Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Castaing (classification des entorses tibio-tarsiennes latérales) l.f.

Classification des entorses latérales de l’articulation tibio-tarsienne, ligamentaires pures et

récentes.
Elle est basée sur l’examen clinique et confirmé par l’imagerie médicale si elle est nécessaire ; elle comprend quatre degrés (ou grades) selon la localisation et l’importance des lésions des ligaments latéraux de l’articulation tibio-tarsienne : - faisceau antérieur : ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) ; faisceau moyen : ligament calcanéo-fibulaire : (LCF) ; faisceau postérieur : lig. talo-fibulaire postérieur (LTFP)
- grade 0 : élongation sans rupture du LTFA ; douleur et gonflement local modéré avec
peu ou pas de déficit fonctionnel ;
- grade I : rupture partielle ou totale du LTFA ; douleur et gonflement local et limitation
des mouvements ;
- grade II : rupture des ligaments LTFA et LCF) avec deux sous-groupes : groupe II
faible : rupture partielle du LCF, groupe II fort : rupture totale du LCF ;
- grade III : rupture des trois faisceaux : LTFA, LCF et LTFP avec deux sous-groupes :
gr. III faible : rupture partielle du LTFP, gr. III fort : rupture totale du LTFP.
Dans les groupes II et III les douleurs sont importantes, le gonflement et l’œdème, un
hématome en « œuf de pigeon » sous-malléolaire apparaissent rapidement, une laxité
ou un déplacement articulaire sont fonction de l’importance des ruptures ligamentaires.
Cette classification est plus précise que celle de O’Donoghue qui les classe en : bénigne
par élongation du LTFA, moyenne, par rupture partielle du LTFA et grave par
rupture complexe de deux ou trois ligaments : LTFA ± LCF, ± LTPF.

J. Castaing et J. Delplace, chirurgiens orthopédistes français (1972),

[I2]

Castaing (classification des fractures distales de l'os radius) l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (fracture de)

[I2]

Catterall (classification de) l.f.

Catterall’s classification

Classification à but pronostique fondée sur les images radiologiques de l’ostéochondrite primitive de la hanche, ou maladie de Legg-Perthes-Calvé.
Elle est fondée sur le degré d’atteinte de la tête fémorale et on distingue 4 groupes
- Groupe I - moins de 25 % de la tête fémorale est atteinte, sans altération du cartilage de croissance. Le risque d’écrasement est minime.
- Groupe II - atteinte jusqu’à 50 % de la tête fémorale respectant les berges périphériques. Elle donne l’impression d’une zone nécrotique à l’intérieur de la tête fémorale. La récupération anatomique peut se produire sans trouble majeur.
- Groupe III - atteinte des trois quarts de la tête fémorale avec lésion métaphysaire, ce qui entraîne des déformations résiduelles.
- Groupe IV - nécrose totale de la tête fémorale de pronostic sévère. Des signes pronostiques ont en outre été décrits par Catterall.

A. Catterall, chirurgien orthopédiste britannique (1971)

tête à risque

[C1,I1]

chloroquine n.f.

chloroquin

4-amino-quinoléine chlorée sur le C7, qui a été le schizonticide de synthèse le plus universellement utilisé, à la fois comme traitement curatif et en chimioprophylaxie, jusqu’à l’apparition et à la généralisation de résistances.
Bien que cet antipaludique ait été synthétisé en 1934, son mode d’action n'a été défini (partiellement) que récemment : en métabolisant l’hémoglobine de l’hématie hôte, le Plasmodium libère de l’hème, normalement toxique pour le parasite et que celui-ci détoxifie sous forme d’hémozoïne. La chloroquine agit -au moins en partie- en inhibant cette détoxification. Depuis quelques années, une association de chloroquine et de proguanil est utilisée pour la chimioprophylaxie antipaludique des voyageurs dans les pays endémiques de zone II, c’est-à-dire, selon la classification de l’OMS, où les chloroquinorésistances sont fréquentes, sans être toutefois majoritaires.

Syn. chlorochine, cycloquine. Sous forme de phosphate : Nivaquine®

[G3]

chloroquinorésistance n.f.

chloroquine resistance

Résistance à la chloroquine de Plasmodium falciparum (et depuis quelques années de Plasmodium vivax en Asie) à la suite de mutations spontanées.
Ce phénomène est lié à une diminution de la captation du médicament et, surtout, à l’efflux de la molécule à l’extérieur de la vacuole parasitaire digestive.
Il est provoqué par la localisation, dans la membrane de la vacuole digestive, d’une glycoprotéine, Pgh1, qui fonctionne comme une pompe extractive. Le déterminisme génétique a d’abord été rapporté à l’amplification d’un gène nommé, par analogie avec les chimiorésistances aux anticancéreux, PfMDR1) En fait, semblent également –ou surtout- impliqués le gène PfCG2, situé sur le chromosome 7 de Plasmodium falciparum et le gène PfTCR, récemment identifié et situé à proximité du précédent. La chloroquinorésistance est réversible par diverses substances, dont le vérapamil et la désipramine, qui sont des modulateurs de la chimiorésistances dans des cellules cancéreuses multirésistantes (multiple drugs resistant ou MDR). Ces médicaments, les anti-PfMDR, ont été un moment considérés comme une solution thérapeutique face aux souches plasmodiales résistantes, puis ils ont été abandonnés en raison de leur faible activité et de leurs effets indésirables. Quels que soient leurs mécanismes, les chloroquinorésistances ont présenté une importance sanitaire mondiale en rendant inopérant le médicament jusque-là le plus utilisé. Les niveaux de chloroquinorésistances sont déterminés par des tests in vivo (S, sensibles, ou résistantes RI, RII et RIII, selon la classification OMS) ou par des tests in vitro. Ils permettent de définir des zones de chloroquinorésistance (I à IV), particulièrement importantes pour le choix d’une chimioprophylaxie antipaludique chez les voyageurs.

[G3]

circonvolutions cérébrales l.f.p.

gyri cerebri
cerebral gyri
Régions du cortex cérébral, délimitées par des sillons assez superficiels divisant la surface des hémisphères et groupées en lobes, eux-mêmes séparés par des scissures plus profondes.
Le lobe frontal inclut cinq circonvolutions, le lobe pariétal trois, le lobe temporal cinq, le lobe occipital six, le lobe de l'insula cinq.
De nombreuses classifications ont essayé de mettre en corrélation les aires de ces circonvolutions avec des fonctions neurologiques, notamment motrices ou sensitives (classification de Brodmann). P. ex. : aires 17 et 18 de la vision (lobe occipital).

Syn. circonvolutions des hémisphères cérébraux

gyri cerebri

[H5]

Édit. 2015

cladistique n.f.

cladistic

Branche de la taxinomie ayant pour objectif d'établir les filiations évolutives entre les groupes d'êtres vivants et qui aboutit à une classification basée sur l’origine et l’évolution des êtres vivants selon la phylogénie et non sur leur morphologie.
Le classement est fait selon les relations de parenté et repose sur la construction de groupes monophylétiques nommés clades, comprenant l’ancêtre commun et sa descendance.

Étym. gr. klados : rameau, lignée

Syn. cladisme

systématique, clade, phylogénie, taxinomie

[Q1]

classification de Campbell et Barter l.f.

Campbell and Barter’s classification

Classification en trois grades des hyperplasies atypiques, précancéreuses, de l’endomètre.

P. E. Campbell, R. A. Barter, anatomopathologistes australiens (1961)

cancer du corps de l'utérus

[A3,O3]

classification de Hamilton l.f.

Hamilton's classification

Classification des alopécies androgénogénétiques masculines en huit stades évolutifs allant de I à VIII.
Elle a été reprise et modifiée en 1975 par Norwood.

J. B. Hamilton, anatomiste américain (1951) ; O. T. Norwood, dermatologiste américain (1975)

Norwood-Hamilton (classification de), alopécie androgénogénétique

[J1]

Édit. 2015

classification de Hammacher l.m.

Hammacher's classification

Classification décrivant les anomalies du rythme cardiaque fœtal d'après un tracé ou enregistrement cardiotocographique.

K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968)

monitorage électronique fœtal

[O6]

Édit. 2015

classification des fractures distales de l'os radius de Castaing l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (f

[I2]

classification des fractures ouvertes l.f.

- type II : ouverture large de plus de 1 cm, le plus souvent de dehors en dedans ;

- type III : délabrement large cutanéomusculaire avec éventuellement perte de substance.
2) La classification de Gustilo et Anderson qui reprend, en la subdivisant, le type III de Cauchoix :
IIIA: délabrement cutané et tissulaire permettant la fermeture pour recouvrir l'os fracturé ;
IIIB: la fermeture cutanée ne peut pas être assurée sans lambeau ;
IIIC: les lésions vasculonerveuses associées à une plaie importante nécessitent une réparation et la couverture du foyer osseux.

J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académei de médecine (1957) ; R. B. Gustilo et J. T. Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976)

[I2]

Swanson (classification de) l.f.

Swanson’s classification

Classification des anomalies congénitales du membre supérieur.
Groupes :
- 1) défaut de formation,
- 2) défaut de différentiation,
- 3) duplication,
- 4) excès de croissance,
- 5) défaut de croissance,
- 6) brides amniotiques,
- 7) anomalies généralisées du squelette.

A. B. Swanson, chirurgien orthopédiste amériain (1968, 1983)

Swanson-IFSSH (classification internationale)

[I2]

Édit. 2018

classification de Vaughan-Williams l.f.

Classification des médicaments actifs sur les troubles du rythme cardiaque en fonction de leurs mécanismes.
La classe I comprend les agents agissant par le biais des canaux sodiques, la classe II les médicaments ayant une action contre le système nerveux sympathique (surtout des alpha-bloquants), le classe III les agents agissant par le biais du potassium, la classe IV par le biais des canaux calciques et du noeud atrioventriculaire. La classe V regroupe les agents dont le mécanisme est différent ou inconnu.

E. M. Vaughan-Williams, pharmacologue britannique (1970)

anti-arythmiques (médicaments)

[G5, K2]

Édit. 2020

classification Métavir l.f.

La classification métavir est une appréciation anatomo-pathologique de la fibrose et de l’activité nécrotico-inflammatoire du foie.
La fibrose comprend cinq grades : F0 (absence), F1 (atteinte minime), F2 (lésions caractérisées par des septas fibreux en pont reliant deux espaces portes ou un espace porte et une veine sus-hépatique) considérée comme « significative », grade à partir duquel un traitement est habituellement proposé. Le grade F3 est pré-cirrhogène avec une fibrose arciforme qui n’est pas encore annulaire. Le grade F4 correspond à une cirrhose histologique c'est-à-dire une fibrose annulaire qui entoure des nodules de régénération.
L’activité nécrotico-inflammatoire comprend 4 grades : A0 (sans activité), A1 (activité minime), A2 (activité modérée), A3 (activité sévère).

hépatite chronique virale C, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[A3,L1]

consolidation médicolégale l.f.

Passage du stade lésionnel au stade fonctionnel conformément à la classification de Wood.

date de consolidation médicolégale

[E3]

conus n.m.

conus
1) En embryologie, segment du cœur de l’embryon interposé entre le bulbe cardiaque et le tronc artériel.
L’évolution normale du conus comporte une torsion et une involution de sa portion sous-aortique, plaçant l’aorte au-dessus du ventricule gauche, cependant que le développement de la portion sous-pulmonaire du conus forme l’infundibudum du ventricule droit.
Les anomalies de torsion et d’involution du conus rendent compte de la plupart des malformations cardiaques, et sont à la base de leur classification.
2) En ophtalmologie, croissant scléral congénital de la papille siégeant habituellement sur le bord inférieur de la papille, qui paraît dédoublé par un croissant scléral ou conus, tandis que le bord supérieur paraît net.
Il n’évolue pas contrairement à ce qui se passe dans le conus myopique

[P2,O6]

Cori (classification des)

Cori’s classification

Classification des glycogénoses en 7 types.
Type I : maladie de von Gierke ; type II ou IIa: maladie de Pompe; type IIb ou maladie de Danon ou pseudo-maladie de Pompe ;  type III: maladie de Forbes; type IV: maladie d’Andersen : type V : maladie de McArdle-Schmid-Pearson ; type VI : maladie de Hers ; type VII : maladie de Tarui.

Carl et Gerty Cori, biochimistes américains d’origine tchèque (1958), prix Nobel de physiologie et médecine en 1947 ; E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929) ; J. C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932) ; M. J. Danon, neurologue américain (1981) ; B. G. Forbes, pédiatre américain (1953) ; Dorothy Hansine Andersen, pédiatre et anatomopathologiste américaine (1956) ; B. McArdle, neuropédiatre britannique (1951) ; R. Schmid, médecin interniste et biochimiste américain (1959) ; C. L. Pearson, médecin rhumatologue américain (1961) ; H. G. Hers, biochimiste belge (1963) ; S. Tarui, médecin interniste japonais (1965)

glycogénose, von Gierke (maladie de), Pompe (maladie de), Danon (maladie de), Forbes (maladie de), Andersen (maladie d'), McArdle (maladie de), Hers (maladie de), Tarui (maladie de)

[R1]

corps « en fagot »d'Auer l.m.

Auer’s rods, Auer’s bodies, "fagot" cells

Corps abondants disposés en faisceaux ou en bottes dans le cytoplasme des promyélocytes, signant la nature promyélocytaire ou LAM3 de la leucémie dans la classification franco-américano-britannique de la leucémie aigüe myéloblastique.
Reconnus par leur coloration rouge par la technique de May-Grünwald-Giemsa, ils correspondent à une précipitation anormale de lysosomes contenant certaines peroxydases et une phosphatase acide. Le pourcentage de blastes contenant un corps d'Auer est généralement faible, sauf dans les LAM3, ou leucémies aigües promyélocytaires, où les corps d'Auer se regroupent parfois dans le cytoplasme pour former un aspect en « fagots »

J. Auer, pharmacologiste et physiologiste américain (1906)

Syn. bâtonnets d’Auer

leucémie aigüe promyélocytaire

Creutzfeldt-Jakob (prévention de la transmission de la maladie de) l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[C1,D1,D5,E1,H1 ]

Édit. 2017

criminalité psychiatrique l.f.

psychiatric criminality

Ensemble des crimes réalisés sous l'emprise d'un trouble psychique.
Les recherches de psychiatrie criminelle consistent à évaluer le risque criminel en fonction de chaque pathologie mentale décrite dans une classification. On sait p. ex. que les psychotiques et les déprimés peuvent devenir des meurtriers, et que le psychopathe utilise souvent une violence plus légère ou s'attaque aux biens.
La question n'est pas résolue de savoir si, statistiquement, le malade mental est plus souvent criminel que le sujet dit normal. De plus, le crime résulte toujours de multiples facteurs, dont l'éventuel trouble mental n'est pas toujours le plus important ni le plus spécifique.

personnalité criminelle, facteur criminogène

[H3]

crise néonatale l.f.

neonatal fit, seizure

Crise de nature épileptique survenant pendant la période néonatale (quatre premières semaines de la vie).
Ces crises peuvent être : cloniques, localisées, lentes, contemporaines d'une décharge EEG des régions centrales, crises multifocales, migratrices, plus rarement hémi-convulsives ou axiales ; myocloniques, généralisées ou localisées ; toniques, généralisées ou localisées ; enfin d'expression plus discrète, avec ouverture simple des yeux, clignements des paupières, mouvements oscillatoires et rotatoires des globes oculaires, mouvements plus ou moins coordonnés des membres, mâchonnements, épisodes apnéiques, modifications du rythme cardiaque. Les états de mal généralisés ou localisés sont très fréquents.
Sur le plan nosologique, on distingue actuellement :
1) Des formes symptomatiques : l'encéphalopathie anoxo-ischémique responsable de 50 à 75% des convulsions néonatales ; les hémorragies intracrâniennes (15%) ; les hématomes et infarctus cérébraux, à l'origine d'états de mal focalisés ; les infections nerveuses centrales surtout bactériennes ; des causes métaboliques fréquentes et classiques comme l'hypocalcémie, l'hypoglycémie, les troubles hydro-électriques, l'hypo ou l'hypernatrémie (déficit en pyridoxine) et certaines erreurs innées du métabolisme ; des malformations cérébrales sévères ; des causes toxiques, rares (drogues, alcool) ; etc.
2) Des formes idiopathiques ou cryptogénétiques, ensembles syndromiques plus ou moins bien individualisés et reconnus par la classification internationale des syndromes épileptiques, parmi lesquelles sont différenciées : les convulsions bénignes idiopathiques, survenant autour du 5e jour de la vie, d'étiologie encore inconnue, d'évolution favorable, s'accompagnant le plus souvent d'un EEG inter-critique de type "thêta pointu alternant" ; les convulsions familiales bénignes, observées autour des 2e et 3e jours, avec des antécédents familiaux de convulsions néonatales ou d'épilepsie, un EEG habituellement sans anomalies et une évolution favorable, bien qu'une épilepsie secondaire puisse se développer dans 11% des cas.

Crosti (réticulose de) l.f.

primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma

Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.

A. Crosti, dermatologue italien (1951)

Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte

[F1,J1]

Dallenbach-Hellweg (classification de) l.f.

Dallenbach-Hellweg’s classification

Classification des états précancéreux de l'endomètre en trois stades de gravité croissante : hyperplasie glandulokystique, hyperplasie adénomateuse et carcinome in situ.

Gisella Dallenbach-Hellweg, anatomopathologiste allemande (1969)

DeBakey (classification de) l.f.

DeBakey’s classification

Classification proposée par DeBakey pour les dissections aigües de l'aorte.
Type 1 : la dissection commence aux valves aortiques et intéresse toute l'aorte thoracique et toute ou partie de l'aorte abdominale.
Type 2 : la dissection commence et se limite à l'aorte ascendante.
Type 3 : la dissection commence au-delà de l'artère sous-clavière gauche et s'étend en aval. Cette dissection de type 3 peut s'étendre en rétrograde intéressant l'aorte ascendante.

M. DeBakey chirurgien américain (1965)

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