noyau de la strie terminale l.m.
nucleus striæ terminalis (TA)
bed nucleus of stria terminalis (BST)
Noyau de la strie terminale, extension de la partie rostrale de l’amygdale, ayant la même origine que les noyaux central et médial de l’amygdale.
Alheid et Heimer réunissent tous les éléments de même origine qui ont été séparés, dont le noyau de la strie terminale, la partie sublenticulaire de l’amygdale et le groupe nucléaire centromédial. Ils définissent ainsi l’amygdale centromédiale élargie. Le noyau de la strie terminale est divisé en une partie médiale et une partie latérale qui appartiennent respectivement à l’amygdale centromédiale élargie médiale ou latérale.
G. F. Alheid, neurophysiologiste et L. Heimer, neurologiste américains (1988)
noyau dentelé l.m.
nucleus dentatus
Masse de substance grise intracérébelleuse, ainsi appelée du fait de son aspect évocateur, constituant le plus important des noyaux centraux du cervelet, et qui est en relation avec le cortex récent du néocérebellum.
Provenant de la partie latérale de l'hémisphère cérébelleux dont les cellules de Purkinje se projettent sur le noyau dentelé, les efférences de celui-ci sont de deux types :
- descendantes, dont la projection principale se fait sur un circuit dentato-rubro-olivocérébelleux ;
- ascendantes, les unes empruntant le pédoncule cérébelleux supérieur pour croiser la ligne médiane et se terminer sur la paroi ventrolatérale du thalamus, relais des projections cérébelleuses vers le cortex cérébral moteur et prémoteur controlatéral, et les autres, plus diffuses, se faisant par l'intermédiaire des noyaux médians du thalamus sur le cortex contro- et ipsilatéral.
Ainsi, une lésion des efférences du noyau dentelé vers le thalamus, en aval de la décussation de Wernekink, provoque un syndrome cérébelleux cinétique controlatéral. Le syndrome cérébelleux est également croisé si la lésion siège plus en aval, sur la voie efférente, dentatothalamocorticale, au niveau du relais thalamique (noyau ventrolatéral) ou des projections thalamocorticales.
noyau dorsal moteur du pneumogastrique l.m.
dorsal motor nucleus of pneumogastric nerve
Colonne de cellules étendues un peu en dehors du noyau du nerf grand hypoglosse (XIe paire crânienne), sous le plancher du IVe ventricule, qui ne contient qu'un petit nombre de fibres non myélinisées et se trouve à l'origine de fibres efférentes viscérales.
Chez l'animal, avec son symétrique, il représente le centre vagal sécrétomoteur médullaire, dont la destruction provoque une considérable réduction de la sécrétion gastrique d'origine insulinique.
Syn. noyau cardio-pneumo-entérique.
noyau du faisceau solitaire l.m.
tractus solitarius nucleus
Noyau bulbaire participant, avec les noyaux ambigu et dorsal moteur, à la formation du nerf pneumogastrique (Xe paire crânienne).
Occupant une position dorsale dans le tronc cérébral, en dehors du noyau dorsal moteur et près du noyau vestibulaire inférieur (VIIIe paire), il reçoit principalement des afférences d'origine viscérale : gout, nerf intermédiaire de Wrisberg (VIIbis) et glossopharyngien (IXe paire).
Syn. noyau gustatile
noyau du tractus olfactif accessoire de Paxinos G l.m.
G. Paxinos, neuroscientifique australien (2008)
→ aire transitionnelle amygdalo-piriforme
noyau du tractus olfactif latéral l.m.
nucleus tractus olfactorii lateralis (TA)
nucleus of the lateral olfactif tract
Noyau du tractus olfactif latéral qui appartient à la région amygdaloïde superficielle de type cortical.
Il est peu développé chez les primates. Il est localisé au niveau de l’incisure amygdaloïde. Il est très discuté.
noyau E1/E2 de Völsch l.m.
M. Völsch, neurologiste allemand (1910)
noyau endopiriforme de l'amygdale l.m.
endopiriform nucleus
Noyau qui appartient au groupe nucléaire basolatéral de de Olmos.
Il est considéré comme une zone de transition entre le claustrum et le noyau amygdaloïde latéral. C’est une structure sous-corticale sous-jacente aux aires olfactives corticales.
Le noyau endopiriforme est situé à la base d’une partie de la région amygdaloïde superficielle de type cortical (aire transitionnelle amygdalo-piriforme, noyau amygdaloïde cortical antérieur, noyau du tractus olfactif latéral). Il est considéré comme une extension du claustrum. Il est d’abord situé en avant du corps amygdaloïde et séparé par des tractus de fibres des autres noyaux profonds de type cortical du groupe nucléaire basolatéral, situé dorso-latéralement et dorsalement dans le tiers rostral de l’amygdale.
Syn. aire transitionnelle amygdalo-claustrale, preamygdalar claustrum
→ aire antérieure de l'amygdale, aire amygdalo-claustrale
noyau fibreux central du périnée l.m.
noyau géniculé l.m.
geniculate body
corpus geniculatum
noyau interstitiel de l'amygdale l.m.
nucleus interstitialis amygdalæ (TA)
interstitial amygdaloid nucleus
Groupes cellulaires de la partie sublenticulaire de l’amygdale situés dans la substance innominée, en rapport avec le bras postérieur de la commissure antérieure.
Seule sa partie médiale ferait partie de l’amygdale sublenticulaire.
Syn. noyau interstitiel du bras postérieur de la commissure antérieure
noyau interstitiel du bras postérieur de la commissure antérieure l.m.
→ noyau interstitiel de l'amygdale
noyau latéral
noyau latéral de l'amygdale l.m.
nucleus lateralis amygdalæ (TA)
lateral amygdaloid nucleus
Noyau qui appartient au groupe nucléaire basolatéral de type cortical.
C’est le plus gros des noyaux, occupant les trois-quarts rostraux et le tiers latéral du corps amygdaloïde. Il existe une asymétrie, le noyau droit étant plus large que le gauche. Il est divisé en trois parties : dorso-médiale, latérale et ventro-médiale. Près du claustrum, Brockhaus (1) a décrit la pars limitans du noyau latéral ; il distingue cinq divisions : magno-, medio-, parvo-, gracili-cellulaire et limitans. De Olmos (2) le divise en huit sous-noyaux : dorsal, dorsal antérieur, dorso-médial, dorso-latéral, intermédiaire, limitans et ventral (ce dernier étant subdivisé en ventro-médial et ventro-latéral). Koikegami (3) le divise en cinq sous-noyaux : pars mediooralis, pars medialis, pars intermedius, pars ventralis, et pars dorsolateralis ; ce dernier correspond à la pars limitans du noyau latéral. Sims et Williams (4) le divisent en quatre sous-noyaux : médial, dorsal, latéral, external. Pitkånen et Kemppainen (5) l’ont décrit en trois subdivisions (la DM) dorsomedial part, (la L) lateral part, (la VM) ventromedial part.
H. H. Brockhaus, anatomiste allemand (1938) ; J. S. de Olmos, neuroanatomiste argentin (2004) ; H. Koikegami, anatomiste japonais (1963) ; Katherine S. Sims, anatomiste américaine (1990) ; A. Pitkånen, anatomiste filandais (2002)
Syn. noyau latéral ; nucleus M de Völsch; noyau ventral de Hilpert ; amygdaleum profundum laterale de Brockhaus
noyau lenticulaire l.m.
nucleus lentiformis
lentiform nucleus
Formation de substance grise, triangulaire à sommet interne, faisant partie des noyaux gris centraux, située en dehors de la capsule interne, pont de substance blanche en forme d'angle obtus ouvert en dehors.
Elle se compose de deux parties d'origine embryologique différente, séparées par la lame médullaire externe :
- le globus pallidus ou pallidum en dedans, qui entre dans le paléostriatum et dont les principales connexions s'articulent avec le putamen et le thalamus ;
- le putamen, en dehors, qui constitue, avec le noyau caudé, le néostriatum. On leur adjoint le noyau accumbens et le tubercule olfactif (striatum ventral). Leurs connexions se font avec le cortex, le globus pallidus et la région sous-thalamique, notamment le locus niger.
noyau M
noyau médial de l'amygdale l.m.
nucleus medialis amygdalæ (TA)
medial amygdaloid nucleus
Noyau médial de l’amygdale qui appartient à une partie médiale de l’amygdale centro-médiale élargie comprenant les parties médiales du noyau de la strie terminale et de la partie sublenticulaire de l’amygdale.
Il est mal connu chez les primates.
Syn. noyau D/D’ de Völsch (1910) ; supraamygdaleum superficiale de Brockhaus; amygdale cortico-médiale
noyau paralaminaire l.m.
→ noyau paralaminaire de l'amygdale
noyau paralaminaire de l'amygdale l.m.
paralaminar amygdaloid nucleus
Noyau qui appartient au groupe nucléaire basolatéral de type cortical.
Il existe de nombreuses variations dans la description de ce noyau.
Syn. noyau paralaminaire, nucleus granularis de Hilpert ; amygdaleum profundum ventrale ; partie paralaminaire du noyau basolatéral de Mai ; zone de transition
noyau pulpeux l.m.
nucleus pulposus intervertebralis (TA)
pulpy nucleus
Partie centrale du disque intervertébral, le nucleus pulposus est décalé un peu vers l’arrière, formé de substance molle souple mais incompressible il sert de pivot, de rotule, dans les mouvements entre les corps vertébraux.
Il est entouré par l'anneau fibreux (anulus fibrosus). Le contenu est riche en eau (80% à la naissance), avec réduction progressive au cours du vieillissement.
La détérioration du noyau peut s'ajouter à la fissuration de l'anneau fibreux, créant ainsi un affaissement du disque et une diminution de la hauteur de l'espace intervertébral. L'engagement d'un fragment de noyau dans une fissure radiale de l'anneau peut constituer, en fonction de son volume, une protrusion discale ou une hernie discale. C’est un vestige de la notochorde embryonnaire.
→ disque intervertébral, anulus
noyau reuniens l.m.
noyau quinoléine l.m.
quinoline
noyau rouge l.m.
red nucleus, Stilling's nucleus
Masse ovoïde de substance grise située dans la calotte pédonculaire, au-dessus et en arrière du locus niger, qui fait partie des noyaux gris sous-thalamiques.
Deux parties le constituent : le paléorubrum, phylogénétiquement le plus ancien et le plus réduit, avec une voie efférente unique, le faisceau rubrospinal, contesté chez l'homme ; le néorubrum, le plus récent et le plus important, qui est en étroite connexion avec l'olive bulbaire homolatérale et le noyau dentelé controlatéral par l'intermédiaire d'une boucle multineuronale triangulaire.
noyau rouge (syndrome alterne du) l.m.
red nucleus inferior syndrome
→ syndrome inférieur du noyau rouge, Benedikt (syndrome de)
[H1]
syndrome inférieur du noyau rouge l.m.
inferior syndrome of the red nucleus
Syndrome de la calotte des pédoncules cérébraux associant, du côté de la lésion, une paralysie du nerf oculo-moteur et, du côté controlatéral,
- soit des mouvements choréo-athétosiques et une hypertonie qui caractérisent le syndrome de Benedikt,
- soit un hémisyndrome cérébelleux dans le syndrome de Claude, avec partfois un syndrome pyramidal homolatéral.
Ces syndromes sont d’origine essentiellement vasculaire.
M. Benedikt, neurologue autrichien (1889) ; C. J. H. Claude, neuropsychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1912)
Syn. syndrome alterne du noyau rouge
→ Benedikt (syndrome de), Claude (syndrome de), chorée, athétose, syndrome pyramidal
[H1]
Édit. 2019