Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

Magara (opération de) l.f.

Magara's operation

Technique chirurgicale d'hystérectomie élargie au cours de laquelle la dissection de l'uretère intra-ligamentaire est réalisée après la section des ligaments cardinaux et utérosacrés.

M. Magara, gynécologue japonais (1961)

Magendie (technique de) l.f.

Magendie's procedure

Technique chirurgicale d'hystérectomie élargie proche de l'opération de Meigs où le ligament cardinal est coupé au contact de la paroi pelvienne.

J. Magendie, gynécologue français (1963) ; J. V. Meigs, gynécologue américain (1935)

Magilligan (méthode de) l.f.

Magilligan method

Technique de mesure de l'angle d'antéversion du col fémoral, utilisant une radiographie de la hanche de face et un profil d'Arcelin, incidences exécutées selon des règles précises.
L'angle réel est lu sur une table spéciale à double entrée, à partir des mesures des angles projetés.

D. J. Magilligan, chirurgien américain (1956)

magnétoencéphalographie (MEG) n.f.

Technique de mesure des champs magnétiques induits par l'activité électrique des neurones du cerveau, non encore entrée en routine clinique, utilisée actuellement surtout lors du bilan préopératoire des épilepsies et pour la recherche en neurosciences.
La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement des neurones. Cent à trois-cent capteurs extrêmement sensibles, refroidis à l'hélium à moins 260°C, sont disposés autour de la tête du patient dans une salle isolée magnétiquement. Les signaux sont recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde. Cette technologie est sans danger.
La MEG, extrêmement sensible, mesure les très faibles champs magnétiques produits par l'activité électromagnétique des neurones. Le système permet aux chercheurs de mesurer l'activité cérébrale dans le temps et d'établir quand, où, et comment le cerveau nous confère la sensation, la perception, la mémoire, le langage, la pensée, les processus de décision, et le contrôle des actions.
Les données MEG peuvent être combinées avec les données anatomiques de l’IRM, l’IRM fonctionnelle et même l’EEG simultanément enregistrées, pour fournir une analyse spatio-temporelle de l'activité cérébrale encore plus complète.

D. Le Bihan, neuroscientifique, membre de l'Académie de médecine (2014)

Réf. . 1 - D. Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay) - Film présenté dans le cadre de l'exposition permanente C3RVE34U, l'expo neuroludique, à la Cité des sciences et de l'industrie - date de diffusion : 29/10/2014 2 Site web du Consortium Magnétoencéphalographie Canada -
Site web du Laboratoire MEG de l'Université de Montréal -  mise-à-jour du 11 février, 2011.

→ connectivité fonctionnelle, IRM fonctionnelle? B0 (champ magnétique), électroencéphalogramme

[B2, B3, H1]

Édit. 2018

Mahran (technique de) l.f.

Mahran's technique

Technique chirurgicale de cerclage du col par voie abdominale où l'on place une bandelette à la hauteur de l'isthme utérin.

M. Mahran, gynécologue obstétricien américain (1978)

MAIPA acr. pour Monoclonal Antibody Immobilized Platelet Antigen

Technique consistant à fixer sur un support plastique un antigène plaquettaire grâce à un anticorps monoclonal dans le but d'identifier la spécificité d'un anticorps antiplaquette.

maison départementale des personnes handicapées l.f.

Elle a pour missions d’offrir un accès unique aux droits et prestations, à toutes les possibilités d’appui dans l’accès à la formation et à l’emploi et à l’orientation vers des établissements et services ainsi que de faciliter les démarches des personnes handicapées et de leur famille.
 Instaurée par la Loi nº 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, placée sous la responsabilité du Conseil général, elle a remplacé la COTOREP C'est dans cette nouvelle instance que se prennent les décisions de compensation (humaine / technique), de prestations (allocation aux adultes handicapés) et d'orientations  des personnes handicapées. En leur sein, c’est la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (instaurée par le chapitre IV du titre V de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005) qui prend les décisions concernant l’application des droits des personnes handicapées (allocations, prestations de compensation, orientations scolaire et professionnelle, accueil en établissements spécialisés).
Elle se base pour cela sur l'évaluation des besoins de compensation du handicap, réalisée par une équipe pluridisciplinaire et tient compte des souhaits exprimés par la personne handicapée ou son représentant légal.
Sigle : MDPH

maladie annuloectasiante de l'aorte l.f.

aortic annuloectasic disease

Maladie de la racine de l’aorte associant une distension progressive de l’anneau aortique, responsable d’une insuffisance valvulaire aortique croissante, à une dilatation en bulbe de la seule portion initiale de l’aorte ascendante.
Trois fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme, elle s'observe surtout chez l'adulte. Dans un tiers des cas on note un syndrome de Marfan typique ou incomplet.
Son origine n’est pas entièrement élucidée. Elle tient à une fragilité anormale, probablement héréditaire, des tissus conjonctifs et élastiques qui constituent le squelette de la jonction ventriculoaortique. Son traitement est chirurgical et demande une intervention complexe (opération de Bentall) qui associe le remplacement de la valvule aortique et le remplacement de l’aorte ascendante par une prothèse sur laquelle doivent être réimplantés les ostiums coronaires.
La conservation de la valvule aortique est possible dans certaines formes selon la technique proposée par Yacoub et David.

H. Bentall et A. De Bono, chirurgiens thoraciques britanniques (1968) ; M. H. Yacoub, Sir, chirurgien thoracique britannique (1998) ; T. E. David, chirurgien cardiovasculaire canadien (1992)

Étym. Étym : lat. annulus : anneau ; gr. ektasis : dilatation

→ anévrysme de l'arc de l'aorte, insuffisance aortique, Marfan (maladie de), Bentall (opération de)

[K2, K3]

Édit. 2019

mammographe n.m.

mammograph

Appareil de radiologie destiné à pratiquer exclusivement des mammographies.
La technique de la mammographie nécessite un générateur spécifique à bas kilovoltage (26 à 31 kV), couplé à un tube radiogène approprié (anode et filtre en molybdène) ainsi que l'utilisation de film monocouche avec écrans renforçateurs ou d’écrans radioluminescents à mémoire. L'appareil comporte un système de contention et de compression du sein.

Étym. lat. mamma : mammelle ; gr. graphein : écrire

Syn. mastographe (peu usité)

mammographie n.f.

mammography

Examen radiographique de la glande mammaire sans préparation.
Il nécessite une technique rigoureuse avec un appareillage spécialisé (mammographe). Il a pour but de mettre en évidence le tissu glandulaire, d'éventuelles images de masses pleines ou kystiques et les plus fines calcifications. Le protocole de dépistage du cancer du sein fixe la périodicité et le nombre des clichés, ceux-ci devant être lus en double aveugle. La numérisation apporte un complément d'informations dans certains cas, en particulier pour l'examen des prothèses mammaires. La mammographie se pratique également chez l'homme. L'échographie est souvent un complément utile dans l'examen mammaire.

Étym. lat. mamma : mamelle ; gr. graphein : écrire

Syn. mastographie (peu usité)

→ galactographie

manipulation vertébrale l.f.

vertebral manipulation

Technique manuelle de mobilisation accompagnée, mais non brutale, de certaines articulations vertébrales, jusqu’à la limite de leur jeu naturel dans le traitement de certaines lombalgies et radiculites.

Étym. lat.  manipulus : poignée, de manus : main

→ médecine manuelle, chiropraxie

Marion (opération de) l.f.

Marion's operation

1) Technique chirurgicale de cloisonnement du cul-de-sac de Douglas par plusieurs bourses superposées de fils non résorbables.
2) Intervention chirurgicale de pexie de l'urèthre et du col vésical par plicature sous uréthrale.

G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1869-1960)

Marion (technique de) l.f.

Marion's procedure

Technique chirurgicale destinée à la cure de l'incontinence féminine par reposition et soutènement du col vésical par les tissus périnéaux.
Cette opération, excécutée par voie vaginale, très utilisée autrefois en raison de sa simplicité et son innocuité, est aujourd'hui abandonnée par suite de ses résultats trop inconstants et non durables.

G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1869-1960)

marquage n.m.

labelling

1) En biologie, introduction de radicaux ou d'atomes reconnaissables, grâce p. par exemple à un isotope radioactif, dans une molécule afin de pouvoir la repérer.
2) En cytologie, technique de mise en évidence des corps cellulaires ou de leurs prolongements ou de groupes cellulaires impliqués dans une activité commune.
Les marqueurs utilisés sont les plus divers. On peut citer le carbone radioactif, plusieurs acides aminés métaboliques marqués par un atome radioactif (radioautographie ou autoradiographie), le 2-désoxyglucose, de très nombreux pigments ou colorants (jaune lucifer), parfois électrosensibles. Plus récemment s'est développée l'utilisation de révélateurs de l'activité enzymatique d'une région (cytochrome oxydase), de la mesure du débit sanguin cérébral, de l'affinité élective de certaines populations cellulaires pour des virus. Ces techniques révèlent des ensembles fonctionnels car elles ne perturbent pas l'activité physiologique. En pratique neurologique, certains marqueurs sont incorporés par tous les neurones d'une catégorie, d'autres sont incorporés en fonction du niveau d'activité neuronale.

Étym. du scandinave merki  et du francique  markôn : marquer, tracer

→ sonde nucléique, colonne de dominance oculaire, blobule de cytochrome oxydase

Marshall-Marchetti-Krantz (opération de) l.f.

Marshall-Marchetti-Krantz's operation

Technique de traitement de l'incontinence urinaire d'effort réalisant une colpocervicopexie rétropubienne par voie abdominale.
Des fils amarrent la face antérieure du vagin à la face postérieure de la symphyse pubienne ; le col vésical lui-même est amarré par deux points complémentaires.

V. F. Marshall, chirurgien urologue américain, A. A. Marchetti et K. E. Krantz, gynécologues américains (1949); A. A. Marchetti, gynécologue américain (1949)

Syn. opération de Marshall-Marchetti, colpocervicopexie rétropubienne

→ incontinence urinaire d'effort, colpocervicopexie, colpocervicopexie rétropubienne

[M2]

Édit. 2018

marsupialisation intrapéritonéale l.f.

intraperitoneal marsupialization

Abouchement de la cavité d'une collection liquidienne à la grande cavité péritonéale, dans le but de drainer et résorber un écoulement permanent ou prolongé.
Cette technique chirurgicale est utilisée notamment pour la cure des lymphocèles pelviennes après transplantation rénale ou grands curages pelviens carcinologiques. Elle peut être réalisée par chirurgie ouverte ou coelioscopique.

Étym. lat. marsupium, gr. marsipion : bourse, poche

massage cardiaque l.m.

heart massage

Technique de réanimation du cœur destiné à rétablir la fonction d’évacuation systolique rythmée des ventricules et d’assurer un débit artériel cérébral suffisant à la survie des tissus nerveux en attendant la reprise spontanée ou stimulée des contractions cardiaques.
Il doit être associé à des manœuvres de réanimation respiratoire (respiration artificielle, intubation trachéale) pour l’oxygénation du sang propulsé par le massage.
Le massage cardiaque interne est pratiqué à thorax ouvert au cours d’interventions thoraciques par action directe de la main sur le cœur exposé et empaumé.
Le massage cardiaque externe est le traitement d’extrême urgence des arrêts cardiaques pathologiques à thorax fermé.

Étym. ar. massa :toucher, palper

→ massage cardiaque externe

Masson (coloration trichromique de) l.f.

Masson's trichrome

Technique histologique utilisant trois colorants dont l'un, soit bleu, soit vert lumière, soit jaune safran, se fixe sur le tissu conjonctif et le différencie du tissu musculaire.

P. Masson, anatomopathologiste franço-canadien, membre de l'Académie de médecine (1880-1950)

Syn. trichrome de Masson

Masson (technique d'argentation) l.f.

Fontana-Masson's stain

Technique utilisant le nitrate d'argent ammoniacal sur les coupes histologiques pour mettre en évidence le pigment mélanique grâce à son caractère argentaffine qui lui permet de réduire directement les sels d'argent sans adjonction d'un produit réducteur : un précipité noir est ainsi obtenu.

P. Masson, anatomopathologiste franço-canadien, membre de l'Académie de médecine (1880-1950)

Syn. coloration de Fontana-Masson

mastectomie sous-cutanée l.f.

subcutaneous mastectomy

Technique chirurgicale d'exérèse de la glande mammaire conservant le revêtement cutané, suivie d'une reconstruction du sein immédiate ou secondaire.

Étym. gr. mastos : glande mammaire ;  ectomein : enlever

Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (syndrome de) l.m.

Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser syndrome

Absence congénitale de l’utérus et des deux-tiers supérieurs du vagin, associée le plus souvent à d’autres anomalies en particulier rénales et rachidiennes.
Le type I correspond à une aplasie müllérienne isolée. Le diagnostic est fait à la puberté sur une aménnorhée primaire sans anomalie des caractères sexuels secondaires et confirmée par une échographie. Les ovaires restent fonctionnels.
Le type II associe une hypoplasie génitale plus importante à d’autres malformations, rénales dans la forme habituelle : agénésie unilatérale, hpoplasie, ectopie, rein en fer à cheval et, dans les formes majeures : une synostose vertébrale cervicale de Klippel-Feil, une surélévation de l’omoplate de Sprengel, des syndactylies ou polydactylies, des malformations cardiaques, une surdité. Certaines associations ont été isolées comme les syndromes MURCS (MUllerian Renal Cervical Somite) et GRES (Genital Renal Ears Syndrome).
L’incidence est d’environ 1 sur 4500 naissances féminines. Le caryotype 46XX est normal. Plusieurs localisations gèniques ont été proposées. L’affection probablement polygénique et multifactorielle  est autosomique dominante avec pénétrance incomplète et expressivité variable.
Ce syndrome d'absence congénitale de l'utérus est actuellement la principale indication d'une technique encore experimentale de transplantation utérine réalisée à partir de donneuses vivantes ou décédées. Parmi les 76 greffes réalisées dans le monde en 2019 ayant donné lieu à 19 naissances, 85 % de ces greffes sont réalisées chez des femmes présentant ce syndrome. 

C. A. J. Mayer, anatomiste allemand (1829), K. F. von Rokitansky, Freiherr, anatomopathologiste autrichien (1838), H. Küster, gynécologue allemand (1910), G. A. Hauser, gynécologue suisse (1950)

Syn. syndrome MRKH,  syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser

Sigle  MRKH syndrome

→ Rokitansky-Küster-Hauser (syndrome de)

[Q2, M2, O3]

Édit. 2019

McBride (opération de) l.f.

McBride’s procedure

Technique opératoire de correction de l’hallux valgus comportant une capsulotomie axiale et une réinsertion transosseuse de l’abducteur du premier orteil (m. abductor hallucis) dans le col du premier métatarsien.

E. D. McBride, chirurgien américain (1928)

McIndoe et Banister (opération de) l.f.

McIndoe and Banister’s operation

Technique chirurgicale de vaginoplastie utilisant des greffons cutanés libres dont l’usage est devenu exceptionnel.

A. H. McIndoe, Sir, chirurgien britannique  (1938)  et J. B Banister, gynécologue britannique (1938)

méatoplastie n.f.

meatoplasty

Technique chirurgicale d'élargissement du méat uréthral, utilisant généralement un lambeau cutané.

Étym. lat. meatus : passage ; gr. plassein : modeler

médecine d'urgence l.f.

emergency medicine

Discipline médicale qui se consacre aux soins à donner d’urgence aux malades en cas de menace sur leur vie, et à l’organisation technique de ces soins.
Selon les cas, la défaillance d’une fonction vitale nécessite des soins immédiats, par exemple une hémorragie ou une défaillance cardiaque ou l’intervention d’urgence peut être différée de quelques heures. Le jugement du médecin a donc une grande importance et la médecine d’urgence ne peut être pratiquée que par des médecins expérimentés.

Syn. oxyologie

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