Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

531 résultats 

caput varum l.m.

caput varum

Bascule de la tête fémorale vers le bas par rapport au col.
C’est le signe habituel de l’épiphysiolyse fémorale des adolescents où le noyau épiphysaire proximal glisse en bas et en arrière. L’évolution peut être aigüe (véritable décollement épiphysaire) ou subaigüe. C’est le déplacement des fractures sous capitales.
L’expression coxa vara est souvent employé pour caput varum mais désigne aussi les inflexions cervicodiaphysaires.

Étym. lat. caput : tête ; varum : en-dedans

[I2]

cardinal adj.

cardinal

Qualifie un signe clinique essentiel.

Étym. lat. cardo :gond de porte

[N1]

catalepsie n.f.

catalepsy

Perte de l'initiative motrice avec prise en masse musculaire le plus souvent pâteuse (flexibilité cireuse de C. Wernicke) et fréquente conservation des attitudes spontanées (signe de l'oreiller psychique) ou imposées (bras levé).
Elle est observée essentiellement dans les états catatoniques, l'hystérie de conversion et le sommeil hypnotique.

C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1848-1905)

Étym. gr. katalepsis : action d'attraper, de saisir, prise

passivité

[H3]

cavernographie m. f.

cavernography

Examen radiographique des corps caverneux du pénis par ponction directe et injection d'un produit de contraste iodé hydrosoluble de basse osmolalité.
Il a pour but de dépister une fuite veineuse responsable de l'impuissance.
L'injection unilatérale obtient l'opacification des deux corps caverneux qui communiquent physiologiquement.
L'injection doit être réalisée avec une pompe dont le débit est augmenté par paliers jusqu'à l'érection. Les clichés ne sont effectués qu'au cours de l'érection; sinon l'opacification des veines dorsales et péniennes qui signe une fuite veineuse est physiologique. L'examen est généralement pratiqué après injection intracaverneuse d'agents vaso-actifs (prostaglandine E1 par exemple).

Étym. contraction de corps caverneux et de radiographie

[M3,B2]

cavité pulmonaire l.f.

lung cavity

En radiologie, hyperclarté du parenchyme pulmonaire, arrondie, variable de taille, de contours, de siège et de nombre.
Une cavité à paroi épaisse, à contours internes irréguliers traduit un foyer de nécrose de nature infectieuse (abcès après vomique), tumorale maligne (primitive ou secondaire) ou vasculaire (angéite nécrosante).
La tuberculose en fut longtemps la première cause, sa cavité ou caverne, résultat d'une fonte caséeuse, étant souvent reliée au hile par une bronche de drainage (image en rail).
Une cavité finement cerclée peut correspondre à un kyste aérien congénital, à des bulles d'emphysème, mais aussi à une caverne détergée.
Une cavité contenant un "grelot mobile" correspond le plus souvent à sa colonisation mycélienne (aspergillome).
Le kyste hydatique est caractéristique lorsqu'il est surmonté d'un croissant clair (image en ménisque) ou lorsque sa membrane, une fois rompue, flotte sur le niveau liquide (signe du nénuphar ou du soleil couchant).
Le pneumatocèle, dont les variations rapides de taille suggèrent un mécanisme de clapet, s'observe dans la staphylococcie et les dilacérations traumatiques du poumon.

[A1,K1]

Édit. 2015

champ magnétique (symb. B) l.m.

magnetic field

Entité fondamentale du magnétisme ; propriété de l'espace environnant un aimant d'exercer des forces sur la matière voisine présentant le phénomène de magnétisme.
Le champ magnétique peut se définir à partir de la loi de Laplace comme une grandeur vectorielle liée à l'espace, exprimant la force F exercée sur une charge électrique q qui se déplace à une vitesse v au point considéré.
Une définition équivalente rattache le champ magnétique B à son flux à travers une surface limitée par un conducteur, le flux se déduisant de la différence de potentiel que son établissement fait apparaître aux bornes du conducteur.
Le champ magnétique B, régnant dans un milieu matériel au voisinage d'un aimant, se décompose en deux termes selon B = mu0 (H + I) relation où mu0 représente la perméabilité magnétique du vide, H l'effet de l'aimant lui-même (champ magnétisant, appelé jadis champ magnétique) et I la réponse de la matière (intensité d'aimantation) qui vient ajouter son effet propre à H.
Le rapport de I sur H, appelé susceptibilité magnétique permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur le diamagnétisme, le paramagnétisme et le ferromagnétisme.
L'unité SI de champ magnétique est le tesla (T) : les appareils d'IRM ont habituelement des champs de 0,5 à 3 T ; le champ magnétique terrestre, voisin de 0,5.10-4T se mesure plus volontiers en gauss (G), unité CGS. Un gauss vaut 10-4 T.
Désigné autrefois par l'expression "champ d'induction magnétique"

B0 (champ magnétique) flux magnétique, moment magnétique, précession, diamagnétisme, ferromagnétisme, paramagnétisme, champ d'induction magnétique

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

Charles Bell (signe de) l.m.

Bell’s phenomenon

Signe de paralysie faciale périphérique, tel que le globe oculaire se porte en haut et en dehors, lorsque le sujet veut fermer l'œil.

Charles Bell, Sir, chirurgien et physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1774-1842)

Syn. signe de Bell, phénomène de Bell

paralysie faciale périphérique

[H1]

Child-Pugh (syndrome de) l.m.

Child-Pugh’s syndrome

Ensemble de troubles qui associent l'insuffisance hépatique et/ou l'hypertension portale, à un dysfonctionnement cérébral potentiellement réversible.
On distingue habituellement quatre stades cliniques. Le stade 1 est caractérisé par des anomalies des tests psychométriques, des troubles du sommeil, du comportement ou de l'humeur ; un astérixis peut être présent, comme au stade 2 où il est associé à une confusion mentale ; l'existence d'un coma réactif définit le stade 3, un coma profond aréactif le stade 4. Un fœtor hepaticus est souvent associé. L'électroencéphalogramme montre un ralentissement du rythme électrique cérébral, avec parfois des ondes triphasiques caractéristiques. Une hyperammoniémie est constante. Il n'existe pas de signe réellement spécifique d'encéphalopathie hépatique, et le diagnostic est fait devant une association de signes survenant dans un contexte évocateur, en éliminant d'autres causes possibles. En cas d'hépatite aiguë, l'existence d'une encéphalopathie peut faire rechercher l’existence d’un facteur déclenchant curable (hémorragie digestive, infection, insuffisance rénale et perturbation électrolytique et acidobasique). La répétition d'épisodes d'encéphalopathie aiguë, grave ou fulminante, fait discuter l'indication d'une transplantation hépatique en urgence. En cas de cirrhose, elle indique un pronostic sévère qui peut s'associer à des perturbations neurologiques irréversibles (dégénérescence “pseudowilsonienne” et myélopathie portocave).
Le traitement symptomatique de référence comporte celui d'un éventuel facteur déclenchant, l'évacuation du sang du tube digestif, la réduction des apports protéiques per os, et l'administration de lactulose et/ou d'antibiotiques ; en cas d'hépatite grave, des mesures visant à prévenir ou à traiter l’œdème cérébral sont indiquées. D’autres traitements sont d'efficacité incertaine : administration d'α-cétoglutarate d'ornithine, de benzoate ou de phénylacétate, d'acides aminés.
La physiopathologie de l'encéphalopathie hépatique est obscure, l'hyperammoniémie étant probablement un facteur nécessaire mais non suffisant.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. N. Pugh, hépatologue britannique (1973)

[L1]

choc en dôme l.m.

Choc perçu par la main palpant la pointe du cœur, généralement abaissée jusqu’au sixième ou septième espace intercostal gauche : choc systolique brusque et violent, donnant parfois la sensation d’une balle se durcissant.
C’est un signe d’insuffisance aortique sévère.

[K2,N1]

chondromalacie n.f.

chondromalacia

Atteinte du cartilage de la face articulaire de la rotule dans la zone de contact avec les condyles fémoraux, lorsque le genou est en demi-flexion et qui se traduit par une douleur mécanique à la montée et à la descente des escaliers.
Cette pathologie touche préférentiellement la femme jeune. A l'examen clinique, il existe un signe du rabot parfois associé à une crépitation à l'extension contre résistance. Un petit épanchement peut se constituer. Les radiographies nécessitent une incidence fémoropatellaire qui met en évidence des lésions du défilé fémororotulien. L'évolution est en général favorable, sous réserve qu'il n'existe pas de déséquilibre majeur de l'appareil extenseur ou de traumatisme à l'origine du trouble. Le traitement repose sur les contractions isométriques du quadriceps en extension, les antiinflammatoires non stéroïdiens et la physiothérapie antalgique.

[I1,I3]

Chvostek (signe de) l.m.

Chvostek’s sign

Contraction des muscles de la face lors de la percussion percutanée des branches du nerf facial observée dans les syndromes d’hyperexcitabilité neuromusculaire, la tétanie en particulier.
La percussion faite dans la zone d’épanouissement des branches du nerf facial à mi-distance du lobule de l’oreille et de la commissure labiale entraîne une contraction rapide des muscles faciaux du même côté. Observé dans la spasmophilie, ce signe peut être un élément du diagnostic rétrospectif d’une crise de tétanie, mais il est inconstant.

F. Chvostek, médecin militaire autrichien d’origine morave (1876) 

Syn. signe du facial (désuet)

tétanie, spasmophilie

[H1,I4]

claquement d'ouverture mitrale l.m.

mitral opening snap

Bruit sec et claqué entendu à l'auscultation pendant la diastole qui est proche du deuxième bruit cardiaque normal et correspond à l'ouverture d'une valve mitrale pathologique.
Cet excellent signe d'auscultation du rétrécissement mitral va habituellement de pair avec un éclat du premier bruit et un roulement diastolique. Le claquement d'ouverture survient d'autant plus précocement après le deuxième bruit que la sténose mitrale est plus serrée. Il peut disparaître dans les formes, très calcifiées, avec appareil valvulaire rigide. Il doit être distingué du dédoublement physiologique du deuxième bruit ou d'autres bruits pathologiques audibles en début de diastole (vibrance péricardique, galop proto-diastolique).

[N1,K2]

clarification hépatocytaire l.f.

hepatocytic clarification

Lésion élémentaire de l'hépatocyte qui apparaît tuméfié avec un cytoplasme clair alors que le noyau conserve une taille normale et une position centrale.
Il s'agit d'une lésion aspécifique considérée comme un signe réversible de souffrance cellulaire.

[A3,L1]

claudication n.f.

limping

Démarche dissymétrique dans laquelle le sujet abrège le temps où un membre inférieur supporte le corps par rapport à l'autre, le plus souvent pour soulager le membre malade.
La cause de la claudication peut être une douleur, une déficience de siège musculaire, tendineuse ou articulaire, une anomalie de forme, d'axe ou de longueur d'un membre, une lésion neurologique centrale ou périphérique, une affection vasculaire.
La claudication peut s'objectiver par la vue, par la dissymétrie des empreintes des pas dans un sol meuble, par une différence acoustique des bruits des pas : en écoutant un cheval trotter, on décèle une boiterie qui pouvait passer inaperçue : c'est le "signe du maquignon".

Étym. lat. claudus : boiteux

[N1,I]

claudication intermittente l.f.

intermittent claudication

Arrêt fréquent de la marche en raison d’une crampe douloureuse du mollet après un parcours d’une certaine distance dite périmètre de marche, disparaissant après quelques minutes de repos et dû à une insuffisance du débit artériel musculaire à l’effort des muscles du ou des membres inférieurs.
Ce trouble fonctionnel n’est pas à proprement parler une claudication mais une interruption de la marche ; il est souvent révélateur d’une obstruction partielle ou totale de l’aorte ou des artères du membre inférieur. Le périmètre d’apparition de la claudication intermittente est le mode d’évaluation de la gravité de la lésion artérielle. L’abrègement de la longueur de chaque étape signe la gravité et l’évolution de la maladie et, à l’inverse, l’amélioration de ce périmètre est de bonne valeur pronostique et permet d’apprécier l’efficacité du traitement.
Par extension on applique l’expression à des phénomènes douloureux intermittents qui n’ont pas toujours une cause vasculaire.

Étym. lat. claudus : boiteux

artériopathie oblitérante des membres inférieurs, arthérite ?

[N1,K4]

clonus n.m.

clonus
Suite inépuisable de secousses d'un rythme régulier, obtenue sur un muscle dont le tendon est soumis à une tension prolongée.
Le clonus de la rotule est provoqué en empaumant celle-ci de haut en bas ; le clonus du pied par le maintien d'une pression régulière sur sa face plantaire et en flexion dorsale.
L'inhibition périodique de la contraction a pour origine les organes de Golgi.
Le clonus est un signe pyramidal.

Syn. trépidation épileptoïde

[N1,H1]

cœur fœtal l.m.

fetal heart

Organe formé par la réunion des deux tubes cardiaques au 22e jour de la vie embryonnaire.
Il est caractérisé par la présence d’un shunt droit-gauche, la communication interauriculaire et surtout canal artériel qui anastomose à plein canal la branche gauche de l’artère pulmonaire avec la crosse de l’aorte, de sorte que les cœurs droit et gauche fonctionnent en parallèlle avec des débits différents. Il est aussi caractérisé par la richesse fibreuse du myocarde et donc un manque de compliance tel que le débit cardiaque baisse avec la fréquence cardiaque sans augmentation compensatrice du volume d’éjection systolique. Il est enfin caractérisé par une dominance vaginale telle que tous les stimulus, notamment l’hypoxémie, se traduisent par un ralentissement du rythme. L’exclusivité de son énergie vient du glucose car il n'est pas capable comme le cœur adulte de métaboliser les acides gras désaturés à longues chaînes. Son activité contractile commence au 23e jour, et elle est perceptible à l'échographie qui pourra aussi préciser, vers la 22e semaine d'aménorrhée, les éventuelles malformations du cœur fœtal. La grande variabilité d'un cycle à l'autre de la fréquence du cœur fœtal est un signe de bonne vitalité. Elle est enregistrée par un capteur à effet Doppler, le cardiotocographe.

[A1,K2,O6]

colobome de l'iris, de la choroïde et de la rétine l.m.

coloboma of iris choroid and retina

Colobome présent dans de nombreuses familles recensées, signe premier de l'association CHARGE. Rares exceptions récessives qui sont souvent mises en doute.
L’affection est autosomique dominante (MIM 120200) ou autosomique récessive (MIM 216820).

R. Eldridge, médecin généticien américain (1967) ; B. D. Hall, médecin généticien américain (1979)

[Q2]

comédon n.m.

comedo, black head .
Follicule pilosébacé fait d’une glande sébacée volumineuse à large canal excréteur et d’un poil assez fin, dont l'orifice d'évacuation a été obturé par un amas de kératinocytes adhérents les uns aux autres.
Le comédon est un signe cardinal de l'acné rétentionnelle : il peut s'agir soit de comédon fermé, ou microkyste, caractérisé par une petite papule couleur de la peau normale, soit de comédon ouvert, le « point noir », lorsque l'orifice dilaté laisse apparaître de la kératine oxydée en surface et du sébum. Les lésions siègent sur la face ou la moitié supérieure du tronc ; leur traitement a été grandement amélioré par les rétinoïdes locaux.

Étym. lat. comedo : mangeur

Syn. point noir

élaïkoniose, élastoïdose nodulaire à kystes et comédons

[J1]

complexe de castration l.m.

castration complex

Pour S. Freud, à la fois signe et pivot du complexe d'Œdipe, décrit dans un premier temps chez le garçon ("Le petit Hans", 1909), c'est la peur qui s'attache à la menace de perdre le pénis, associée à la vue des organes génitaux féminins.
À partir de 1923, avec la mise en place du primat du phallus, la question se pose tout autant pour le garçon que pour la fille. Freud maintient, pour le garçon, l'angoisse de castration, et pour la fille, l'envie de pénis ("Penisneid"). Les deux peuvent, selon lui, constituer la butée d'une analyse.
Pour J. Lacan, la castration ne peut se comprendre qu'à partir de la privation : absence de pénis chez la femme. La castration est une opération symbolique marquée par l'intervention du père réel et qui porte sur un objet imaginaire : le phallus imaginaire. En effet, cette castration n'est jamais, du moins dans la structure névrotique, une castration réelle.

[H4]

conduit parotidien l.m.

ductus parotideus (TA)

parotid duct

Canal excréteur de la glande parotide.

Il mesure 4 cm de long et 3 mm de diamètre. 
Il nait de la glande par l’union de deux racines et émerge du bord  antérieur de celle-ci. Il traverse la région massétérine en passant un cm sous l’ processus zygomatique ; puis il contourne le bord antérieur du muscle masséter , passe en avant de la boule graisseuse de Bichat, enfin il traverse le muscle buccinateur. Il s’ouvre dans la cavité buccale par un orifice situé en regard du collet de la première  ou deuxième molaire supérieure. Dans la rougeole, le signe de Koplik est la présence de tachse blanchatres autour de l’orifice du conduit parotidien.

N. Sténon (Steno, Stenonius ou Stensen) anatomiste et théologien danois (1638-1686)

Syn. canal parotidien, canal de Sténon

rougeole, signe de Koplik

[A1, P1]

Édit. 2019

coq-à-l'âne n.m.

cock-and-bull

Expression imagée pour désigner des propos sans suite logique ni liaison, avec passage d'un thème à l'autre sans transition ni motif.
S'observe surtout dans les états maniaques (dont la fuite des idées, constituée notamment de coq-à-l'âne itératifs, est un signe essentiel), sinon dans le cadre des schizophrénies.

[H3]

cri du chat (maladie du) l.f.

cat cry disease, Lejeune's syndrome

Affection chromosomique humaine caractérisée par un cri aigu et plaintif comparé à un miaulement et une arriération mentale.
Dû à une réduction du larynx, ce signe pathognomonique, constaté chez le nourrisson, disparaîtra vers trois ans, mais la voix conservera un registre aigu. S'y associe un syndrome dysmorphique : microcéphalie, hypertélorisme, micrognathie, repli épicanthique, obliquité descendante des fentes palpébrales, strabisme divergent. L'arriération mentale est constante et profonde (QI entre 20 et 50).
La maladie apparaît le plus souvent de novo. Elle est liée à une délétion totale ou partielle du bras court du chromosome 5 plus ou moins importante, généralement simple, en 5q15.2, La gravité de la maladie est fonction de l’importance de la délétion. Elle emporte le gène TERT (Telomerase Reverse Transcriptase) codant pour la sous-unité transcriptase inverse qui assure, avec l’autre sous-unité TERC (Telomerase RNA Component) la réparation du télomère.

J. Lejeune, R. Turpin, médecins français, membres de l'Académie de médecine (1963)

[Q2]

Édit. 2015

Cüppers (syndrome de blocage de) l.m.

nystagmus blockage syndrome

Ésotropie congénitale ou précoce dans laquelle les deux yeux sont en forte adduction avec limitation bilatérale de l’abduction, pouvant aller jusqu’à une pseudo-paralysie des deux muscles droits externes; nystagmus manifeste quand les deux yeux se portent en abduction.
Plus rarement l’atteinte peut être unilatérale. Dans les formes atténuées, le signe du stop de Corcelle et le test du prisme base externe de Cüppers aident au diagnostic.

F. Adelstein et C. Cüppers, ophtalmologues allemands (1966); L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)

[P2]

cyanose n.f.

cyanosis

Couleur bleu sombre des téguments, caractéristique des états d'hypoxie grave, due à une concentration en hémoglobine désoxygénée dans le sang capillaire supérieure à 5 g/100 mL de sang.
La présence de méthémoglobine augmente la cyanose. Celle-ci peut être générale ou localisée (aux extrémités, p. ex).
Chez un sujet ayant un taux d'hémoglobine normal la cyanose apparaît pour une saturation oxyhémoglobinée de 70%. En fait, cette limite est difficile à apprécier à l'œil. D'autre part, en cas d'anémie, on n'atteint pas 5 g/100mL d'hémoglobine désoxygénée dans le sang même en cas d'hypoxie grave, au contraire en cas de polyglobulie la cyanose est permanente ou peut apparaître pour une hypoxie minime : la cyanose n'est pas un signe fidèle d'hypoxie.

Étym. gr. kuaneos : bleu sombre

livide, hypoxie, polyglobulie, méthémoglobine

[C2]

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