Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pneumoarthrographie n.f.

pneumoarthrography

Arthrographie où le produit de contraste injecté est associé à un gaz stérilisé pour obtenir une image en double contraste.
Les indications sont nombreuses. Au genou, cette technique est utilisée pour diagnostiquer les anomalies mécaniques comme les déchirures méniscales, la rupture d'un kyste poplité. À l'épaule, elle est prescrite pour le diagnostic des lésions de la coiffe des rotateurs et de la capsulite rétractile. Pour la hanche et le genou, elle peut metre en évidence un descellement d'une prothèse totale. Enfin, elle permet dans la synovite villonodulaire pigmentaire ou l'ostéochondromatose articulaire, d'apprécier l'extension de l'affection avant le geste chirurgical.

→ arthrographie

pneumolyse n.f.

pneumolysis

Libération du poumon immobilisé par des adhérences plus ou moins intimes entre les deux plèvres, adhérences généralisées ou localisées, lâches ou denses.
Ces adhérences gênaient ou interdisaient jadis la pratique d'un pneumothorax thérapeutique. Actuellement, cette technique est utilisée en cours d'intervention pour libérer le poumon. Lorsqu'il s'agit d'adhérences en regard d'une masse tumorale susceptible d'être un carcinome, on décolle cette zone en extrapleurale, si la tumeur n'envahit pas le fascia endothoracique.

→ apicolyse

pneumorétropéritoine n.m.

retroperitoneal pneumogram

Technique de radiographie destinée à visualiser, à l'aide d'un contraste gazeux, les organes rétropéritonéaux, principalement les surrénales.
Le gaz stérile, injecté par voie précoccygienne, décolle l'espace rétropéritonéal jusqu'au diaphragme. Des radiographies et des tomographies permettaient d'individualiser les psoas, les piliers du diaphragme, d'éventuelles adénopathies paravertébrales, les reins et surtout les surrénales; on pouvait l'associer si nécessaire à une urographie intraveineuse.
Un pneumomédiastin ou un emphysème souscutané cervical transitoires furent des incidents possibles. Afin d'éviter l'embolie gazeuse, seule complication grave, certains préféraient l'injection d'oxygène ou de gaz carbonique à celle de l'air.
Cet examen est aujourd'hui abandonné au profit de la scanographie et de l'IRM.

Étym. gr. pneuma : air ; lat. retro : en arrière ; peritonaios : péritoine

Syn. rétropneumopéritoine

pneumothorax thérapeutique extrapleural l.m.

extrapleural pneumothorax

Décollement chirurgical du feuillet de la plèvre pariétale, suivie d'insufflation d'air régulièrement dans cette cavité artificielle.
L'indication de cette technique était posée lorsque la cavité pleurale présentait des adhérences telles que, après tentatives de sections de brides, un pneumothorax artificiel n'était pas réalisable. Ce pneumothorax extrapleural exposait à un risque hémorragique important.
Ce mode de traitement est abandonné depuis les années 1950.

Pollosson (méthode de) l.f.

Polloson’s method

Technique d’hémostase utérine dans les hémorragies de la délivrance par étranglement du col utérin dans les mors d’une pince de Museux pendant plusieurs heures.

A. Pollosson, obstétricien français (1860-1924)

polymerase chain reaction (angl.) l.f.

Amplification génique en chaîne par une polymérase.
Cette technique est couramment désignée par le sigle PCR.

→ PCR

ponction-biopsie transthoracique l.f.

percutaneous transthoracic aspiration

Technique de prélèvement tissulaire réalisée au moyen d'aiguilles à ponction ou à ponction-biopsie traversant la peau, puis l'espace intercostal et les feuillets pleuraux afin de prélever par aspiration, ponction ou section (biopsie) un fragment de tissu intra-thoracique pour son étude pathologique.
La ponction-biopsie se fait le plus souvent sous anesthésie locale. Elle nécessite un repérage de la lésion à biopsier sous tomodensitomètre, échographe ou amplificateur de brillance. Le prélèvement concerne habituellement une tumeur pulmonaire ou médiastinale. Il est adressé au laboratoire pour examen Le risque de ce geste est faible : hémorragie, pneumothorax.

→ biopsie pulmonaire

ponction ganglionnaire l.f.

lymph node puncture

Technique de prélèvement transcutané du suc d'un ganglion lymphatique, à l'aide d'une aiguille.
On procède à l'examen cytologique après étalement et coloration (adénogramme), à l'examen microbiologique du suc ainsi recueilli, à l'évacuation de pus ou de nécrose, à l'injection locale de médications. Pour le diagnostic de maladie de Hodgkin ou de lymphome non hodgkinien, elle doit être remplacée par la biopsie ganglionnaire.

→ adénogramme

ponction lavage du péritoine l.f.

diagnostic peritoneal lavage

Lavage destiné au diagnostic d'un hémopéritoine, d'une pancréatite aigüe ou d'une péritonite.
La technique consiste à injecter dans le péritoine une bonne quantité de liquide de dialyse (un litre chez l'adulte) et à en retirer des échantillons pour juger de leur aspect et les analyser.
La ponction est faite sous anesthésie locale après incision de la peau sur la ligne médiane à 2 cm en-dessous de l'ombilic après s'être assuré de la vacuité de la vessie. On introduit un cathéter de dialyse dirigé vers le cul-de-sac de Douglas. Le liquide injecté est évacué par gravité.
Un liquide franchement hémorragique (>100 000 hématies/ mL) ou contenant 500 leucocytes /mL ou encore 200 unités d'amylase / 100 mL signe une lésion intrapéritonéale indiquant l'intervention chirurgicale. Un liquide rosé ou ayant une concentration, soit de leucocytes, soit d'amylase plus faible incite à la prudence et à une surveillance ultérieure, c'est pourquoi le cathéter doit être laissé en place pour des prélèvements successifs.
Mais la ponction peut être cause de lésions abdominales (plaie du mésentère du péritoine, perforation intestinale) c'est pourquoi la ponction lavage du péritoine a été supplantée par l'imagerie (échographie, scanographie) qui est non effractive et anodine.

ponction transtrachéale l.f.

transtracheal puncture

Introduction d'une grosse aiguille ou d'un cathéter dans la trachée par ponction de la membrane cricotrachéale ou cricothyroïdienne (ponction cricothyroïdienne).
Cette technique, utilisée en urgence en cas d'intubation impossible pour assurer la ventilation (à la main ou par jet-ventilation), permet aussi l'anesthésie trachéale par injection de lidocaïne ou le prélèvement diagnostique des sécrétions trachéales pour la recherche des germes bronchiques. Son utilisation est plus rare lors de la laryngoscopie en suspension ou de la chirurgie laryngée.

pontage artériel l.m.

arterial by-pass

Technique de traitement chirurgical d’une oblitération ou d’un rétrécissement artériel consistant à court-circuiter l’obstacle laissé en place, à l’aide d’un conduit biologique (autogreffe veineuse, homogreffe ou hétérogreffe artérielle) ou prothétique, implanté en amont et en aval de la zone pathologique.
Le pontage artériel a l’avantage sur la résection-greffe, d’éviter une dissection difficile ou dangereuse de la sténose elle-même, d’économiser au maximum les collatérales juxta-sténotiques et de pouvoir être pratiqué économiquement par deux courtes incisions au-dessus et au-dessous de la sténose. Le pontage artériel peut être court, ou parfois long (pontages aortocoronariens).

porte de service l.f.

side prot paracentesis

Incision de petite taille créée à proximité de l'incision principale, permettant le passage des instruments de la deuxième main en technique bimanuelle de phaco-émulsification.

position radiologique l.f.

radiological position

Position adoptée pour la pratique d’une radiographie du bassin chez la femme enceinte et qui varie en fonction de la technique de radiopelvimétrie, par ex. la position de Thoms.

positon n.m.

positron, positon

Électron positif, e+, antiparticule du négaton (électron e-) localisé dans le noyau alors que le négaton est à la périphérie et circule facilement dans la matière.
Cette particule est de même masse que l'électron négatif et porte une charge positive de même valeur absolue. Le positon est la particule d'antimatière correspondant à l'électron négatif. Il est émis lors de certaines désintégrations atomiques (émission bêta+). Sa vie est très courte car il se combine quasi-immédiatement avec un négaton pour donner deux photons de 511 keV qui partent dans deux directions diamétralement opposées.
Dans une caméra à positons, ce mode de désintégration permet de localiser avec précision le lieu d'émission du positon par un procédé de coïncidence. On peut par ex. mesurer la consommation d'oxygène ou de glucose des différentes régions du cerveau et suivre l'activité respiratoire des cellules nerveuses lors des différentes opérations intellectuelles (commandes de mouvements, réception des perceptions visuelles ou auditives) ce qui permet d'esquisser une anatomie fonctionnelle du cerveau normal et pathologique (par ex. chez les toxicomanes).
Les émetteurs de positons sont particulièrement intéressants en médecine :
- d'une part sur le plan physique, ils sont commodes pour la détection en coïncidence des deux photons de 511 KeV émis lors de leur annihilation;
- d'autre part, les isotopes radioactifs des atomes biologiquement les plus importants sont souvent émetteurs de positons (en particulier le carbone 11, l'azote 13, l'oxygène 15 et le fluor 18) et peuvent être produits artificiellement dans un cyclotron à usage médical. Du fait de leur très courte période, leur emploi est limité et onéreux. Cette technique connaît cependant aujourd'hui un important développement, notamment en cancérologie

Étym. angl. crase de positive electron

Syn. positron (la forme positon, symétrique de négaton, paraît préférable).

→ caméra à positon, radio activité bêta+

potentiels évoqués cognitifs l.m.p.

cognitive evoked potentials

Type de potentiels évoqués endogènes liés à la réaction du sujet lors d'une stimulation sensorielle.
Une tâche mentale et/ou motrice doit être effectuée par celui-ci à chaque fois qu'une stimulation est appliquée (sensitive sur un index, généralement).
On distingue ainsi les potentiels évoqués cognitifs précoces et des composantes tardives (P300 ou onde P3, N400 ou N4).
Cette technique est utilisée dans l'exploration des démences.

potentiel évoqué en psychiatrie (PE) l.m.

evoked potential, event-related potential (ERP) in psychiatry

Technique psychophysiologique peu agressive, simple, permettant l'enregistrement sous forme de différence de potentiel, le plus souvent dans différentes régions du scalp, des modifications électriques corticales, en réponse à des stimulus sensoriels (PE exogènes) ou à des évènements plus psychologiques que physiologiques (PE endogènes ou cognitifs).
Les PE cognitifs dépendent du comportement du sujet, du sens qu'il attribue aux stimulations reçues et de la tâche affectée au stimulus. Cette succession d'ondes est désignée selon des nomenclatures variables (en particulier, ondes P 300 pour les PE cognitifs et N 400 pour les traitements linguistiques).
Malgré une spécificité nosologique discutée, trois domaines principaux ont fait l'objet, en psychiatrie, de recherches détaillées : les schizophrénies, à un moindre degré les troubles de l'humeur, et aussi les états démentiels. L'association à d'autres méthodes d'approche des maladies mentales, telles que les techniques d'imagerie cérébrale ou les épreuves neuropsychologiques, autorise des espoirs.

potentiels évoqués visuels (PEV) l.m.p.

visual evoked potentials

Potentiels évoqués recueillis au niveau du cuir chevelu occipital après stimulation lumineuse de l'œil.
La décussation chiasmatique fait qu'une stimulation monoculaire fera naitre un potentiel dans les deux hémisphères.
On distingue les PEV obtenus au flash et ceux obtenus par damiers (échiquier lumineux : (PEVl). Les courbes des PEVl sont dominées par une positivité dont la latence est de 100 ms, normalement inférieure à 110 ms.
L'amplitude des ondes et le moment de l'apparition (latence) des PEV sont modifiés en cas de lésions situées sur les trajets périphériques ou centraux des voies visuelles. Technique très utilisée en pathologie ophtalmologique, mais surtout neuro-ophtalmologique et neurologique (sclérose en plaques notamment). La latence est augmentée en cas de névrite optique rétrobulbaire.

préparation non radioactive l.f.

afterloading

Technique de curiethérapie (endo- ou plésiothérapie) dans laquelle les sources radioactives sont introduites dans un dispositif préalablement mis en place.
Les dispositifs de support sont très variés selon la taille des sources: appareil mécanique réglable ou moulage personnalisé, pour les tubes (curiethérapie endocavitaire); aiguilles ou tubes plastiques, pour les fils (curiethérapie interstitielle).
Elle permet de préparer soigneusement un positionnement correct des sources. Elle minimise l’irradiation de l’opérateur lors d’une mise en place manuelle, qui est très rapide. La mise en place peut être motorisée et télécommandée.

Syn. chargement différé, préparation inactive

→ projecteur de sources

pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.

intracranial pressure monitoring

Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.

→ anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne

primale (thérapie) l.f.

primal therapy

Technique développée dans les années soixante par A. Janov, qui met l'accent sur la nécessité de retrouver la sensation d'une douleur première née d'un manque à l'origine des tensions. Elle vise à faire revivre les douleurs les plus insupportables pour aller aux "figurations primales" liées à la "scène fondamentale".
Cette thérapie par le "cri primal" induit des expériences régressives intenses individuelles, reprises en groupe, jusqu'à obtenir une juste expression émotionnelle, témoin de "l'unification de la personne".

A. Janov, psychologue américain (1970)

→ renaissance (thérapie de)

PRIST sigle angl. pour Paper Radio ImmunoSorbent Test

Technique utilisée pour mesurer la concentration d'IgE dans le sérum.
Contrairement au RAST (radio-allergensorbent test), le PRIST mesure les IgE totales et non les IgE spécifiques d'un antigène.

procédé de Campbell l.m.

Campbell’s procedure

Artifice technique dans la cure chirurgicale des prolapsus utérins par voie vaginale qui consiste, après hystérectomie, à croiser les ligaments utérosacrés et à les fixer sous la symphyse pubienne.

Z. B. Campbell, gynécologue américain (1946)

→ prolapsus utérin

[O3]

procédé de Contamin et Gueguen l.m.

Contamin and Gueguen’s procedure

Technique hémostatique portant sur les branches artérielles cervicovaginales au cours de l'hystérectomie totale intra-fasciale en faisant appel à six ligatures étagées des artères cervicovaginales préalablement individualisées.

R. Contamin et Y. Gueguen, gynécologues français (1958)

[O3]

profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.

depth of anaesthesia classification

Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel  pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.

F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)

→ éther (stades de l'anesthésie à l'),  index bispectral

[G1]

Édit. 2018

progestérone n.f.

progesterone

Delta4-Prégnène-3,20-dione, hormone stéroïde sécrétée par le corps jaune fonctionnel pendant la période postovulatoire du cycle, par le corps jaune gravidique jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, puis par le placenta jusqu'au lendemain de la délivrance.
C'est aussi un métabolite intermédiaire dans la voie de biosynthèse des autres hormones stéroïdes dans les autres glandes endocrines, corticosurrénales, testicules, ovaires. Ses deux dérivés cataboliques principaux sont le prégnanediol et la prégnanolone, qui sont éliminés dans les urines sous forme glucuroconjuguée. Son action s'exerce sur l'utérus préparé par l'action des œstrogènes : formation de la dentelle utérine, nidation de l'œuf, maintien de la gestation. Elle est administrée, par voie parentérale ou sublinguale, dans divers traitements gynécologiques et pour prévenir l'avortement.
La progestérone est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence ou par technique radio-immunologique. Les concentrations plasmatiques chez la femme non enceinte varient en fonction de la phase du cycle : de 0 ,1 à 0,3 ng/mL en phase folliculaire ; de 1 .2 à 16 ng/mL en phase lutéale. Après la ménopause  ou chez l’homme, elle est inférieure à 0,2 ng/mL. Chez la femme enceinte, elle augmente régulièrement au cours de la grossesse.

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