Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénomectomie n.f.

adenomectomy

Ablation d’un adénome.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ adénome

[F5]

Édit. 2020

adénomectomie prostatique l.f.

prostatic adenomectomy

Ablation d'un adénome prostatique.
Cette ablation peut être chirurgicale (à ciel ouvert) ou endoscopique. Cependant l'usage fait du terme d'adénomectomie le synonyme d'ablation chirurgicale de l'adénome. Celle-ci peut être réalisée par voie hypogastrique transvésicale ou par voie rétropubienne. Les voies périnéale, sacrococcygienne ou coccypérinéale ont été abandonnées. La voie transuréthrale est celle de la résection endoscopique.
Quelle que soit la voie d'abord choisie et la technique employée, l'adénomectomie prostatique se contente d'enlever le tissu pathologique de l'adénome et laisse en place le tissu prostatique périphérique sain, s'arrêtant au plan de clivage qui les sépare, et ne méritant donc aucunement le terme de prostatectomie trop souvent employé à tort. Son but est de restaurer des mictions sans obstacle. Elle respecte le sphincter strié de l'urèthre mais enlève le sphincter lisse inclus dans l'adénome, créant donc des éjaculations rétrogrades. Mais elle n'altère en aucune façon la fonction érectile. Ses complications, maintenant très réduites, étaient l'hémorragie de la période per- et péri-opératoire, l'infection et les troubles de la continence ensuite.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ résection endoscopique de prostate

[M2]

Édit. 2017

adénomectomie prostatique rétropubienne l.f.

retropubic adenomectomy

Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie rétropubienne.
Cette opération incise la paroi abdominale hypogastrique sus-pubienne, passe en avant de la vessie sans l'ouvrir, aborde la face antérieure de la prostate, en incise la capsule et énuclée l'adénome, répare ensuite la coque prostatique sur drainage.

T. J. Millin, Sir, chirurgien britannique (1945)

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. opération de Millin

→ adénomectomie prostatique

[M2]

Édit. 2017

adénomectomie prostatique transuréthrale par laser échoguidé l.f.

trans-urethral ultrasound guided laser induced prostatectomy (TULIP)

Ablation de l'adénome prostatique par voie transuréthrale grâce à un faisceau laser guidé par ultrasons.
Les risques encourus par le sphincter et les structures de voisinage ont fait abandonner cette thérapeutique coûteuse et trop imprécise de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ laserthérapie prostatique

[B4,M2]

Édit. 2017

adénomectomie prostatique transvésicale l.f.

transvesical prostatectomy

Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie hypogastrique transvésicale.
L'opération ouvre la paroi abdominale hypogastrique puis la vessie par cystotomie ; elle franchit la cavité vésicale et ouvre le plancher de la vessie pour permettre l'énucléation de l'adénome et son ablation. Elle s'adresse en principe aux adénomes de gros volume, non justiciables d'une résection endoscopique. Les techniques ont évolué au cours des années : l'intervention initiale était celle de Freyer, totalement abandonnée au profit des adénomectomies chirurgicales à ciel ouvert. Celles-ci permettent la section nette aux ciseaux de l'urèthre sus-montanal, l'hémostase et la réparation des berges de la loge, et enfin l'hémostase de la loge prostatique elle-même, qui peut faire appel à de nombreuses variantes techniques.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ adénomectomie prostatique, Denis (technique de), Hryntschak (technique de), résection endoscopique de prostate

[M2]

Édit. 2017

adénomégalie n.f.

adenomegaly

Hypertrophie des nœuds lymphatiques sans caractère pathologique apparent.

[F1]

Édit. 2020

adénomes sébacés symétriques de la face l.m.p.

Pringle’s adenoma sebaceum

Lésions multiples du visage représentant un des symptômes de la sclérose tubéreuse de Bourneville ou épiloïa, consistant en petites élevures cutanées indépendantes les unes des autres plutôt que confluentes, fermes, n'apparaissant guère qu'après la deuxième enfance, dont la taille va de celle d'une tête d'épingle à celle d'un pois, souvent très nombreuses, symétriquement distribuées sur les joues, les sillons nasogéniens et mentonnier, ainsi que sur le menton.
On en distingue classiquement trois variétés : blanche, type Balzer-Ménétrier, rouge, type Pringle et dure, fibreuse, type Hallopeau-Leredde.
L'appellation adénome sébacé est en fait erronée car, si certaines lésions comportent une hyperplasie parfois franche des glandes sébacées, il ne s'agit jamais d'adénomes vrais ; de plus, ces glandes peuvent être rares, voire manquer, et les lésions être représentées par la prolifération d'ébauches pilaires ou d'éléments vasculaires et fibreux réalisant l'image d'un acro-angiofibrome ; en outre, certaines d'entre elles ont une structure très proche de celle d'un tricho-épithéliome.

F. H. Hallopeau, membre de l'Académie de médecine et E. Leredde, dermatologistes français (1885)

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,J1,N3]

Édit. 2017

adénomite prostatique n.f.

prostatitis

Poussée congestive ou inflammatoire d'un adénome prostatique, liée à des phénomènes vasomoteurs au sein d'une lésion souvent très vascularisée, provoquant augmentation du volume de la glande, douleur, accentuation des troubles mictionnels pouvant aller jusqu'à la rétention aigüe.
Les causes en sont souvent diététiques et comportementales : repas festif, ingestion d'alcool, position assise ou immobilité prolongées.

[F5,M2]

Édit. 2018

adénomyomatose vésiculaire l.f.

adenomyomatous hyperplasia of the gallbladder

Diverticulose diffuse de la vésicule biliaire, associée à une hypertrophie musculaire lisse.

[L1,L2]

Édit. 2017

adénomyome n.m.

adenomyoma

Tissu glandulaire et musculaire lisse de la corne utérine dont l'aspect est celui d'un myome sans plan de clivage.

[F5, O3]

Édit. 2020

adénomyose n.f.

adenomyosis

Endométriose interne de l'utérus ou des trompes dont la musculeuse est creusée de diverticules tapissés d'endomètre ectopique.
Présence d'îlots de muqueuse endométriale formés de glandes plus ou moins accompagnées de chorion cytogène au sein du myomètre utérin.
Cette tumeur provoque des douleurs pelviennes, des métrorragies, une stérilité. Elle se traduit à l’hystérographie par une rigidité des bords utérins et des images d'addition en « boule de gui », à l’hystéroscopie par une ponctuation rouge de l'endomètre. Une forme particulière, faite uniquement de chorion cytogène, dite adénomyose stromale, constitue des nodules intramyométriaux bénins à distinguer des sarcomes stromaux.
De tels foyers ectopiques peuvent aussi s'observer en dehors de la paroi utérine, constituant alors des lésions d'endométriose au niveau de la cloison rectovaginale, du vagin, de la vulve, du péritoine pelvien, des ovaires, des cicatrices de laparotomie, de l'ombilic. Quelle que soit leur localisation, de tels îlots ectopiques de muqueuse endométriale, survenant chez une femme non ménopausée, sont fonctionnels et subissent les remaniements cycliques menstruels d'une muqueuse utérine. Ils peuvent donc se manifester cliniquement par des hémorragies et des douleurs prémenstruelles. Ils s’accompagnent souvent de stérilité. L'adénomyose se traite par les progestatifs, le curetage, l'endométrectomie, voire l'hystérectomie, selon son degré de gravité.

Étym. gr. adên : glande ; mus : muscle ; ose : maladie chronique

[O3]

Édit. 2017

adénopathie n.f.

adenopathy

Affection des nœuds (ganglions) lymphatiques superficiels et profonds se traduisant par une augmentation anormale de leur volume.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

Syn. lymphadénopathie

[N1 ]

Édit. 2017

adénopathie à mycobactéries l.f.

mycobacterial adenopathy

État pathologique d'un nœud lymphatique (ganglion) ou d'un groupe de nœuds secondaire à une infection par une bactérie du genre Mycobacterium.
L'infection peut déterminer, selon sa virulence et les capacités de défense du sujet atteint, de nombreuses images histopathologiques : lésions inflammatoires non spécifiques, lésions folliculaires, lésions caséofolliculaires, lésions fibrocaséeuses lésions fibreuses séquellaires. La réaction se limite parfois à une accumulation d'histiocytes au cytoplasme bourré de corps bactériens. Le diagnostic de mycobactériose est fondé sur l'analyse de l'image histopathologique, aidée de colorations spéciales (Ziehl-Nielsen) et éventuellement de techniques complémentaires (immunocytochimie, hybridation in situ, amplification génique).

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

→ Mycobacterium, histiocyte

[D1]

Édit. 2020

adénopathie cervicale n.f.

cervical lymphadenopathy, adenopathy

Intumescence d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical le plus souvent d’origine infectieuse ou tumorale.
La maladie causale peut ne pas être identifiée (adénopathie sans porte d’entrée). Découvertes le plus souvent par la palpation, les adénopathies infra-cliniques peuvent être décelées par l’imagerie.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[P1 ]

Édit. 2017

adénopathie cervicale à mycobactéries l.f.

cervical mycobacterial lymphadenitis

Infection d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical par une mycobactérie.
Selon le type de mycobactérie, on distingue :
1) Les adénites tuberculeuses cervicales. Leur siège est préférentiellement sous-mandibulaire. Leur consistance est élastique et indolore à la palpation, puis parfois dure avec des adhérences lors de l'évolution. Inhabituelle actuellement, la fistulisation chronique peut survenir. L’association à une autre localisation bacillaire est rare.
2) Les adénites à mycobactéries atypiques (M. scrofulaceum, M. kansasii). L’abcédation survient en 4 à 8 semaines, permettant un curetage par cette voie. L’évolution est spontanément favorable. L’intérêt des antibiotiques n’est pas établi.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

Syn. scrofule, écrouelle, scrofulose

[D3,P1 ]

Édit. 2017

adénopathie inflammatoire l.f.

lymphadenitis

Modification de la structure d'un nœud (ganglion) lymphatique secondaire à une infection aigüe, subaigüe ou chronique, d'origine bactérienne ou virale.
On oppose classiquement les adénopathies inflammatoires spécifiques dont les aspects histologiques sont étroitement en relation avec l'agent pathogène, et les adénopathies inflammatoires banales, non spécifiques, sans aspect histologique particulier.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[D1]

Édit. 2020

adénopathie médiastinale l.f.

mediastinal adenopathy

Affection des nœuds (ganglions) lymphatiques du médiastin, quelque en soit la cause, bénigne ou maligne.
Les causes de ces adénopathies sont variables, pouvant être bénignes, sarcoïdose, tuberculose ou malignes, métastases, lymphomes hodgkiniens ou non hodgkiniens, par exemple.
La tomodensitométrie thoracique permet de localiser ces adénopathies. Le diagnostic histologique peut être obtenu, suivant leur localisation, par médiastinoscopie, médiastinotomie ou thoracoscopie.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[K1]

Édit. 2017

adénopathie tumorale l.f.

tumoral lymphnode

Modification d'un nœud (ganglion) lymphatique secondaire à un processus tumoral, primitif ou secondaire.
La plupart des tumeurs primitives des ganglions lymphatiques sont des lymphomes ou tumeurs primitives malignes du tissu lymphoïde. On distingue généralement la maladie de Hodgkin et les lymphomes non hodgkiniens. Ces lymphomes sont classés suivant leur comportement évolutif en faible, moyenne et forte agressivité. Les autres tumeurs primitives du ganglion sont rares.
En revanche le ganglion lymphatique est le siège le plus fréquent de localisation secondaire des cancers (métastases ganglionnaires). Les ganglions lymphatiques sont sur le trajet des voies de drainage de la lymphe à partir des viscères ou organes. Toutes les tumeurs malignes développées dans l'organisme peuvent donc donner des adénopathies tumorales, qu'il s'agisse de carcinomes ou de sarcomes. Cependant les adénopathies tumorales secondaires les plus fréquentes sont d'origine carcinomateuse.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[A3,F2]

Édit. 2017

adénopathie tumorale métastatique du médiastin l.f.

mediastinal metastatic adenopathy

Atteinte de nœuds (ganglions) lymphatiques médiastinaux au cours de l'évolution d'un carcinome primitif dont le plus fréquent est le carcinome bronchique.
Cette atteinte, très fréquente, siège dans le médiastin moyen. Les adénopathies sont volontiers compressives s'accompagnant alors d'une paralysie récurrente si elles siègent à gauche ou d'un syndrome cave supérieur à droite. La bronchoscopie est un temps essentiel de l'examen. Elle est décevante lorsqu'il ne s'agit pas d'un carcinome bronchique. Les prélèvements, pour une étude histologique, sont faits par médiastinoscopie pour les adénopathies siégeant au-dessus de la carène, par thoracoscopie pour les adénopathies sous-carénaires.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[K1,F2]

Édit. 2017

adénopathies tuberculeuses du médiastin l.f.p.

tuberculosis of mediastinal lymph nodes

Atteinte tuberculeuse des nœuds (ganglions) lymphatiques du médiastin.
Ceux-ci sont volontiers volumineux, les lésions tuberculeuses détruisent l'architecture des nœuds lymphatiques où l'on trouve des follicules épithélioïdes et gigantocellulaires avec nécrose caséeuse.
Ces adénopathies s'observent surtout chez les immigrés et les Noirs africains, mais aussi chez les enfants. Ces adénopathies peuvent prendre une allure pseudotumorale. Le diagnostic repose sur le contage, souvent un peu de fièvre, une discrète altération de l'état général, une gêne respiratoire, des signes radiologiques.
La bronchoscopie est nécessaire pour rechercher ou confirmer la compression extrinsèque de l'arbre respiratoire, une zone de fistulisation ou de menace de fistulisation. Parfois l'on observe un bourgeon tuberculeux à ne pas confondre avec un bourgeon tumoral, il faut donc toujours le biopsier. Le bourgeon tuberculeux masque la fistule.
La menace de fistulisation tout particulièrement chez l'enfant, impose l'intervention pour évacuer le caséum afin d'éviter le risque de contamination parenchymateuse massive si elle survenait, et de sténose bronchique ultérieure. Le traitement antituberculeux précède et suit l'intervention.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

→ tuberculose

[D1, K1]

Édit. 2020

adénophlegmon n.m.

adenophlegmon

Adénite, compliquée de suppuration, conduisant à l’abcédation.
L’abcédation est endo- et périganglionnaire.

Étym. gr. adên : glande, phlegmein : brûler

→ adénite

[D1]

Édit. 2020

adénophlegmon cervical l.m.

cervical lymphadenitis

Suppuration endo- et périganglionnaire.

Étym. gr. adên : glande, phlegmein : brûler

→ adénite cervicale, adénophlegmon

[D1, P1 ]

Édit. 2020

adénosarcome n.m.

adenosarcoma

Tumeur maligne développée à partir des éléments d'une glande, le tissu conjonctif évoluant suivant le type embryonnaire.

Étym. gr. sarks : chair

[F2,]

Édit. 2020

adénosarcome mullérien de l'utérus l.m.

mullerian adenosarcoma of the uterus

Tumeur utérine rare, reproduisant les structures de l'endomètre de l'embryon, associant des tissus épithéliaux non cancéreux à du mésenchyme sarcomateux.
Elle se traite par hystérectomie.

[A3,F2,O3]

Édit. 2017

adénosarcome sébacé l.m.

sebaceous carcinoma

Carcinome sébacé, tumeur épithéliale maligne développée à partir des glandes de Meibomius.

[F2,P2]

Édit. 2017

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