culdocentèse n.f.
culdocentesis
Ponction transvaginale du cul-de-sac de Douglas, utilisée pour diagnostiquer un hémopéritoine, recueillir des cellules péritonéales ou de l'ascite afin d'identifier un cancer de l'ovaire.
J. Douglas, anatomiste britannique (1675-1742)
[O3,B4]
cultiver v.tr
culture (to)
En biologie, favoriser la croissance d'un type particulier de cellules ou de microorganismes dans des conditions déterminées, habituellement en inoculant un milieu de culture approprié.
Ce verbe est couramment employé d'une manière intransitive.
[C1]
cuticule n.f.
1) En dermatologie :
- couche externe du poil ou du cheveu mesurant de 2 à 3 µm d'épaisseur, faite de 6 à 10 assises de cellules cuticulaires anucléées en forme d'écailles qui sont imbriquées les unes dans les autres à la façon des tuiles d'un toit, leur bord libre regardant vers l'extrémité distale du poil.
La cuticule protège le cheveu et le poil des agressions physiques et chimiques extérieures ;
- zone cornée adhérente à la tablette unguéale et protégeant de façon hermétique la région matricielle.
2) En entomologie : désigne l’exosquelette des insectes et des arachnides.
[J1,D2]
cycle cellulaire l.m.
cell cycle
Ensemble des modifications survenant dans une cellule entre sa naissance et sa division en deux nouvelles cellules filles.
On décrit ainsi les étapes qui précèdent et celles qui constituent une mitose : phase de repos ou interphase, phase G1 de biosynthèse de protéines, phase S de biosynthèse d'ADN par réplication, phase G2 ou préprophase prémitotique, phase M de mitose avec métaphase, anaphase et télophase.
Certains médicaments immunosuppresseurs ou anticancéreux n’agissent que pendant les phases S et G2 du cycle cellulaire.
[A2,C3]
cycle de division cellulaire l.m.
cell division cycle
Succession des étapes par lesquelles passe une cellule à partir du déclenchement d'une division jusqu'à la séparation des deux cellules filles.
Abrév. cdc
[A2,C3]
cyclo-affaiblissement l.m.
cyclodestruction
Diminution de la production d’humeur aqueuse par le corps ciliaire, par destruction des cellules épithéliales ciliaires pour traiter des glaucomes réfractaires à tout autre traitement médical ou chirurgical.
Cet affaiblissement du corps ciliaire peut être obtenu au moyen de photocoagulations laser, de cryothérapie, de coagulations diathermiques ou par des ultrasons.
[P2]
cyclo-oxygénase n.f.
cyclooxygenase
Enzyme impliqué dans la biosynthèse des prostaglandines, catalysant l'oxydation par un anion superoxyde de l'acide arachidonique avec formation d'un radical peroxyde sur le carbone 11, suivie d'une cyclisation entre les C8 et 12, et obtention d'un endoperoxyde entre les C9 et 11.
L'oxydation est achevée par une peroxydation du C15, aboutissant à une prostaglandine PGG2,, hydroperoxyde cyclique instable, rapidement transformé en PGH2,. On connaît deux cyclooxy
Une cyclo-oxygénase est présente dans les membranes plasmiques de toutes les cellules des eucaryotes. Son site catalytique comporte un atome de fer ferreux. Elle est inhibée de façon plus ou moins importante par la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'aspirine.
[C1,C2]
CYFRA21-1 acr. angl. m. pour CYtokeratin FRAgment
Marqueur tumoral utilisant une méthode immunoradiométrique de mesure biologique d'un fragment de la cytokératine 19.
Le terme CYFRA21-1 est la contraction de l'anglicisme CYtokeratin FRAgment BM-19-21 et KS19-1. La cytokératine 19 est une protéine distribuée essentiellement dans les cellules épithéliales. Elle est reconnue spécifiquement par deux anticorps monoclonaux BM19-21 et KS19-1. Sa présence sérique est relativement spécifique du diagnostic de carcinome bronchi
[C1,F2,K1]
CYLD gene sigle angl. pour CYLD lysine 63 deubiquitinase
Gène situé sur le locus chromosomique 16q12.1, codant pour une protéine régulatrice du facteur nucléaire kappa-B. Celui-ci protège les cellules vis-à-vis d’une autodestruction en réponse à certains signaux ; il joue un rôle de suppresseur de tumeur.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Brooke-Spiegler, la cylindromatose,
le trichoépithéliome familial multiple.
Syn. BRSS, CDMT, CYLD1, CYLD_HUMAN, CYLDI, cylindromatosis (turban tumor syndrome), EAC, HSPC057, KIAA0849, MFT, MFT1, SBS, TEM, USPL2
→ cylindromatose, Brooke-Spiegler (syndrome de), trichoépithéliomatose familiale multiple
Cyr61 acr. pour Cystéine-Rich 61
Cyr-61 (ou CCN1) est une protéine de la famille CCN qui stimule les migrations cellulaires, favorise la survie des cellules et promeut l’angiogenèse.
Exprimée au cours de l’embryogenèse normale elle a aussi été impliquée dans le développement de certains cancers.
[C1]
cystadénome mucineux du pancréas l.m.
mucinous cystadenoma of pancreas
Le cystadénome mucineux du pancréas peut être de découverte fortuite ou être révélé par des douleurs abdominales, la palpation d’une masse abdominale ou une compression de la voie biliaire principale ou du canal pancréatique.
Dans sa forme typique, il s’observe chez la femme de 40-50 ans dans plus de 90 % des cas (la prédominance féminine est encore plus marquée que dans le cas du cystadénome séreux). Il siège préférentiellement dans la partie corporéo-caudale du pancréas. Il est macrokystique dans 80 % des cas, ne communique pas avec le canal pancréatique. A l’imagerie, la paroi se rehausse après injection de produit de contraste. La paroi plus ou moins épaisse peut être le siège de nodules ou de végétations. Le diagnostic de certitude doit être obtenu si besoin par l’écho-endoscopie complétée par une ponction avec dosage des enzymes pancréatiques et des marqueurs tumoraux. L’étude cytologique montre la présence de cellules muco-sécrétantes et un stroma de type ovarien très évocatrice du diagnostic et permettant d’éliminer une TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas).
Contrairement au cystadénome séreux, le cystadénome mucineux est une tumeur potentiellement maligne, susceptible de dégénérer en cystadénocarcinome mucineux. Il doit donc être opéré et réséqué.
→ cystadénome séreux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas
[F5,F2,L1]
cystatine C n.f.
cystatin C
Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.
→ débit de filtration glomérulaire, créatininémie
[C1]
cytochrome b n.m.
cytochrome b
Cytochrome faisant partie d'une classe de cytochromes rencontrés dans les complexes II, qui contient un cytochrome bK, et III, qui contient un cytochrome bT, de la chaine respiratoire mitochondriale et dans les photosystèmes des chloroplastes.
Leur potentiel normal d’oxydoréduction est en général voisin de 0 V.
Un cytochrome de type b entre dans la composition du complexe enzymatique de la NADPH oxydase des cellules phagocytaires.
Il est constitué de deux chaines polypeptidiques, l'une de 91 kDa et l'autre de 22 kDa. L'absence ou le dysfonctionnement de l'une ou l'autre des deux chaines conduit à une maladie héréditaire : la granulomatose septique chronique.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
→ cytochrome b5, cytochrome b5-reductase, cytochrome b5 réductase (déficit en) ,granulomatose septique chronique
[C1]
cytochrome b5-réductase n.f.
cytochrome b5-reductase
Enzyme flavinique, à FAD, catalysant la réduction du cytochrome b5 en oxydant le NADH.
Cet enzyme est surtout présent dans la plupart des cellules au niveau du réticulum endoplasmique, où il fait partie du système de la NADH-diaphorase et de la 9-désaturase des acides gras, mais il est aussi impliqué dans le système enzymatique soluble des globules rouges, capable de réduire la méthémoglobine.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1]
cytochrome P450 (CYP) n.m.
cytochrome P450
Famille d’enzymes d’une grande importance en pharmacologie, chromoprotéines, localisées à la face interne du réticulum cytoplasmique, contenant une protéine spécifique et un noyau hème, avec une bande d'absorption préférentielle au voisinage de 450 nm, d’où leur nom.
Les cytochromes P450 font partie de mono-oxygénases ou hydoxylases, qui utilisent le dioxygène moléculaire pour fixer un atome d'oxygène sur le substrat en oxydant le cytochrome ferreux en cytochrome ferrique, ce dernier étant ensuite réduit par une chaine de transport d'électrons comportant à partir de NADPH une flavoprotéine à FAD et une protéine à fer non héminique. Les cytochromes P450 sont surtout présents dans les cellules hépatiques ou glandulaires.
Il existe plusieurs centaines de cytochromes P450 (CYP) différents, répartis dans trois familles (CYP1, CYP2 et CYP3) et des sous-familles (CYP1A, CYP2D...) regroupant des iso-enzymes distincts (CYP3A4, CYP2D6,...). Les différents cytochromes P450 ont des fonctions multiples. Ces hémoprotéines sont très impliquées dans la dégradation des molécules exogènes (xénobiotiques), en particulier de médicaments. Plus les cytochromes P450 sont actifs, plus les médicaments sont rapidement métabolisés. Cela supprime l'activité de médicaments directement actifs, mais peut aussi accroître leur transformation en métabolites actifs.
Le CYP1A2 préside au métabolisme de la caféine et de la théophylline, de l'imipramine et du paracétamol.
Le CYP2C9 intervient dans le métabolisme de la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdien, des antidiabétiques oraux, des anticoagulants oraux (acénocoumarol, warfarine), de la phénytoïne et d'antihypertenseurs (losartan).
Le CYP2C19 est un enzyme majeur dans la stéroïdogenése.
Le CYP2D6 intervient dans le métabolisme de certains anti-arythmiques et antidépresseurs, des bêta-bloquants et de plusieurs neuroleptiques, transformant la codéine en morphine par déméthylation.
Sous l’influence du CYP3A4, la codéine est inactivée et transformée en norcodéine laquelle est métabolisée en morphine par le CYP2D6.
Le CYP11A1 préside à l’hydrolyse du cholestérol en prégnénolone – d’où la dénomination de CYP scc (side-chain cleavage et de cholesterol side-chain cleavage enzyme). Il exerce en outre ses effets sur le métabolisme du diazépam, de l'imipramine, du propranolol ou de l'oméprazole.
Le CYP17A1 assure l’hydroxylation de la prégnénolone en 17-hydroxyprégnénolone et de la progestérone en 17-hydroxyprogestérone, réduisant la corticostérone en cortisol.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1,C3,G3]
cytodiérèse n.f.
cytokinesis, cytodieresis
Lors de la division cellulaire, répartition des éléments constitutifs du cytoplasme dans les deux cellules filles.
Syn. cytocinèse
[A2]
cytodystrophie rénale
familial renal cytodystrophy
Néphropathie familiale très rare, se manifestant entre 20 et 30 ans par une protéinurie et des hématuries microscopiques.
Elle évolue lentement vers l’insuffisance rénale. Les cellules épithéliales des capillaires glomérulaires et celles de nombreux tubes contournées contiennent des vacuoles claires remplies d’inclusions lipidiques très denses et lamellaires.
J. Hamburger, néphrologue français, membre de l’Académie de médecine (1964)
[M1]
cyto-endoscopie n.f.
cyto-endoscopy
Examen cellulaire intra-oculaire sous endoscopie permettant soit le prélèvement cellulaire, soit l'examen direct tissulaire in situ, en peropératoire par contact direct (histo-endoscopie de contact).
L'intérêt de cet examen porte sur l'étude des cellules intraoculaires, comme p. ex. celles de l'équateur cristallin (germinatives), ou de la couronne ciliaire sécrétante, ou encore en oncologie intraoculaire.
Syn. histo-endoscopie, endoscopie de contact
[P2,A3]
cytohormonal adj.
cytohormonal
Qualifie l'étude des cellules d'un revêtement muqueux épithélial pour en déterminer l'imprégnation hormonale.
Le prélèvement est le plus souvent réalisé au niveau du vagin, mais il peut l'être au niveau de l'urèthre, ou de la bouche.
[A2]
cytologie abrasive l.f.
balloon cytology
Méthode de diagnostic du cancer et des lésions précancéreuses du tube digestif basée sur la recherche de cellules anormales recueillies par raclage d'une lésion.
Technique employée, principalement en Asie, pour des campagnes de dépistage de masse des cancers de l'œsophage et de l'estomac. L'abrasion est réalisée par un ballon entouré de mailles abrasives, ou plus récemment par une éponge auto-expansive.
[A2,F2]
cytologie péritonéale l.f.
peritoneal cytology
Etude des cellules obtenues après centrifugation du liquide péritonéal prélevé par laparotomie, cœlioscopie ou culdocentèse, à la recherche d'éléments infectieux ou cancéreux.
[A2]
cytolytique n.m.et adj.
cytotoxic
Qui détruit les cellules.
On dit aussi cytotoxique
[A2]
cytophilie n.f.
cytophilia
Propriété de certains anticorps de se fixer à la surface de certaines cellules, en général sur des récepteurs appropriés.
De nombreux anticorps sont cytophiles pour les macrophages qui possèdent un récepteur pour le fragment Fc des IgG. Les IgE sont cytophiles pour les mastocytes et les basophiles de l'espèce à laquelle ils appartiennent.
[F3,C3]
cytoponction n.f.
fine needle aspiration
Ponction à l'aiguille fine d'une tumeur perçue à la palpation, dans le but de prélever des cellules pour une étude histologique.
[B3]
cytoprotection n.f.
cytoprotection
Prévention des lésions macroscopiques, gastriques ou intestinales, lorsque la muqueuse est mise au contact d'agents nécrosants.
Pour ce qui concerne l'estomac, la cytoprotection ne fait pas intervenir la neutralisation de l'acide chlorhydrique ni l'inhibition de la sécrétion acidopeptique.
La cytoprotection est une propriété des prostaglandines naturelles et de synthèse.
Ces substances empêchent les lésions nécrosantes provoquées par l'acide chlorhydrique 0,1 N, l'alcool absolu, la soude 0,2 N, l'eau bouillante. Le rôle des capillaires est l'élément principal de cette propriété des prostaglandines. Des lésions histologiques sont cependant constatées, elles sont plus superficielles lorsque les prostaglandines sont administrées préventivement, permettant une réparation plus rapide de l'épithélium de surface à partir de la région du collet des glandes où se trouvent les cellules germinatives de la muqueuse gastrique.
[L1,G5]