Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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bourse subtendineuse du muscle triceps brachial l.f.

bursa subtendinea musculi tricipitis brachii (TA)

subtendinous bursa of triceps brachii

Bourse séreuse interposée profondément entre le tendon terminal du muscle triceps brachial et l’olécrâne.

Syn. anc.  bourse séreuse sus-olécranienne

Édit. 2017

bourse subtendineuse iliaque l.f.

bursa subtendinea iliaca (TA)

subtendinous bursa of iliacus

Bourse séreuse interposée entre le tendon terminal du muscle ilio-psoas et le petit trochanter.

Édit. 2017

bourse subtendineuse inférieure du muscle biceps fémoral l.f.

bursa subtendinea musculi bicipitis femoris inferior (TA)

inferior subtendinous bursa of biceps femoris

Bourse séreuse située entre le tendon terminal du muscle biceps fémoral et le ligament collatéral fibulaire de l’articulation du genou.

Édit. 2017

bourse suprapatellaire l.f.

bursa suprapatellaris (TA)

suprapatellar bursa

Bourse séreuse interposée entre la face  antérieure de l’extrémité distale du fémur et le tendon du muscle quadriceps fémoral.

Édit. 2017

bourse trochantérique du muscle grand glutéal l.f.

bursa trochanterica musculi glutei maximi (TA)

trochanteric bursa of gluteus maximus

Bourse séreuse assez étendue, située entre le tendon du muscle grand fessier et le grand trochanter.

Syn. bourse séreuse trochantérienne du muscle grand fessier

Édit. 2017

bourse trochantérique du muscle petit glutéal l.f.

bursa trochanterica musculi glutei minimi (TA)

trochanteric bursa of gluteus minimus

Bourse séreuse développée entre la face profonde du tendon du muscle petit glutéal et le bord supérieur du grand trochanter.

Syn. bourse séreuse trochantérienne du muscle petit fessier

Édit. 2017 

branchiome n.m.

branchial cleft cyst, branchioma

Ensemble de lésions congénitales siégeant sur le cou et le visage et résultant d'un défaut de développement embryonnaire avec inclusion dans la peau de structures épithéliales extracutanées.
On distingue : a) le kyste branchial, résultant de la séquestration dans la peau de restes de la première ou deuxième fente branchiale et provoquant chez l'enfant des tuméfactions rondes le long du muscle sterno-cléido-mastoïdien ; b) le kyste thyréoglosse, localisé sur la face antérieure du cou ; c) le kyste dermoïde siégeant fréquemment à la queue des sourcils et aux commissures labiales ; d) les fibrochondromes branchiaux, formations sessiles ou pédiculées, dures, couvertes de peau normale, souvent localisées dans les régions pré-auriculaires ; e) les fistules branchiales cervicales, siégeant à la base du cou et ne se manifestant souvent que par un minuscule orifice : elles sont souvent sujettes à des poussées inflammatoires ; f) les fistules pré-auriculaires, résultant d'un défaut d'occlusion du premier arc branchial et se traduisant dans la plupart des cas par un orifice punctiforme en avant de l'hélix, au-dessus du tragus : elles sont souvent le siège d'infections secondaires ; g) les dysraphies médiofaciales, s'accompagnant souvent de fistules cutanées.
Le terme désigne également, de façon désuète, des métastases d’épithéliomas des voies aérodigestives supérieures ou de la thyroïde de nature kystique ou solide développées dans les parties latérales du cou (branchiogennic carcinoma).

→ appendice pré-auriculaire, fistule palatine

Édit. 2017

bulge n.m.

hair bulge

Renflement de la gaine épithéliale du poil au niveau de la zone d'insertion du muscle pilo-arrecteur.
Le bulge est présent au cours de la vie adulte dans de nombreuses espèces animales pour lesquelles il sert de réservoir de cellules souches. Il n'est cependant retrouvé histologiquement chez l'Homme qu'au cours de la vie fœtale.

Étym. angl. bulge : bosse, renflement

Édit. 2017

butée de l'épaule l.f.

glenoïd bone block, shift procedure, Bristow’s procedure

Agrandissement opératoire de la cavité glénoïde de la scapula, le plus souvent au moyen d’un greffon osseux pour traiter une instabilité de l’épaule.
Dans les instabilités et luxations récidivantes antérieures le greffon est placé à la partie antéro-inférieure du rebord glénoïdien. La partie antérieure de l’apophyse coracoïde, prélevée avec les tendons qui s’y attachent et vissée devant la cavité glénoïde peut servir de greffon (technique de Latarjet , de Bristow). Une capsulorraphie antérieure et une mise en tension du muscle sous-scapulaire (m. subscapularis) peut y être associée. La technique consistant à placer le greffon dans le décollement capsulopériosté préglénoïdien est peu utilisé (Eden, Hybbinette). Dans les instabilités et luxations récidivantes postérieures le greffon est placé ou encastré au rebord postérieur de la glène en y associant une capsuloplastie et éventuellement une myoplastie des muscles sous-épineux (m. infraspinatus) et petit rond (m teres minor).

→ Latarjet (opération de), Bristow (opération de), Putti-Platt (opération de), butée

Édit. 2017

calpaïnes n.f.p.

Famille de cystéine protéases neutres activées par le calcium, inhibées par un inhibiteur endogène, la calpastatine et responsables de la lyse de protéines cytosoliques dont l’inhibiteur du facteur de transcription NF-kB (IkB)

Il existe 2 isoformes essentielles de l’enzyme, la calpaïne µ ou 1 activée par des concentrations micromolaires de calcium et la calpaïne m ou 2 activée par des concentrations millimolaires. Ces 2 isoformes forment des hétérodimères avec une sous-unité régulatrice commune (calpaïne4/CAPNS1). Ces hétérodimères sont activés par le calcium ou, aussi, par des kinases contrôlées par des agonistes extracellulaires (« extracellular signal-regulated kinases » ou ERK). Le rôle physiologique des calpaïnes a été étudié chez la souris par invalidation de leurs gènes (Capn1 et Capn2). Elles sont indispensables au développement embryonnaire, en particulier celui du cœur et des vaisseaux. Chez l’adulte, elles sont impliquées dans l’hypertrophie et la fibrose interstitielle pathologiques du myocarde. D’autres isoformes ont été découvertes ultérieurement. On en compte actuellement 15. Une mutation de la calpaïne 3 exprimée dans le muscle squelettique est responsable d’une dystrophie musculaire appelée dystrophie des membres et de la taille (« limb girdle dystrophy ») ou dystrophie de Erb.

W. H. Erb, neuropathologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1891)

→ calpastatine, Erb (myopathie d')

[C1,I4]

canal du muscle tenseur du tympan l.m.

semicanalis musculi tensoris tympani (TA)

canal for tensor tympani

Canal osseux creusé dans la partie antérieure de la partie pétreuse de l’os temporal au-dessus de la gouttière du tube auditif.
Son orifice antérieur s’ouvre sur la face inférieure de la partie pétreuse, dans l’angle formé par le bord sphénoïdal de la partie squameuse de l’os temporal et par le bord supérieur de la partie pétreuse (incisure sphénoïdale). Son extrémité postérieure se prolonge dans la cavité tympanique formant le processus cochléariforme qui surplombe le promontoire et la fenêtre du vestibule sur la paroi labyrinthique de la cavité tympanique. Ce canal contient le muscle tenseur du tympan.

Syn. anc. conduit du muscle du marteau, canal du muscle du marteau, gouttière du muscle tenseur du tympan

[A1,P1]

Édit. 2015

canalicule de la corde du tympan l.m.

canaliculus chordae tympani (TA)

canaliculus for chorda tympani

Canalicule osseux creusé dans la paroi postérieure de la caisse du tympan, en avant de la portion verticale du canal facial, dans l’épaisseur de la suture tympano-pétreuse mastoïdienne.
Il se détache à angle aigu du canal facial à un millimètre au-dessus du foramen stylomastoïdien. Il se dirige obliquement en haut et en avant et s’ouvre sur la paroi postérieure de la caisse du tympan, entre le sillon tympanique en dehors et l’éminence pyramidale du muscle du stapès en dedans. Il contient le segment d’origine de la corde du tympan.

[A1,P1]

Édit. 2015

canal musculo-tubaire l.m.

canalis musculotubarius (TA)

muculotubal canal

Prolongement antérieur de la cavité tympanique formé de deux canaux parallèles superposés : le supérieur est le canal du muscle tenseur du tympan, l’inférieur est le canal du tube auditif.
Ils sont séparés par le septum du canal musculo-tubaire.

→ canal du muscle tenseur du tympan, canal du tube auditif, septum du canal musculo-tubaire

[A1,P1]

Édit. 2015

canal musculo-tubaire l.m.

canalis musculotubarius (TA)

muculotubal canal

Prolongement antérieur de la cavité tympanique formé de deux canaux parallèles superposés : le supérieur est le canal du muscle tenseur du tympan, l’inférieur est le canal du tube auditif.
Ils sont séparés par le septum du canal musculo-tubaire.

→ canal du muscle tenseur du tympan, canal du tube auditif, septum du canal musculo-tubaire

[A1,P1]

Édit. 2015

canal pudendal l.m.

canalis pudendalis (TA)

pudendal canal

Canal aponévrotique constitué, sur la paroi latérale de la fosse ischiorectale, par un dédoublement de l’aponévrose du muscle obturateur interne.
Il contient les nerfs et vaisseaux honteux.

B. Alcock, anatomiste irlandais (1836)

Syn. anc. canal honteux ; canal d’Alcock

[A1]

Édit. 2015

canal ulnaire l.m.

canalis ulnaris (TA)

ulnar canal

Canal ostéofibreux situé en avant de la partie médiale du canal carpien.
Il est limité en arrière par le rétinaculum des fléchisseurs, en dedans par l’os pisiforme et en avant par une expansion du tendon du muscle fléchisseur ulnaire du carpe et par quelques faisceaux du rétinaculum des extenseurs.
Dans ce canal, passe le paquet vasculo-nerveux ulnaire.

F. Guyon, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1861)

Syn. anc. canal de Guyon, canal cubital

→ syndrome du canal ulnaire

[A1]

Édit. 2015

capsule tonsillaire l.f.

capsula tonsillaris ; capsula tonsilae (TA)

tonsillar capsule

Couche la plus externe de la tonsille, constituée par une membrane conjonctive fibreuse, épaisse et résistante qui entoure le tissu lymphoïde qu’elle sépare de la tunique fibreuse du pharynx.
La capsule tonsillaire est séparée des éléments de la paroi pharyngée par un espace celluleux aisément clivable, traversé par quelques tractus conjonctifs, les fibres du muscle amygdalo-glosse et les vaisseaux et nerfs destinés à la tonsille.
Syn. anc. capsule amygdalienne, coque amygdalienne

[A1,P1]

Édit. 2015

cardiomyocyt e n.m.

cardiomyocyte

Cellule du muscle cardiaque.
Mesurant 50 à 100 µm de long et 10 à 20 µm de large, la cellule myocardique entourée par une membrane et dotée de tous les organites intracytoplasmiques ainsi que de myofibrilles de 1 à 2 µm de diamètre qui constituent l’élément contractile. Longtemps considéré comme un syncytium, le myocarde est en réalité constitué de cellules distinctes étroitement connectées les unes aux autres.
Au sein du myocarde se situent les cellules nodales aux caractères particuliers et aux fonctions originales.

Syn. cellule myocardique

→ cellules nodales

[K2,A2]

myocardiopathie dilatée, hypertrophique l.f.

dilated, hypertrophic cardiomyopathy

Affections du muscle cardiaque dont on distingue une forme dilatée avec élargissement des cavités et amincissement des parois, et une forme hypertrophique avec épaississement diffus ou localisé de la paroi du ventricule gauche.
Les premières évoluent vers une insuffisance cardiaque globale ; les secondes restent longtemps latentes, puis se manifestent par un trouble du rythme ou un angor. Le risque embolique est globalement de 4% par an pour les myocardiopathies dilatées et de 1% dans les formes hypertrophiques.
Les mécanismes de ces complications thrombo-emboliques sont variés : thrombus vasculaires, fibrillation auriculaire, lésions d'endocardite et/ou dysfonctionnement ventriculaire gauche.

Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur ; pathos : souffance, maladie

→ fibrillation atriale, thrombus ventriculaire, endocardite

[K2]

Édit. 2018

myocardiopathie primitive l.f.

primitive cardiomyopathy

Maladie primitive, parfois familiale, du muscle cardiaque dont on distingue des formes dilatées, restrictives, avec diminution de compliance (myocardiopathie non obstructive) et des formes hypertrophiques obstructives, réalisant une sténose musculaire du ventricule gauche (myocardiopathie obstructive).
Les formes obstructives peuvent être traitées chirurgicalement par résection du bourrelet musculaire sténosant, mais à côté de cette chirurgie se sont développés des traitements médicaux, soit pharmacologiques, soit physiopathogéniques.

Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur; pathos : souffance, maladie

→ myocardiopathie

[K2]

Édit. 2018

cardiomyoplastie n.f.

cardiomyoplasty

Opération destinée au traitement de certaines défaillances myocardiques sévères qui consiste à enrouler autour du massif ventriculaire un lambeau pédiculé et innervé du muscle grand dorsal dont la contraction périodique (obtenue par stimulation électrique synchrone à la contraction cardiaque spontanée) vient renforcer la fonction du cœur défaillant.
Cette opération est abandonnée du fait des résultats aléatoires et décevants.

J. C. Chachques, chirurgien cardiaque argentin et A. Carpentier, chirurgien cardiaque français, membre de l'Académie de médecine (1994)

[K2,K3]

cardiotonique adj. et n.m.

Qui augmente la tonicité du muscle cardiaque

Les médicaments jouissant de cette propriété sont classiquement des dérivés de la digitale qui renforcent la contractilité (action inotrope +) du muscle cardiaque, ralentissent son rythme (effet chronotrope) et la vitesse de conduction de l’influx nerveux intracardiaque (effet dromotrope -) ils augmentent enfin l’excitabilité du myocarde (effet bathmotrope +).

Étym. gr. kardia, coeur ; tonos, pression

→ tonicardiaque

[K2,G3]

carnitine n.f.

carnitine

Bétaïne-triméthylique de l’acide β-hydroxy-γ-aminobutyrique.
La carnitine est présente dans toutes les cellules où elle joue un rôle dans le métabolisme des acides gras : la combinaison acylcarnitine en équilibre avec l’acylcoenzyme A permet le passage du cytoplasme à l’intérieur des mitochondries et alors son oxydation génératrice d’ATP. Sa concentration dans le muscle est donc particulièrement importante (16 mmol/mg de protéine). Elle est un facteur de croissance pour certains insectes (tels Tenebrio molitor, le ver de la farine, et les termites), d’où le nom de vitamine Bg qui lui a été donné.

Étym. lat. caro, carnis : chair (originellement morceau de chair)

→ bétaïne butyrique (acide)

[C3]

cataracte et myocardiopathie l.f.

cataract and cardiomyopathy

Affection associant une cataracte congénitale à une myopathie mitochondriale du muscle cardiaque et des muscles striés.
La cardiomyopathie est de type hypertrophique et progressive engageant le pronostic vital. La cataracte est bilatérale et totale, elle est associée à un nystagmus, une myopie et un strabisme. La myopathie est mitochondriale avec surcharge dans les muscles (cardiaque et striés) de glycogène et de lipides. Le décès survient dans l'enfance. L’affection est autosomique récessive (MIM 212350).

R. C. Sengers pédiatre néerlandais (1975)

→ cataracte, myocardiopahie

[ I4,K2,P2]

Édit. 2018

cavité laryngée l.f.

cavitas laryngis (TA)

laryngeal cavity

Segment du conduit aérifère interposé entre la partie buccale du pharynx en haut et la trachée en bas.
La surface interne du larynx présente de chaque côté, vers sa partie moyenne, deux replis superposés dirigés d’avant en arrière : le pli vestibulaire et le pli vocal.
Le pli vestibulaire, proximal, s’étend de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde. Aplati de haut en bas il a deux faces, supérieure qui regarde en haut et en dedans et inférieure qui regarde en bas et en dehors. Son bord médial est libre. Il contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien supérieur et quelques faisceaux musculaires.
Le pli vocal, distal, va de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au processus vocal du cartilage aryténoïde. Prismatique triangulaire on lui décrit deux faces libres, l’une supérieure horizontale, l’autre inféro-médiale. Son bord libre médial déborde en dedans le pli ventriculaire. Le pli vocal contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien inférieur le long de son bord médial et la couche médiale du muscle thyro-aryténoïdien inférieur.
Ces deux plis divisent la cavité laryngée en trois étages : un étage supérieur, le vestibule du larynx, au-dessus du bord libre du pli ventriculaire ; un étage moyen compris entre les deux plis de la cavité du larynx se prolongeant de chaque côté par le ventricule du larynx ; un étage inférieur sous-glottique étendu du pli vocal à l’orifice supérieur de la trachée.
La glotte est l’orifice compris entre les bords libres des deux plis vocaux. En laryngoscopie le pli vocal déborde en dedans le pli ventriculaire ce qui en permet l’exploration.

[A1,P1]

Édit. 2015

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