chimiorésistance n.f.
chemoresistance
Résistance acquise par une cellule à l'égard de substances chimiques avec lesquelles elle se trouve en contact.
C'est p. ex. le cas de bactéries qui acquièrent une résistance à un antibiotique.
[G3 ]
chloroquinorésistance n.f.
chloroquine resistance
Résistance à la chloroquine de Plasmodium falciparum (et depuis quelques années de Plasmodium vivax en Asie) à la suite de mutations spontanées.
Ce phénomène est lié à une diminution de la captation du médicament et, surtout, à l’efflux de la molécule à l’extérieur de la vacuole parasitaire digestive.
Il est provoqué par la localisation, dans la membrane de la vacuole digestive, d’une glycoprotéine, Pgh1, qui fonctionne comme une pompe extractive. Le déterminisme génétique a d’abord été rapporté à l’amplification d’un gène nommé, par analogie avec les chimiorésistances aux anticancéreux, PfMDR1) En fait, semblent également –ou surtout- impliqués le gène PfCG2, situé sur le chromosome 7 de Plasmodium falciparum et le gène PfTCR, récemment identifié et situé à proximité du précédent. La chloroquinorésistance est réversible par diverses substances, dont le vérapamil et la désipramine, qui sont des modulateurs de la chimiorésistances dans des cellules cancéreuses multirésistantes (multiple drugs resistant ou MDR). Ces médicaments, les anti-PfMDR, ont été un moment considérés comme une solution thérapeutique face aux souches plasmodiales résistantes, puis ils ont été abandonnés en raison de leur faible activité et de leurs effets indésirables. Quels que soient leurs mécanismes, les chloroquinorésistances ont présenté une importance sanitaire mondiale en rendant inopérant le médicament jusque-là le plus utilisé. Les niveaux de chloroquinorésistances sont déterminés par des tests in vivo (S, sensibles, ou résistantes RI, RII et RIII, selon la classification OMS) ou par des tests in vitro. Ils permettent de définir des zones de chloroquinorésistance (I à IV), particulièrement importantes pour le choix d’une chimioprophylaxie antipaludique chez les voyageurs.
[G3]
chômage et psychiatrie l.
unemployment and psychiatry
Facteur pathogène à l'origine de crainte plus ou moins latente chez de nombreux travailleurs du secteur privé et d'insécurité avec souvent dévalorisation de soi chez les chômeurs, notamment par perte de statut et d'identité sociale, associée à la précarité, voire au dénuement.
Chez ces derniers, sont fréquemment rencontrées des personnes ayant perdu l'impression de maitrise de l'environnement, démoralisées, tendues, amères, voire révoltées d'être assistées. La labilité de ces réactions est rythmée par les hauts et les bas de l'espoir. Le retentissement familial est fréquent.
Encore que découragement, voire désespoir soient loin d'être toujours pathologiques, les RMIstes souffrent de troubles dépressifs sévères davantage que la population générale. Apparaissent de même, principalement, des décompensations névrotiques, des troubles somatoformes et l'usage de substances licites ou illicites. Par contre, le taux des psychoses serait identique.
Il semble que l'accès de cette population aux soins psychiatriques ne soit pas satisfaisant. Une susceptibilité psychique peut intervenir, mais inconstamment. A contrario, la réussite n'est pas le corollaire obligé d'une bonne santé mentale.
Le volet social de la psychiatrie prend ici toute sa portée.
[E2,H3]
chromonychie n.f.
chromonychia
Coloration anormale de l'ongle et/ou des tissus sous-jacents.
Cette coloration est aussi fonction de l'état des vaisseaux dermiques ou de leur contenu (anémie). De causes très variées, les chromonychies peuvent être classées en fonction de leur origine : par agents externes (cosmétiques, substances chimiques), par médicaments systémiques (p. ex. antipaludéens de synthèse), par infections bactériennes et mycosiques, par maladies de système (insuffisances rénale et hépatocellulaire, etc.), par maladies dermatologiques (maladie de Darier, lichen plan), par agents physiques (traumatismes, etc.). La leuconychie, d'aspect blanchâtre, est la forme la plus fréquemment rencontrée des chromonychies.
Étym. gr. chrôma : couleur ; onyx : ongle
Syn. dyschromie unguéale
[J1]
cil n.m.
1) cilium
Formation pilaire garnissant le bord libre des paupières.
2) vibratil process
Structure mobile située à la surface de certains épithéliums, respiratoire et tubaire p. ex., par évagination de la membrane plasmique en doigt de gant du pôle apical des cellules.
Les cils, alignés de façon plus ou moins parallèle, sont pourvus de mouvements rythmés et synchrones permettant la propulsion, à la surface de l’épithélium, d'un film muqueux ou liquide contenant des substances organiques : mucus bronchique, ou inorganiques : poussières. A la base de chaque cil, la microscopie électronique permet de reconnaître un corpuscule basal.
Étym. lat. cilium : cil, paupière
→ syndrome du cil immobile, syndrome des cils longs
[J1,A2]
clairance osmolaire l.f.
osmolar clearance
Pouvoir d'épuration rénale des substances osmotiquement actives obtenues en divisant l'excrétion urinaire osmolaire par minute (U osm x V) par la concentration osmolaire du plasma P.
[C2,M1]
coaltar n.m.
coaltar
Produit noir semi-fluide, d'odeur désagréable, provenant de la distillation de la houille et dont la composition, complexe, varie selon le mode de préparation et l'origine géographique de la houille, comportant des substances acides, alcalines et neutres, ainsi que des carbures d'hydrogène.
De mécanisme d'action mal connu, le coaltar est utilisé uniquement en usage externe, rarement pur, brut, lavé, sous le nom de goudroline, et plus souvent incorporé dans différentes spécialités pharmaceutiques, comme « réducteur » pour le traitement du psoriasis, de l'eczéma, des lichénifications ou autres lésions à composante hyperkératosique et plus ou moins inflammatoires. Comédogène, parfois irritant, phototoxique et carcinogène en expérimentation animale, il est contre-indiqué dans les lésions des plis.
W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)
Étym. angl : coal : charbon ; tar : goudron
Syn. goudron de houille
[G3,G5]
colorant n.m.
Produit, naturel ou synthétique, capable de teindre une substance ou un ensemble de substances, vivantes ou fixées, d’une manière plus ou moins durable.
Il doit, pour ce faire, posséder des groupements atomiques particuliers qui confèrent la couleur, ou groupements chromophores, et des groupements qui permettent une fixation permanente sur la substance à teindre. Certains colorants sont dits acides : il s’agit en fait d’un sel dans lequel l’anion est coloré ; d’autres sont dits basiques : il s’agit d’un sel de base colorée. De là découlent les notions histologiques d’acidophilie et de basophilie.
[G3]
combustible n.m.
combustible
Corps capable de brûler.
Les substances combustibles sont une source d'accidents graves en milieu hospitalier car de nombreux appareils, la literie et de nombreux ustensiles (particulièrement ceux en matières plastiques) sont combustibles. Leur combustion dégage des gaz et des vapeurs toxiques. Le nettoyage à l'éther (actuellement interdit) ou à l'alcool fait courir des risques mal mesurés par les utilisateurs.
→ comburant, combustion, explosion, fumée toxique, incendie
[C1]
comorbidité en psychiatrie l.f.
comorbidity in psychiatry
Association de deux ou même plusieurs maladies ou troubles différents et indépendants, tels qu'ils sont individualisés par les classifications en cours. Ainsi, une affection comorbide a existé ou peut survenir durant l'évolution clinique d'un patient qui a une maladie étudiée (A.R. Feinstein, 1970).
Cette notion née de l'épidémiologie a souvent des implications pronostiques péjoratives. L'étude du lien entre affections comorbides peut améliorer certaines de nos connaissances étiopathogéniques.
Il convient de toujours préciser : la période de temps prise en considération (dans le moment présent, sur un mois, six mois, la vie entière) ; la population étudiée (générale, clinique, échantillon particulier).
Le type de cette association est divers : biais de sélection (au sein de populations particulières), relation de causalité (entre un trouble et l'autre), facteurs étiologiques communs, manifestations distinctes d'un même trouble, stades différents d'une même maladie (fausse comorbidité dans les deux derniers cas).
Les études de comorbidité ont porté principalement sur les pathologies affectives (anxieuses et dépressives), les troubles des conduites (surtout liés à l'utilisation de substances toxiques, dont l'alcool), les troubles de la personnalité, et sur les affections évolutives associées à ces derniers (personnalité évitante et symptômes phobiques, p. ex.). L'histoire naturelle de ces manifestations peut en être éclaircie et certains facteurs de vulnérabilité s'en trouver précisés.
A. R. Feinstein, médecin interniste américain (1970)
[H3]
complément alimentaire l. m.
food supplement
Produit destiné à être ingéré en complément de l’alimentation courante afin de pallier l’insuffisance réelle ou supposée des apports journaliers (décret du 15 avril 1996).
Selon la directive européenne de 2002 (article 2) et le décret du 20 mars 2006, les compléments alimentaires constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique ; ils sont seuls ou combinés et commercialisés sous forme de doses destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité. Présentés sous des formes de gélules, comprimés, tablettes… ces produits se rapprochent insidieusement des médicaments.
Ils doivent répondre aux conditions administratives relatives aux denrées alimentaires en ce qui concerne la sécurité, la loyauté des informations aux consommateurs, etc.
[R2]
complexe n.m.
complex
1) En chimie, association moléculaire entre deux corps chimiques dans laquelle les propriétés de l'une des deux substances sont occultées tant que persiste la liaison avec l'autre appelée complexant.
Par ex., l'acide éthylène-diamine-tétra-acétique est un complexant des ions divalents : Ca2+, Mg2+.
2) En biochimie, association de plusieurs macromolécules unies stœchiométriquement pour une fonction déterminée.
Par ex., les complexes I, II, III, IV, V de la chaine respiratoire de la membrane interne des mitochondries.
3) En psychiatrie, selon la théorie psychanalytique le complexe est un ensemble structuré de représentations et d’affects susceptible de déterminer certains comportements normaux ou pathologiques.
[C1, H3]
Édit. 2019
conservateur n.m.
preservative
En pharmacie, Composant obligatoire des préparations aqueuses ou de la phase aqueuse d'une émulsion, destiné à en limiter la contamination bactérienne ou mycosique.
Il s'agit de substances bactéricides, bactériostatiques et/ou antimycosiques telles que dérivés phénoliques, acides, dérivés chlorés ou thiazidiques.
La nature et la quantité des conservateurs autorisés sont fixés règlementairement.
Étym. lat. cum : avec ; servare : conserver
[G3]
contage n.m.
Tout mode de transmission d’une infection
Le mode de contage peut être direct par contact étroit ou proche contact aérien. Il peut être indirect par l’intermédiaire de substances qui contiennent le micro-organisme pathogène (expectoration, salive, selles, suppuration…) ou d’un vecteur.
[D3,E1]
contraception orale l.f.
oral contraception
Ensemble des méthodes contraceptives utilisant l'ingestion de substances à activité hormonale, dans la majorité des cas par la femme.
En langage courant on parle de « pilules »
L'effet le plus souvent demandé à un œstrogène, est d'inhiber, par rétroaction, l'activité ovarienne cyclique et d'empêcher ainsi l'ovulation. Le progestatif associé a pour but essentiel d'éviter les hémorragies incontrôlées. Cet œstrogène, le plus souvent l'éthinyl-œstradiol, peut être administré à doses variables, et on parle ainsi de pilule microdosée, minidosée ou normodosée ; le progestatif associé peut l'être à chaque prise, en association dite monophasique, ou réservé à certaines périodes, en association bi ou triphasiques qui se suivent au cours du cycle. L'effet peut être demandé au seul progestatif dont la prise entraîne l'obstruction cervicale par un bouchon muqueux coagulé et l'atrophie endométriale, en prise permanente commencée peu après le début des règles.
[O3,N1]
cristallographie n.f.
Science qui se consacre à l’étude des substances cristallines à l’échelle atomique.
Les propriétés physicochimiques d’un cristal sont étroitement liées à l’arrangement spatial des atomes dans la matière.
[B1]
cryo-analgésie n.f.
cryo-analgesia
Analgésie par le froid.
Le froid, qui empêche la production des courants d'action, est produit en clinique humaine par l'aspersion locale de substances volatiles comme le chlorure d'éthyle, l'application de neige carbonique ou d'une cryode refroidie par l'évaporation d'oxyde nitreux liquide. Cette technique est peu utilisée.
Étym. gr. kruos : froid
[G1,G5]
curiethérapie n.f.
brachytherapy, curietherapy
Traitement par des sources radioactives, émettrices de rayons gamma, placées au voisinage ou au sein de la masse tumorale, par oppositions au traitement par une source radioactive, distante de l’organisme, désignée par le terme de de radiothérapie externe ou de téléradiothérapie.
Le terme initialement appliqué au traitement par le radium (radiumthérapie) a été étendu à d’autres radioéléments iridium 192, césium 137 et iode 125. L’irradiation est continue lorsque ces sources sont en place, délivre une forte dose à un petit volume et dure de quelques minutes (haut débit) à plusieurs jours en fonction du débit de dose et de la dose à délivre r. La curiethérapie dite à haut débit de dose utilise des sources 10 000 fois plus actives que celles utilisées en curiethérapie classique.
Selon le mode d’application, on parle de plésiothérapie ou de curie endocavitaires, lorsque les sources (le plus souvent fils d’iridium) sont introduites dans une cavité naturelle telles le cavum, le nasopharynx le vagin, ou l’utérus. On parle d’endocuriethérapie ou de curiethérapie interstitielle si les sources (fils d’iridium ou grains d’or) sont implantées dans les tissus (peau, lèvre, langue, sein, prostate, anus).
La curiethétapie est dite métabolique lorsqu’elle consiste à injecter des substances par voie intra-veineuse : iode 131, pour les cancers de la thyroïde et autrefois, phosphore 32 pour la polyglobulie primitive (abandonné car il augmente le risque leucémogène et la fréquence de tumeurs solides associées).
P. Curie (1859-1906) et M. Skłodowska-Curie (1867-1934), physiciens français, prix Nobel de physique en 1903; M. Skłodowska-Curie, prix Nobel de Chimie en 1911
[F2, G5]
Édit. 2020
CVP sigle m. pour Cyclophosphamide, Vindésine, Prednisone
Ensemble de médicaments associés dans le traitement chimiothérapique en particulier des lymphomes malins.
Les initiales correspondent aux substances composant le mélange cyclophosphamide, vindésine, prednisone.
[G5]
CVPP sigle m. pour Cyclophosphamide, Vinblastine, Procarbazine, Prednisone
Ensemble de médicaments associés dans le traitement chimiothérapique en particulier des lymphomes malins non hodgkiniens.
Les initiales correspondent aux substances composant le mélange cyclophosphamide, vinblastine, procarbazine, prednisone.
[G5]
cystite interstitielle l.f.
interstitial cystitis
Maladie probablement auto-immune du collagène, atteignant avant tout la femme d'âge moyen, provoquant la fibrose de la paroi de la vessie avec perte consécutive de la capacité vésicale.
Le symptôme dominant en est la pollakiurie. Il n'y a pas de critères diagnostiques spécifiques, cliniques ou anatomopathologiques (la paroi fibreuse est infiltrée de mastocytes et de lymphocytes). De nombreux traitements sont proposés : distension vésicale hydrostatique, instillation endovésicale de diverses substances, corticothérapie associée aux anticholinergiques, aucun ne donne des résultats satisfaisants, et l'intensité des troubles peut conduire à l'entérocystoplastie de remplacement.
[M3,N3]
cytochrome P450 l.m.
Famille de métallo-enzymes, comportant de très nombreux membres, qui sont responsables du métabolisme oxydatif de molécules très diverses d’origine endogène (hormones stéroïdes, acides gras, vitamines, …) ou exogène (médicaments, polluants, toxiques, agen
Les membres de la famille des cytochromes P450 sont désignés par l’abréviation CYP suivie d’un numéro d’ordre, par exemple CYP 1A2, CYP 2C9, CYP 3A4, etc…, où le premier chiffre représente la famille, la lettre la sous-famille et le dernier chiffre la nature de l’enzyme. Chaque type de CYP possède une fonction différente. Par exemple, CYP1A2 permet le métabolisme de la caféine, de la théophylline, de l’imipramine et du paracétamol. D’une manière générale, les CYP permettent la détoxification et l’élimination des xénobiotiques, évitant l’accumulation dans l’organisme de substances potentiellement toxiques. Ils sont principalement exprimés dans le foie.
Chez l’Homme, le CYP 3A4 est le principal cytochrome P450 hépatique, représentant entre 30 et 50 % du total. Il permet le métabolisme et l’élimination d’environ la moitié des médicaments.
Étym. nom de cytochrome P450 attribué la nature de pigment (P) de ces molécules intracellulaires capables d’absorber fortement la lumière à la longueur d’onde 450 nm.
Abrév. CYP
→ cytochrome P450, xénobiotique
[C1]
Édit. 2017
cytoprotection n.f.
cytoprotection
Prévention des lésions macroscopiques, gastriques ou intestinales, lorsque la muqueuse est mise au contact d'agents nécrosants.
Pour ce qui concerne l'estomac, la cytoprotection ne fait pas intervenir la neutralisation de l'acide chlorhydrique ni l'inhibition de la sécrétion acidopeptique.
La cytoprotection est une propriété des prostaglandines naturelles et de synthèse.
Ces substances empêchent les lésions nécrosantes provoquées par l'acide chlorhydrique 0,1 N, l'alcool absolu, la soude 0,2 N, l'eau bouillante. Le rôle des capillaires est l'élément principal de cette propriété des prostaglandines. Des lésions histologiques sont cependant constatées, elles sont plus superficielles lorsque les prostaglandines sont administrées préventivement, permettant une réparation plus rapide de l'épithélium de surface à partir de la région du collet des glandes où se trouvent les cellules germinatives de la muqueuse gastrique.
[L1,G5]
cytotoxicité n.f.
cytotoxicity
Phénomène caractérisé par la mort d’une cellule appelée cellule-cible sous l’effet d’une agression extérieure.
La cytotoxicité peut être déclenchée par l’action du complément ou de substances formant des pores dans les membranes (saponine, détergents). Il s’agit alors d’une mort par nécrose. La cytotoxicité peut être mise en jeu par l’action de cellules cytotoxiques. Dans le cas des lymphocytes T et des cellules NK, la cytotoxicité nécessite la formation d’un conjugué par accolement des membranes entre la cellule tueuse et la cellule-cible. La mort est déclenchée par agrégation des récepteurs membranaires CD95 (Fas ou Apo-1) ou bien par la formation de pores par polymérisation de la perforine dans la membrane de la cellule-cible, suivie de l’introduction de protéinases, les granzymes, qui activent les caspases. Dans les deux cas, ceci conduit à une mort par apoptose. Enfin la cytotoxicité peut être déclenchée par différentes cellules cytotoxiques (polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, macrophages, cellules K) possédant des récepteurs de Fc et interagissant avec la cellule-cible par l’intermédiaire d’anticorps dirigés contre des épitopes membranaires de celle-ci. Ce dernier mécanisme correspond à la cytotoxicité cellulaire dépendant d’anticorps ou ADCC.
[A2,G4]
déchet n.m.
waste
1) En droit, tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon.
2) En matière de santé, particulièrement dans les établissements de soins, les salles d’interventions chirurgicales, les laboratoires et cabinets de prélèvements, une attention particulière doit être apportée aux déchets contaminants (bactéries, champignons, virus) ou chimiquement dangereux ainsi qu’aux substances radioactives et aux objets contondants.
Des précautions spéciales sont prises par les responsables des établissements en application des règlements du Code de l’environnement (art. L. 541-1 s.), de ceux du Code de la santé publique (art. L. et R. 1335-1 s.) et du Code des collectivités territoriales (art. L. 2224-5 s. ; R 224-23 s).
2) En biologie, résidu d’un métabolisme (ex : déchet de la digestion).
Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber