Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cellule de Paget l.f.

Paget’s cell.
Cellule épithéliale de grande taille, de forme arrondie, constituée d’un noyau volumineux central avec un nucléole proéminent et d’un cytoplasme clair finement granuleux riche en glycogène.
En immunohistochimie  les cellules de Paget expriment les kératines de bas poids moléculaire, sont marquées par les anticorps anti-Ace et contiennent certaines mucines.
Ces cellules se rencontrent dans la maladie de Paget du mamelon : forme particulière de cancer du sein qui se développe au niveau de la partie superficielle de la glande mammaire de la femme ménopausée et qui est liée à un cancer sous-jacent.

J. Paget, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)

cancer du sein, Paget (maladie du mamelon de)

[A2,O5]

cellule sébacée l.f.

sebaceous cell

Cellule constitutive de la glande sébacée, répartie en lobules.
Les cellules de l’assise externe, ou périphérique ou génératrice, de chaque lobule sont basophiles, pauvres en lipides ; plus en dedans, elles deviennent de plus en plus claires du fait de l’accumulation progressive de leur contenu en lipides qui augmente au fur et à mesure de leur différenciation, pour aboutir à un élément à cytoplasme apparemment réduit à une fine résille contenant un petit noyau central foncé, le tout réalisant un aspect dit « en grelot ». Le cytoplasme désintégré prend part à la constitution du sébum par un mécanisme de sécrétion holocrine.

Syn. sébocyte

[A2,J1]

ceruminous adenocarcinoma l.m.

ceruminous adenocarcinoma
Tumeur maligne développée à partir d’une glande cérumineuse du conduit auditif externe.
Elle se traduit par une obstruction du conduit auditif externe associée à des otalgies et rapidement à une paralysie faciale par extension dans le rocher.

Syn. céruminome

[F2]

chalazion n.m.

chalazion

Petit nodule douloureux du bord libre et de la surface conjonctivale de la paupière surtout supérieure, résultant de l'inflammation chronique d'une glande de Meibomius dont elle entraîne la distension.

Étym. gr. khalaza : grêle

Syn. incorrects orgelet interne, acné meibomienne

orgelet, glande de Zeis, glande de Meibomius

[P2]

chalone n.f.

chalon

Substance sécrétée par une glande à sécrétion interne, qui, contrairement aux hormones stimulantes, freine ou inhibe l'activité des tissus cibles.
Le terme est peu usité, car les hormones peuvent avoir les deux effets stimulateur et inhibiteur dans les organes récepteurs.

[C1,O4]

choristome irien l.m.

iridochoristoma

Présence congénitale dans l'iris de lobules de glande lacrymale ectopique.
Petite tumeur nodulaire rosée irienne chez le nourrisson ou l'enfant pouvant s'accompagner de malformation kystique et même de glaucome avec buphtalmie. Le choristome irien avec tissu thyroïdien a également été décrit. Il peut également être localisé dans le corps ciliaire.

Puech (1887)

Syn. choristome de l'uvée

[F5,P2]

colloïde n.m. ou f.

colloid

1) En anatomie (n. f) : partie acellulaire et amorphe de la glande thyroïde, où est concentrée la thyréoglobuline.
2) En biochimie : substance de dimension moléculaire ou particulaire importante, qui diffuse lentement en solution et qui ne traverse pas les membranes semi-perméables de dialyse.
La plupart des macromolécules biologiques sont des colloïdes qu'on peut séparer des cristalloïdes par dialyse ou ultrafiltration.

[A1,C1]

comédon n.m.

comedo, black head .
Follicule pilosébacé fait d’une glande sébacée volumineuse à large canal excréteur et d’un poil assez fin, dont l'orifice d'évacuation a été obturé par un amas de kératinocytes adhérents les uns aux autres.
Le comédon est un signe cardinal de l'acné rétentionnelle : il peut s'agir soit de comédon fermé, ou microkyste, caractérisé par une petite papule couleur de la peau normale, soit de comédon ouvert, le « point noir », lorsque l'orifice dilaté laisse apparaître de la kératine oxydée en surface et du sébum. Les lésions siègent sur la face ou la moitié supérieure du tronc ; leur traitement a été grandement amélioré par les rétinoïdes locaux.

Étym. lat. comedo : mangeur

Syn. point noir

élaïkoniose, élastoïdose nodulaire à kystes et comédons

[J1]

conduit sudorifère l.m.

sweat duct

Portion excrétrice de la glande sudorale située verticalement dans le derme entre, en profondeur, le peloton sudoral sécréteur et, en surface, le pore sudoral.
Ce tube glandulaire, à lumière étroite, est composé d'une double rangée de cellules bordées en dedans par une cuticule PAS +. Il devient hélicoïdal lors de sa traversée de l'épiderme et prend alors le nom d'acrosyringium.

Syn. conduit excrétosudoral, canal sudorifère, canal sudoral

[A1]

Édit. 2015

conduits sublinguaux accessoires l.m.p.

ductus sublinguales minores (TA)

minor sublingual ducts

Chacun des petits conduits excréteurs des glandules sublinguales.
Courts, au  nombre de quinze à trente, ils passent en dehors du conduit sublingual principal, et s’ouvrent le long de l’éminence sublinguale soulevée par la glande sublinguale au niveau du sillon alvéolo-lingual.

A. F. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)

Syn. anc. canaux sublinguaux accessoires, canaux de Walther

[A1]

Édit. 2015

Conway (opération de) l.f.

Conway’s operation

Traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire avec, dans un premier temps, l'ablation de l'aréole et du mamelon, dans un second temps, le modelage de la glande et, dans un troisième temps, la greffe aréolomamelonnaire en un nouveau site.
Elle est abandonnée en raison des risques très importants de nécrose mamelonnaire.

L. Conway, chirurgien pmasticien américain (1958)

[O5]

corps de la mamelle l.m.

corpus mammae (TA)

body of breast

Partie de la mamelle située sous son plan cutané.
Elle est constituée de la glande mammaire enveloppée par les graisses pré et rétromammaires.

Syn. corps mammaire

[A1]

Édit. 2015

corps du pancréas l.m.

corpus pancreatis (TA)

body of pancreas

Partie moyenne et médiane du pancréas comprise entre l’isthme et la queue du pancréas.
Moulé sur les organes voisins il comporte trois faces : une face antéro-inférieure marquée par les empreintes duodéno-jéjunale, de l’intestin grêle et du côlon transverse ; une face antéro-supérieure en rapport avec l’estomac dont la sépare le récessus omental inférieur ; une face postérieure qui répond à droite à l’origine de l’artère mésentérique supérieure, à la veine liénale, à la partie terminale de la veine gastrique gauche et à la veine rénale gauche ; cette face postérieure est parcourue par l’artère liénale et la veine liénale accompagnées des nœuds lymphatiques de la chaîne liénale ; par l’intermédiaire du fascia d’accolement elle répond de droite à gauche aux organes rétropéritonéaux : aorte, pilier gauche du diaphragme, pédicule rénal, glande suprarénale et rein gauches.

[A1]

Édit. 2015

corticostéroïde n.m. et adj.

corticosteroid

Substance naturelle ou de synthèse chimiquement apparentée aux hormones secrétées par la glande corticosurrénale.
Une substance de ce type se rattache soit à la série de l’androstane et possède une activité androgénique, soit à la série du prégnane et agit davantage sur le métabolisme des éléments minéraux (minéralocorticoïde) ou sur celui des glucides (glucocorticoïde).
Le traitement par les médicaments de la famille chimique des glucocorticoïdes est utilisé en raison de leur action antiinflammatoire et immunodépressive dans de nombreuses affections (rhumatismes de types divers, asthme, etc.) ; cette thérapeutique peut entraîner des effets secondaires dangereux.

Syn. corticoïde

aldostérone, cortisol, prednisone, androgènes

[C1,G3]

corticosurrénalome n.m.

adrenocortical adenocarcinoma

Tumeur maligne de la glande corticosurrénale.
Cette tumeur de haute malignité a une sécrétion endocrine très variable : responsable parfois d'un syndrome de Cushing, parfois d'un hyperandrogénisme, avec toute combinaison possible dans le temps ; parfois peu différenciée, elle n'a aucune sécrétion, rendant le diagnostic difficile avec les tumeurs du pôle supérieur du rein et rétro-péritonéales. Son pronostic est très mauvais. Les métastases sont hépatiques, pulmonaires, cérébrales. La chimiothérapie par op'DDD (± 5 fluoro-uracile) semble avoir une certaine action momentanée. Le traitement est l'exérèse chirurgicale large.

H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre del'Académie de médecine (1863-1939)

Cushing (syndrome de)

[F2,O4]

désiodase n.f.

deiodinase

Enzyme catalysant la désiodation de molécules iodées.
La thyroxine-désiodase qui transforme la thyroxine en triiodothyronine est un séléno-enzyme. La mono-iodotyrosine-désiodase utilise une molécule de NADPH pour réduire la mono-iodotyrosine en tyrosine et iodure ; cet enzyme est normalement présent dans la glande thyroïde, le foie et le rein. Son absence congénitale est responsable d'une maladie de la thyroïde, le goitre par manque de désiodase.

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 7 à 8 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (7 to 8 weeks)

Cette période correspond approximativement aux horizons XXI à XXIII de Streeter et aux stades carnegie 22 et 23; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 23 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : le nez est aplati ; les yeux se rapprochent ; les doigts sont mieux formés ; la croissance de l’intestin rend le corps déjà plus rond ; la tête se redresse ; le stade fœtal est atteint ;
- cavité buccale : les muscles de la langue sont bien différenciés ; les bourgeons du goût les plus précoces apparaissent ; la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon)  se détache de la bouche ; les glandes sublinguales se forment ;
- pharynx et ses annexes : le tube auditif et la cavité tympanique sont discernables ; la localisation de la tonsille dans sa loge se signale ; les deux moitiés du thymus s’unissent et forment un parenchyme ; les follicules thyroïdiens se forment ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin grêle envahit le cordon ; les villosités intestinales se développent ; le foie prend de très large dimensions relatives ;
- système respiratoire : l’arborisation pulmonaire se complexifie ; les narines sont obturées par un bouchon épithélial ;
- cavité cœlomique et les mésos : la communication pleuro-péritonéale est fermée ; le péricarde est un sac volumineux ; le diaphragme se complète par inclusion de sa musculature ; il achève sa descente ;
- système urogénital : testicules et ovaires peuvent être différenciés comme tels ; les canaux de Müller et la partie proximale du sinus urogénital sont prêts à s’unir pour former l’utéro-vagin primitif ; les ligaments génitaux s’ébauchent ;
- système vasculaire : de nombreux vaisseaux se forment selon le plan final ; les sacs lymphatiques primitifs sont présents ; le sinus veineux est intégré dans l’atrium droit ; les faisceaux musculaires atrioventriculaires sont présents ;
- système squelettique : premières ébauches de l’ossification ;
- système musculaire : l’organisation définitive des muscles du tronc, des membres et de la tête est mieux dessinée et le fœtus est capable de mouvements propres ;
- téguments et leurs annexes : la glande mammaire primitive s’épaissit de façon globulaire ;
- système nerveux : le cortex cérébral commence à acquérir ses cellules caractéristiques ; les lobes olfactifs sont visibles ; la dure-mère et l’arachnoïde sont identifiables ; les corps chromaffines apparaissent ;
- organes des sens : les yeux convergent rapidement ; les oreilles externes, moyennes et internes acquièrent leur morphologie finale ; les bourgeons du goût se forment ; l’orifice externe des narines est obturé par un bouchon.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 10 à 12 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (10 to 12 weeks)

Cette période correspond approximativement aux13ème à 16ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 56 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la taille de la tête est encore dominante ; le nez pointe ; le sexe peut avec certitude être déterminé par l’examen externe ;
- cavité buccale : les papilles filiformes et foliées s’élèvent ; les dents primitives forment une éminence cupuliforme ; les joues sont dessinées ; le palais a fusionné complètement ;
- pharynx et ses annexes : les cryptes tonsillaires commencent à s’invaginer ; le thymus forme son parenchyme médullaire et commence à s’enrichir en tissu lymphoïde ; la glande thyroïde atteint sa structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les couches musculaires de l’intestin sont présentes ; les ilots pancréatiques apparaissent ; début de la sécrétion biliaire ;
- système respiratoire : les cornets font saillie ; les glandes nasales sont formées ; les poumons ont acquis leur forme définitive ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’omentum, par son extension en tablier, s’accole partiellement sur la paroi dorsale du corps ; les mésentères libres acquièrent leurs rapports typiques ; l’extension du cœlome dans le cordon ombilical s’oblitère ;
- système urogénital : les cornes utérines sont incorporées dans le corps utérin ; les organes génitaux externes acquièrent leurs caractères distinctifs ; les tubules mésonéphrotiques et du rete testis complètent les voies mâles ; la prostate et les vésicules séminales apparaissent ; la paroi musculaire des viscères creux se développe ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse commence dans la moelle osseuse ; les vaisseaux sanguins acquièrent leurs couches accessoires ;
- système squelettique : la notochorde dégénère rapidement ; l’ossification s’étend ; nombre d’os sont bien formés ;
- système musculaire : les couches musculaires lisses apparaissent dans les viscères creux ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme est à 3 couches ; le chorion et l’hypoderme sont bien distincts ;
- système nerveux : le cerveau atteint son aspect structural général ; la moelle spinale est marquée par les dilatations cervicales et lombaires ; la queue de cheval et le filum terminal apparaissent ; les structures neurogliales commencent à se différencier ;
- organes des sens : l’organisation caractéristique de l’œil est atteinte ; la rétine commence à développer ses couches ; le septum nasale et le palais fusionnent complètement.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

DHE sigle m. pour Acétate de DéshydroEpiandrostérone

dehydroepiandrosterone acetate

Hormone androgénique sécrétée par la corticosurrénale et l'ovaire.
Pendant la grossesse, le sulfate de DHEA produit par la glande surrénale du fœtus, est aromatisé en œstriol par le placenta. Ce test d'aromatisation est considéré comme le témoin du bon fonctionnement de l'unité fœtoplacentaire.

diiodothyronine n.f.

diiodothyronine

Composé thyroïdien mineur présent dans la glande thyroïde, provenant de la condensation, au sein de la thyroglobuline, de deux molécules de monoiodo-3-tyrosine.

Sigle  : T2

dystrophie n.f.

Anomalies morphologiques, pouvant affecter un organe, un tissu ou une cellule, liées à des

troubles locaux touchant le métabolisme, l’apport nutritionnel ou vitaminique, les stimulations hormonales.
L’expression morphologique est très variable et dépend du type de carence (ex : les carences vitaminiques, l’atrophie endométriale post-ménopausique.)
Dans les troubles dystrophiques on distingue les atrophies, répondant à une diminution de taille ou de volume et les hypertrophies, caractérisées par une augmentation du volume habituel. Le terme hypertrophique est habituellement réservé à un organe ou à un tissu (hypertrophie musculaire). Il peut être lié à une infiltration du tissu de soutien (tissu mésenchymateux ou adipocytaire (lipomatose d’une glande) ou à une augmentation du nombre ou, d’une façon synonyme, une hyperplasie des cellules spécialisées.
Étym. gr. trophein : nourrir

échographie mammaire l.f.

breast ultrasonography

Echographie de la glande mammaire.
Cette technique est bien adaptée à la détection des masses solides ou liquide, soit en complément d'une mammographie, soit en première intention chez la femme jeune aux seins denses. Elle n'est pas indiquée pour le dépistage du cancer du sein, mais reste indispensable pour la pratique des ponctions échoguidées ou les repérages biopsiques.
Elle est pratiquée en complément de la mammographie pour préciser la nature de certaines opacités radiologiques.

échographie, mammographie

[B2, B3, O5]

Édit. 2019

ectoderme n.m.

 Feuillet superficiel de la plaque embryonnaire
Il donne naissance :

1) aux épithéliums de revêtement : épiderme cutané, phanères, muqueuses buccale, nasale, anale ;
2) aux épithéliums glandulaires : glandes de la peau, glande pituitaire ;
3) aux tissus nerveux et glandulaire endocrine.

Étym. gr. ektos: au dehors ; derma : peau

Syn. épiblaste

[A4]

Édit. 2019

empreinte suprarénale du foie l.f.

impressio suprarenalis  hepatis (TA)

suprarenal impression of liver

Dépression imprimée par la glande suprarénale droite sur la face postérieure du lobe droit du foie, immédiatement à droite du sillon de la veine cave inférieure.

[A1]

Édit. 2019

endocrine adj.

endocrine

1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se déverse dans la circulation sanguine.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.

Étym. gr. endon : en dedans ; krinein : sécréter

Ant. exocrine

[A1, O4]

Édit. 2019

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