Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

lavement baryté l.m.

barium enema

Technique de radiologie destinée à obtenir des images de la lumière colique après opacification par une préparation barytée à base de sulfate de baryum insoluble dans l’eau, introduite par voie basse.
Cet examen nécessite au préalable une préparation alimentaire et médicamenteuse, pour évacuer le côlon; des incidences appropriées permettent de dégager les différents segments coliques; on complète par des clichés après évacuation et éventuellement insufflation.
Encore utilisé chez l'enfant, habituellement en simple contraste, mais également chez l'adulte, il a perdu de ses indications au profit de la coloscopie. Dans les suspicions de perforations ou d'hémorragies digestives, on emploie un opacifiant iodé hydrosoluble.

→ double contraste

Leadbetter-Politano (technique de) l.f.

Leadbetter Politano’s procedure

Technique de réimplantation urétérovésicale antireflux très utilisée, réalisée par voie endovésicale ou mixte, permettant l'entrée et l'anastomose de l'uretère en tout point de la vessie.

V. A. Politnao et W. F. Leadbetter, chirurgiens urologues américains (1958)

→ antireflux (opération)

Le Fort (opération de) l.f.

Le Fort’s operation

Technique chirurgicale simplifiée de traitement des prolapsus génitaux extériorisés par cloisonnement vaginal total, empêchant toute pénétration.
Après colpectomie antérieure et postérieure, elle permet l'affrontement des zones cruentées et laisse de part et d'autre deux canaux vaginaux permettant l'éventuelle élimination de sécrétions utérines.

L. Le Fort, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1877)

Léger (opération de) l.f.

Léger's operation

Méthode de traitement chirurgical par voie abdominale de l'incontinence urinaire d'effort par colpopexie et cervicopexie antérieure.
La suspension vaginale rétropubienne est réalisée au moyen de deux lambeaux aponévrotiques détachés de la partie inférieure de la gaine des muscles grands droits, fixés de chaque côté de l'urètre sur la paroi antérieure du vagin. Elle est complétée par une cystopexie selon la technique de Perrin.

L. Léger, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1948)

lentille moulée l.f.

moulded lens

Lentille de contact dont tout ou partie des surfaces et du bord sont obtenus par une technique de moulage.

lentille serrée l.f.

tighted lens

Lentille de contact dont la courbure est trop importante.
Pour une lentille rigide, l'image fluo met en évidence un lac de larmes central plus ou moins important et un appui périphérique variable chassant tout ou partie de la fluorescence ; les dégagements de la lentille en place, visualisés par cette technique sont insuffisants ou absents.
Pour une lentille souple, sa géométrie trop cambrée s'apprécie par une mobilité insuffisante de la lentille au clignement des paupières, par un appui de la périphérie de la lentille sur la conjonctive bulbaire dont témoignent la compression plus ou moins nette des vaisseaux y circulant et l'empreinte en sillon que son bord peut y laisser.

Leveuf (opération de) l.f.

Leveuf'’s procedure

Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps destinée à la cure des hypospadias moyens et postérieurs.
La couverture cutanée du premier temps opératoire est obtenue en enfouissant la verge dans le scrotum. Le deuxième temps est le désenfouissement de verge.

J. Leveuf, chirurgien français (1946)

→ uréthroplastie pour hypospadias

Leveuf (technique de) l.f.

Leveuf’s procedure

En cas d'ectopie testiculaire, technique d'orchidopexie où le testicule abaissé est maintenu en place dans le scrotum par une traction élastique transscrotale transitoire fixée à la cuisse.

J. Leveuf, chirurgien français (1885-1948)

ligne d'Ombrédanne l.f.

Ombrédanne’s line

Ligne perpendiculaire à la ligne des cartilages en Y, passant par l’extrémité latérale du toit de l’acétabulum sur une radiographie du bassin de face d'un nourrisson dont le noyau épiphysaire fémoral supérieur est apparu.
Le croisement de ces lignes délimite quatre quadrants (construction d'Ombrédanne). À l'état normal, le noyau d'ossification de la tête fémorale, apparu entre les 2ème et 5ème mois, se situe dans le quadrant inféro-médial. Ce tracé était utile pour déceler une subluxation ou une luxation de la hanche. Actuellement cette technique est remplacée par l’échographie, plus précise et non irradiante.

L. Ombrédanne, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1871-1956)

Syn. construction d'Ombrédanne, schéma d'Ombrédanne

[B2,I2,O2]

Édit. 2017

lipodystrophie insulinique l.f.

insulin lipoatrophy

Altération du tissu sous-cutané, à type d'atrophie ou d'hypertrophie, compliquant les injections sous-cutanées d'insuline, qui se produit aux lieux d'injection, plus rarement à distance.
On n'observe plus de lipodystrophie atrophique depuis que les insulines sont hautement purifiées. En revanche, les lipodystrophies hypertrophiques sont en rapport avec une technique d'injection défectueuse.

Étym. gr. lipos : graisse ; dus : difficulté ; trophê : nourriture

liposuccion n.f.

liposuccion

Action de retirer de la graisse sou-cutanée et profonde avec l'aide d'une canule d'aspiration.
Cette technique, qui se réalise notamment dans la région trochantéro-fessière (culotte de cheval), sur l'abdomen ou le menton dans un but esthétique, est aussi parfois utilisée pour traiter certains lipomes.

Syn. lipoaspiration

liseré n.m.

line

Image radiographique constituée par un trait dense cernant une cavité naturelle ou construite.
Dans le tissu osseux, limitation nette, en faveur de la bénignité, d'une image kystique ou traduisant la guérison d'une cavité pathologique. Sur le tractus digestif, le liseré dit "de sécurité" visualise le contour de la muqueuse préalablement opacifiée par la technique du double contraste; la rupture du liseré de sécurité pose le problème d'une lésion pathologique.

lithotripsie extracorporelle (LEC) l.f.

extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL)

Technique de désintégration des calculs urinaires ou biliaires par l'intermédiaire d'ondes de choc ou d’ondes piézoélectriques émises par un lithotripteur externe.
Le principe est celui d'une onde qui est dirigée sur le calcul ; elle se propage dans l'eau ou dans les parties molles sans faire de dégâts, mais qui produit, quand elle rencontre un milieu solide, une implosion du solide si l'amplitude de la vibration induite est supérieure à la contrainte de rupture du solide. Ainsi lorsqu'une onde de choc est focalisée sur un calcul, elle le fragmente ou l'émiette sans endommager notablement les parties molles avoisinantes. Les lithotripteurs produisent environ 2 000 chocs par minute ou demi-minute. L'application, plus ou moins douloureuse, nécessite une analgésie.
Une mesure préalable de la densité Hounsfield du calcul urinaire, par un scanner sans injection, permet de prédire la probabilité de fragmentation : inférieur à 1000 UH calcul friable, au-dessus calcul plus dur et risque d’échec de la LEC.
Il existe trois types de lithotripteurs :
1) électrohydraulique (premier type d'appareil utilisé) : l'onde de choc est produite par une étincelle électrique dans l'eau dégazée d'une baignoire ; elle est centrée sur le calcul repéré par radioscopie ;
2) piézoélectrique : l'onde de choc est produite par effet piézoélectrique sur une céramique concave semi-ellipsoïdale dont le deuxième foyer est focalisé sur la lithiase, les ondes sont transmises par l'eau de la baignoire ou celle d'une poche remplie d'eau appliquée sur la peau du patient. Elle est centrée sur le calcul repéré par échographie ;
3) électromagnétique : une membrane métallique mue par un électro-aimant produit l'onde de choc. L'ensemble est immergé dans un cylindre empli d'eau dégazée et fermé par une membrane souple qu'on applique sur la peau. Une lentille acoustique focalise l'énergie en une tache oblongue (lithotripteur dit «à onde plate») que l'on concentre sur le calcul.
En urologie, cette méthode non agressive conduit à la fragmentation du calcul sur place, dans la voie excrétrice urinaire supérieure. Ce temps thérapeutique doit être suivi de l'élimination spontanée des débris lithiasiques. Elle exige donc la perméabilité de la voie excrétrice d'aval, qui doit parfois être assurée par la mise en place d'une endoprothèse urétérale. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs rénaux de moins de 2 cm dans leur plus grande dimension.
Les contrindications sont l'infection et les troubles de la coagulation.

Étym. gr. lithos : pierre ; lat. terere : broyer

→ lithotripsie

logetron n.m.

logetron

Dispositif électronique destiné à reproduire des clichés photographiques (y compris des radiographies) afin d'en obtenir des informations supplémentaires.
 La technique permet, par modulation électronique, de récupérer des détails perdus en atténuant des zones trop noires et en renforçant des plages trop transparentes, mais au prix d'un effet de bord important, parfois gênant. Le procédé, qui a rendu service dans l'étude des parties molles, plus particulièrement en mammographie et en radiologie du larynx, est devenu obsolète avec l'apparition de la scanographie et de toute l'imagerie numérisée.

D. R. Craig, inventeur américain (1954)

Logothetopoulos (méthode de) l.f.

Logothetopoulos’ method

Technique d'hémostase de la cavité utérine ou des voies génitales basses par tamponnement serré avec de longues mèches permettant l'hémostase par compression mécanique.

K. Logothetopoulos, gynécologue obstétricien grec (1878-1961)

loi du 31 décembre 1970 l.f.

31 december 1970 act concerning toxicomania

Texte légal considérant le toxicomane à la fois comme un malade et un délinquant, et permettant d'imposer des mesures thérapeutiques. Ses dispositions comportent également un volet répressif de lutte contre le trafic des drogues illicites.
Depuis cette date, l'usage de stupéfiants devient un délit, mais de plus en plus, la peine se résume à un traitement, sauf si le sujet a commis d'autres infractions.
À la suite des divers problèmes qu'elle a posés, notamment sur le plan technique, déontologique et pratique, cette loi n'a pas tous les effets positifs attendus. La politique de réduction des risques qui développe la délivrance de produits de substitution, réalise de fait un assouplissement à la répression de l'usage des stupéfiants.

loi du 30 juin 1975 l.f.

30 june 1975 guidance act in favour of handicapped persons

Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées, qui fait obligation à l'État de prendre en charge les handicapés physiques, sensoriels ou mentaux, qu'ils soient enfants, adolescents ou adultes, dans des actions de prévention, dépistage, soins, éducation, formation et éducation professionnelle, emploi et garantie d'un minimum de ressources.
Elle instaure dans chaque département deux commissions : la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) pour les adultes, et la commission départementale de l'éducation spéciale (CDES) pour les enfants et les adolescents.
En dehors des effets positifs de l'assistance financière procurée par l'allocation aux adultes handicapés, l'insertion professionnelle proprement dite des malades mentaux par les institutions existantes (centres d'aide par le travail notamment) paraît peu satisfaisante. Les postes ouverts son rares. L'intégration est difficile avec les autres handicapés. L'attention portée sur le handicap plutôt que sur l'affection mentale, le faible éventail des emplois proposés, la crise économique actuelle, ont pour risque principal de rendre ces filières ou structures moins opérantes que souhaité.

→ réadaptation

long cône (technique) l.f.

longcone technique

Technique de radiologie dentaire destinée à obtenir en vraie grandeur le cliché d’une ou plusieurs dents et de l’os alvéolaire sous-jacent.
Ce cliché est reproductible dans le temps pour le suivi d'un traitement d'orthodontie.
Le cône localisateur allongeant la distance foyer-film rend négligeable l'agrandissement et augmente la finesse de l'image par diminution du rayonnement diffusé ; au moment du cliché, on superpose parfois une trame millimétrée destinée à une mensuration directe.

→ status dentaire

Lortat-Jacob (opération de)

Intervention visant à corriger le reflux gastro-œsophagien et associant trois gestes techniques :

1) Fermeture des piliers diaphragmatiques en arrière de l'œsophage abdominal, visant à rétrécir le hiatus œsophagien.
2) Fermeture de l'angle de His en adossant le bord gauche de l'œsophage au bord droit de la grosse tubérosité.
3) Fixation de la grosse tubérosité à la partie gauche du diaphragme.
Ce procédé longtemps considéré comme la technique de base de réparation du reflux gastro-œsophagien, est considéré actuellement comme insuffisant, avec dégradation des résultats à long terme.

J-L. Lortat-Jacob, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1951)

Luque (instrumentation de) l.f.

Luque’s instrumentation

Instrumentation vertébrale plurisegmentaire, comprenant une tige métallique dans chaque gouttière vertébrale, solidarisée par un cerclage métallique à chaque lame vertébrale.
Cette technique est indiquée dans les scolioses neuropathiques et myopathiques essentiellement.

E. R. Luque, chirurgien orthopédiste mexicain (1978)

lymphangioplastie n.f.

lymphangioplasty

Technique thérapeutique consistant à introduire sous la peau de longs fils de soie pour drainer la lymphe en rétention dans le territoire concerné vers l’extérieur.
Cette méthode est utilisée dans le traitement de certains œdèmes chroniques, et des éléphantiasis.

→ lymphoplastie

lymphodialyse n.f.

lymph dialysis

Dialyse extracorporelle de la lymphe recueillie par cathétérisme du canal thoracique, suivie de sa réinjection au patient.
Cette technique, proposée avant transplantation rénale, permettant d'associer à l'épuration par dialyse une irradiation extracorporelle de la lymphe susceptible de favoriser la tolérance du transplant, n'est plus utilisée.

lymphographie bipédieuse l.f.

bipedal lymphography

Étude radiographique des réseaux et des ganglions lymphatiques drainant les membres inférieurs après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
Mis au point en 1955 par J.B. Kinmonth, la technique consistait en un cathétérisme bilatéral d'un lymphatique du dos du pied par dénudation, le repérage étant facilité par injection locale d'un colorant vital à résorption lymphatique. L'opacifiant utilisé était le lipiodol ultrafluide. Les clichés pris de façon précoce c'est-à-dire dans les heures suivant l'injection, permettaient l'étude des troncs collecteurs des membres inférieurs jusqu'à la terminaison du canal thoracique, mais les nœuds eux-mêmes, insuffisamment remplis, étaient peu analysables. L'étude des nœuds (groupes iliaques et lombo-aortiques) se faisait sur les clichés réalisés le lendemain de l'injection.
Cet examen a perdu la plupart de ses indications avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.

J. B. Kinmonth, chirurgien britannique (1955)

Syn. lymphographie des membres inférieurs

lymphographie du membre supérieur l.f.

lymphography of the upper limb

Étude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques d'un membre supérieur après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
La technique de cet examen était identique à celle de la lymphographie bi-pédieuse. L'injection, faite à la face dorsale de la main, permettait d'opacifier les nœuds axillaires.
Actuellement obsolète.

McKissock (opération de) l.f.

McKissock's operation

Technique chirurgicale de traitement de l'hypertrophie et de la ptose mammaire inspirée des techniques de Skoog et de Strombeck.
Elle est caractérisée par une absence de clivage cutanéoglandulaire et par une résection glandulaire respectant la zone centrale.

P. K. McKissock, chirurgien américain (1972) ; T. Skoog, chirurgien suédois (1963) ; J. O. Strömbeck, chirurgien plasticien suédois (1960)

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