coque cytotrophoblastique externe l.f.
Mince couche de cellules cytotrophoblastiques des villosités placentaires qui, vers la fin de la 3ème semaine, traversent progressivement le syncytiotrophoblaste pour atteindre l’endomètre maternel où elles entrent en contact avec les expansions similaires des villosités choriales voisines.
Cette coque apparaît au pôle embryonnaire puis s’étend pour entourer le trophoblaste. Participant à la structure des villosités crampons elles amarrent la masse chorionique à l’endomètre.
Syn. coque trophoblastique
→ cytotrophoblaste, villosités placentaires, syncytiotrophoblaste, pôle embryonnaire
[A4,O6]
cordon de Valentin Pflüger l.m.
Valentin-Pflüger's tube
Travée de cellules issues de l'épithélium gonadique superficiel qui, vers la septième semaine du développement de l'embryon de sexe féminin, s'oriente vers le centre de la gonade.
La fragmentation de ce cordon donnera naissance aux ovogonies, dont le nombre est voisin de quatre cent mille à la naissance.
E. Pflüger, physiologiste allemand (1829-1910) ; G. Valentin, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1810-1893)
Syn. cordon de Pflüger
→ Valentin-Pflüger (cordon de)
[A1]
Édit. 2019
cordons gonadiques l.m.p.
chordae gonadales
Formations épithéliales se développant à partir de la crête gonadale, qui seront colonisées vers la 5e semaine par les cellules germinales primordiales.
Syn. cordons gonadaux, cordons sexuels primordiaux
[A1,O6]
cornoïde adj.
cornoid
Se dit d’un empilement particulier de cellules de la couche cornée.
[P2]
corps astéroïde l.m.
asteroid body
Inclusion intracytoplasmique qui, comme les corps de Schaumann, est contenue dans des cellules géantes de l'infiltrat de la sarcoïdose sans en être spécifique.
On peut également en trouver dans certains granulomes à corps étranger, dans des cas de maladie de Hansen et dans certaines mycoses profondes.
G. Hansen, anatomopathologiste norvégien, membre de l'Académie de médecine (1873)
[A2]
corps chromatique l.m.
chromatoid body
Dans les cellules de la spermiogénèse de certains organismes, zone cytoplasmique proche du noyau, colorée à cause de la présence de ribonucléoprotéines.
[A2]
corps de Michælis-Gutmann l.m.
Michælis-Gutmann’s body
Inclusion lamellaire minéralisé (fer et calcium) en œil d'oiseau, observée dans le cytoplasme de grands phagocytes mononucléés ou cellules de Hanseman, au cours de la malacoplasie.
L. Michælis et C. Gutmann, biochimistes allemands (1902) ; D.P. von Hansemann, anatomopathologiste allemand (1858-1920)
[A2]
corps genouillé l.m.
corpus geniculatum
geniculate body
Noyaux pairs inférieurs du thalamus appartenant au diencéphale et formant le métathalamus.
Ces deux corps ovalaires sont situés sous le pulvinar, au bord postérolatéral du mésencéhale. L'un, médian (appelé aussi noyau géniculé médian ou corps genouillé interne), est relié au colliculus inférieur (ou tubercule quadrijumeau postérieur) par le bras conjonctival inférieur et postérieur. C'est un centre de relais des voies auditives. L'autre, latéral (appelé aussi noyau géniculé latéral ou corps genouillé externe), est relié au colliculus supérieur (ou tubercule quadrijumeau antérieur) par le bras conjonctival antérieur et supérieur. C'est un centre de relais des voies visuelles. La bandelette optique s'y termine et il entretient l'anastomose entre la terminaison des cellules ganglionnaires de la rétine et les fibres nerveuses qui constitueront les radiations optiques.
Syn. corps géniculé, noyau géniculé
→ occipitopariétale (voie), occipitotemporale (voie), voies auditives, voies optiques
[H5]
Édit. 2015
corps muqueux de Malpighi l.m.
stratum Malpighi, stratum spinosum, squamous cell layer
Partie de l'épiderme comprise entre la couche basale et la couche granuleuse, formée de plusieurs assises stratifiées de cellules polyédriques, dites malpighiennes, disposées en mosaïque, qui tendent à s'aplatir et à devenir horizontales au fur et à mesure de leur progression vers la surface épidermique tandis que leur noyau s'estompe, ce qui correspond à la maturation kératinocytaire.
Le corps muqueux de l'épithélium des muqueuses malpighiennes n'est normalement pas revêtu d'une couche granuleuse ni d'une couche cornée.
M. Malphigi, anatomiste italien (1628-1694)
Syn. couche épineuse ainsi appelée à cause de l'ancienne dénomination "cellule à épines" donnée aux kératinocytes du corps muqueux (obs.), couche filamenteuse (obs.)
[A1,J1]
Édit. 2015
corps tingible l.m.
tingible body
Corps apoptotique (fragments de noyaux entourés de membrane cytoplasmique dérivés de cellules mortes par apoptose) phagocyté par des macrophages.
Les corps tingibles sont particulièrement abondants au niveau des macrophages du thymus et des organes lymphoïdes périphériques.
→ apoptose
corpuscule de Hassall l.m.
Hassall’s corpuscle
Ilot de cellules épithéliales pavimenteuses kératinisées, hyalinisées, parfois kystiques, situées dans la médullaire du thymus.
A. H. Hassall, anatomiste et biochimiste britannique (1817-1894)
→ thymus
[A2]
Édit. 2015
cortex du cristallin l.m.
cortex lentis (TA)
cortex of lens
Couche épithéliale formée d’un seul rang de cellules qui double à sa face profonde la capsule du cristallin.
[A1]
Édit. 2015
corticostérone n.f.
corticosterone
Hormone stéroïde des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone glomérulée, de formule dihydroxy-11β, 21-prégnène-4-dione-3,20.
Elle possède une activité métabolique de minéralocorticostéroïde, dix fois plus importante que celle de la désoxycorticostérone, mais cent fois plus faible que celle de l'aldostérone. La sécrétion quotidienne de corticostérone est comprise entre 2 et 4 mg, alors que celle d'aldostérone est inférieure à 0,1 mg.
[O4,G3]
corticotropine n.f.
corticotropin, adrenocorticotropic hormone
Hormone sécrétée par les cellules α du lobe antérieur de l'hypophyse, qui stimule la sécrétion des gluco-corticostéroïdes surrénaliens, ainsi que des autres corticostéroïdes (androgènes et minéralo-corticoïdes).
C'est un polypeptide de 39 aminoacides, de masse moléculaire d'environ 5 kDa, provenant du clivage de la pro-opiomélanocortine. Dans le lobe intermédiaire de l'hypophyse, elle peut être clivée en deux peptides, l'α -MSH de 13 aminoacides, et un peptide CLIP (corticotropin like intermediate peptide) de 21 aminoacides encore actif sur la cortico-surrénale.
Elle est utilisée dans l'exploration de la fonction cortico-surrénalienne, par dosage de la cortisolémie plasmatique, et en cas d'œdème cérébral chez des patients dont la fonction surrénalienne est normale.
Les accidents allergiques provoqués par la corticotropine naturelle ne sont plus à craindre avec le tétracosactide de synthèse constitué par les 24 derniers acides aminés de l'hormone naturelle.
Le dosage de l’ACTH est effectué par méthode radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence. Sa sécrétion est pulsatile et sa concentration varie au cours de la journée, maximale le matin puis diminuant au cours de la journée. L’interprétation des dosages statiques est donc délicate et elle est plutôt dosée au cours de tests dynamiques.
Étym. cortico, de la corticosurrénale ; gr. tropos : direction, vers
Sigle ACTH
[H1,O4]
cortisol n.m.
cortisol
Hormone stéroïde principale des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone fasciculée, de formule trihydroxy-11 β, 17 α, 21-prégnène-4-dione-11, 20.
Elle a des propriétés anti-inflammatoires, stimulant la transcription de gènes de macrocortines ou lipomodulines inhibitrices des phospholipases A2 impliquées dans la synthèse des eicosanoïdes, protégeant les membranes et les lysosomes et permettant l'action d'autres hormones. Elle induit la biosynthèse dans le foie d'enzymes de la gluconéogenèse, activant la dégradation des protéines et la synthèse du glucose. Elle est donc la principale hormone glucocorticostéroïde. Sa sécrétion quotidienne est de 30 à 80 mM chez l'adulte normal.
Le cortisol peut être dosé dans le sérum, la salive ou l’urine par technique radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence.
La concentration du cortisol plasmatique varie suivant l’heure du prélèvement. Elle est maximale le matin à 8h et minimale à minuit. Le cortisol salivaire est un bon reflet du cortisol plasmatique et son dosage peut donc être utilisé pour éviter les prélèvements sanguins répétitifs en cas d’étude du cycle du cortisol. Le dosage du cortisol libre urinaire (CLU) permet de s’affranchir des variations nycthémérales et constitue un bon marqueur de la sécrétion quotidienne de cortisol
Syn. hydrocortisone
[O4]
cotransporteur NaKCl de type 2 l.m.
NaKCl cotransporter(NKCC2)
Protéine de 1095 acides aminés agissant comme cotransporteur électroneutre de sodium, potassium et chlore (1 Na+ + 1 K+ + 2 Cl- ) située à la membrane apicale des cellules épithéliales de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et codée par le gène SLC12A1 situé sur le chromosome 15 (15q21).
Le sodium réabsorbé dans l’anse de Henle (environ 25% de la totalité du sodium réabsorbé dans le néphron) est expulsé au pôle basolatéral vers les liquides interstitiels par la Na+/K+ ATPase ; le potassium est en partie recyclé vers la lumière par les canaux potassiques Rom K (renal outer medullary K channel) ou au pôle basolatéral, vers les liquides interstitiels par les canaux K et Cl et le cotransporteur Cl/K afin de maintenir l’électronégativité intracellulaire. Le cotransporteur NKCC2 est stimulé par phosphorylation induite par l’AMP cyclique qui active la protéine kinase A. Des mutations avec perte de fonction affectent le gène de NKCC2 et sont à l’origine du syndrome de Bartter à transmission autosomique récessive caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie. L’activité de NKCC2 est inhibée par les diurétiques de l’anse de Henle dont le plus connu est le furosémide. Ces diurétiques entrent en compétition avec le chlore sur son site de liaison à NKCC2. En conséquence, l’osmolalité de l’urine augmente alors que celle des liquides interstitiels diminue, ce qui inhibe la réabsorption de l’eau et augmente la diurèse.
cotté adj.
coated
Recouvert.
Cet adjectif est employé spécifiquement dans l'expression « puits cottés » (coated pits), qui désigne des invaginations de la membrane plasmique des cellules, portant les récepteurs qui retiennent des ligands extracellulaires destinés à être internalisés par la cellule, et qui sont recouvertes par un réseau de clathrine.
Syn. mantelé
[A2]
couche basale épidermique l.f.
basal cell layer, stratum basale
Couche la plus profonde de l'épiderme, constituée d'une seule assise de kératinocytes cubocylindriques implantés perpendiculairement à la membrane basale et assurant le renouvellement de l’épiderme.
Elle se caractérise par les cytokératines 5 et 14. Elle contient également de place en place des mélanocytes situés entre les cellules basales.
Syn. assise basale, assise germinative
[A2,J1]
couche compacte l.f.
zona compacta
Assise cellulaire superficielle de la caduque utérine qui résulte de la transformation de l'endomètre après la nidation.
Elle offre un aspect histologique « serré » lié au tassement des cellules déciduales en raison de l'écrasement des glandes utérines collabées.
[A2,O3]
couche spongieuse l.f.
zona spongiosa, spongious layer
Assise cellulaire la plus profonde de la caduque utérine, au contact même des fibres musculaires.
Son aspect est dû au tassement tissulaire, moins marqué que pour la couche compacte qui est plus superficielle. Les formations glandulaires de la couche spongieuse manifestent une activité notable. Après le clivage placentaire, dans le plan qui sépare la couche spongieuse de la couche compacte, la régénérescence de l'endomètre sera assurée précisément grâce à cette vitalité conservée des cellules glandulaires.
[A1,O3]
courbe d'accord l.f.
tuning curve
Courbe traduisant les propriétés de sélectivité fréquentielle du système auditif.
Depuis l’oreille interne jusqu’au cortex temporal, les diverses structures sensorielles auditives (cellules, fibres) sont douées de propriétés de sélectivité fréquentielle. Cette sélectivité fréquentielle s’étudie en recherchant le seuil de réponse d’une structure donnée en fonction de la fréquence du son stimulant. La courbe obtenue est la courbe d’accord. Elle présente habituellement deux parties : la pointe et la queue de la courbe. La fréquence pour laquelle le seuil de réponse est le plus bas est nommée fréquence caractéristique.
[P1]
Cowdria ruminantium
Cowdria ruminantium
Bactérie du groupe des Rickettsiales, transmise par tiques et responsable d'une maladie du bétail d'une grande importance économique, principalement en Afrique.
La cowdriose constitue une enzootie très stable en Afrique sub-saharienne et dans les Caraïbes. La bactérie infecte les cellules endothéliales. Les vecteurs majeurs de C. ruminantium sont des tiques du genre Amblyomma, en particulier A. variegatum. Cette bactérie est transmise verticalement chez les tiques. C. ruminantium est parois rattachée au genre Ehrlichia.
CR1 sigle angl. m. pour Complement Receptor 1
Récepteur capable de fixer les facteurs C3b et C4b du complément.
C’est une glycoprotéine localisée dans les membranes cellulaires des globules rouges, dans certaines populations de leucocytes et les cellules dendritiques réticulaires. Elle contrôle l’activation du complément et participe à la clairance des complexes immuns.
[F3]
CR2 sigle angl. m. pour Complement Receptor 2
Récepteur capable de fixer le C3dg/C3d et le virus d’Epstein-Barr.
C’est une glycoprotéine de 145 kDa localisée sur les lymphocytes B et les cellules dendritiques folliculaires. Elle joue un rôle dans la réponse immunitaire.
[F3]
CR3 sigle angl. m. pour Complement Receptor 3
Récepteur capable de fixer le fragment C3bi inactif.
Il est présent sur les monocytes, les macrophages, les granulocytes, les cellules dendritiques folliculaires. Il joue un rôle dans l’opsonisation.
[F3]