Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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salle de travail l.f.

labour room

Local isolé où la parturiente effectue le travail d'accouchement comprenant les périodes de dilatation et d'expulsion.
Un service obstétrical doit disposer de deux salles de travail-accouchement pour vingt à vingt cinq lits d'obstétrique et d'une salle supplémentaire par fraction de 10 lits d'obstétrique en sus. La superficie minimale, de 16 m2 pour une salle de travail-accouchement, doit être portée à un optimum de 25 à 30 m2 pour permettre d'y inclure le poste de lavage des mains du personnel médical et les équipements de réanimation du nouveau-né si celle-ci n'est pas pratiquée dans un local contigu.

travail n.m.

work, labour

1) Au sens général, activité pénible, ouvrage, labeur, force.
2) En langage scientifique, énergie mécanique.
L'unité de mesure de travail est le joule, J, énergie produite par une force d'un newton déplaçant son point d'application d'un mètre dans sa direction. Autrement dit il faut un travail de 10 joules (plus précisément 9,81 J) pour élever d'un mètre un poids d'un kilogramme à la surface de la Terre.
La puissance, travail rapporté au temps, s'exprime en watts : 1 watt = 1 joule/seconde, mais en physiologie on préfère le joule par minute.
3) En obstétrique : processus d’accouchement.

Étym. lat. tripalium : trident qui servait aux gardiens d'esclaves à les forcer à accomplir le «travail» imposé

 travail obstétrical

travail des handicapés l.m.

Ensemble de mesures administratives visant à la meilleure intégration possible des handicapés dans la société, par exemple en fixant un quota d’emploi dans les entreprises, en interdisant tout acte de discrimination envers un handicapé, etc.
1) Un conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés suggère à l’administration toutes mesures utiles.
2) Diverses institutions sont à la disposition des handicapés : les externats médico-professionnels assurent une formation professionnelle jusqu’à l’âge de dix-huit–vingt ans, les centres de rééducation professionnelle assurent celle des personnes adultes devenues handicapées, puis la commission départementale des personnes handicapées (MDPH) évalue leur handicap et les oriente.

allocation aux adultes handicapés

travail dirigé l.m.

Syn. accouchement dirigé

accouchement dirigé

travail du cœur l.m.

heart' work

Puissance dépensée par un ventricule cardiaque pour assurer la circulation du sang.
Pour assurer un débit fluide, il faut disposer d'une puissance égale au produit du débit par la pression motrice. Appliquée au cœur cette formule devient :
travail du cœur/min = débit cardiaque x pression artérielle moyenne x 0,1332
(L’expression «travail du cœur» est impropre mais consacrée par l'usage).
Le coefficient 0,1332 permet de passer des unités de mesure employées (mm de Hg et L/min) aux joules/minute. Cette formule, dimensionnellement correcte, n'est qu'approchée étant donné le régime d'écoulement variable du sang dans les artères et le peu de précision des mesures.
Quoiqu'il en soit le travail du ventricule gauche est de l'ordre 75 J/min et celuit du ventricule droit de 10 J/min chez l'adulte normal.

J-L. Poiseuille physicien et médecin français, membre de l’Académie de médecine (1844)

Poiseuille (loi de), pression, travail

travail et psychiatrie l.

working life and psychiatry

Lien de causalité difficile à établir, bien que fortement débattu depuis quelques décennies.
Décrite dans les années 60, la névrose des téléphonistes et des mécanographes" n'a pas été réellement prouvée, au profit d'anomalies prévalentes de la personnalité.
Cependant, certaines formes d'organisation du travail, de relations hiérarchiques, la précarisation de l'emploi, etc., peuvent s'avérer pathogènes. Des professions comme celles comportant de fortes contraintes relationnelles et émotionnelles (personnel soignant, éducatif, social, avocats, etc.) risquent davantage un épuisement professionnel ou "burn-out". Des évènements tels qu'une attaque dans une banque ou un accident peuvent constituer de véritables traumatismes psychiques. Les femmes semblent imputer au travail une plus grande souffrance mentale que les hommes.
C'est au médecin du travail que reviennent la difficile appréciation des liens entre santé mentale et travail, ainsi que les contacts avec les responsables de l'entreprise.

travail obstétrical l.m.

Ensemble des phénomènes physiologiques et mécaniques de l'accouchement, processus douloureux de l'accouchement.
Il se déroule en deux phases : une première phase caractérisée par la survenue régulière de contractions utérines avec effacement et dilatation du col et progression du fœtus ; une deuxième phase marquée par la descente de la présentation dans le petit bassin osseux, les efforts expulsifs et l'accouchement. Un faux travail signifie l'existence de contractions utérines douloureuses et inefficaces, sans modification notable du col utérin. Le travail est dit dirigé quand son déroulement est soumis à l'influence de médicaments ocytociques et de l'analgésie péridurale

 accouchement dirigé

travail par équipe l.m.

shift work

travail posté

travail posté l.m.

shift work

Dans une entreprise, organisation du travail qui est assuré par plusieurs équipes assurant dans l’atelier une activité continue pendant vingt-quatre heures et parfois pendant la semaine.
Les horaires varient selon l’effectif des équipes et le type d’activité. Le caractère principal du travail posté est, pour une personne, le manque de régularité des horaires en raison de la rotation des équipes. C’est le travail de nuit qui entraine le plus de perturbations : troubles du sommeil car le sommeil de jour contredit le fonctionnement physiologique des organes, troubles nerveux et caractériels, troubles dans la vie du couple et de la famille, etc.

travail ventilatoire l.m.

breathing work

Énergie nécessaire aux mouvements respiratoires.

travail ventriculaire l.m.

ventricular work

Travail fourni par un des ventricules du cœur.
Il s’exprime par le produit de la pression moyenne (en mmHg) de l’aorte (normale VG) ou de l’artère pulmonaire (pour le VD) par le débit cardiaque (en litre/minute) et par la constante 0,1332.
Exprimé en joules par minute le travail du ventricule gauche est normalement de 75 et celui du ventricule droit de 10.

travail du cœur

mémoire de travail

working memory

Système de mémoire responsable du traitement et du maintien temporaire des informations nécessaires à la réalisation d’activités aussi diverses que la compréhension de textes, l’apprentissage et le raisonnement.
La mémoire de travail, qui comprend plusieurs composantes, correspond à une formulation moderne de la mémoire à court terme. Elle comprend plusieurs systèmes satellites de stockage, coordonnés et supervisés par une composante attentionnelle, l’administrateur central (angl. central executive) qui gère en outre le passage de l’information vers les systèmes de mémoire à long terme. Les principaux systèmes satellites sont au nombre de trois. La boucle phonologique (angl. phonogicalloop) est responsable du stockage des informations verbales, de leur manipulation et de leur rafraîchissement. Le calepin visuo-spatial (angl. sketch pad) est impliqué dans le stockage des informations spatiales ainsi que dans la formation et la manipulation des images mentales. Enfin, le buffer (littéralement « système tampon ») épisodique est chargé du stockage temporaire d’informations intégrées provenant de diverses sources (multimodales).

A. D. Baddeley, psychologue britannique (1974)

Étym. lat. memoria

alcools en médecine du travail l.m.p.

Solvants de compositions multiples, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers, responsables en cas d’exposition massive ou répétée, voire d’ingestion, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication, en dehors des actes volontaires par alcoolisation orale,  est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies,  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins dix ans et de tests psychométriques confirmés par la répétition de ces tests six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de sept jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

aldéhydes en médecine du travail l.m.p.

Solvants de compositions multiples?  utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers comme l’industrie des parfums, l’industrie chimique, des matières plastiques, les métiers des soins, responsables en cas d’exposition massive ou répétée d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies,  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins dix ans et de tests psychométriques confirmés par la répétition de ces tests six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.

[E2]

Édit. 2018

amines aromatiques (sels et dérivés) en médecine du travail l.m.p.

Les amines aromatiques, leurs sels et leurs dérivés hydroxylés, halogénés, nitrés (explosifs et industrie des parfums), nitrosés et sulfonés, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers (industrie du caoutchouc, des élastomères, des plastomères, des colorants,  industrie pharmaceutique), sont responsables, en cas d’exposition massive ou répétée, de troubles neurologiques à type de somnolence, narcose pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 15 du RG) avec un délai de prise en charge de trois jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

bromopropane en médecine du travail l.m.

Le bromopropane  ou bromure d’isopropyle, agent dégraissant pour métaux, utilisé aussi pour fabriquer des insecticides et des produits pharmaceutiques, des ammoniums quaternaires et des parfums, est responsable de polynévrites des membres, de névrites optiques et du trijumeau. Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 12 du RG et 21 du RA) avec un délai de prise en charge de 30 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

bromure de méthyle en médecine du travail l.m.

Le bromure de méthyle  ou le bromométhane, utilisé de plus en plus rarement et avec d’extrêmes précautions du fait de sa toxicité, dans de rares applications et dans certains métiers (industrie chimique et pharmaceutique, interdit comme agent de désinsectisation et de dératisation et interdit dans les extincteurs), sont responsables, en cas d’exposition importante, de crises d’épilepsie, de coma, ou en cas d’expositions répétées de  tremblements,  de myoclonies, d'ataxie , d'aphasie et de dysarthrie, d'amaurose ou d'amblyopie, de diplopie, d'hyperacousie, devertiges et de troubles labyrinthiques, d'accès confusionnels, d'anxiété pantophobique, et de dépression mélancolique  .
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 26 du RG et 23 du RA) avec un délai de prise en charge de sept jours i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

cétones en médecine du travail l.f.p.

Les cétones  utilisées comme solvants dans des peintures, laques, vernis, émaux, matières plastiques, colles,  ainsi que dans l’industrie chimique et pharmaceutique, sont responsables en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés six mois plus tard, après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de sept jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

chlorure de méthyle en médecine du travail l.m.

Le chlorure de méthyle  ou chlorométhane ou Fréon 40, gaz utilisé comme fluide frigorigène, pour la fabrication et la réparation  de réfrigérateurs, est responsable, en cas d’exposition importante, de vertiges, d'amnésie, d'ataxie, d'amblyopie, et en cas d’intoxication plus importante de délires, voire de comas toxiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 27 du RG) avec un délai de prise en charge de sept jours pour les manifestations subaigües et un délai de trois jours pour les accidents aigus graves.

[E2]

Édit. 2018

dichloroacétylène en médecine du travail l.m.

Le dichloroacétylène  ou dichloroéthène, solvant de résines, graisses, parfums, colorants, laques, certains plastiques, dégraissant de métaux, dégraissant à froid de caféine ou de  caoutchouc, est responsable d

[E2]

Édit. 2018

diméthylacétamide en médecine du travail l.m.

Le diméthylacétamide, solvant utilisé dans l’industrie chimique des polymères (fibres polyuréthanes et acryliques) et dans l’industrie pharmaceutique (fabrication des céphalosporines), est responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition. Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement. 

[E2]

Édit. 2018

diméthylformamide en médecine du travail l.f.

La diméthylformamide, est utilisé avec grandes précautions comme solvant à haut point d’ébullition dans l’industrie chimique de fabrication de fibres plastiques notamment acryliques,  dans l’industrie pharmaceutique, dans la production de pesticides, colles, films et revêtements, comme diluant de peintures,  responsable très rarement en cas d’exposition répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétitions six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Le plus souvent les intoxications sont bénignes avec céphalées, vertiges, et asthénie régressant rapidement à l’arrêt de l’exposition. En cas d’exposition accidentelle massive à l’origine de  manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

diméthylsulfone en médecine du travail l.f.

La diméthylsulfone ou méthyl sulfonyl méthane, solvant utilisé dans l’industrie chimique de synthèse organique, est peu toxique et a même été utilisé en recherche thérapeutique , mais il pourrait devenir responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition  six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

disulfure de carbone en médecine du travail l.m.

Le disulfure de carbone, solvant très dangereux qui n’est utilisé dans l’industrie de fabrication de textiles artificiels et de pellicules cellulosiques (viscose et fibres rayonne) et dans l’industrie du caoutchouc qu’en circuit fermé, est responsable de cas historiques de troubles psychiques aigus avec confusion mentale, céphalées intenses, délire onirique, états dépressifs et impulsions morbides. En cas d’exposition répétée, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas historiques de polynévrites et névrites optiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 22 du RG et 8 du RA)  avec un délai de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes et pour les manifestations aiguës le délai de prise en charge est de 30 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

esters en médecine du travail l.m.p.

Les esters, constituants de base de résines (polyesters), utilisés dans de nombreuses industries chimiques, sont  responsables en cas d’exposition importante de somnolence, ébriété, parfois myoclonies et convulsions  puis coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de un an i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

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