incidence radiologique de la fente sphénoïdale (fente orbitaire supérieure) l.f.
incidence of anterior lacerate foramen
Incidence radiographique étalant unilatéralement une fente sphénoïdale dans l’aire orbitaire homolatérale.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du nez et du front avec rotation du côté opposé à la fente radiographiée, alors que les rayons X incidents font un angle de 15° avec le plan sagittal médian et un angle de -20° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse d’une fente sphénoïdale.
Cette technique est rarement utilisée car l’incidence de face haute permet une analyse bilatérale suffisante des fentes sphénoïdales.
A. Brunetti, neuroradiologue italien né en 1958
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de Brunetti
→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal
incision de Cherney l.f.
Cherney’s incision
Technique de laparotomie par incision transversale avec désinsertion sus-pubienne des muscles droits.
L. S. Cherney, chirurgien américain (1941)
[N2]
index rotulien l.m.
pattelar index, patellar height
Mesure de la position en hauteur de la rotule, (patella), sur une radiographie de profil.
C'est le rapport entre la longueur du tendon rotulien - LT - et la hauteur de la rotule, LP. LT/LP est normalement égal à 1 ± 0,2, selon la technique d'Insall-Salvati.
J. Insall et E. Salvati, chirurgiens américains (1971)
infertilité masculine l.f.
male infertility
Impossibilité pour un homme de procréer naturellement.
Environ 15 % des couples ont des difficultés à procréer. Les causes d'infertilité masculine sont nombreuses et schématiquement on oppose les obstacles (congénitaux ou acquis) à la progression des spermatozoïdes dans les voies séminales et les insuffisances ou anomalies de la spermatogénèse testiculaire beaucoup plus fréquentes. Les meilleurs moyens d’appréciation de la fécondité sont le spermogramme et le spermocytogramme. Les teneurs sanguines en inhibine et en FSH sont également un bon reflet de l'activité du testicule exocrine.
La prise en charge de l'infertilité propose des traitements visant à améliorer la spermatogénèse ou à favoriser le transit des spermatozoïdes dans la voie séminale, court-circuit d'un obstacle épididymaire, cure d'une infection profonde, traitement d'un hypogonadisme hypogonadotro
Les techniques de procréation médicale assistée ont beaucoup d'indications dans l'infertilité masculine puisqu'elles sont possibles avec un nombre limité de spermatozoïdes (insémination artificielle intraconjugale et fécondation in vitro). La technique de l'ICSI a conduit à obtenir des embryons à partir d'un spermatozoïde testiculaire, voire d'une spermatide.
→ procréation médicalement assistée, fécondation in vitro, insémination artificielle intraconjugale, ICSI
inhibition réciproque l.f.
reciprocal inhibition
Incompatibilité entre certaines réponses comportementales qui s'inhibent mutuellement.
Ainsi, un sujet en détente musculaire supporte mieux la présentation d'un stimulus agressif et se dégage progressivement de l'émotion ainsi provoquée.
La méthode appelée aussi désensibilisation progressive consiste à placer au premier rang la relaxation différentielle de Jacobson parmi les réponses antagonistes de l'anxiété. Il s'agit d'une technique de choix dans la prise en soins des phobiques.
J. Wolpe, psychiatre américain (1952 et 1958)
institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.
institute of radioprotection and nuclear safety
Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.
Sigle : IRSN
insuline n.f.
insulin
Polypeptide hormonal sécrété par les cellules β des îlots de Langerhans du pancréas, indispensable à l’équilibre glucidique.
Cette hormone facilite la pénétration du glucose dans les cellules périphériques en augmentant le nombre de transporteurs membranaires pour le glucose. Simultanément, elle active dans les hépatocytes, les enzymes de biosynthèse du glycogène, des triglycérides et des protéines, entraînant une baisse de la glycémie, des acides gras plasmatiques et de l’urée. Polypeptide (PM environ 6000), formé de deux chaînes reliées par des ponts disulfure (-S-S-) provenant de deux cystéines, c’est une substance incolore, cristallisable. La cellule pancréatique biosynthétise la pro-insuline formée de 86 acides aminés, scindée secondairement en deux parties : l’insuline et le peptide C (ou peptide de connexion) constitués respectivement par 51 et 31 acides aminés. L’insuline est dégradée dans le foie et le peptide C dans les reins. L’insuline peut être dosée par radio-immunologie ou par électro-chimio-luminescence. La concentration d’insuline dans le sang d’un sujet à jeun est inférieure à 11 mU/L. Elle augmente en période postprandiale. Les insulines des différents mammifères ne se distinguent entre elles que par un ou trois aminoacides (ex. : en position terminale 30, celle du Porc possède une alanine et celle de l’Homme une thréonine). La substitution de cet aminoacide terminal, a permis la préparation de l’insuline dite humaine (ou monocomposée) à partir de celles du Porc ou du Bœuf, obtenues par extraction et purification.
Actuellement en France, toutes les insulines sont produites par génie génétique, grâce au colibacille K12 doté d’un plasmide recombiné contenant le gène de l’insuline humaine. L’insuline ainsi obtenue est une protéine basique de point isoélectrique 12, soluble dans l’eau acidifiée. Sa présentation en solution, sous forme d’hexamère, implique avant son activité, sa dissociation en dimères puis en monomères, à l’origine d’une latence (90-150 minutes) alors que la sécrétion physiologique agit 30 et 60 minutes après le repas. L’insuline rapide (Actrapid) commence à agir 1 heure après l’injection sous-cutanée et son effet persiste en moyenne 6 heures. La durée d’action des insulines a pu être augmentée grâce à la formation de cristaux obtenus par l’association à la protamine ou au zinc. L’insuline NPH (Neutre Protamine Hagedorn), d’action intermédiaire, agit 1 à 3 heures après l’injection et pendant 8 à 12 heures. Les insulines au zinc ont une action prolongée pendant 24 à 36 heures avec une variabilité de résorption inter et intra- individuelle. De nouvelles molécules obtenues après modification de la structure de l’insuline originelle, ayant des profils d’action différents, sont dénommées analogues de l’insuline. Obtenus par le remplacement de deux acides aminés, les analogues rapides sont les insulines Glulisine (Apidra) et Lispro (Humalog) dont l’effet débute 15 à 30 minutes après l’injection et persiste pendant environ 3 heures. Plus rapides que l’insuline ordinaire, ils assurent un meilleur contrôle du pic glycémique induit par le repas et réduisent la fréquence des hypoglycémies post-prandiales. Les analogues retard sont obtenus par modification de la structure aminée de la molécule. L’insuline Glargine résulte de l’adjonction de deux arginines à l’extrémité C-terminale de la chaîne B en position 31 et 32 et du remplacement d’un résidu asparagine par la glycine en position 21 de la chaîne A. Sa solution précipite en cristaux dans le tissu sous-cutané et assure une libération régulière durant 24 heures. Elle ne doit être mélangée à aucune autre insuline. Dans l’insuline Detemir, la lysine en position 29 de la chaîne B est liée à un acide gras C14 (N-palmitoyl). Son association à l’albumine dans le tissu sous-cutané, lui confère un effet retard avec une durée d’action de l’ordre de 20 heures. Les analogues retard ont une meilleure stabilité que les insulines au zinc. Leur principal avantage est de réduire la fréquence des hypoglycémies nocturnes et des excursions glycémiques secondaires responsables du phénomène de l’aube avec une moindre prise de poids. Leur usage s’étend de plus en plus en association avec les analogues rapides selon la technique du « basal-bolus ». Les analogues de l’insuline sont moins immunogènes que les insulines classiques et ne paraissent pas, aux doses utilisées, avoir une action mitogène. Pour limiter la fréquence des injections, sont proposés des mélanges d’analogues rapides avec la protamine, combinant les effets rapide et prolongé.
L’insuline est injectée en sous cutanée en traitement quotidien et en intra veineuse lors des situations d’urgence (cétoacidoses). L’administration par voie pulmonaire, d’une insuline d’action rapide, en poudre, agréée dans certains pays, laisse persister des incertitudes sur sa biodisponibilité et sur son innocuité respiratoire. La voie digestive fait l’objet de recherches encore peu concluantes.
Les injections se pratiquent à l’aide de seringues et d’aiguilles adaptées au conditionnement ou de stylos préremplis d’emploi plus facile. Les pompes à insuline utilisent les analogues rapides. Elles permettent une administration souple, modulable, adaptée aux besoins. Les pompes externes sont les plus utilisées. Les pompes internes permettent un apport intra péritonéal, suivi d’un drainage vers le foie, se rapprochant ainsi des conditions physiologiques. L’usage des pompes nécessite une éducation préalable et renouvelée des patients, assurée par une structure spécialisée assurant une veille permanente.
Les essais en cours de pancréas artificiel ayant pour objectif d’adapter à tout moment la sécrétion d’insuline aux fluctuations glycémiques, n’ont pas encore abouti à des applications pratiques.
J. Banting, Sir, médecin scientifique canadien et C. H. Best, physiologiste canadien, prix Nobel de médecine en 1923
Étym. lat. insula : île
→ îlots pancréatiques, pro-insuline, peptide C, génie génétique
[R1]
Édit. 2018
insulinome n.m.
insulinoma
Tumeur pancréatique endocrine, relativement fréquente (environ 1 à 2 cas pour 100 000), qui est constituée de cellules β des ilots de Langerhans libérant de l'insuline.
Elle est presque toujours révélée par des accidents d'hypoglycémie organique (état confusionnel ou coma).
Le diagnostic repose sur la mise en évidence d'une hyperinsulinémie non régulée par l'hypoglycémie progressive induite par le jeûne et sur la localisation de la tumeur pancréatique qui est en général unique et de petite taille : l'écho-endoscopie semble être la technique de localisation la plus performante. Le traitement de l'hyperinsulinisme repose sur l’utilisation du diazoxide mais l'exérèse chirurgicale de la tumeur est le traitement de choix, la chimiothérapie par streptozotocine devant être proposée si l'exérèse est impossible ou incomplète.
Étym. lat. insula : île
irradiation hémicorporelle l.f.
half body irradiation
Irradiation visant la moitié supérieure ou inférieure du corps.
Elle est utilisée pour réaliser, dans des affections malignes généralisées (hémopathies), une irradiation totale sous forme de deux irradiations séparées par quelques semaines. Cette technique évite la stérilisation médullaire totale : pendant l’intervalle le tissu médullaire du premier territoire irradié, stérilisé par l’irradiation, est recolonisé à partir du second territoire.
isoélectrofocalisation n.f.
isoelectric focusing
Technique de séparation électrophorétique des ampholytes (électrolytes tels que les protéines qui portent à la fois des groupements acides et basiques) en fonction de leur point isoélectrique dans un milieu de pH graduellement croissant, constitué par des ampholines.
Janecksó-Urbányi (technique de) l.f.
Janecksó-Urbányi’s technique
Technique coprologique désuète qui permettait la concentration en éléments parasitaires par flottaison dans une solution de sels de mercure.
A. Janecksó et L. Urbányi, biologistes hongrois (1931)
Jeannin-Michon (procédé de) l.m.
Jeannin Michon’s procedure
Procédé chirurgical permettant une extra-péritonisation provisoire lors d'une césarienne effectuée normalement par voie transpéritonéale.
Technique ancienne, utilisée en cas de suspicion d'infection amniotique pour éviter la contamination de la grande cavité, elle est actuellement rendue obsolète par l'usage généralisé de l'antibiothérapie.
C. Jeannin, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1874-1947) ; L. Michon, chirurgien français (1892-1973)
Jeffcoate (opération de) l.f.
Jeffcoate’s procedure
Intervention chirurgicale permettant la cure de l'aplasie moyenne ou basse du vagin par voie basse exclusive.
Elle consiste après clivage de l'espace rectovésical jusqu'au dôme vaginal distendu par la rétention menstruelle, à disséquer la muqueuse du haut vagin pour la suturer à la muqueuse vestibulaire. L'inconvénient majeur de cette technique est de ne pas permettre un bilan précis des lésions hautes associées.
T. N. A. Jeffcoate, gynécologue obstétricien britannique (1969)
jeu de rôle l.m.
role, role playing
Technique de thérapie comportementale qui consiste à mettre le patient dans une situation créée artificiellement et à lui demander de se comporter comme s'il affrontait la situation réelle.
À la différence du psychodrame classique, il s'agit presque exclusivement d'observer et de modifier des comportements en situation, sans recherche directe d'une abréaction émotionnelle du sujet.
Par exemple, lors d'un entrainement en affirmation de soi, celui-ci joue en séance une situation sociale face à un protagoniste. Le thérapeute lui donne alors des commentaires sur ses comportements verbaux et non verbaux, s'attachant à renforcer ceux jugés satisfaisants et à suggérer des modifications pour les autres. La scène est ensuite rejouée sur ces bases et la séquence scène jouée-commentaires constructifs peut être reprise plusieurs fois. Les situations jouées en jeu de rôle trouvent naturellement leur prolongement dans des exercices in vivo, que le patient accomplira après cela en réalité.
Le jeu de rôle peut aussi être utilisé comme outil d'évaluation diagnostique, pour mieux apprécier les comportements du sujet dans diverses situations. Il a été introduit par certains dans l'enseignement de la psychologie médicale.
jitter n, angl.
1) Variabilité de l'espace interpotentiel entre deux fibres musculaires appartenant à une même unité motrice lors des décharges consécutives de cette paire de potentiels.
Ces décharges consécutives (jusqu'à 1000 d'entre elles peuvent être enregistrées, stockées et analysées avec des appareils électromyographiques modernes) sont susceptibles d'être obtenues lors de la contraction volontaire modérée ou lors d'une stimulation de la portion terminale intramusculaire de l'axone suivant ces fibres. Cette technique est utilisée pour le diagnostic de la myasthénie.
Terme employé communément dans la pratique électromyographique dite de fibre unique (utilisée pour le diagnostic de cette même myasthénie).
2) Mesure de l’instabilité dans le temps de la fréquence fondamentale du signal acoustique.
Il est mesuré d’une onde par rapport à la suivante et exprimé en pourcentage.
Jouvet (classification de) l.f.
Jouvet's classification
Technique quantitative d'appréciation concernant la profondeur du coma et son évolution.
Elle comporte quatre rubriques :
- P (perceptive), qui explore l'éveil cortical selon les quatre critères de consigne écrite, orientation, consigne orale et clignement à la menace) ;
- R et D, qui explorent l'éveil comportemental sous-cortical. R est la réactivité non spécifique à un stimulus, à savoir l'appel du malade par son nom, exprimée par les réponses, la réaction d'éveil (ouverture des yeux) et la réaction d'orientation du regard. D est la réactivité motrice à la douleur, jugée sur la mimique, la réaction d'éveil et l'existence d'un retrait ;
- V (réactivité végétative), qui explore la partie inférieure du tronc cérébral sur la base des modifications respiratoires, vasomotrices, cardiaques et pupillaires, en réponse à une stimulation douloureuse.
M. Jouvet, neurobiologiste français (1961)
Kakkar (méthode de) l.f.
Kakkar's method
Technique d'administration de l'héparinate de calcium pour prévenir les complications thrombo-emboliques postopératoires. Commencer par des injections préventives, 2 ou 3 fois par jour, d'une dose de l'ordre de 5 000 UI d'héparinate de Ca : faire la première injection 8 à 12 heures avant l'acte chirurgical et poursuivre pendant une semaine environ. A ces doses les tests d'hémostase ne sont pas modifiés (temps de céphaline activé) et le risque hémorragique est faible. Les études ont montré l'efficacité de la méthode pour réduire la fréquence des thromboses postopératoires. Dans certaines situations à haut risque (prothèses en chirurgie orthopédique) cette protection est insuffisante. Un des effets adverses de cette méthode est une thrombopénie qui justifie un contrôle bihebdomadaire de la numération plaquettaire.
Cette méthode est actuellement remplacée le plus souvent par une seule injection quotidienne d'héparine de bas poids moléculaire.
V. V. Kakkar, chirurgien britannique (1971)
Kaplan (technique de) l.f.
Kaplan’s technique
Technique de radiothérapie de la maladie de Hodgkin, visant à irradier l’ensemble des aires ganglionnaires du thorax et de l’abdomen.
Elle utilise des champs, antérieurs et postérieurs, de forme complexe appropriée pour englober, en 2 volumes-cibles, d’une part les aires médiastinales, sus-claviculaires et axillaires (mantelet), et d’autre part les aires lombaires et iliaques (Y inversé).
H. S. Kaplan, médecin radiothérapeute américain et S. A. Rosenberg, médecin oncologue américain (1962)
Kelly (opération de) l.f.
Kelly's operation
Cure chirurgicale de certaines incontinences urinaires chez la femme.
Elle réalise une plicature sousurétrocervicale des tissus paracervicaux-urétraux. Elle consiste, après dissection des tissus paracervicaux urétraux jusqu'à la branche ischiopubienne, à les rapprocher sur la ligne médiane par un ou plusieurs points en U de fil résorbable. Malgré l'efficacité modérée, surtout à long terme, de cette technique historique, on l'utilise encore, associée notamment à la cure des prolapsus par voie périnéale.
HA Kelly, gynécologue américain (1858-1943)
kératite à Acanthamoeba l.f.
Acanthamoeba keratitis
Kératite provoquée par des amibes libres appartenant à diverses espèces du genre Acanthamoeba et favorisée (85% des cas) par le port de lentilles cornéennes insuffisamment désinfectées.
Le diagnostic se fait par la technique du "scraping" cornéen sur frottis coloré au Giemsa. Le traitement repose essentiellement sur des collyres à base d’iséthionate de propamidine.
kératomileusis n.f.
keratomileusis
Technique d'ablation cornéenne pour corriger la myopie qui consiste à prélever une épaisse lamelle de la face antérieure de la cornée congelée afin de pouvoir meuler sa face postérieure ; ce meulage selon qu'il est central (kératomileusis myopique) ou périphérique (kératomileusis hypermétropique) entraîne, une fois la lamelle replacée dans le lit cornéen, une diminution ou une augmentation de la courbure antérieure de la cornée.
Actuellement, l'ablation est réalisée au laser excimer, photoablation réfractive cornéenne, qui peut être de surface (kératomie photoréfractive) ou intrastromale.
J. Barraquer, ophtalmologiste espagnol (1963)
Étym. gr. mêlosis : action de souder
→ lasik
kératomileusis in situ l.f
in situ keratomileusis (ISKM)
Technique dans laquelle une mince lamelle cornéenne superficielle est découpée laissant une épaisseur suffisante de stroma dans le lit duquel est prélevé un disque de stroma adéquat afin de modifier la réfraction.
La congélation n'est plus nécessaire.
Étym. gr. mêlosis : action de souder
kératoodontoprothèse n.f.
osteo-odonto-keratoprothesis
Technique de kératoprothèse dont l'originalité a été d'utiliser un support haptique non synthétique constitué de tissu autologue (racine dentaire, muqueuse buccale).
La prothèse est constituée d'une racine dentaire saine, forée en son centre pour y introduire un tube optique. L'ensemble est scellé sur la cornée malade.
kératophakie n.f.
keratophakia
Technique de chirurgie réfractive pour corriger l'hypermétropie et la myopie, consistant à inclure dans l'épaisseur du stroma cornéen un fragment de cornée prélevé sur un donneur, de manière à augmenter ou à diminuer la courbure cornéenne.
Étym. gr. keras : corne ; phakos : lentille
kératoplastie lamellaire l.f.
superficial lamellar keratoplasty
Technique qui consiste à remplacer une partie de la cornée malade en respectant les plans cornéens postérieurs.
La transparence du greffon lamellaire (dépourvu d'endothélio-descemet) est asurée par l'endothélium fonctionnel de la cornée réceptrice.