extinction de gène post transcriptionnelle n.f.
post transcriptional gene silencing
Dégradation d’un ARNm cible par l’introduction dans la cellule d’ARN non codant ou d’ADN simple ou double brin, de séquence courte (12-25 nucléotides) bloquant ainsi la synthèse de la protéine correspondante.
Plusieurs méthodes ont été proposées dont trois fréquemment utilisées sont les suivantes : l’ARN interférence par des siARN (petits ARN interférents ou « small interfering ARN »), l’ARN interférence par des shARN (petits ARN en épingle à cheveu ou « small hairpin ARN »), la dégradation de l’ARNm par des ASO (oligonucléotides antisens ou « allele-specific oligonucleotide »). Les deux premières techniques utilisent des micro ARN interférents. Les siARN sont des petites séquences d’ARN simple ou double brin. Introduits dans la cellule, ils sont reconnus par le complexe RISC (« RNA-induced silencing complex »), complexe de protéines les incorporant et permettant ainsi leur hybridation avec l’ARNm cible et, en conséquence sa dégradation et l’arrêt de la traduction. Les ASO sont des courtes séquences d’ADN simple brin qui se lient à l’ARNm cible. L’hybridation est suivie du clivage du complexe ARN-ADN et de la dégradation de l’ARNm par une enzyme endogène, la RNase H.
[Q1]
Édit. 2018
facteur contact de la coagulation sanguine l.m.
contact factor
Facteur impliqué dans l'initiation de l'activation de la voie de la coagulation dite voie intrinsèque.
Cette séquence d'activation active aussi le système fibrinolytique et a des liens étroits avec l'inflammation.
Les principaux facteurs qui composent ce système sont le facteur XII, le facteur XI et le kininogène de haute masse moléculaire.
→ facteur XII de la coagulation sanguine, le facteur XI de la coagulation sanguine, kininogène de haute masse moléculaire
[F1]
Édit. 2018
facteurs de terminaison l.m.
termination factor
Terme de génétique dont la séquence correspond à celle des codons de l'ARN messager.
Troisième phase du processus qui, à partir d'une chaîne d'ARN messager, de ribosomes et d'ARN de transfert chargés d'acides aminés, permet la synthèse d'une chaîne polypeptidique.
Symb. RF
[Q1]
Édit. 2018
famille de gènes l.f.
gene family
Ensemble de gènes, homologues par leur structure, leur séquence de nucléotides et la fonction des protéines qu'ils produisent, qui ont évolué à partir d'un gène ancestral commun.
[Q1]
Édit. 2018
famille de protéines l.f.
protein family
En biologie moléculaire, ensemble de protéines homologues par leur structure, leur séquence d'aminoacides et leur fonction, dont les gènes ont évolué à partir d'un gène ancestral commun.
Par ex. la famille des intégrines (protéines membranaires responsables des adhésions cellulaires), celle des globines (protéines constitutives des hémoglobines), celle des cytochromes c, celle des apolipoprotéines à 4 exons, etc.
[C1,Q1]
Édit. 2018
fer (élément régulateur du) l.m.
iron regulatory element (IRE), iron responsive element (IRE)
Élément localisé dans la région 5' non traduite du gène de la ferritine H, il intervient comme site de reconnaissance d'une protéine cytoplasmique qui inhibe la traduction des sous-unités de ferritine lorsque le stock en fer est bas.
L’IRE a un rôle dans la régulation du métabolisme du fer. L’IRE est une séquence nucléotidique localisée dans les régions non traduites d’un ARN m. Le système IRE est lié à l’IRP (Iron regulatory Protein). On parle de système IRE/IRP ; sur l’IRE se lie l’IRP, protéine cytoplasmique détectrice du fer. La baisse de la teneur cellulaire en fer active la fixation de l’IRE sur l’IRP, conduisant d’une part à une diminution de la synthèse de la ferritine, d’autre part à une stimulation du récepteur de la transferrine de type 1 (TFR1). L’augmentation de la teneur en fer conduit aux effets opposés. La synthèse de ferritine augmente amplifiant le stockage du fer, la synthèse du recepteur de la transferrine diminue ; il y a donc une chute de la captation cellulaire du fer.
Ce système régule les protéines liées au fer, dont le TFR1, la ferritine H, la ferritine L, la ferroportine, le transporteur des métaux divalents et la delta–aminolevulinate synthase.
→ IRP, ferritine, ferroportine, transporteur des métaux divalents, delta–aminolévulinate synthase, récepteur de la transferrine
[C2,Q1]
Édit. 2018
fluochrome n.m.
fluochrome, fluophore
Substance qui produit une fluorescence et qui, liée à une sonde nucléique ou à un anticorps, permet de repérer un objetif biologique tel qu’une séquence d’acides nucléiques ou un antigène.
→ hybridation fluorescente in situ, sonde nucléique
fonction d'édition l.f.
editing function, proofreading function
Activité enzymatique des polymérases permettant de détecter et d’éliminer en temps réel des nucléotides incorrectement incorporés dans une séquence d’acide nucléique.
→ polymérase, nucléotide, acide nucléique
[Q1]
Édit. 2018
fondaparinux n.m.
Pentasaccharide de synthèse représentant la plus petite séquence pentasaccharidique de l’héparine qui inhibe sélectivement le facteur X en se liant à l’antithrombine III.
Le rapport bénéfice-risque est comparable à celui des héparines de bas poids moléculaire.Il n’inhibe pas la thrombine, ne se lie pas au facteur 4 plaquettaire et n’a aucune interaction avec le cytochrome P 450. Il est utilisé dans le traitement préventif des thromboses veineuses et des syndromes coronariens non ST plus à risque intermédiaire ou faible.
cytochrome P 450
→ héparine, facteur X, antithrombine III, héparine de bas poids moléculaire, thrombine, facteur plaquettaire4,
forçage génétique l.m.
Technique de manipulation génétique qui permet de propager une mutation dans une population.
La technique consiste à introduire un segment d’ADN élaboré en laboratoire dans le génome de quelques individus d’une population. Le mode de transmission du « gene drive » aboutit à transmettre la mutation à 100% des descendants et non 50 %, comme c’est le cas pour les gènes à transmission dominante chez l’homme, parce que le nouveau gène est présent dans les gamètes paternel et maternel. Le génome de la quasi-totalité de la population est donc modifié au bout de quelques générations. Cette technique, en aboutissant au renouvellement de toute une population, permettrait d’éradiquer des maladies transmissibles par les moustiques comme le paludisme, la dengue ou le virus Zika. Dans le domaine agricole, on pourrait modifier des organismes porteurs de maladies ou provoquant des dommages sur les cultures. L’utilisation de cette technique soulève de nombreuses questions : suppression de la variabilité naturelle des espèces, contrôle de l’agriculture d’un pays ennemi en cas de guerre, développement de monopoles commerciaux…ce qui la fait réserver encore à des études en laboratoire.
Fig. 1. Propagation d'une mutation classique (à gauche) comparée à celle d'une cassette gene drive (à droite).Chaque individu est représenté schématiquement par une paire de chromosomes. Les individus portant la mutation rouge ou la cassette gene drive sont encadrés en rouge. En théorie, si 10 individus génétiquement modifiés et possédant une cassette d'ADN « gene drive » sont introduits dans une population naturelle de 100 000 individus, alors en moyenne plus de 99 % des individus seront porteurs de la cassette « gene drive » au bout de seulement 12-15 générations. A l'inverse, une mutation génétique présente dans les mêmes proportions aura disparu de la population au bout de quelques générations en moyenne, sauf si elle favorise le nombre de descendants. Le mode de transmission du « gene drive » échappe aux lois de Mendel et permet ainsi de répandre en accéléré une modification particulière du génome dans l'ensemble d'une population d'individus à reproduction sexuée. D'autres éléments génétiques échappant aux lois de Mendel ont déjà été mis en évidence (les distorteurs de ségrégation, les éléments transposables, les éléments Médéa, les bactéries endocellulaires comme Wolbachia, et les endonucléases qui se copient elles-mêmes)2 mais le « gene drive » est beaucoup plus rapide et plus efficace que tous les autres mécanismes connus : il n'a pas d'effets collatéraux délétères sur les organismes qui le portent (contrairement aux quatre premiers cas) et il a une probabilité de transmission plus forte que les deux derniers.Le « gene drive » manipule à son avantage les trois piliers de la sélection naturelle : mutation, hérédité et adaptation. Premièrement, les mutations n'apparaissent plus au hasard mais exactement là où le « gene drive » a été conçu pour couper et la séquence d'ADN souhaitée est produite. Deuxièmement, alors qu'un parent transmet normalement la moitié de ses gènes à son enfant, un parent « gene drive » transmet la cassette « gene drive » à tous les coups. Troisièmement, un individu « gene drive » qui est mal adapté et qui devrait produire peu de descendants va tout de même transmettre ses gènes « gene drive » à la génération suivante du fait de son mode de transmission accru.La cassette « gene drive » peut être assimilée à une mutation auto-amplifiante, qui s’auto-réplique elle-même et qui diffuse plus rapidement que la génétique habituelle. Au regard de sa capacité à faire sauter les trois verrous caractéristiques du rythme évolutionnaire depuis 4 milliards d’années, le « gene drive » est probablement l’invention biologique la plus effective et imprédictible qu'on n'ait jamais possédée quant à la gestion du vivant, en nous et hors de nous.
[Q1]
Édit. 2018
fragment de restriction l.m.
restriction fragment
Séquence d'ADN obtenue par action in vitro d'une ou plusieurs endonucléases de restriction.
Ses extrémités portent un site de restriction partiel correspondant à l'un ou l'autre des enzymes utilisés.
→ restriction de l'ADN, endonucléases de restriction
[Q1]
Édit. 2019
FSE séquence IRM sigle angl. pour Fast Spin Echo
Séquence IRM en écho de spin rapide qui a détrôné les séquences classiques en écho de spin, beaucoup trop lentes.
[B2,B3]
Édit. 2019
furine n.f.
furin
Enzyme protéolytique de la famille des proprotéines convertases, impliquées dans la transformation de proprotéines en protéines actives.
De structure glycoprotéinique, elle est présente dans les tissus neuroendocriniens, dans le foie, dans le rein et probablement dans d'autres tissus. Les protéines substrats de cet enzyme sont caractérisées par un site dibasique de clivage en amont duquel se trouve une arginine en position-4, ayant p. ex. une séquence Arg-X-Arg ou Lys/Arg-Arg. Parmi les substrats, on peut citer la proalbumine, la prorénine, la pro-hormone parathyroidienne (pro-PTH), le pro-facteur de croissance bêta (Transforming Growth Factor bêta, TGF bêta) , le précurseur de la sous-unité bêta du facteur de croissance neuronal (Nerve Growth Factor, NGF) , le pro-facteur de von Willebrand, etc...
→ proprotéine convertase, prohormone, proprotéine
[C1, C3]
Édit. 2019
gène homéotique l.m.
Gène responsable de la métamérisation du corps de l’embryon.
Les gènes homéotiques contiennent au niveau protéique une séquence commune dite homéobox permettant la liaison à l’ADN. Ce sont des gènes dits HOX, homologues des gène homéotiques de la drosophile, et qui persistent dans l’espèce humaine sous forme de quatre groupes de copies : HOXA, HOXB, HOXC, HOXD.
homoeotic gene (angl.), homeotic gene (amer.)
Étym. gr. génos : origine, descendance ; homoïos : semblable, identique
→ homéobox, homéodomaine, homéogène, acide rétinoïque
[Q1]
gène hybride l.m.
hybrid gene
Gène construit in vitro par fusion de deux gènes homologues et qui comporte une séquence de chacun des deux gènes.
P. ex. : un gène formé à partir du gène de l'interféron humain x1 et du gène de l'interféron humain x2.
gène recouvrant l.m.
overlapping gene
Séquence d'ADN du génome de certains virus exprimant deux protéines distinctes selon deux cadres de lecture différents qui se recouvrent partiellement.
gène silencieux l.m.
pseudogene
Gène, ne s’exprimant plus, dont la séquence est voisine de celle d’un gène fonctionnel auquel il est apparenté.
P.ex. l’abolition de l’activité du promoteur d’un gène paralogue conduit à sa pseudogénisation.
Syn. pseudogène
[Q1]
Édit. 2018
géranylgéranyltransférase n.f.
geranylgeranyltransferase
Enzyme qui catalyse la géranylgéranylation d’une protéine à partir de géranyl-géranylpyrophosphate.
On connaît deux enzymes de ce type GGTase-I, qui se lie à une séquence CAAX, et une GGTase-II, qui se lie à un motif de deux cystéines terminales CC, CXC ou CCXX, mais seulement après fixation d’une autre protéine appelée Rab-escort protein (REP-1). La GGTase-II est formée de 2 sousunités alpha (50 kDa) et bêta (38 kDa)
déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) l. m.
glucose-6-phosphate deshydrogenase deficiency
Déficit enzymatique en glucose-6-phosphate déshydrogénase érythrocytaire, le plus répandu dans le monde, responsable d’hémolyse.
Cette maladie était dénommée « favisme » car l'ingestion de fèves qui contiennent des substances oxydantes, peut provoquer des crises d'hémolyse aigüe. Le philosophe grec Pythagore aurait recommandé de ne pas manger de fèves par crainte de la maladie. En 1956, Carson établit une relation entre le déficit enzymatique et la survenue d'anémie chez les patients prenant de la primaquine, médicament contre le paludisme. Cette même année, Crosby fait la relation entre cette maladie et le favisme.
Sa répartition couvre l’Afrique, l’Inde, le bassin méditerranéen, le Moyen-Orient et le sud-est asiatique. Les migrations de populations font qu'aujourd'hui, il ne s'agit plus d'un déficit rare, il toucherait entre 100 et 400 millions d’individus et on estime qu'un minimum de 100 000 à 200 000 patients vivent en France. Dans certaines régions d’Afrique centrale, la fréquence des porteurs sains dépasse 15% de la population.
Le gène responsable (G6PD), séquencé en 1986, a permis de découvrir plus d'une centaine de mutations.La maladie est transmise génétiquement sur le mode récessif, lié au bras long du chromosome sexuel X où se situe le gène G6PD produisant l'enzyme. Elle est essentiellement exprimée chez les sujets de sexe masculin (XY) dits hémizygotes, car ils possèdent un seul allèle du gène (sur l’X). La maladie, chez les filles homozygotes, a la même traduction que chez les garçons.
Le déficit en G6PD bloque la première réaction d'oxydation de la voie des pentoses phosphates. Ainsi, la sous-production de NADPH qui en résulte, réduit fortement les capacités cellulaires à lutter contre le stress oxydant. Les hématies utilisent la voie des pentoses phosphates pour créer du NADPH nécessaire à la formation du glutathion, l'autre voie classique, utilisant les mitochondries qui n'existent pas dans les globules rouges. Ce dernier est impliqué dans la diminution du stress oxydatif des hématies dont la membrane cellulaire ainsi fragilisée, est détruite ce qui provoque une anémie aigue par hémolyse avec un taux de réticulocytes élevé (anémie régénérative), une augmentation de la bilirubine non conjuguée pouvant aller jusqu'à l'apparition d’un ictère. L'hémoglobine est transformée en méthémoglobine et des corps de Heinz apparaissent dans les hématies et permettent le diagnostic.
Avoir un déficit en G6PD ne signifie pas forcément être malade. En effet, sans accident particulier, la personne est bien portante, ne se plaint de rien et l' espérance de vie est normale. Elle devra, durant toute sa vie, connaître et respecter certaines consignes pour éviter les complications auxquelles le prédispose ce déficit. Sa gravité et les circonstances déclenchantes varient d'un individu à l'autre, en raison des nombreuses mutations possibles du gène responsable avec des conséquences variables sur l'activité de la G6PD.
Les mesures principales à recommander sont préventives en évitant de ne jamais ingérer de fèves et ne jamais être traité avec certains médicaments (comme les anti-paludiques par exemple) et autres substances oxydantes. La crise peut être causée également par des infections (en particulier, hépatites virales).A contrario, il est établi que le déficit en G6PD protège du paludisme en favorisant la phagocytose précoce des hématies parasitées.
W. H. Crosby, hématologiste américain (1956) ; A. S. Alving et P. E. Carson, médecins américains (1956) ; Groupe de Travail de l’OMS (1990) ; E. Beutler, hématologiste et biochimiste américain (1991)
→ favisme , glucose-6-phosphate déshydrogénase, primaquine, NADPH, glutathion
[F1,Q1,Q2]
Édit. 2018
glycoprotéines plaquettaires (GP) Ib, V, IX l.f.
glycoprotein Ib, V, IX
Une des principales glycoprotéines de la membrane plaquettaire, formée de deux chaînes, la GPIb d'un poids moléculaire réduit (Mr) de 140 kDA, et la GPIbß (Mr 25 kDa) liées par un pont disulfure.
La GPIb forme un complexe par liaison non covalente à la GPIX (Mr 22 k Da) et à la GPV (Mr 82 k Da) dans un rapport de stœchiométrie : 2/2/1. Ces quatre glycoprotéines font partie de la famille des glycoprotéines riches en leucine. La GPIb porte les sites récepteurs pour la thrombine et le facteur von Willebrand, bien identifiés. La fonction de la GPIX et de la GPV reste non connue, mais une expression normale du complexe semble nécessaire à la fonction normale de la GPIb. Les gènes codant ces protéines présentent une grande homologie de séquence, mais sont situés sur des chromosomes différents : chromosome 17 (pour la GPIb alpha, chromosome 22 (pour la GPIb bêta), ou sur le même chromosome, mais à une grande distance (chromosome 3 pour les glycoprotéines IX et V). Des anomalies moléculaires aboutissant à la synthèse de molécules tronquées (GPIb alpha, GPIb bêta ou GPIX) et au défaut d'expression du complexe à la membrane plaquettaire ont été rapportées et expliquent les formes typiques de la maladie de Bernard-Soulier. Des anomalies moléculaires portant sur la synthèse des régions riches en leucine et entraînant un changement de conformation des glycoprotéines Ib et IX ont été également décrites et peuvent expliquer les formes variantes de la maladie de Bernard-Soulier.
Jean Bernard, membre de l'Académiue de médecine et J. P. Soulier, hématologistes français (1948)
Sigle : GPIb
→ Bernard-Soulier (syndrome de)
gradient de codage en fréquence symétrique en IRM l.m.
symetric frequency encoding gradient
En écho de spin (IRM), gradient de codage en fréquence bipolaire particulier, dont les lobes, tous deux positifs, sont disposés symétriquement par rapport à l'impulsion de 180°.
Le premier lobe est appliqué en début de séquence, après l'impulsion de 90° mais avant celle de 180° ; le deuxième, d’une durée double de celle du premier, après l'impulsion de 180°, symétriquement par rapport à celle-ci. Ces deux lobes ont pour but de s'affranchir des différences de phase induites par l'impulsion de 180°. Ce gradient particulier est utilisé en imagerie de flux, lorsqu'un vaisseau a un long trajet dans le plan de coupe (rephasage des spins sur les échos pairs).
[B2,B3]
Édit. 2018
HASTE (séquence IRM) sigle angl. pour Half Fourier Acquisition Single shot Turbo spin Echo
Séquence IRM très utilisée en myélo-IRM, cholangio-IRM, uro-IRM.
→ écho de spin rapide (séquence IRM en)
[B2,B3]
Édit. 2018
hémolyse immuno-allergique médicamenteuse l.f.
Hémolyse survenant à la suite d’une réaction immuno-allergique vis-à-vis d’un médicament.
L’anticorps n’est pas dirigé contre le globule rouge mais contre le médicament ou un de ses métabolites. Le mécanisme de l’hémolyse est de deux ordres : - fixation du médicament sur la membrane du globule rouge - formation dans le plasma de complexe médicament-antimédicament avec adhésion secondaire au globule rouge. La séquence anamnestique classique est prise du médicament - arrêt - reprise de la thérapeutique avec hémolyse aigüe intravasculaire parfois fatale. De très nombreux médicaments ont été incriminés parmi lesquels les pénicillines, la céfalotine, la rifampicine, la phénacétine, la quinine lors de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. Le test de Coombs est positif de type complément mais l’auto-anticorps élué n’a pas de spécificité anti-globule rouge.
[F1,F3]
histohybridation in situ l.f.
in situ hybridization.
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Elle peut être appliquée sur des cellules en suspension recueillies à partir de liquide biologique (sang périphérique, liquide cérébro-spinal, produit de lavage bronchoalvéolaire), de cellules cultivées in vitro, et sur coupes histologiques de tissu. Une séquence nucléique complémentaire de l’ARNm recherché est utilisée comme “sonde” ; cette sonde nucléotidique, destinée à reconnaître un fragment d’acide nucléique, est couplée à un système de détection, pour la mise en évidence de l’hybridation, système de détection qui utilise soit des radio-isotopes (sonde chaude), soit des traceurs, fluorochromes ou enzymes (sonde froide). Dans ce dernier, cas, la visualisation en microscopie photonique de l’acide nucléique recherché auquel est fixée la sonde froide, utilise des méthodes identiques à celles de l’immunohistochimie.
Syn. hybridation moléculaire
[Q1]
homéoprotéine n.f.
homeoprotein
Protéine qui commande la forme des organes au cours du développement embryonnaire, et dont la synthèse dépend d'un homéogène.
Les homéoprotéines constituent une superfamille de protéines caractérisées par la présence dans leur structure d'une séquence particulière d'environ 60 aminoacides appelée homéodomaine.