Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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activité d'insertion l.f.

insertion activity

Activité électrique causée par l'insertion ou le déplacement d'une aiguille électrode au sein d'un muscle.
L'activité d'insertion peut être anormale et dans ce cas le plus souvent exagérée au cours d'un certain nombre d'affections neuromusculaires. Elle ne permet cependant pas à elle seule d'affirmer le caractère pathologique d'un tracé électromyographique.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

[C2,H1,I4]

Édit. 2017

adénosine-triphosphate n.m.

adenosine triphosphate

Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.

Sigle ATP

→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire

[C1,C2,C3,I4]

Édit. 2017

agénésie musculaire l.f.

muscular agenesias

Trouble en rapport avec une anomalie de développement d'un muscle (trapèze, sternocléidomastoïdien, triangulaire des lèvres surtout) pendant les premières semaines de la vie.

A. Poland, Sir, chirurgien britannique (1841)

→ Poland (Syndrome de)

[A4,I4,Q2]

Édit. 2017

akinésie palpébrale l.f.

palpebral akinesia

Absence de motricité palpébrale.
Cette paralysie ou parésie, partielle ou complète, du muscle orbiculaire peut être secondaire à un processus pathologique myogène (myasthénie) ou neurogène (paralysie faciale). Elle est le plus souvent iatrogène : la paralysie des muscles palpébraux est induite au cours d'une anesthésie locale (rétro- ou péribulbaire), pour éviter la contraction des paupières au cours d'une intervention chirurgicale ; elle est alors souvent décrite sous le nom de "bloc moteur".

Étym. gr. akinesis : immobilité

[H1,P2]

Édit. 2017

amines vasoactives l.f.p.

vasoactive amines

Produits tels que l'histamine et la 5-hydroxytryptamine libérés par les basophiles, les mastocytes et les plaquettes et agissant sur l'endothélium et le muscle lisse des vaisseaux locaux.

[C1,C2,C3,K4]

Édit. 2017

angle duodéno-jéjunal l.m.

flexura duodenojejunalis (TA)

duodenojejunal flexure

Angle aigu ouvert en bas, formé par la partie ascendante accolée du duodénum avec la première anse jéjunale descendante et mobile.
Il est situé au-dessous de la racine du mésocôlon transverse qui le sépare du bord inférieur du corps du pancréas. Il répond en dedans au bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire. Son attache au pilier gauche du diaphragme par le muscle suspenseur du duodénum en fait la partie la plus fixe du duodénum.

V. Treitz, anatomo-pathologiste originaire de Bohême (1819-1872)

Syn. anc. angle de Treitz

[A1,L1]

Édit. 2017

angle supérieur de la scapula l.m.

angulus superior scapulae (TA)

superior angle of scapula

Angle formé par la jonction des bords supérieur et médial de la scapula.
Cet angle est tantôt proche de l'angle droit, tantôt d'un angle aigu. Il donne insertion au muscle élévateur de la scapula.

[A1]

Édit. 2020

anse cervicale l.f.

ansa cervicalis (TA)

ansa cervicalis

Anse nerveuse qui unit une racine inférieure née du plexus cervical profond à une racine supérieure née du nerf hypoglosse.
L’anastomose se situe au niveau du tendon intermédiaire du muscle omo-hyoïdien, en avant de la veine jugulaire interne. De cette anse naissent les rameaux pour les muscles omo-hyoïdien, sterno-cléïdo-hyoïdien et sterno-thyroïdien.

Syn. anse de l’hypoglosse

[A1, H5]

Édit. 2020

apex de la tête fibulaire l.m.

apex capitis fibulae (TA)

apex of head of fibula

Saillie rugueuse et culminante de la tête de la fibula, située en dehors et en arrière de la facette articulaire avec le tibia.
Elle donne insertion à la partie postérieure du tendon du muscle biceps fémoral et, par son sommet, au faisceau court du ligament collatéral fibulaire de l’articulation du genou.

Syn. anc. apophyse styloïde du péroné

apex du poumon l.m.

apex pulmonis (TA)

apex of lung

Portion supérieure du poumon qui fait saillie au-dessus de l'orifice supérieur du thorax.
Il présente une face interne, une face antéro-externe et un bord antérosupérieur. Le bord antérosupérieur est arrondi, presque vertical, échancré par la gouttière de l'artère sousclavière. L'extrémité postérieure de ce bord répond au ganglion cervicothoracique. La face interne répond :
- à droite au tronc veineux brachiocéphalique droit, puis au tronc brachiocéphalique artériel et à l'artère sousclavière droite ;
- à gauche, ce sont les éléments vasculonerveux gauches, tronc veineux brachiocéphalique, carotide commune, nerf vague, artère subclavière, œsophage et canal thoracique.
La face externe est recouverte des deux côtés, d'avant en arrière, par la veine sousclavière, le muscle scalène antérieur, l'artère sousclavière, le tronc inférieur du plexus brachial.
Anc. dénom. sommet du poumon

aplasie de la fibula l.f.

fibular hemimelia, congenital deficiency of the fibula

Malformation congénitale du rayon latéral de la jambe de gravité très variable depuis le simple raccourcissement de la fibula jusqu’à l’absence complète de l’os, pratiquement toujours associée à malformations du fémur et du pied, à des anomalies musculaires et vasculaires et entrant dans le cadre des ectromélies longitudinales latérales.
Achterman a classé ces aplasies en trois formes :
- la forme I correspond à une aplasie complète de la fibula ; la jambe est incurvée à convexité antéro-interne, la fibula est remplacée par un cordon dur qui s’insère sur la face latérale du calcanéum, le genou est instable, son condyle latéral est hypoplasique, le fémur est court en coxa-vara, le pied est en valgus équin, les os du tarse en Syn.ostose, les rayons externes peuvent manquer.
- La forme IIa est un simple raccourcissement de la fibula associé à un valgus du pied par ascension de la malléole latérale ;
- la forme IIb correspond à l’absence de la partie proximale de l’os qui se prolonge vers le haut par une bandelette fibrocartilagineuse où peuvent se développer des nodules osseux. Le pronostic est fonction de l’importance des anomalies associées du rayon latéral : fémur, pied, muscle et du raccourcissement du membre ; la bilatéralité est rare.

C. Achterman et A. Kalamchi pédiatre et chirurgien orthopédiste américains (1979)

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

aplasie du tibia l.f.

tibial aplasia, congenital longitudinal deficiency of the tibia

Malformation congénitale par défaut de développement du rayon médial de la jambe.
L’aplasie totale (agénésie) représente plus de la moitié des cas. La fibula est luxée en haut et en dehors, l’articulation du genou est absente, l’extrémité distale du fémur anormale, la rotule absente, la jambe est en flessum par rapport à la cuisse ; la mobilité est très réduite.
Dans l’aplasie distale du tibia seule l’épiphyse proximale peut être présente sous une articulation du genou mal formée et de mobilité réduite, le péroné est luxé vers le haut. Quand il persiste une épiphyse et une métaphyse proximale, le genou est souvent fonctionnel et le segment métaphysaire, petit, cartilagineux et invisible sur la radiographie dans les premiers mois, s’ossifie et s’allonge au cours de la croissance ce qui favorise une reconstruction L’aplasie complète de la partie proximale du tibia est rare. L’aplasie du segment distal articulaire, exceptionnelle, entraîne un diastasis entre les deux extrémités du tibia et de la fibula, l’astragale s’intercale dans la divergence entre les deux os.
Les malformations musculaires associées sont constantes : le muscle quadriceps fémoral et les muscles ischio-jambiers ne sont insérés normalement que s’il existe une épiphyse et une métaphyse proximales ; les muscles de la loge antérieure de la jambe et certains de la loge postérieure sont absents ou anormaux. Le pied est en varus équin avec aplasie des rayons médiaux. Des anomalies vasculaires se retrouvent dans la moitié des cas. Si dans certains cas une reconstruction est possible (par transposition de la fibula), d’autres sont au dessus de toute ressource chirurgicale.

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

→ ectromélie, Brown (opération de)

aponévrose du muscle érecteur du rachis l.f.

aponeurosis musculi erectori spinae (TA)

erector spinae aponeurosis

Formation tendineuse qui donne insertion, par sa face antérieure, au muscle érecteur du rachis.
Elle occupe l’espace compris entre la crête sacrale médiane et la partie postérieure de la crête iliaque, depuis la pointe du sacrum jusqu’à la partie moyenne de la région thoracique dorsale. Elle est unie à la partie inférieure du fascia thoraco-lombal.

aponévrose palmaire moyenne l.f.

middle palmar aponeurosis

Partie de l’aponévrose palmaire qui limite en avant la loge palmaire moyenne.
C’est une lame fibreuse résistante et triangulaire dont la base répond à la racine des quatre derniers doigts et dont le sommet se continue avec le tendon du muscle long palmaire. Elle est formée de fibres longitudinales, les bandelettes prétendineuses, réunies par les lamelles intertendineuses, et de fibres transversales sous-jacentes aux précédentes et qui s’épaississent pour constituer le ligament métacarpien transverse superficiel. Dans son ensemble, l’aponévrose palmaire moyenne est située au-dessous des téguments auxquels l’unissent de nombreux tractus fibreux. Elle recouvre le rétinaculum des fléchisseurs, les tendons fléchisseurs, les vaisseaux et les nerfs de la paume de la main. Elle est unie de chaque côté aux aponévroses palmaires latérales.

Syn. anc. ligament palmaire

→ aponévrose palmaire

arcade plantaire superficielle l.f.

arcus plantaris superficialis (TA)

superficial plantar arch.
Arcade artérielle inconstante formée par une anastomose entre la branche latérale de l’artère plantaire médiale et l’une des artères interosseuses plantaires du deuxième ou du troisième espace.
Elle croise la face superficielle des tendons du muscle court fléchisseur des orteils. Elle est l’homologue de l’arcade palmaire superficielle.

arcade tendineuse du muscle soléaire l.f.

arcus tendineus musculi solei (TA)

tendinus arch of soleus

Arcade fibreuse unissant les origines tibiale et fibulaire du muscle soléaire.

arc antérieur de l'atlas l.m.

arcus anterior atlantis (TA)

anterior arch of atlas

Arc osseux à concavité postérieure qui réunit en avant les deux masses latérales de l’atlas.
Il s’articule par sa face postérieure avec la dent de l’axis. Sur le tubercule antérieur de sa face postérieure s’insère le muscle long du cou.

arc de contact l.m.

arc of contact

Arc compris entre le point tangentiel et le centre d'insertion du tendon d'un muscle oculomoteur sur la sclère.
Sa longueur dépend de la position du point tangentiel.

→ muscles oculomoteurs

arc palato-glosse l.m. 

arcus palatoglossus; plica anterior faucium (TA)

palatoglossal arche; anterior pillar of fauces

Repli musculo-muqueux qui se détache de la face antérieure du voile du palais près de la base de l’uvule palatine et se dirige obliquement en dehors, en bas et en avant pour se terminer sur le bord latéral de la langue à l’union de sa portion buccale et de sa portion pharyngienne.
Dans son épaisseur se trouve le muscle palato-glosse. Les arcs palato-glosses droit et gauche contribuent avec la base de la langue et l’uvule palatine à limiter l’isthme du gosier. Avec l’arc palato-pharyngien du même côté il délimite la fosse tonsillaire.

Syn. anc. pilier antérieur du voile du palais

arc palato-pharyngien l.m.

arcus palatopharyngeus; plica posterior faucium (TA)

palatopharyngeal arche; posterior pilar of fauces

Repli musculo-muqueux qui se détache de la partie postérieure de la base de l’uvule palatine, se dirige obliquement en dehors, en bas et en arrière et se perd dans la paroi latérale du pharynx.
Dans son épaisseur se trouve le muscle palato-pharyngien . Les arcs palato-pharyngiens droit et gauche délimitent l’isthme pharyngo-nasal. Avec l’arc palato-glosse il délimite de chaque côté la fosse tonsillaire.

Syn. anc. pilier postérieur du voile du palais

artère axillaire l.f.

arteria axillaris (TA)

axillary artery

Artère qui fait suite à l’artère sous clavière en regard du bord postérieur de la clavicule.
Elle traverse le creux de l’aisselle jusqu’au bord inférieur du muscle grand pectoral où elle prend le nom d’artère brachiale. Elle est accompagnée par la veine axillaire, située en dedans, puis en avant et en dedans d’elle, et par les troncs secondaires et les branches collatérales et terminales du plexus brachial.
Elle fournit 7 branches collatérales principales qui se distribuent au moignon de l’épaule, à la glande mammaire, aux parois et au contenu du creux de l’aisselle : artère thoracique suprême, artère thoraco-acromiale, artères thoraciques postérieures, artère latérale, artère subscapulaire, artère circonflexe humérale postérieure et artère circonflexe humérale antérieure. Il y a de riches anastomoses entre les artères sous clavière et  brachiale  mais la ligature de l’artère axillaire est dangereuse entre l’artère subscapulaire et les artères circonflexes.

artère brachiale l.f.

arteria brachialis (TA)

brachial artery

Artère qui fait suite à l’artère axillaire au bord inférieur du tendon du muscle grand pectoral.
Elle descend, avec le nerf médian dans le canal brachial et se divise au pli du coude en artère radiale et en artère ulnaire. Ses branches collatérales sont des branches innominées musculaires et osseuses pour le bras, l’artère thoracique alaire, l’artère deltoïdienne, l’artère profonde du bras, l’artère bicipitale, l’artère nourricière de l’humérus, l’artère collatérale ulnaire supérieure et l’artère collatérale ulnaire inférieure. Elle est anastomosée avec l’artère axillaire par le cercle des artères circonflexes humérales et aux deux artères de l’avant-bras par le réseau péri-articulaire du coude.

Syn. anc.  artère humérale

artère buccale l.f.

arteria buccalis (TA)

buccal artery

Branche collatérale antérieure de l’artère maxillaire .
Elle se destine au muscle buccinateur, au conduit parotidien et aux téguments de la joue.

artère cervicale ascendante l.f.

arteria cervicalis ascendens (TA)

ascending cervical artery

Branche du tronc thyro-cervical qui monte en avant  du muscle scalène antérieur, en dedans du nerf phrénique.
Elle fournit des rameaux musculaires et des rameaux spinaux qui pénètrent dans les foramens intervertébraux des vertèbres cervicales.

Syn. anc.  branche cervicale de l’artère thyroïdienne inférieure

artère circonflexe antérieure de l'humérus l.f.

arteria circumflexa humeri anterior (TA)

anterior circumflex humeral artery

Branche latérale basse de l’artère axillaire, qui nait au bord supérieur du muscle grand rond.
Elle contourne en avant le col chirurgical de l’humérus. Elle donne un rameau articulaire ascendant pour l’articulation scapulo-humérale et des rameaux pour les muscles coraco-brachial, biceps brachial et deltoïde. Elle s’anastomose avec l’artère circonflexe postérieure de l’humérus, formant le cercle artériel des circonflexes.

Syn. anc.  artère circonflexe antérieure du bras

[A1]

Édit. 2019

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