amœbome n.m.
amoeboma
Lésion inflammatoire pseudotumorale, granulomateuse, bénigne, ulcérée le plus souvent, siégeant préférentiellement au niveau du cæcum et du sigmoïde, due à Entamœba histolytica et pouvant simuler radiologiquement et cliniquement un cancer colique.
Syn. amébome
[D1, L1]
Édit. 2020
amœbose n.f.
amoebiasis
→ amibiase
[D1,L1]
Édit. 2017
ampoule biliopancréatique l.f.
ampulla biliaropancreatica (TA)
biliaropancreatic ampulla
A. Vater, anatomiste allemand, 1684-1751
Syn. ampoule hépatopancréatique, ampoule de Vater
[A1, L1]
Édit. 2020
ampoule duodénale l.f.
ampulla duodeni, bulbus duodeni (TA)
duodenal ampulla, duodenal cap
Segment initial postpylorique du duodénum.
Elle est la partie initiale du premier duodénum. A sa face postérieure passe l'artère gastroduodénale; dans le cas d'un ulcère du bulbe duodénal, cette artère peut être responsable d'une hémorragie digestive. Elle est explorée par gastoduodénoscopie; elle apparaissaît dilatée sur les clichés radiographiques d’un transit gastroduodénal avec produit opacifiant.
Syn. bulbe duodénal
[A1, L1]
Édit. 2020
ampoule rectale l.f.
ampulla recti (TA)
rectal ampulla
Partie dilatée du rectum située entre le pli transverse du rectum et le canal anal.
Cette partie basse du rectum a un diamètre plus grand que celui du segment supérieur. Elle est située entre la face antérieure du sacrum et du coccyx et la face postérieure des organes génito-urinaires (prostate chez l'homme, vagin chez la femme). Elle peut être explorée lors d'un toucher rectal et examinée lors d'une rectoscopie.
[A1, L1]
Édit. 2020
ampullome vatérien l.m.
ampullary carcinoma, carcinoma Vater’s ampulla
Tumeur de l'ampoule de Vater, généralement adénocarcinome à composante villeuse en surface.
Les formes végétantes, les plus fréquentes, font saillie dans la lumière duodénale et envahissent la terminaison des canaux biliaires et pancréatiques. Il est possible que ces cancers soient précédés par des lésions adénomateuses bénignes. Le traitement des lésions limitées est la duodénopancréatectomie céphalique.
[F2,L1]
Édit. 2017
amylase pancréatique l.f.
pancreatic amylase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’amidon, élaboré par le pancréas sous une forme directement active (iso-amylase de type P) de même que l'amylase élaborée par les glandes salivaires (iso-amylase de type S), dont le rôle physiologique essentiel est la digestion de l'amidon ingéré qui est dégradé en composés glucidiques plus simples.
L'amylase sécrétée dans le tube digestif n'est pas absorbée par l'intestin ; l'amylase sérique provient du passage rétrograde de l'amylase dans le tissu interstitiel entourant les acini pancréatiques et les glandes salivaires. Son métabolisme est mal connu mais une partie de l'amylase sérique est éliminée dans les urines. Sa demi-vie biologique est de quelques heures.
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
amylasémie n.f.
amylasemia
Présence ou concentration d’amylase dans le sérum sanguin.
Son dosage est en fait celui de l'activité amylasique dans le sérum, résultante des différentes sources d'amylase (glandes salivaires et pancréas).
La principale cause d'élévation de l'amylasémie et de l'amylasurie est la pancréatite aigüe du fait de l'œdème ou de la nécrose du parenchyme pancréatique. Dans cette affection, l'élévation de l'amylasémie est en général précoce et peut être brève. Le dosage de l’amylasémie dans cette indication n’est toutefois plus recommandé en raison de sa faible spécificité. Elle est remplacé par celui de la lipasémie. En dehors des pancréatites, l’amylasémie peut augmenter dans d’autres syndromes douloureux abdominaux aigus (cholecystites, ulcères gastro-duodénaux perforés, etc.…) et dans d’autres affections pancréatiques : pancréatite chronique, certains cancers du pancréas, lithiase pancréatique. Elle peut également augmenter dans les parotidites ourliennes.
En cas d'insuffisance rénale, l'amylasémie est modérément élevée alors que l'amylasurie est normale ou basse. Une élévation isolée de l'amylasémie (avec une lipasémie et une amylasurie normales) en l'absence d'insuffisance rénale évoque une macro-amylasémie.
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
amylasurie n.f.
urinary amylase
Présence ou teneur d'amylase dans les urines, qui ne dépasse pas normalement 2 200 µkat/24 h, soit 600 unités Wohlgemuth.
L’excrétion de l’amylase est essentiellement rénale, filtration sous forme intacte suivie d’un catabolisme dans le tubule rénal.
Le dosage de l’amylasurie n’est plus utilisé pour le diagnostic de la pancréatite aigüe pour 2 raisons. Il nécessite un recueil des urines de 24 heures, difficile à obtenir de façon rigoureuse. Surtout, l’amylasurie est un reflet de l’amylasémie, qui n’est plus dosée car elle est remplacée par celui de la lipasémie qui offre plus de sensibilité et de spécificité.
→ lipasémie, amylasémie, pancréatite aigüe
[C1,C2,C3,L1,M1]
Édit. 2018
amylo-1,6-glucosidase n.f.
amylo-1,6-glucosidase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une molécule de glucose liée par une liaison osidique alpha-1,6, en ramification d'une dextrine limite, au cours de la digestion de l'amidon ou du glycogène.
L'amylo-1,6-glucosidase est une des protéines de l'enzyme débranchant qui participe à la glycogénolyse chez les animaux. Une autre amylo-1,6-glucosidase, appelée aussi oligo-1,6-glucosidase, présente dans l'intestin, achève la digestion de l'amidon en hydrolysant les oligosides ramifiés.
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
amyloïdisme n.m.
→ amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
amyloïdose n.f.
amyloidosis
Syn. amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
amyloïdose de type I l.f.
→ amyloïdose primitive familiale neuropathique de type I
[A3,H1,L1,M1,P2,Q2]
Édit. 2017
amyloïdose Indiana ou Rukavina l.f.
amyloid polyneuropathy, Indiana or Rukavina type
J. Rukavina, dermatologiste américain (1956)
→ amyloïdose primitive familiale neuropathique de type I
[A3,H1,L1,M1,P2,Q2]
Édit. 2017
amyloïdose polyneuropathique d'Andrade ou portugaise l.f.
amyloid polyneuropathy, Andrade or Portuguese
C. Andrade, neurologue portugais (1952)
→ amyloïdose primitive familiale neuropathique de type I
[A3,H1,L1,M1,P2,Q2]
Édit. 2017
amyloïdose primitive familiale neuropathique de type I l.f.
familial amyloid neuropathy type I
Amyloïdose neurologique avec infiltration amyloïde des nerfs périphériques, troubles sensitivomoteurs, et manifestations digestives, urinaires et ophtalmologiques.
Elle débute à 30 ans et laisse 30 ans de survie. L'infiltration des nerfs périphériques provoque des troubles sensitivomoteurs dans les membres inférieurs, puis supérieurs et une atteinte de la sensibilité profonde associée à de graves manifestations digestives, urinaires et ophtalmologiques. Concernant l’ophtalmologie, le vitré s'opacifie en "laine de verre" à partir de l'adventice des vaisseaux. On peut aussi observer ptosis, hémorragie palpébrale, œil sec (dépôts dans les glandes lacrymales), glaucome (dépôts dans le trabéculum). Des taches bleues porcelaine ou jaunes et des drusen disséminées ont été rapportées dans la forme portugaise. De nombreuses formes et mutations existent (mutations de la transthyrétine) avec une grande variation dans la gravité et l'évolution : la forme Portugaise (Andrade) est la plus sévère ; la forme américaine de type II (Rukavina, MIM 176300 0006) commence aux membres supérieurs ; la forme japonaise est plus lente ; la forme suédoise apparaît plus vite chez les enfants lorsque c'est la mère qui est atteinte et non le père. L’affection est autosomique dominante (MIM 176300.0001).
R. Andersson, pharmacologue suédois (1970)
Étym. gr. amulon : amidon ; eidos : forme
Syn. amyloïdose familiale héréditaire, polyneuropathie amyloïde portugaise ou d'Andrade, amyloïdose de type I, amyloïdose polyneuropathique d'Andrade ou portugaise, amyloïdose héréditaire neuropathique de type I, amyloïdose suédoise
[A3,H1,L1,M1,P2,Q2]
Édit. 2017
amylopectinose n.f.
amylopectinosis
Glycogénose hépatique caractérisée par l'accumulation d'une forme anormale de glycogène ressemblant à de l'amylopectine, et où on trouve paradoxalement une déficience en amylo-1-4 → 1-6-glucane-transférase, appelée enzyme branchant.
Syn. maladie d'Andersen, glycogénose de type IV
[C3,L1,N3]
Édit. 2017
amylose n.f.
amyloidosis
1) En biochimie, amidon linéaire constitué entièrement de résidus glucose liés par des liaisons alpha-1-4.
Substance extracellulaire homogène et éosinophile ayant une forte affinité pour le rouge Congo, donnant un dichroïsme jaune-vert en lumière polarisée après imprégnation par ce colorant, et à structure fibrillaire visible en microscopie électronique.
2) Affection caractérisée par le dépôt, dans de nombreux organes, d'un matériel de nature protéique, la substance anormale dite amyloïde, définie par certaines affinités tinctoriales spéciales (évoquant le comportement tinctorial de l’amidon) et une ultrastructure fibrillaire.
L’expression clinique de l’amylose dépend de la distribution des dépôts d’amyloïde et de l’importance des lésions tissulaires que ce dépôt entraîne. Ses principales manifestations s’observent en cas de dépôt rénal, cardiaque, hépatosplénique, digestif, nerveux et cutané. Suivant leur étiologie et la nature du composant protéique de la substance amyloïde, on distingue les amyloses secondaires (amyloses AA), les amyloses primitives ou associées aux dysglobulinémies, essentiellement le myélome (amyloses AL), les amyloses hérédofamiliales, l’amylose sénile, celle des hémodialysés chroniques et l’amylose de la maladie périodique. L'amylose vitréenne n'est pas exceptionnelle.
Certaines amyloses sont des maladies congénitales de caractère familial, d’autres sont secondaires à des syndromes immunoprolifératifs (amylose de type AL où la substance amyloïde est formée de fragments protéolytiques de chaînes lourdes comprenant la région VL et un fragment de la région CL).
Les chaînes L amylogènes sont souvent de type lambda, d’un sous-groupe rare (V lambda6 et C lambda3) et très sensibles à la protéolyse. Plus rarement, les dépôts contiennent des chaînes H tronquées.
L’amylose à bêta2-microglobuline est observée chez les insuffisants rénaux chroniques hémodialysés. Elle se manifeste par un syndrome du canal carpien et des lésions d’ostéolyse très invalidantes.
dégénérescence cireuse de Christensen, dégénérescence lardacée de Rokitanski, bêta-fibrillose, infiltration amyloïde, maladie amyloïde
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. amyloïdose, amyloïdisme, dégénérescence amyloïde, dégénérescence chondroïde de Policard,
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
amylose hépatique l.f.
hepatic amylosis
Localisation au foie de dépôts amyloïdes.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose
[L1,N3]
Édit. 2017
amylose médiastinale l.f.
mediastinal amyloidosis
Localisation au niveau du médiastin de dépôts amyloïdes.
Cette très rare affection peut se présenter sous la forme d'adénopathies volontiers calcifiées (parfois en coquilles d'œuf), de pseudotumeurs, exceptionnellement de goitres amyloïdes. L'hémorragie médiastinale par atteinte amyloïde du tissu vasculaire est exceptionnelle.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose
[L1,N3]
Édit. 2017
amylose systémique l.f.
systemic amyloidosis
Forme d'amylose systématisée dans laquelle les dépôts de substance amyloïde atteignent plusieurs organes de façon diffuse et dont les manifestations peuvent donc être très diverses : cardiaques, digestives, neurologiques et cutanées à type de macroglossie, purpura pétéchial, notamment au niveau des paupières, infiltration cutanée, vésiculobulles, plaques.
Le diagnostic est affirmé par l'examen histologique d'un organe atteint. Cette amylose systémique s'observe le plus souvent en association avec un myélome multiple mais peut être aussi primitive, héréditaire, ou secondaire.
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. amyloïdose systématisée primitive de Lubarsch-Pick, maladie de Königstein-Lubarsch
→ amylose, amylose primitive, amylose secondaire
[A3,H1,J1,K2,L1,N1,N3]
Édit. 2017
anal adj.
anal
Qui se rapporte à l'anus.
P ex. canal anal, imperforation anale.
[L1]
Édit. 2017
anastomose biliodigestive l.f.
biliary intestinal anastomosis
Communication réalisée chirurgicalement entre une portion quelconque des voies biliaires principales ou accessoires et un segment du tube digestif.
Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche
[L1,L2]
Édit. 2017
Ancylostoma
Ancylostoma
Genre de vers nématodes parasites du duodénojéjunum dont la bouche est munie de crochets.
Étym. gr. agkulos : courbé ; stoma : bouche
[D1, L1]
Édit. 2020
Ancylostoma brasiliense
Ancylostoma brasiliense
Ankylostome parasite du Chien et du Chat (et plus rarement d’autres animaux), qui ne peut qu’accidentellement parasiter l’Homme chez lequel il est en impasse parasitaire et provoque une Larva migrans.
Étym. gr. agkulos : courbé ; stoma : bouche
[D1, D2, D5, L1]
Édit. 2020