Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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artère supéro-latérale du genou l.f.

arteria superior lateralis genus (TA)

superior lateral genicular artery

Artère née de la face antérieure de l’artère poplitée, au bord supérieur du condyle latéral du tibia.
Elle donne une branche supérieure au muscle vaste latéral et une branche inférieure articulaire périrotulienne.

Syn. anc.  artère articulaire supérieure externe du genou

artère supéro-médiale du genou l.f.

arteria superior medialis genus (TA)

superior medial genicular artery

Artère née de la face antérieure de l’artère poplitée, au bord supérieur du condyle médial du tibia.
Elle donne une branche profonde au muscle vaste médial et une branche superficielle articulaire périrotulienne.

Syn. anc.  artère articulaire supérieure interne du genou

artère supra-trochléaire l.f.

arteria supratrochlearis (TA)

supratrochlear artery

Branche collatérale ou terminale de l’artère ophtalmique.
Elle croise la poulie du muscle oblique supérieur, glisse dans l’incisure frontale et se distribue à la racine du nez, à la région frontale médiale et à la paupière supérieure.

Syn. anc.  artère frontale interne ; artère sus-trochléaire

artère tarsienne latérale l.f.

arteria tarsalis lateralis (TA)

lateral tarsal arteries

Branche volumineuse naissant du bord latéral de l’artère dorsale du pied, au niveau de l’os naviculaire.
Elle chemine entre le tarse antérieur et le muscle court extenseur des orteils. Elle se distribue à la région dorso-latérale du pied. Elle s’anastomose avec l’artère plantaire latérale, l’artère péronière antérieure, l’artère malléolaire antéro-latérale et l’artère dorsale du métatarse.

L. Dubreuil-Chambardel, anatomiste français (1857-1935)

Syn. anc.  artère dorsale du  tarse, artère latérale du tarse, artère dorsale externe du pied de Dubreuil-Chambardel

artère temporale profonde antérieure l.f.

arteria temporalis profunda anterior (TA)

anterior deep temporal artery

Branche de l’artère maxillaire.
Elle vascularise la partie antérieure du muscle temporal.

→ artère maxillaire

artère temporale profonde postérieure l.f.

arteria temporalis profunda posterior (TA)

posterior deep temporal artery

Branche de l’artère maxillaire.
Elle vascularise la partie postérieure du muscle temporal et donne des rameaux ptérygoïdiens.

→ artère maxillaire

artère testiculaire l.f.

arteria testicularis (TA)

testicular artery

Artère de la gonade mâle qui se détache de la face antérieure de l’aort abdominale entre les artères rénales et l’artère mésentérique inférieure, au niveau de la deuxième vertèbre lombale et du disque intervétébral L2-L3.
Elle descend sur la face antérieure du chef psoïque du muscle ilio-psoas, croise la face antérieure de l’uretère et descend en dehors de lui jusqu’à la bifurcation de l’artère iliaque commune. Elle chemine ensuite entre le fascia iliaca et le péritoine, en dehors de l’artère iliaque externe jusqu’à l’orifice profond du canal inguinal. Puis elle descend dans les bourses en avant du conduit déférent avec les autres éléments du cordon spermatique. Après avoir croisé la face médiale de l’épididyme, elle se divise en une branche épididymaire (artère épididymaire), anastomosée avec les artères déférentielle et crémastérienne, et une branche testiculaire. Celle-ci se divise à son tour, au bord supérieur du testicule, en deux branches terminales, médiale et latérale, qui cheminent dans l’épaisseur de l’albuginée sur les faces correspondantes de la glande. Ces branches terminales fournissent des rameaux interlobulaires courts et longs qui gagnent le rete testis. Les artères spermatiques fournissent des rameaux à la capsule adipeuse du rein, à l’uretère, au coecum à droite et au côlon descendant à gauche.

Syn. anc. artère spermatique, artère génitale interne

artère thoracique supérieure l.f.

arteria thoracica superior (TA)

superior thoracic artery

Artère née de la face antérieure de l’artère axillaire ou de l’artère acromio-thoracique, au bord inférieur du muscle subclavier.
Elle se distribue à la partie supérieure des muscles pectoraux et de la région mammaire.

Syn. artère thoracique suprême, arteria thoracica minor, arteria thoracica prima

artère thoraco-dorsale l.f.

arteria thoracodorsalis (TA)

thoracodorsal artery

Branche thoracique de l’artère subscapulaire descendant sur le muscle dentelé antérieur qu’elle irrigue en arrière et au-dessous de l’artère thoracique latérale.
Elle s’anastomose avec les artères intercostales postérieures et les autres artères intercostales.

Syn. anc. arteria thoracica longa de Meckel, branche descendante de l’artère sous-scapulaire, branche inférieure de l’artère sous-scapulaire, branche thoracique de l’artère sous-scapulaire

artère transverse de la face l.f.

arteria trasversa faciei (TA)

transverse facial artery

Branche collatérale de l’artère temporale superficielle.
Elle a un trajet sous-jacent à l’arcade zygomatique. Elle donne des rameaux aux muscles peauciers de la face, au muscle masséter et à la région palpébrale.

Syn. anc.  artère faciale transverse postérieure

artère utérine l.f.

arteria uterina  (TA)

uterine artery

Branche du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Elle descend en arrière et en dehors de l’uretère, croise l’extrémité inférieure de la fosse ovarique puis, passant au-dessous du ligament large de l’utérus, elle croise à ce niveau l’uretère en passant en avant et au-dessus de lui, à quinze ou vingt millimètres en dehors et au-dessous de l’isthme de l’utérus. Elle décrit alors une crosse qui l’infléchit vers le haut et elle pénètre dans la base du ligament large de l’utérus, à quinze millimètres au-dessus et en dehors du fornix latéral du vagin. Elle monte le long du bord latéral du corps de l’utérus et se  termine dans l’angle salpingo-utérin où elle devient l’artère tubaire interne. Ses branches collatérales sont des rameaux pour le ligament large de l’utérus, des rameaux urétériques, l’artère cervico-vaginale, des branches vésico-vaginales, une branche pour le ligament rond, cinq à six rameaux pour le col de l’utérus, le dernier, le plus volumineux, étant l’artère du col utérin, huit à dix rameaux pour le corps utérin, très flexueux comme les précédents et qui plongent d’emblée dans le muscle utérin, l’artère récurrente du fond de l’utérus de Fredet, une dernière artère du corps et une branche ovarique qui s’anastomose avec l’artère ovarique.

Syn. anc. artère génitale principale

artères musculaires de l'artère ophtalmique l.f.p.

arteriae musculares arteriae ophtalmicae (TA)

muscular arteries of ophtalmic artery

Branches de l’artère ophtalmique, généralement au nombre de deux: l’une, supérieure, destinée aux muscles droit supérieur, droit médial et oblique supérieur ainsi qu’au muscle releveur de la paupière supérieure; l’autre, inférieure, irrigue les autres muscles.
Ces deux artères fournissent les artères ciliaires antérieures.

artères nourricières de l'humérus l.f.

arteriae nutriciae humeri ; arteriae nutrientes humeri (TA)

humeral nutrient arteries

Branches collatérales de l’artère branchiale.
L’une d’elles, plus volumineuse, descendante, gagne le trou nourricier de l’humérus situé au-dessous de l’insertion du muscle coracobrachial. Elle peut naître d’une collatérale de l’artère brachiale, le plus souvent de l’artère brachiale profonde.

artères perforantes de la cuisse l.f.p.

arteriae perforantes (TA)

perforating arteries

Branches de l’artère fémorale profonde, en général au nombre de trois, qui traversent le plan des muscles adducteurs de la cuisse et s’anastomosent  à la face postérieure du muscle grand adducteur, entre elles et avec l’artère circonflexe fémorale médiale, l’artère glutéale inférieure et la branche postérieure de l’artère obturatrice.  La troisième artère perforante est représentée par le segment terminal de l’artère profonde de la cuisse.

artères perforantes antérieures l.f.p.

arteriae perforantes anteriores (TA)

anterior perforating arteries

1 - Branches collatérales de l’artère thoracique interne qui perforent l’extrémité antérieure de l’espace intercostal pour se distribuer au muscle grand pectoral, à la glande mammaire et aux téguments antérieurs du thorax.
Celle du troisième espace est plus volumineuse : c’est l’artère maitresse de Charpy
2 - Rameaux artériels issus des artères centrales antéro-médiales destinés à la substance perforée antérieure.

A. Charpy, médecin et anatomiste français (1848-1911)

artères surales l.f.p.

arteriae surales (TA)

sural arteries

Branches postérieures de l’artère poplitée, au nombre de deux, l’une latérale et l’autre médiale, nées au niveau de l’interligne du genou.
Elles se divisent en rameaux superficiels pour le chef correspondant du muscle gastrocnémien et en rameaux profonds pour les muscles gastrocnémiens, soléaire et poplité.

Syn. anc.  artères jumelles

articulation scapulo-thoracique l.f.

Sysarcose qui unit la scapula et le thorax.
Elle comporte deux grands espaces de glissement, l’espace scapulo-serratique et l’espace serrato-thoracique séprés par le muscle dentelé antérieur (musculus serratus anterior).

J. L. Gilis, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1857-1929)

Syn. anc. articulation omo-thoracique, articulation de Gilis

aspartate-aminotransférase n.f.

aspartate aminotransferase, glutamo-oxaloacetic-transaminase (GOT)

Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine (NH2) d'un acide aminé, l'aspartate, sur un céto-acide, l'alpha-cétoglutarate, produisant l'acide glutamique et l'acide oxaloacétique.
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'aspartate-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés, l'enzyme est présent dans l'ensemble des tissus mais surtout dans le cœur, le foie, le muscle et le rein. L'enzyme existe sous deux formes, cytosolique et mitochondriale ; au sein d'une même espèce, ces deux iso-enzymes, codés par des gènes nucléaires distincts, différent par leur structure primaire, leurs propriétés cinétiques et leur réactivité immunochimique.
L'enzyme joue un rôle fondamental : dans le transfert, grâce à la navette malate-aspartate, des radicaux réduits produits dans le cytoplasme vers la mitochondrie où ils seront consommés ; dans le contrôle du métabolisme azoté en participant à la formation de l'urée ; et dans le métabolisme des acides aminés et la néoglucogénèse.
L’activité de l’aspartate-aminotransférase dans le sérum normal est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques, ce qui en fait un bon marqueur pour le diagnostic et le suivi des hépatites. Son augmentation est cependant moins spécifique que celle de l’alanine-aminotransférase car elle peut augmenter aussi dans les affections musculaires, les lésions myocardiques, l’embolie pulmonaire, les infarctus rénaux, ou les anémies hémolytiques aigües.

Syn. transaminase glutamo-oxaloacétique (SGOT)

Sigle : ASAT

→ SGOT, hypertransaminasémie

atrophie optique polyneuropathie et surdité l.f.

optic atrophy, polyneuropathy, and deafness

Polyneuropathie avec surdité d'origine centrale, atrophie optique et rétinite pigmentaire.
Les troubles de la marche sont associés à une amyotrophie des membres, l'EMG et l'histologie du muscle sont anormaux. La maladie ressemble à la maladie de Charcot-Marie pour les troubles musculaires. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 311070, semidominante).

R. N. Rosenberg et A. Chutorian, neurologues américains (1967)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. Rosenberg-Chutorian (syndrome de)

Kennedy (atrophie spinobulbaire de) l.m.

Maladie rare du motoneurone, récessive liée à l'X, caractérisée par une atrophie musculaire proximale et bulbaire.
La prévalence de la maladie est de 1/30 000 naissances masculines avec une incidence annuelle de 1/526 000.
La maladie se manifeste entre 30 et 60 ans par un tremblement, des crampes musculaires, des fasciculations, une fatigabilité musculaire et une dysarthrie. D'autres signes touchant les muscles des membres avec faiblesse et amyotrophie proximale et les muscles bulbaires avec dysarthrie, dysphonie, mâchoire tombante, atrophie de la langue, difficultés de mastication et de déglutition apparaissent ultérieurement. Il y n'a pas de déclin cognitif notable. En fin d'évolution, dans quelques cas, la déglutition ou la respiration peuvent devenir impossibles. Les manifestations extra-neurologiques sont endocriniennes avec gynécomastie et hypogonadisme (entraînant infertilité et impuissance) et plus rarement une contracture de Dupuytren ou une hernie inguinale. La progression de la maladie est lente et après 20 ans d'évolution le recours à un fauteuil roulant n'est nécessaire que dans un tiers des cas. Le pronostic est en général bon et l'espérance de vie n'est que peu diminuée.
Le diagnostic repose sur les antécédents, l'examen clinique, l'élévation de la créatine-phosphokinase (CPK) et des taux hormonaux (testostérone, progestérone, folliculostimuline, hormone lutéotrope), l'électromyographie (diminution des vitesses de conduction ou des amplitudes des potentiels d'action, dénervation et réinnervation aiguës ou chroniques) et l'identification de la mutation. Les diagnostics différentiels sont la paraplégie spastique héréditaire, les ataxies spinocérébelleuses, les autres maladies du motoneurone, les intoxications à l'aluminium ou au plomb et une cervicarthrose.
La maladie est due à une expansion de triplets CAG répétés instables (de 40 à 62 répétitions) dans l'exon 1 du gène AR (pour androgen-receptor) sur le chromosome Xq11-12 codant le récepteur des androgènes (RA). L'expansion pathologique de triplets CAG répétés mène à l'allongement d'un motif polyglutaminé dans le RA. Cette expansion de polyglutamine entraîne un défaut de reploiement et une protéolyse du RA muté, le rendant insensible aux androgènes. Dans le noyau, des fragments de RA sont produits et s'accumulent en agrégats susceptibles de provoquer une dysrégulation de la transcription d'autres protéines aboutissant alors à la dégénérescence des motoneurones. En l'absence d'un capital suffisant en motoneurones, la contraction ne peut plus être initiée ni maintenue et le muscle s'atrophie peu à peu. Récemment, un phénotype voisin a été décrit, avec une prédominance distale de la faiblesse musculaire et de l'amyotrophie : il est dû à des mutations du gène DCTN1 de la dynactine 1.
Le diagnostic prénatal est possible chez les mères conductrices qui ne manifestent pas la maladie mais ont un risque de 50% de transmettre la mutation à leurs enfants, filles et garçons. Les hommes atteints ne transmettent pas la maladie mais 100% de leurs filles sont conductrices.
La prise en charge symptomatique repose sur la kinésithérapie et la rééducation, le traitement médicamenteux des tremblements et des crampes musculaires, et le traitement hormonal ou chirurgical de la gynécomastie. Le traitement par anti-testostérone a montré une efficacité limitée. Aux stades avancés de la maladie, l'alimentation par sonde et l'assistance ventilatoire peuvent être indiqués.

W. R. Kennedy, neurologiste américain (1968)

Réf. Orphanet: J. Finsterer, neurologiste autrichien (2011)

→ motoneurone, dysarthrie, dysphonie, gynécomastie, Dupuytren (maladie de), paraplégie spastique familiale, ataxies spinocérébelleuses à hérédité autosomique dominante, intoxication par l'aluminium, plomb (neuropathie au), polyglutamine

[H1, O4, Q1]

Édit. 2020

avulsion apophysaire l.f.

apophyseal avulsion

Arrachement traumatique complet ou incomplet d’une apophyse par traction forte d’un tendon ou d’un ligament sur sa zone d’insertion apophysaire.
Le mécanisme peut être une traction musculotendineuse active ou un mouvement contrarié entre la mise en tension du muscle qui s’insère sur l’apophyse et un déplacement articulaire en sens inverse. Chez l’enfant et l’adolescent il s’agit d’un décollement apophysaire dans la zone hypertrophique du cartilage de conjugaison de l’apophyse. L’apophyse tibiale antérieure (tuberositas tibiae) et la tubérosité postérieure du calcanéum (tuber calcanei) sont les plus souvent atteintes mais aussi l’apophyse styloïde du cinquième métatarsien (tuberositas ossis metatarsalis V), l’apophyse coronoïde (processus coronoideus) le sommet de l’olécrâne (tuber olecrani), plus rarement l’ischion (tuber ischiaticum). C’est souvent un accident du sport.
Chez l’adulte le traumatisme est souvent important ou survient sur un os déminéralisé ; il s’agit alors d’une fracture.

Étym. lat. avulsio: enlèvement

Syn. arrachement apophysaire

Bankart (opération de) l.f.

Bankart’s procedure

Réinsertion transosseuse du bourrelet glénoïdien, pour traiter la luxation récidivante de l’épaule, associée à une suture en paletot du muscle sous-scapulaire.

A. S. Blundell Bankart, chirurgien orthopédiste britannique (1938)

Édit. 2017

Bennett (fracture de) l.f.

Bennett’s fracture-dislocation

Fracture articulaire de la base du premier métacarpien, avec subluxation trapézométacarpienne.
Elle est provoquée par un choc violent de la main fermée contre un obstacle (fracture des boxeurs). Le fragment osseux de la base du premier métatarsien reste solidaire de l’os trapèze retenu par le fort ligament oblique postéromédial. En raison de la faiblesse de la capsule latérale, le premier métacarpien est déplacé vers le haut par la traction du muscle long abducteur du pouce (m. abductor pollicis longus) et en dedans par les muscles thénariens. La fixation chirurgicale est nécessaire en cas de déplacement.

E. Bennett, chirurgien irlandais (1882)

→ boxeurs (fracture des)

Édit. 2017

bêta-hydroxy-butyrate-déshydrogénase n.f.

Enzyme catalysant de façon réversible le transfert d'hydrogène du β-hydroxybutyrate sur le NAD (nicotinamide-adénine-dinucléotide)

Dans le foie cet enzyme sert à réduire l'acide acétylacétique en acide β-hydroxybutyrique, dont la sécrétion dans le sang est beaucoup moins acide. Dans le muscle il est au contraire impliqué dans l'utilisation du β-hydroxybutyrate pour fournir en hydrogènes la chaîne respiratoire.

→ nicotinamide-adénine-dinucléotide, acide acétylacétique, acide β-hydroxybutyrique

Édit. 2017

biopsie musculaire l.f.

muscular biopsy

Prélèvement chirurgical d'un fragment de muscle pour investigations biologiques.
Cet examen est souvent nécessaire pour affirmer le diagnostic d'un processus myogène : inflammatoire (myosite, polymyosite), infectieux ou parasitaire (trichinose), tumoral, ou encore dystrophique. L’examen immunohistochimique et le diagnostic génétique, notamment, peuvent compléter l’étude anatomopathologique.
Le lieu de la biopsie est fonction de la topographie et de la distribution de l'atteinte : deltoïde, quadriceps, muscles de la jambe le plus souvent. Elle se fait sous anesthésie locale, à distance du point d'injection ou de la piqûre électromyographique. Le prélèvement est placé dans de la solution physiologique sodée ou dans un tube sec pour l'histochimie, dans du formol pour la microscopie optique, dans du glutaraldéhyde pour la microscopie électronique.
Des études de la chaîne respiratoire mitochondriale sont parfois réalisées.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

→ biopsie

Édit. 2017

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