Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cavité thoracique l.f.

cavitas thoracis, cavitas thoracica (TA)

thoracic cavity, thorax

Espace compris à l’intérieur de la cage thoracique.
Il est limité en bas par le muscle diaphragme et en haut par les éléments qui, de chaque côté du médiastin, constituent les diaphragmes cervico-thoraciques et ferment l’orifice supérieur du thorax.

[A1]

Édit. 2015

cellule mésangiale l.f.

mesangial cell

Cellule du glomérule jouant un rôle dans la vasomotricité glomérulaire.
La cellule mésangiale est une cellule ayant des caractéristiques voisines de la cellule du muscle lisse. Par sa contraction, elle peut réduire la surface de filtration. Elle est la cible de nombreux médiateurs locaux et d'hormones. La cellule mésangiale peut être activée au cours des glomérulonéphrites et jouer un rôle dans le développement des lésions glomérulaires par les substances qu'elle libère.

[A2,M1]

cellulite bactérienne l.f.

bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis

Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.

Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire

[J1,D1]

centre tendineux du diaphragme l.m.

centrum tendineum diaphragmatis (TA)

central tendon of diaphragm

Lame tendineuse très résistante, allongée transversalement, échancrée en arrière et occupant la partie centrale du diaphragme.
Son contour découpé lui donne un aspect trifolié : la foliole antérieure est la plus grande, la foliole gauche la plus petite. A l’union des folioles antérieure et droite se trouve l’orifice diaphragmatique de la veine cave inférieure. Il représente l’entrecroisement des tendons intermédiaires des faisceaux musculaires digastriques qui constituent le muscle diaphragme, ce qui explique la présence de faisceaux tendineux organisés.

J. van Helmont, médecin et chimiste belge (1577-1644)

Syn. anc. centre phrénique, miroir de van Helmont

[A1]

chef court du muscle biceps brachial l.m.

caput breve musculi bicipitis brachii (TA)

short head of biceps brachii

Courte portion du muscle biceps brachial qui s’insère au sommet du processus coracoïde.

Syn. anc. chef coracoïdien du muscle biceps brachial ; muscle coraco-biceps ; muscle court biceps

[A1]

chef direct du muscle droit de la cuisse l.m.

caput rectum musculi rectus femoris (TA)

straight head of rectus femoris

Chef du muscle droit de la cuisse inséré par un tendon direct sur l’épine iliaque antéro-inférieure.

[A1]

chef huméral du muscle extenseur ulnaire du carpe l.m.

caput humerale musculi extensoris carpi ulnaris (TA)

humeral head of extensor carpi ulnaris

Chef du muscle extenseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle latéral de l’humérus.

[A1]

chef huméral du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.

caput humerale musculi flexoris carpi ulnaris (TA)

humeral head of flexor carpi ulnaris

Chef du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle médial de l’humérus.

[A1]

chef huméro-ulnaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.

caput humeroulnare musculi flexoris digitorum superficialis (TA)

humero-ulnar head of flexor digitorum superficialis

Chef du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et sur le bord médial du processus coronoïde de l’ulna.

[A1]

chef latéral du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.

caput laterale musculi flexoris hallucis brevis (TA)

lateral head of flexor hallucis brevis

Faisceau latéral terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se fixe sur le côté latéral de la base de la première phalange de l’hallux.

[A1]

chef médial du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.

caput mediale musculi flexoris hallucis brevis (TA)

medial head of flexor hallucis brevis

Corps musculaire médial terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se termine sur la base de la première phalange de l’hallux.

[A1]

chef musculaire l.m.

pars musculi (TA)

head of muscle

Partie d’un muscle que ses insertions permettent d’individualiser, lui conférant parfois une innervation et une fonction spécifiques.

[A1]

chef radial du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.

caput radiale musculi flexoris digitorum superficialis (TA)

radial head of flexor digitorum superficialis

Faisceau musculaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la partie oblique du bord antérieur du radius.

[A1]

chef transverse du muscle adducteur du pouce l.m.

caput transversum musculi adductoris pollicis (TA)

oblique head of adductor pollicis

Faisceau métacarpien du muscle adducteur du pouce qui s’insère sur la face antérieure de la base du deuxième métacarpien et sur le bord antérieur du troisième métacarpien.
Il se termine avec le chef oblique sur le tubercule médial de l’extrémité proximale de la phalange proximale du pouce et sur l’os sésamoïde médial.

Syn. anc. muscle adducteur transverse du pouce

[A1]

choriocarcinome n.m.

choriocarcinoma

Tumeur hautement maligne, constituée de cellules cyto- et syncitiotrophoblastiques, pouvant s’observer au niveau du placenta, au cours ou dans les suites d’une grossesse, ou se révéler par des métastases.
Cette tumeur reproduit la morphologie (notamment les cellules géantes) et les capacités fonctionnelles du trophoblaste, notamment l’élaboration de gonadotrophines. On distingue les chorio-carcinomes gonadiques, les chorio-carcinomes extra gonadiques, nés de la transformation maligne d’un tératome préexistant et les chorio-carcinomes nés d’un placenta gravidique, souvent d’une dégénérescence molaire partielle ou totale, envahissant rapidement le myomètre. Dans ce dernier cas, la tumeur est microscopiquement constituée par la prolifération maligne de deux variétés cellulaires de l’épithélium villositaire : cellules de Langhans er cellules multinuclées syncitiales qui envahissent les vaisseaux et infiltrent le muscle utérin.
L’évolution spontanée très maligne est compensée par une grande sensibilité à la chimiothérapie. Le taux sanguin ou urinaire des gonadotrophines est un marqueur fidèle de leur évolution. 

Étym. gr. chorion :placenta ; carcinome :cancer

Syn. épithélioma trophoblastique, chorio-épithéliome

→ trophoblaste, gonadotrophine, môle hydatiforme

[F2,O3]

clonus n.m.

clonus
Suite inépuisable de secousses d'un rythme régulier, obtenue sur un muscle dont le tendon est soumis à une tension prolongée.
Le clonus de la rotule est provoqué en empaumant celle-ci de haut en bas ; le clonus du pied par le maintien d'une pression régulière sur sa face plantaire et en flexion dorsale.
L'inhibition périodique de la contraction a pour origine les organes de Golgi.
Le clonus est un signe pyramidal.

Syn. trépidation épileptoïde

[N1,H1]

Codivilla (opération de) l.f.

Codivilla’s procedure

Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.

A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien, italien (1861-1912)

[I2]

coiffe des rotateurs de l'épaule l.f.

Ensemble anatomofonctionnel formé par les muscles sus-épineux, sous-épineux et petit rond.
La coiffe des rotateurs de l'épaule forme une couche musculotendineuse allant de l'omoplate en dedans au trochiter en dehors ; elle est interposée entre muscle deltoïde et bourse séreuse sousacromiodeltoïdienne au-dessus et articulation glénohumérale en-dessous. Les muscles de la coiffe des rotateurs interviennent dans les mouvements de rotation externe active de l'épaule participant à l'abduction par la stabilisation de la glénohumérale.

[A1]

Édit. 2015

col de la mandibule l.m.

collum mandibulae (TA)

neck of mandible

Segment osseux rétréci qui unit le processus condylien de la mandibule à la branche de la mandibule.
Sa face antérieure est creusée par la fossette ptérygoïde, fossette d’insertion du muscle ptérygoïdien latéral.

Syn. anc. col du condyle

[A1]

Édit. 2015

côlon sigmoïde l.m.

colon sigmoideum (TA)

sigmoid colon

Partie mobile du côlon ilio-pelvien comprise entre le bord médial du muscle ilio-psoas gauche et le rectum avec lequel elle se continue à hauteur de la troisième vertèbre sacrée.
De longueur variable, quarante centimètres en moyenne, elle forme une anse mobile suspendue à la paroi abdominale postérieure par un long mésocôlon pelvien.

[A1,L1]

compliance rectale l.f.

rectal compliance

Paramètre mesurant la résistance à l'expansion du rectum.
Elle correspond au quotient de l'accroissement de volume en mL par l'accroissement de pression en centimètre d'eau. La compliance rectale maximale est le rapport du volume rectal maximum tolérable à la pression rectale maximale correspondante. Ce rapport varie normalement de 30 à 60 mL/kgP. Les propriétés élastiques du rectum permettent de maintenir une pression basse lors du remplissage. Cette propriété d'adaptation dépend de l'intégrité du système nerveux intrinsèque et du muscle rectal. Une diminution de la compliance rectale est un facteur pouvant aboutir à l'incontinence.

[C2,L1]

compliance vésicale l.f.

bladder compliance

Propriété du muscle vésical de se laisser tendre par l'accumulation d'urine sans opposer de résistance, et donc sans augmentation notable de la pression intravésicale.
Cette qualité est essentielle pour une bonne fonction mictionnelle, mais aussi pour la protection du haut appareil urinaire, car une pression vésicale supérieure à 40 cm d'eau s'oppose à l'éjaculation de l'uretère vers la vessie. Elle dépend des propriétés visco-élastiques de la vessie et à un moindre degré de la régulation du système nerveux sympathique.

→ cystomanométrie

[C2,M3]

conduit submandibulaire l.m.

ductus submandibularis

submandibular duct

Canal excréteur de la glande submandibulaire.
Né de la réunion de plusieurs conduits collecteurs intraglandulaires, il émerge de la face profonde de la glande dont il accompagne le prolongement antérieur. Il chemine en dedans du muscle mylo-hyoïdien et de la glande sublinguale. Dans ce trajet  il est contourné de dehors en dedans et d’arrière en avant par le nerf lingual. Il gagne l’extrémité inférieure du frein de la langue où il s’accole au conduit du côté opposé pour s’ouvrir au sommet de la caroncule sublinguale.

T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1656)

Syn. anc. canal sous-maxillaire,  Wharton (canal de)

[A1]

Édit. 2018

constricteur de la vulve l.m.

vulvar constrictor muscle

Muscle périnéal superficiel qui s'insère en arrière sur le noyau central du périnée.
Il se dédouble et contourne au plus près l'orifice vaginal pour aboutir à une insertion antérieure dans la cloison urétrovaginale. Sa contraction rétrécit l'orifice vaginal ouvert sur le vestibule. Sa faible force ne lui fait jouer qu'un rôle insignifiant, physiologique ou pathologique, dans le vaginisme dit superficiel.

[A1]

Édit. 2015

continence fécale l.f.

anal continence

Faculté de retenir inconsciemment et volontairement les selles moulées ou liquides et les gaz.
Contrairement à la continence urinaire, la continence anale est sélective et assure discrimination gaz-matières grâce à la sensibilité de la partie haute du canal anal (réflexe recto-anal inhibiteur).
La continence fécale implique :
- la possibilité de stockage des selles dans le côlon descendant et le sigmoïde, stockage favorisé par l'angulation rectosigmoïdienne,
- la compliance rectale permettant la distensibilité de l'ampoule rectale au moment de la ponte sigmoïdienne,
- l'intégrité de l'appareil sphinctérien (sphincter lisse et sphincter strié) et du plancher pelvien (faisceau puborectal du muscle releveur de l'anus, assurant l'angulation anorectale).

[L1]

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