. Richet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1816-1891)

[A1]

Édit. 2018

fascia pectoral l.m.

fascia pectoralis (TA)

pectoral fascia

Mince gaine celluleuse enveloppant le muscle grand pectoral.

Syn. anc. aponévrose du grand pectoral

[A1]

Édit. 2018

fascia phrénico-pleural l.m.

fascia phrenicopleuralis (TA)

phrenicopleural fascia

Partie du fascia endothoracique plus particulièrement en rapport avec la plèvre diaphragmatique.
Elle a une structure cellulo-graisseuse à la périphérie du diaphragme et s’amincit fortement sur le reste de la surface du muscle où elle s’unit étroitement à la séreuse.

[A1,k1]

Édit. 2018

fascia spermatique externe l.m.

fascia spermatica externa (TA)

external spermatic fascia

Lame fibro-celluleuse, mince, fragile qui prolonge le long du cordon spermatique et jusque dans les bourses le feuillet de revêtement superficiel du muscle oblique externe de l’abdomen.
Elle se continue en haut et en dedans avec le fascia pénis.

[A1,M2]

Édit. 2018

fasciite n.f.

fasciitis

Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, germes anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
La fasciite touche le plus souvent la jambe, compliquant le tableau d'un érysipèle qui s’aggrave du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité reste élevée et les séquelles sont fréquentes.

Syn. cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire, cellulite bactérienne

[J1,D2]

Édit. 2018

fasciite nodulaire sclérale l.f.

scleral nodular fasciitis

Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.

[P2]

Édit. 2018

fatigue n.f.

tiredness, fatigue

Sensation subjective de difficulté d'agir après un travail ou un effort physique, intellectuel, mental ou autre, que le sujet considère comme excessif.
Baisse des performances de l'action d'un muscle après une activité prolongée ou répétée, notée à l'ergomètre comme à l'électromyogramme.

→ accommodation (fatigue de l'), fatigue auditive, fatigue chronique (syndrome de), fatigue ophtalmologique

[N1]

Édit. 2018

fibre musculaire utérine l.f.

uterine muscular fiber

Fibre musculaire lisse constituée de myofibrilles et dont l’ensemble forme le muscle utérin ou myomètre.
Pendant la grossesse, les gènes des protéines structurelles et contractiles du myomètre, notamment la myoglobine, subissent une activation qui donne à ces protéines une structure spécifique hypertrophiée. L’activité contractile est en partie sous la dépendance de la progestérone qui relâche la fibre myométriale, des prostaglandines qui l’activent. Les alpha-œstrogènes favorisent la contractilité myométriale et ils établissent en fin de grossesse des ponts de jonction entre les myofibrilles, qui permettent la propagation aisée et la synchronisation des potentiels d’action. Les médicaments bêta-mimétiques adrénergiques par l’intermédiaire de l’AMP cyclique, les inhibiteurs des canaux calciques, les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines, les antagonistes de l’ocytocine, relâchent la fibre myométriale et sont donc utilisés comme tocolytiques.

[A2,O3]

Édit. 2018

fibrodysplasie ossifiante progressive l.f.

progressive ossifying fibrodysplasia

Génopathie rare caractérisée par l'ossification progressive des muscles striés, commençant dès le jeune âge et concernant surtout les muscles longs des membres: le sujet est peu à peu enfermé dans une carapace qui rend impossibles les mouvements usuels.
L’évolution se fait par poussées douloureuses, débutant dans la région cervicale, la ceinture scapulaire puis vers les extrémités. L'ablation d'un muscle ossifié est rapidement suivie de récidive. L’association avec des anomalies des orteils est fréquente : hallux valgus, hypoplasie des métatarsiens et des phalanges avec ou sans synostose.
Une mutation en 17q22 a été notée et aussi du gène ACVR1 (activin A receptor type I).

E. Münchmeyer, médecin allemand (1869)

Syn. myosite ou polymyosite ossifiante progressive, homme de pierre

→ ACVR1 gene

[I4,I1,Q2]

Édit. 2018 

fistule branchiale l.f.

branchial fistula

Malformation congénitale des 2ème, 3ème et 4ème arcs et poches branchiaux qui survient si, anormalement, le 2ème arc ne recouvre pas les 3ème et 4ème arcs.
L’anomalie revêt différents types selon qu’elle intéresse la ou les poches branchiales ectoblastiques ou entoblastiques, ou les deux avec persistance d’une communication.
Les fistules branchiales ectoblastiques sont les plus fréquentes. Elles surviennent lorsque le sinus cervical, reliquat de la fusion des 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques demeurent en communication avec l’extérieur par un étroit canal, la fistule branchiale. C’est un conduit épithélial dont l’orifice cutané siège à la face latérale du cou, au bord ventral du muscle sterno-hyoïdien. Il draine un kyste cervical latéral (sinus borgne externe), le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire.
Les fistules branchiales entoblastiques, plus rares, mettent en communication un kyste cervical latéral (sinus borgne interne) avec le pharynx, le plus souvent au fond de la loge amygdalienne (2ème poche branchiale entoblastique).
Rares sont les fistules complètes comportant un orifice cutané et un orifice pharyngien. Elles témoignent de l’existence, à un moment donné du développement, d’une véritable fente branchiale, en règle entre les 2ème poches endo- et ectobranchiales.
Plus rares sont les fistules simples ou complexes de la 1ère poche branchiale (fistule auriculo-branchiale) ou des 3ème et 4ème poches branchiales (fistules cervicales latérales basses).
Toutes ces fistules sont dites primaires car développées directement sur les vestiges des poches branchiales.
A l’opposé, un kyste latéral du cou (reliquat du sinus cervical), non reconnu à la naissance, peut se manifester tardivement par l’apparition d’une fistule dite secondaire, à l’occasion d’une augmentation de son volume.

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule cervicale latérale

→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, ectoblastique, entoblastique, sinus cervical, kyste cervical latéral, kyste amygdaloïde, kyste (et fistule) auriculo-branchial, kyste branchial

[A3,P1]

Édit. 2018

foramen ischiatique (petit) l.m.

foramen ischiadicum minus (TA)

lesser sciatic foramen

Orifice ostéo-ligamentaire de la face postéro-latérale du pelvis situé au-dessous du grand foramen ischiatique.
Il est limité par la petite incisure ischiatique en avant, le ligament sacro-épineux en haut, le ligament sacro-tubéral en dedans et en bas, et est occupé par le muscle obturateur interne.

Étym. lat. foramen : ouverture

Syn. petite échancrure ischiatique, anc. petite échancrure sciatique

[A1]

Édit. 2018

foramen mandibulaire l.m.

foramen mandibulae (TA)

mandibular foramen

Orifice à la face médiale du ramus (branche) mandibulaire.
C’est le début du canal mandibulaire. Il livre passage aux vaisseaux et nerfs alvéolaires inférieurs. Il est situé sur le prolongement du rebord alvéolaire et répond à une ligne menée du tragus à l’angle antéro-inférieur du muscle masséter. Il est limité en avant par une saillie triangulaire aigue, la lingula de la mandibule (ancienne épine de Spix) sur laquelle s’insère le ligament sphéno-maxillaire et en arrière une saillie plus petite l’antilingula.

Syn. anc. trou dentaire inférieur

→ canal mandibulaire, antilingula, épine de Spix

[A1]

Édit. 2018

force n.f.

force

1) Sens commun large : vigueur, force musculaire, étendu par métaphore à de très nombreux domaines.
2) En langage scientifique, sens quantitatif donné par la deuxième loi de Newton (1687).
La force est définie par l'équation différentielle F = d(m . v) /dt = m . dv/dt = m . a, avec m la masse sur laquelle la force est appliquée, v, la vitesse que prendrait cette masse si elle était libre (m . v est la quantité de mouvement) et a = dv/dt, l'accélération. La force, la vitesse et la quantité de mouvement sont des grandeurs orientées; il en est de même de l'accélération.
Cette définition a donné au mot force un sens précis qui a permis le développement de la méca­nique, base de toutes les réalisations techniques et industrielles.
L'unité de mesure internationale de la force est le Newton, N : une masse d'un kilogramme pèse 9,81 N à la surface de la terre, elle ne pèse rien en apesanteur mais peut produire une force considérable en cas de choc.
Borelli a montré (1680) que la force développée par un muscle était proportionnelle à sa surface de section. Pour une stimulation volontaire maximale chez l'Homme, cette force est d'environ 10 kg/cm2 (≈ 100 Newton/cm2).

Isaac Newton, physicien, philosophe, astronome, et mathématicien britannique (1642-1727) ; G. A. Borelli, physicien et physiologiste italien (1608-1679)

Étym. lat. fortis : vigoureux, solide, fort

[B1]

Édit. 2018

fornix du sac lacrymal l.m.

fornix sacci lacrimalis (TA)

Extrémité supérieure du sac lacrymal.
Il est situé à 1cm environ au-dessous et un peu en avant de la trochlée du muscle oblique supérieur. Entre le sac lacrymal et cette trochlée passe un pédicule vasculo-nerveux constitué par l’artère dorsale du nez, la veine angulaire et le nerf infratrochléaire.

Syn. fond du sac lacrymal

[A1, P2]

Édit. 2018

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