phlébographie du membre inférieur l.f.
lower limb phlebography or venography
Examen radiographique du réseau veineux du membre inférieur après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen peut être réalisé selon deux techniques aux indications et aux résultats tout à fait différents :
1) "au fil de l'eau" par ponction directe, généralement d'une veine du dos du pied. L'injection est faite après mise en place provisoire de garrots modérément serrés pour augmenter le passage du contraste dans le réseau profond. Cette méthode permet l'étude du réseau veineux superficiel et surtout profond du pied, de la jambe et de la cuisse ;
2) par ponction de la veine fémorale au pli de l'aine et injection rétrograde lente et sous faible pression dans cette veine. Cette technique permet d'étudier la veine fémorale au
phlébographie lombaire l.f.
lombar phlebography
Examen radiologique des veines lombaires ascendantes et des plexus veineux épiduraux.
La phlébographie lombaire a d'abord été pratiquée par ponction osseuse; puis réalisée par cathétérisation d'une veine lombaire ascendante d'un côté et d'une veine sacrée de l'autre, le produit de contraste iodé hydrosoluble étant injecté simultanément dans les deux cathéters. Cette technique était utile dans le diagnostic de certaines hernies discales, et pour apprécier l'extension de certains processus expansifs. Elle est tombée en désuétude avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.
phlébographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd venography
Examen destiné à obtenir une image du réseau veineux parathyroïdien après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Il permet, en se repérant sur ce réseau, d'identifier l'origine des différents prélèvements effectués pour dosages de la parathormone.
Technique peu pratiquée.
phlébographie poplitée l.f.
popliteal venography
Étude radiographique de la veine poplitée après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen était fait sur le malade debout, par ponction directe de la veine poplitée au niveau du creux poplité avec une aiguille-cathéter. Tout reflux du contraste dans le système veineux superficiel était alors le signe d'une insuffisance valvulaire. Technique obsolète.
phlébographie rénale l.f.
renal phlebography, renal venography
Examen radiographique d'une ou des deux veines rénales, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Il s'agit habituellement du temps veineux d'une artériographie rénale ou, exceptionnellement, d'une exploration sélective d'une ou des deux veines rénales selon la technique de Seldinger.
phlébographie supra-rénale l.f.
suprarenal phlebography, suprarenal venography
Examen radiographique des veines supra-rénales (surrénales) après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Autrefois considérée comme une méthode précise de diagnostic des lésions de faible volume de la glande supra-rénale, la phlébographie était réalisée le plus souvent par cathétérisme sélectif successif des deux veines supra-rénales selon la méthode de Seldinger. Le cathétérisme pouvait être suivi d'un prélèvement de sang destiné à des dosages hormonaux.
Cette technique n'est plus utilisée.
phlébographie thymique l.f.
thymic venography
Étude radiographique des veines thymiques après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen était fait par montée d'un cathéter dans la veine brachiocéphalique gauche, puis dans la veine thymique. Technique obsolète.
phlébomanométrie n.f.
phlebomanometry
Technique de prise de la pression veineuse.
phléboplastie n.f.
phleboplasty
Procédé chirurgical visant à réparer une veine traumatisée, ou à agrandir une zone veineuse rétrécie par une plastie pédiculée ou libre, qui peut utiliser soit le tissu veineux du même sujet (autoplastie), soit une veine prélevée sur un autre homme (alloplastie), un animal (hétéroplastie), soit un tissu synthétique.
L’autoplastie est de loin la technique la plus utilisée.
phonocardiographie n.f.
phonocardiography
Technique d’exploration du cœur consistant à enregistrer graphiquement les bruits cardiaques : le tracé obtenu est un phonocardiogramme, soit par voie externe, soit au moyen d’une sonde munie d’un microphone introduite dans une cavité cardiaque.
Elle n’est plus guère utilisée en pratique cardiologique courante, depuis l’apparition des méthodes modernes d’exploration cardiologique non sanglante, l’échographie en particulier.
phosphomonoestérase n.f.
phosphomonoestérase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'une liaison ester d'un acide phosphorique monoestérifié.
Les phosphomonoestérases sont les phospha
Elles sont couramment dosées dans le sérum sanguin et dans les tissus avec des substrats synthétiques, au moyen de réactions colorées portant sur le composé libéré de sa liaison ester phosphorique : naphtyl-phosphate, p-nitrophényl-phosphate, phénolphtaléine-phosphate. Certains histochimistes utilisent la technique de Gomori sur coupes fixée par l'éthanol ou l'acétone, qui n'inactivent pas l'enzyme. On distingue les phosphomonoestérases selon leur pH optimal d'action.
Les phosphomonoestérases I (phosphatases alcalines), à pH optimal de 8-9, sont les plus répandues : phosphomonoestérases de l'os, de la muqueuse intestinale, du rein, du foie, du lait ; phosphomonoestérases bactériennes, etc. Elles sont actives sur des esters phosphoriques extrêmement variés par ex. d'alcools primaires ou secondaires, de polyalcools, de phénols. Leur action nécessite la présence d'ions Mg2+ ou d'autres cations bivalents.
Les phosphomonoestérases II (phosphatases acides), à pH optimal de 5 à 6, sont présentes dans la prostate, le foie, le rein, les muscles, le cerveau, mais surtout chez les végétaux chlorophylliens. Elles sont inhibées par les fluorures et les molybdates ; la phosphatase prostatique est activée par les citrates et inhibée par les tartrates.
Les phosphomonoestérases III, qui sont des phosphatases très acides, à pH optimal de 3,5 à 4, sont plus rares que les précédentes : on en a décelé la présence dans le foie, le rein, la rate, les hématies et le sérum, mais on les trouve surtout chez Aspergillus (takadiastases). Certaines phosphomonoestérases ont des spécificités beaucoup plus étroites : la phytase agit sur les esters de l'inositol (phytine) ; la fructose-diphosphatase est spécifique du fructose-1,6-diphosphate ; la glucose-6-phosphatase du foie ou du rein libère le glucose de son ester 6-phosphorique. Les nucléotidases sont spécifiques des nucléosides-3' (ou 5')-phosphates.
photochimiothérapie extracorporelle l.f.
Technique thérapeutique consistant à exposer in vitro des lymphocytes d’un patient à un rayonnement ultraviolet A en présence de 8-méthoxypsoralène.
photocoagulation en damier l.f.
grid pattern
Technique de traitement, par photocoagulations au laser Argon vert, des œdèmes maculaires diffus.
Des impacts de petite taille sont focalisés sur l'épithélium pigmentaire, espacés les uns des autres, disposés en quinconce. La principale indication de cette méthode thérapeutique est la maculopathie diabétique œdémateuse diffuse.
Syn. grille maculaire
photocoagulation focale l.f.
focal photocoagulation
Traitement direct des micro-anévrismes rétiniens par photocoagulations laser.
L'objectif de cette technique est d'empêcher la diffusion de l'œdème rétinien vers la fovéola et de faire régresser un œdème maculaire ou des exsudats circinés. La principale indication de cette méthode est l'œdème maculaire focal de la rétinopathie diabétique.
photopléthysmographie n.f.
photoplethysmography
Technique utilisant une cellule photo-électrique pour enregistrer une variation tinctoriale de la peau en rapport avec la circulation sanguine.
photothérapie UVA l.f.
UVA phototherapy
Technique d'irradiation utilisant l'absorption par certaines molécules de la peau des rayons ultraviolets A pour leur effet thérapeutique.
Moins efficace que la PUVAthérapie ou que la photothérapie UVB, la photothérapie UVA est un traitement de seconde intention. Dans les dermatites atopiques sévères, l'association UVA - UVB semble la plus efficace.
photothérapie UVB l.f.
UVB phototherapy
Technique de photothérapie utilisant des sources lumineuses artificielles émettant principalement dans la longueur d'onde des ultraviolets B pour l’effet thérapeutique de ces radiations.
On distingue la photothérapie conventionnelle utilisant des lampes UVB à large spectre de 290 à 320 nm, la photothérapie sélective utilisant des lampes n'émettant qu'à partir de 300 nm et la photothérapie UVB à spectre étroit utilisant des lampes émettant autour de 313 nm. Actuellement la photothérapie UVB est surtout indiquée dans le traitement du psoriasis.
Syn. actinothérapie
phototrichogramme n.m.
phototrichogram
Technique utilisée dans l'étude des alopécies permettant de mesurer les 3 paramètres fondamentaux de la pousse du cheveu que sont la densité totale par unité de surface, le pourcentage de cheveux anagènes et la vitesse de pousse.
Le phototrichogramme est réalisé sur une zone fixe du cuir chevelu de 0,36 à 1 cm2 : les cheveux y sont rasés avant une première macrophotographie permettant le comptage des cheveux totaux; une deuxième macrophotographie faite 48 heures plus tard permet ensuite de différencier les cheveux anagènes ayant poussé des cheveux télogènes n'ayant pas poussé.
Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; thrix, trikhos : cheveu ; gramma : ligne, tracé
Pitanguy (opération de) l.f.
Pitanguy’s operation
Méthode consistant en une résection de la partie inférieure de la glande mammaire et de son revêtement cutané, proposée dans le traitement de l'hyperplasie ou de la ptose mammaire, modifiant ainsi la technique de Strombeck.
I. Pitanguy, chirurgien plasticien brésilien (1961)
Plana (opération de) l.f.
Plana's procedure
Technique chirurgicale de cure d'incontinence urinaire d'effort par voie vaginale : une bandelette vaginale est fixée aux insertions pubiennes des muscles releveurs de l'anus après avoir été glissée sous 1'urètre.
plastie cardiaque l.f.
cardiac plasty surgery
Technique de chirurgie cardiaque basée sur la fermeture sous circulation extracorporelle d’une anomalie septale interauriculaire ou interventriculaire par un matériel prothétique.
→ circulation extracorporelle, communication interauriculaire, communication interventriculaire
plésioradiographie n.f.
contact roentgenography
Procédé obsolète de radiographie consistant à mettre le tube radiogène au voisinage de la peau, le film radiographique étant du côté opposé, au contact de la partie à visualiser.
Technique abandonnée, car elle entraînait une irradiation cutanée non négligeable.
Étym. gr. plêsios : voisin, proche
Syn. radiographie de contact.
pléthysmographie n.f.
plethysmography
Technique de mesure et d’enregistrement des changements de volume survenant soit sur un territoire vasculaire soumis à des variations de flux sanguin, soit sur des volumes gazeux au cours de l’exploration fonctionnelle pulmonaire, le sujet étant placé dans une enceinte étanche.
pleuralisation n.f.
pleuralization, pleuroplasty
Technique chirurgicale, utilisant un lambeau de plèvre pariétale costale ou médiastinale pour isoler et protéger certaines zones opérées, pour certaines réparations ou pertes de substance.
La pleuralisation est le temps terminal de plu
Le lambeau pleural doit être large et bien vascularisé, comportant le tissu cellulograisseux sous pleural.
pleurectomie pariétale l.f.
parietal pleurectomy
Ablation de toute la plèvre pariétale costale, technique publiée par Gaenzler en 1956 pour effacer la cavité pleurale par accolement de la plèvre pulmonaire à la surface cruentée créée.
L'ablation de la plèvre pariétale costale est rendue facile par l'existence d'un espace celluleux entre cette plèvre et le fascia endothoracique, espace parcouru cependant par de fines artérioles.
L'accolement obtenu évite les récidives successives du pneumothorax spontané idiopathique bénin. On y associe la résection des bulles présentes.
Pour limiter le risque hémorragique qu'entraîne cette intervention, la pleurectomie pariétale fut limitée plus tard à la zone susjacente au bord supérieur de la 6e côte et au dôme pleural, les bulles siégeant en règle au niveau du sommet. Le risque de récidive était rare, inférieur à 1%.
Pour supprimer le risque hémorragique, on a proposé de frictionner la plèvre pariétale, avec un objet rugueux, d'enlever de petits lambeaux de plèvre, de la détruire avec de l'alcool iodé, ou même d'utiliser un corps étranger irritant non résorbable comme le talc qui reste dans l'organisme de sujets très jeunes. Les échecs sont fréquents. Ces méthodes se sont développées avec l'apparition de la chirurgie thoracoscopique.
Syn. opération de Gaenzler