réticulum endoplasmique rugueux l.m.
rough endoplasmic reticulum
Système intracytoplasmique intercommunicant de cavités et citernes intracytoplasmiques en continuité avec la citerne périnucléaire et limitées par une membrane largement fenêtrée dont la face externe est recouverte de ribosomes.
Il joue un rôle fondamental dans la secrétion des protéines.
Syn. ergastoplasme, reticulum endoplasmique granulaire
→ ribosome
rétinaculum des muscles extenseurs de la main l.m.
retinaculum musculorum extensorum manus (TA)
extensor retinaculum of hand
Bandelette fibreuse tendue à la face dorsale du poignet entre l’extrémité inférieure du radius et le triquétrum.
Grâce à des cloisons antéro-postérieures, il délimite six coulisses ostéofibreuses disposées de dehors en dedans et destinées aux tendons des muscles suivants : muscle long abducteur du pouce et muscle court extenseur du pouce ; muscle long extenseur radial du carpe et muscle court extenseur radial du carpe ; muscle long extenseur du pouce ; muscle extenseur commun des doigts et muscle extenseur de l’index ; muscle extenseur du petit doigt ; muscle extenseur ulnaire du carpe.
Syn. anc. ligament annulaire dorsal du carpe, ligament annulaire postérieur du carpe, ligament carpien postérieur
rétinaculum des muscles extenseurs du pied l.m.
retinaculum musculorum extensorum pedis (TA)
extensor retinaculum of foot
Bande fibreuse transversale située à la face antérieure du cou-de-pied.
Elle s’insère en dehors dans le creux talo-calcanéen, sur la face supérieure de la grande apophyse du calcanéum et dans le sinus du tarse. Elle se divise à la partie moyenne du cou-de-pied en deux lames : le rétinaculum supérieur des muscles extenseurs qui forme un ensemble complexe se terminant sur la malléole médiale et la partie basse du bord antérieur du tibia ; le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs qui se perd sur le bord médial du pied en regard de l’os naviculaire et du premier os cunéïforme. Ces deux formations maintiennent les tendons du muscle tibial antérieur, du muscle long extenseur des orteils et du muscle long extenseur de l’hallux qui sont appliqués sur le squelette tarsien.
J. Weitbrecht, anatomiste allemand (1702-1747)
Syn. anc. ligament annulaire antérieur du tarse, ligamentum cruciatum de Weitbrecht, ligament en Y du tarse
[A1]
Édit. 2019
rétinaculum inférieur des muscles extenseurs du pied l.m.
retinaculum musculorum extensorum inferius pedis (TA)
inferior extensor retinaculum of foot
Syn. anc. lame inférieure du ligament annulaire antérieur du tarse
→ rétinaculum des muscles extenseurs du pied
rétinaculum supérieur des muscles extenseurs du pied l.m.
retinaculum musculorum extensorum superius pedis (TA)
superior extensor retinaculum of foot
Syn. anc. lame supérieure du ligament annulaire antérieur du tarse
→ rétinaculum des muscles extenseurs du pied
rétinaculum supérieur des muscles fibulaires l.m.
retinaculum musculorum fibularium superius, retinaculum musculorum peroneorum superius (TA)
superior fibular retinaculum , superior peroneal retinaculum
Bande fibreuse unissant la malléole latérale à la face latérale du calcanéum.
Elle forme, avec le calcanéum, une coulisse ostéo-fibreuse pour les tendons des muscles long et court fibulaires.
Syn. anc. ligament annulaire externe du tarse, ligament annulaire externe des périoniers latéraux
rétrécissement valvulaire l.m.
Diminution pathologique du calibre d’un des orifices valvulaires du cœur, soit par malformation congénitale, soit par maladie acquise (rhumatisme articulaire le plus souvent)
Syn. sténose valvulaire
→ rétrécissement aortique, rétrécissement mitral, rétrécissement tricuspidien
révision utérine 1.f.
uterine manual examination
Vérification manuelle ou instrumentale de la vacuité utérine après un accouchement ou l'expulsion d'un fœtus.
Elle est notamment pratiquée en cas d'hémorragie de la délivrance ou d'incertitude sur l'intégralité du placenta.
rhabdomyome granulocellulaire l.m.
→ tumeur à cellules granuleuses
Rhamnus n.m.
Espèce d’arbustes de la famille des Rhamnaceae présents en Afrique et en Amérique du Sud.
A partir de ces arbustes est isolé le rhamnoside de quercétine.
Syn. nerpruns
rhinosporidiose n.f.
Infection granulomateuse des muqueuses due à Rhinosporidium seeberi dont la nature fongique n’est pas
définitivement prouvée, car ni la culture, ni l’inoculation à l’animal n’ont été possibles.
Décrite en 1900 par Seeber en Argentine puis signalée en Afrique, Amérique et en Asie (surtout Inde et Ceylan),
elle se manifeste par des polypes friables, très vascularisés et hémorragiques, portant des points blancs à leur
surface, se développant sur les muqueuses nasale (70% des cas), buccale, pharyngée, génitale et sur la
conjonctive oculaire. L’extension est locale, exceptionnellement disséminée et profonde. Cette maladie a surtout
été décrite chez des personnes vivant en milieu rural et en contact avec de l’eau stagnante (rizières).
G .R. Seeber, médecin argentin (1900)
Riazi-Palmer (canule de) l.f.
Riazi-Palmer’s cannula
Canule métallique creuse dont l’embout conique s’applique sur le col de l’utérus et qui sert à l’injection du produit de contraste pour les hystérosalpingographies.
R. Palmer, gynécologue français (1904-1985)
ribonucléase n.f.
ribonuclease
Enzyme de la catégorie des phosphodiestérases qui catalyse la scission de liaisons phosphodiester dans les molécules d'acide ribonucléique.
La ribonucléase de pancréas de bœuf dite ribonucléase A est un polypeptide de masse moléculaire 12 683 Da. Elle contient 124 acides aminés et 4 ponts disulfure. Son action s'exerce sur des liaisons entre un acide phosphorique lié en 3' à un nucléotide pyrimidique, et la fonction alcool primaire en 5' d'un autre nucléotide. La réaction commence par un transfert de la liaison sur la fonction alcool libre en 2' du nucléotide pyrimidique, ce qui scinde le polynucléotide sans hydrolyse ; secondairement, le phosphodiester cyclique obtenu est hydrolysé. Les ribonucléases T1 et T2 de la takadiastase (d'Aspergillus oryzae) scindent respectivement les liaisons 5' de nucléotides guanyliques et adényliques. Les ribonucléases de venins de serpent hydrolysent les liaisons en 3' situées près des extrémités des chaines.
Abrév. RNase
ribonucléoprotéine n.f.
ribonucleoprotein
Association moléculaire d'un acide ribonucléique et d'une protéine.
De telles associations, ou cénapses, peuvent être identifiées dans le cytoplasme ainsi que dans les organites intracytoplasmiques, tels que les ribosomes.
→ cénapse
ribonucléoside n.m.
ribonucleoside
Nucléoside dont le pentose est le D-ribose.
ribonucléoside-diphosphate n.m.
ribonucleoside diphosphate.
Ester diphosphorique d'un ribonucléoside.
L'ADP, le GDP, l'UDP, le CDP sont les 4 ribonucléoside-diphosphates que l'on trouve dans toute cellule vivante, et qui sont les précurseurs métaboliques des ribonucléoside-triphosphates, ainsi que des
désoxyribo
ribonucléoside-diphosphate-réductase n.f.
ribonucleoside diphosphate reductase
Enzyme catalysant la réduction de la fonction alcool en 2' du ribose pour former les désoxyribonucléoside-diphosphates en prenant deux atomes d'hydrogène aux fonctions thiol d'une molécule de thiorédoxine.
La thiorédoxine oxydée est ensuite réduite par le NADPH sous l'effet d'une thiorédoxine-réductase associée à l'autre réductase dans le complexe enzymatique.
Syn. (incorrect) : ribonucléotide-réductase
→ NADPH
ribonucléoside-triphosphate n.m.
ribonucleoside triphosphate
Nucléoside-triphosphate dont le pentose est le D-ribose.
L'ATP, le GTP, l'UTP, le CTP sont présents dans toute cellule vivante où ils jouent des rôles métaboliques essentiels : formes riches en énergie de l'acide phosphorique, ainsi que des nucléotides, ils constituent aussi les précurseurs nécessaires à la biosynthèse des acides ribonucléiques.
ribonucléotide n.m.
ribonucleotide
Nucléotide dont le pentose est le D-ribose.
ribonucléotide-réductase n.f.
ribonucleotide reductase
Syn. incorrect de ribonucléoside-diphosphate-réductase
rire sardonique l.m.
sardonic grim, cephalic tetanus
Contracture douloureuse des muscles d’une hémiface associée à une paralysie de l’autre hémiface, observée au cours du tétanos céphalique de Rose, forme de tétanos qui survient à la suite d’une plaie de la face ou de la maladie de Wilson.
E. Rose, chirurgien allemand (1836-1914)
Étym. Étym : sardonia herba, renoncule de Sardaigne dont la toxicité se manifeste par un rire convusif.
→ faciès sardonique, tétanos céphalique, Wilson (maladie de)
RMN sigle pour Résonance Magnétique Nucléaire
MNR (magnetic nuclear resonance)
Application du phénomène physique de résonance magnétique nucléaire à l’imagerie médicale, à la base de l’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Edit. 2018
→ résonance magnétique, résonance magnétique nucléaire, imagerie par résonance magnétique, IRM
[C1,B2,B3]
Rokitansky (sinus de) l.m.
Rokitansky-Aschoff sinus
Invagination de l'épithélium de surface de la muqueuse de la vésicule biliaire, s'enfonçant dans le chorion muqueux, la musculeuse ou jusqu'à la séreuse vésiculaire.
Ils constituent des pseudo-diverticules de taille microscopique ou macroscopique. A l’imagerie, ils se présentent comme des cavités anéchogènes ou échogènes selon leur contenu qui peut être de la bile épaissie, voir des calculs. Il s’agit d’une structure acquise résultant d’une hernie des cellules épithéliales à travers la couche fibromusculaire de la vésicule biliaire. Les sinus de Rokitansky ne sont pas pathologiques en eux-mêmes, mais ils peuvent témoigner d'un inflammation vésiculaire.
K. F. von Rokitansky, Freiherr, anatomo-pathologiste autrichien (1842), K. A. L. Aschoff, anatomo-pathologiste allemand (1905)
Syn. sinus de Rokitansky-Aschoff
→ cholécystite aigüe lithiasique
[L1, A3]
Édit. 2019
Romanus (signe de) l.m.
Romanus’ sign, barrel shape vertebra
Sur une radiographie de profil du rachis lombaire, érosion des coins supérieur et inférieur des corps vertébraux qui rend rectiligne l'image de leur bord antérieur (mise au carré ou squarring).
C'est une manifestation précoce de la spondylarthrite ankylosante.
R. Romanus, chirurgien suédois (1952)
Syn. vertèbre carrée
[B2, I1]
Édit. 2018
rosacée granulomateuse l.f.
Forme anatomopathologique de la rosacée caractérisée, dans des papules évoluées de la maladie, par une organisation granulomateuse des cellules de l'infiltrat inflammatoire avec présence d'histiocytes de grande taille et de cellules géantes multinuclées