endostatine n.f.
endostatin
Polypeptide de 82 kDa capable de s'opposer au développement des vaisseaux et de faire régresser une prolifération tumorale.
L'endostatine fait partie de la famille des matrikines, peptides issus de la protéolyse de protéines de la matrice extracellulaire, capables de réguler les activités des cellules environnantes. Elle est issue de la protéolyse du collagène XVIII, collagène quantitativement mineur présent dans les membranes basales. L'activité anti-angiogénique de l'endostatine fait envisager son utilisation en thérapeutique.
→ matrikine, membrane basale, angiogenèse, collagène
[C1, K2, F2, G5]
Édit. 2020
endothélémie n.f.
endothelemia
Présence dans le sang de cellules endothéliales circulantes, détectées à l'aide d'anticorps les reconnaissant de façon spécifique.
[A2, F1]
Édit. 2020
endothélium n.m.
endothelium
Epithélium pavimenteux simple constituant la bordure interne des vaisseaux sanguins qui permet le passage des fluides vers l’extérieur ou l’intérieur des vaisseaux et, entre les cellules, la diapédèse des lymphocytes et des monocytes.
L’endothélium représente environ 1 % du poids du corps et couvre une surface de 5 000 m2 chez un adulte. La majorité des maladies cardiovasculaires implique un dérèglement structurel et/ou fonctionnel de l’endothélium. Celui-ci règle l’équilibre vasoconstriction-vasodilatation par le biais de nombreux médiateurs dont certains sont sécrétés dans la lumière tels la prostacycline et d’autres qui agissent dans la paroi du vaisseau comme le facteur relaxant d'origine endothéliale (EDRF, endothelium derived relaxing factor) qui est le monoxyde d’azote NO. Il correspond à un véritable organe impliqué dans la vasomotion (système rythmique de variation de diamètre des artérioles), l’hémostase (biosynthèse du facteur von Willebrand, sécrétion de facteurs modulant la fibrinolyse du caillot : activateur du plaminogène, urokinase, inhibiteur de l’activateur du plaminogène), le remodelage de la paroi vasculaire et les échanges nutritifs avec les tissus environnants. Il intervient dans de nombreuses situations pathologiques : l’athéromatose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’ischémie de reperfusion et la reprise d’une sténose.
→ vasomotion, diapédèse, prostacycline, facteur relaxant d'origine endothéliale, hémostase
[A1, A2, F1, K4]
Édit. 2020
endotoxine n.f.
endotoxin
Toxine contenue dans la paroi de bactéries à Gram négatif et libérée lors de la lyse de ces bactéries.
De nature lipopolysaccharidique, les endotoxines sont présentes au niveau de la membrane externe de la plupart des bactéries à Gram négatif et des cyanobactéries. Lors de la lyse de la bactérie, l’endotoxine est libérée.
Les différentes endotoxines présentent des modes d’action très similaires. La structure du complexe lipopolysaccharidique (LPS) comporte notamment le lipide A, une diphosphoglucosamine liée à des acides gras, qui est l’élément responsable de l'activité toxique. Le lipide A est pyrogène ; cet effet est lié à la libération d’interleukine-1 et de TNF. En effet, le lipopolysaccharide (LPS) est reconnu par le récepteur membranaire CD14 présent à la surface des monocytes ; la liaison CD14-LPS entraîne l'activation de ces cellules et la sécrétion du facteur de nécrose tumorale (TNF) et de l'interleukine 1. Cet effet est amplifié par une molécule de transport plasmatique LBP (liposaccharid binding protein) et inhibé par la protéine BPIP (bacterial permeability increasing protein). Une fois libérées dans le sang, les endotoxines peuvent entraîner une cascade de réactions biochimiques à l’origine d’une réponse inflammatoire systémique exagérée, d’un choc septique, d’une coagulation intravasculaire, d’une fibrinolyse ou d’une défaillance multiorganique. L’absence d’endotoxine doit être vérifiée lors des contrôles effectués au cours de la préparation de médicaments injectables qui doivent être apyrogènes.
Les endotoxines sont faiblement immunogènes et sont thermostables.
Étym. gr. endon : en dedans ; gr. toxikos : poison
→ lipopolysaccharide (LPS), choc bactériémique, choc septique, TNF, interleukine-1
[C1, D1]
Édit. 2020
Escherichia coli entéro-invasif
l.m.
enteroinvasive
En colonisant les cellules de la paroi intestinale, Escherichia coli peut devenir entéro-invasif.
[D1, L1]
Édit. 2020
entérostatine n.f.
enterostatin
Pentapeptide résultant de l’action de la trypsine sur la procolipase, sécrétée par le pancréas, libérant la colipase.
L'entérostatine est un puissant anorexigène qui sert de signal pour limiter l'ingestion d'aliments lipidiques. Elle diminue la sécrétion d'insuline. L'entérostatine est aussi produite par des cellules endocrines du tractus gastro-intestinal.
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
enzyme pancréatique l.f.
pancreatic enzyme
Enzyme sécrété par les cellules acineuses du pancréas.
Les principaux enzymes pancréatiques sont l'amylase, la lipase et la trypsine.
[C1, L1]
Édit. 2020
éosinophilie n.f.
eosinophilia
1) Affinité d'une cellule ou d’un tissu pour un colorant acide tel que l'éosine.
2) Augmentation à plus de 500/mm3 du nombre des granulocytes éosinophiles circulants.
Les éosinophiles sont caractérisés par la présence de granules spécifiques identifiés en microscopie optique par leur affinité tinctoriale pour les colorants acides comme l'éosine.
Par extension, l'éosinophilie correspond à une augmentation anormale du nombre de granulocytes éosinophiles dans le sang qui s’observe dans différentes affections, allergiques, parasitaires et cancéreuses ainsi que dans les maladies du collagène ou après radiothérapie. L’hyperéosinophilie parasitaire ne s’observe en fait que dans les verminoses tissulaires, de manière permanente (strongyloïdose, trichinose, fasciolase) ou transitoire (ascaridiose à la phase d’invasion où l’hyperéosinophilie est un des éléments du syndrome de Löffler).
Alors que les éosinophiles ont une distribution surtout tissulaire, l'éosinophilie sanguine résulte de l’équilibre entre le passage dans le compartiment sanguin des éosinophiles, lié à la production médullaire, et la migration de ces cellules dans les tissus.
Dans la gastroentérite à éosinophiles, l'hyperéosinophilie est associée à une infiltration des parois de l'ensemble du tube digestif par des polynucléaires éosinophiles.
[A2, F1, N1]
Édit. 2020
éosinopoïèse n.f.
eosinopoiesis
Production de granulocytes éosinophiles dans la moelle osseuse.
In vitro on obtient soit des colonies éosinophiles pures dérivées d'un progéniteur spécifique (Colony Forming Unit Eosinophils), soit des éosinophiles au sein de colonies mixtes contenant des cellules d'autres lignées. Un des facteurs de croissance éosinopoïétique est l'interleukine L-5.
→ polynucléaire éosinophile, interleukine L-5
[A1, F1]
Édit. 2020
éotaxine n.f.
eotaxin
Cytokine de la famille des chimiokines bêta (C-C), de 74 acides aminés, produite par les cellules épithéliales et endothéliales, les macrophages, les éosinophiles et les lymphocytes T activés.
L’éotaxine se lie à un récepteur CCR3 à 7 domaines transmembranaires, exprimé principalement par les éosinophiles. L’éotaxine provoque la migration des éosinophiles et leur activation (libération de protéines toxiques).
[C1]
Édit. 2020
épendymoblaste n.m.
ependymoblast
Cellule donnant naissance aux cellules de l’épendyme.
→ épendyme
[A2, H5]
Édit. 2020
épibolie n.f.
epiboly
Diffusion des cellules polaires de l'embryon qui formeront l'ectoderme et la plaque neurale.
[A4]
Édit. 2020
épigenèse n.f.
epigenesis
Interprétation du développement d'un organisme selon laquelle un embryon se développe par multiplication et différenciation progressive des cellules et des organes mettant en jeu, des mécanismes régulant l’expression des gènes qui constituent l’épigénome.
Cette théorie développée par Harvey, puis par Wolff s'est opposée à la conception d'une préformation de l'organisme dans l'œuf, théorie défendue par Swammerdam et par Haller.
Au cours de la seconde moitié du XXème siècle, après la découverte du code génétique, on a pu croire que la totalité de l’information nécessaire à la formation d’un individu était inscrite dans le génome. Le développement des études moléculaires a conduit à découvrir que l’information génétique n’explique pas tout. Il survient des ajustements successifs entre les capacités définies par le patrimoine génétique et le milieu où ces capacités sont mises en jeu. Les signaux de l'environnement viennent toujours se surimposer aux programmes génétiques, de sorte que des contraintes qui canalisent le développement s'exercent à tout moment.
W. Harvey, médecin et anatomiste américain (1951) ; C. F. Wolff, anatomiste et embryologiste allemand (1759) ; J. Swammerdam, naturaliste hollandais (1672) ; A. von Haller, médecin, anatomiste et naturaliste suisse (1708-1777)
Étym. gr. epi : sur ; genesis : formation
→ épigénétique, épigénome, génome
[Q1, Q3]
Édit. 2020
épilation électrique l.f.
electric epilation
Acte médical qui détruit les cellules germinatives du poil et empêche ainsi définitivement sa repousse.
Elle est réalisée grâce à une fine aiguille qui cathétérise le follicule pilosébacé jusqu'au bulbe et laisse passer un courant électrique de faible intensité. L'épilation sera définitive après répétition des séances de manière à détruire le poil en phase anagène. Les principales complications, cicatrices déprimées et troubles pigmentaires, résultent généralement d'une mauvaise technique.
[J1]
Édit. 2020
épimysium n.m.
epimysium (TA)
epimysium
Enveloppe engainant un muscle composé plurifasciculaire.
Elle est constituée par du tissu conjonctif fibreux, riche en fibres collagènes et élastiques, pauvre en cellules. L’épaisseur de l’épimysium est fonction de la grosseur du muscle.
Étym. gr. epi : sur ; mus : muscle
Syn. anc. périmysium externe
[A1, A2]
Édit. 2020
épinèvre n.m.
epineurium (TA)
epineurium
Tissu conjonctif lâche, parfois riche en cellules adipeuses, qui comble tous les espaces interfasciculaires dans un nerf composé.
Il est parcouru par les vaisseaux sanguins.
Étym. gr. epi : sur ; neuron : nerf
Syn. anc. périnèvre, gaine lamelleuse, nevrilème
[A1, A2, H1]
Édit. 2020
épiréguline n.f.
epiregulin
Protéine mitogène pour les cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, dont la sécrétion est induite par l’angiotensine II, par l’endothéline I et par la thrombine.
→ angiotensine II, endothéline, thrombine
[C1, C2]
Édit. 2020
épissage alternatif l.m
alternative splicing
Mécanisme principal à l’origine de la diversité de nos cellules consistant à produire plusieurs ARN messagers avec des contenus en exons différents à partir d’un seul gène codant.
L’épissage alternatif touche la majorité (90%) des gènes codants incluant plusieurs exons avec, en moyenne, 6 à 8 transcrits différents par gène. En outre, l’épissage admet des variantes; d’où le nom d’épissage alternatif. Cela explique en grande partie le décalage entre le nombre de gènes codants (21000) et celui de protéines (plus de 100000). La première étape de la transcription est la formation d’un ARN prémessager. Une machinerie complexe, le splicéosome, faite de protéines, dont des ribonucléoprotéines, va reconnaître les sites d’épissage 3’ et 5’ sur la séquence des ARN prémessagers, assurer l’excision des introns et la ligature des exons et aboutir à la production de transcrits avec des contenus en exons différents. Lorsqu’un transcrit présente un codon stop prématuré, il est dégradé et ne produit pas de protéine. De nombreuses maladies rares sont dues à des altérations de l’épissage. Par exemple dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) touchant les garçons (1/3300), des mutations impliquant des sites 3’/5’ d’épissage aboutissent à la production d’une protéine tronquée. Les essais thérapeutiques consistent à fixer un oligonucléotide antisens sur un site d’épissage pour l’exclure et restaurer, ainsi, la production d’une protéine fonctionnelle.
→ épissage, Duchenne (dystrophie musculaire progressive de), ARN messager, exon, splicéosome, transcrit
[Q1]
Édit. 2020
épithélioma colloïde du sein l.m.
colloid carcinoma of the breast
Néoplasie mammaire, caractérisée par la présence de cellules tumorales de type mucipare dispersées dans une abondante quantité de mucus.
Ce type d'épithélioma colloïde se retrouve aussi dans l’estomac ou le côlon.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. adénocarcinome colloïde du sein
[A3, F5, O5]
Édit. 2020
épithélium n.m.
epithelium (TA)
epithelium
Tissu de revêtement constitué de cellules juxtaposées, disposées en une couche (épithélium simple) ou plusieurs couches (épithélium stratifié).
C’est le tissu superficiel du tégument externe et du tégument interne des muqueuses. Il peut intervenir dans des échanges et des processus sécrétoires.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, J1]
Édit. 2020
épithélium cornéen l.m.
corneal epithelium
Épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé comportant cinq à sept couches de cellules, situé en avant du stroma cornéen, limité en avant par le film lacrymal, en arrière par la membrane basale de l'épithélium, reposant sur la membrane de Bowman.
Il représente 10 % de l'épaisseur cornéenne.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium cornéen primitif l.m.
primary corneal epithelium
Couche de cellules ectoblastiques en avant de la vésicule cristallinienne présente à la 5ème semaine, formée de deux assises cellulaires, une profonde basale limitée en dedans par la lame basale et une superficielle.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2, O6]
Édit. 2020
épithélium du cristallin l.m.
epithelium lentis (TA)
lens epithelium
Masse épithéliale centrale du cristallin faite de fibres qui sont de très longues cellules.
Cette masse est entourée par la capsule du cristallin (anciennement cristalloïde antérieure et postérieure) sur ses deux faces.
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium germinatif interne l.m.
internal germinal epithelium
Composante corticale de l'ovaire, à partir de laquelle se sont formées les cellules de la lignée germinale, qui subissent une évolution dont le terme final est le follicule de De Graaf.
R. de Graaf, médecin et anatomiste néerlandais (1641-1763)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, C2, O3]
Édit. 2020
Epstein-Barr (virus d') l.m.
Epstein-Barr virus
Virus de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Gammaherpesviridae, découvert dans des lignées de cellules de lymphomes de Burkitt africains.
Le génome de ce virus est un ADN linéaire et bicaténaire. Le virus possède une enveloppe et sa capside est de symétrie icosaédrique (polyèdre à 20 faces). L’EBV est responsable de la mononucléose infectieuse. Il est aussi associé à des tumeurs comme le lymphome de Burkitt ou le carcinome indifférencié du nasopharynx. Chez l’immunodéprimé, l’EBV peut être présent dans diverses pathologies : lymphome de Burkitt, lymphomes malins non hodgkiniens (LNH), maladie de Hodgkin et leucoplasie orale chevelue.
M. A. Epstein, Sir, et Yvonne Barr, pathologiste et virologistes britanniques (1964) ; D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959)
Sigle EBV
→ mononucléose infectieuse, Burkitt (lymphome de), sida
[D1]
Édit. 2018