anévrysme de l'artère splénique l.m.
splenic artery aneurysm
Les anévrysmes de l’artère splénique (AAS), parmi lesquels on distingue deux types, les vrais et les faux, comptent pour la moitié des anévrysmes des artères viscérales.
Les vrais AAS présentent une paroi artérielle composée d’une intima, d’une média et d’un adventice et les faux anévrysmes ou pseudo-anévrysmes sont dépourvus d’adventice. Les vrais AAS sont les plus fréquents, asymptomatiques et souvent découverts par l’imagerie. L’hypertension portale et la grossesse sont les facteurs de survenue les plus importants, à côté de l’athérome.
La description de l’AAS doit préciser ses dimensions, sa forme (fusiforme ou sacciforme), les dimensions du collet, la présence ou non de calcifications et de thrombose, sa position, le plus fréquemment situé au niveau du 1/3 distal de l’artère. Ils sont habituellement uniques, plus rarement multiples. Les vrais AAS doivent être traités lorsqu’ils sont symptomatiques. Le risque de rupture des vrais AAS asymptomatiques est mal connu. La plupart des AAS de moins de 2 cm de diamètre sont asymptomatiques, ils peuvent être traités préventivement lorsqu’ils mesurent plus de 2 cm de diamètre ou lorsque les dimensions augmentent lors du suivi. L’AAS doit être traité s’il est découvert chez une femme enceinte ou en cas de désir de grossesse, en cas d’hypertension portale, chez les malades en attente de transplantation hépatique. Le traitement est endovasculaire (embolisation par coil ou stent) ou moins souvent actuellement chirurgical. La conservation splénique est souhaitable.
Les faux AAS sont symptomatiques dans 90 % des cas. Ils sont secondaires à un processus infectieux de voisinage, une pancréatite aigüe ou chronique ou un traumatisme. En cas de pancréatite il est difficile de savoir si la symptomatologie vient de l’anévrysme ou de la pancréatite. Ils sont souvent de grande taille, 5 cm de diamètre en moyenne, avec un risque élevé de rupture. La symptomatologie peut être une hémorragie intra ou rétro péritonéale, une fistulisation de l’anévrysme dans un organe de voisinage (estomac, colon, duodénum, canal de Wirsung), une hypertension portale par compression des organes de voisinage. Contrairement aux vrais AAS, le risque de rupture n’est pas lié à leur diamètre et tous doivent être traités.
→ anévrysme, hypertension portale, embolisation vasculaire, pancréatite aigüe, pancréatite chronique
[L1, B2, K4]
Édit. 2018
anévrysme de l’artère splénique l.m.
Les anévrysmes de l’artère splénique qui comptent pour la moitié des anévrysmes des artères viscérales, ont une symptomatologie variable selon qu’ils sont vrais ou faux.
Les vrais anévrysmes présentent une paroi artérielle composée d’une intima, d’une média et d’un adventice alors que les faux anévrysmes ou pseudo-anévrysmes sont dépourvus d’adventice.
Les vrais anévrysmes sont les plus fréquents, souvent asymptomatiques et découverts sur l’imagerie. L’hypertension portale et la grossesse sont les facteurs de survenue les plus importants, à côté de l’athérome. La description de l’anévrysme doit préciser ses dimensions, sa forme (fusiforme ou sacciforme), les dimensions du collet, la présence ou non de calcifications, de thrombose, sa position, le plus fréquemment situé au niveau du 1/3 distal de l’artère. Il est habituellement unique, plus rarement multiple. Les vrais anévrysmes doivent être traités lorsqu’ils sont symptomatiques. La plupart des anévrysmes de moins de 2 cm de diamètre sont asymptomatiques. Le risque de rupture est alors mal connu. Ils peuvent être traités préventivement lorsqu’ils mesurent plus de 2 cm de diamètre ou lorsque les dimensions augmentent lors du suivi. L’anévrysme doit être traité s’il est découvert chez une femme enceinte ou en cas de désir de grossesse, en cas d’hypertension portale, chez les malades en attente de transplantation hépatique. Le traitement est endovasculaire (embolisation par coil ou stent) ou moins souvent actuellement chirurgical. La conservation splénique est souhaitable.
Les faux anévrysmes sont symptomatiques dans 90 % des cas. Ils sont secondaires à un processus infectieux de voisinage, une pancréatite (aigüe ou chronique), un traumatisme. En cas de pancréatite, il est difficile de savoir si la symptomatologie provient de l’anévrysme ou de la pancréatite. Ils sont souvent de grande taille, 5 cm de diamètre en moyenne, avec un risque élevé de rupture. La symptomatologie peut être une rupture avec hémorragie intra ou rétro péritonéale, une fistulisation de l’anévrysme dans un organe de voisinage (estomac, colon, duodénum, canal de Wirsung), une hypertension portale par compression des organes de voisinage. Contrairement aux vrais anévrysmes, le risque de rupture des faux anévrysmes n’est pas lié à leur diamètre et tous doivent être traités.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
→ hypertension portale, athérome, coil, stent, pancréatite aigüe, pancréatite chronique, fistulisation
[K3, L1 ]
Édit. 2018