reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.
oesophageal reflux
Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
tronc gastro-colique de Henle l.m.
Tronc veineux formé par la confluence, au-devant de la tête du pancréas, de la veine colique droite, de la veine pancréatico-duodénale inférieure droite et de la veine gastro-omentale droite.
Très court et assez volumineux, ce tronc commun s’abouche au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. tronc de Henle, veine gastro-colique de Henle
tumeur stromale gastro-intestinale l.f.
Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.
S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)
Étym. lat. tumor : gonflement
Sigle GIST
→ Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)
[ F2, L1, Q1,]
Édit. 2019
gélule gastro-résistante l.f.
Gélule dont l’enveloppe ne peut être dissoute par les sucs gastriques ce qui permet une absorption du produit actif en aval de l’estomac, dans le duodénum, le jéjunum ou l’iléon.
→ gélule
[G3,G5]
Édit. 2017
reflux gastro-œsophagien l.m.
gastro-oesophagal reflux
Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.
→ hernie hiatale, Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, opération antireflux gastrique, hernie hiatale, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons
[L2]
Édit. 2019
épiploon gastro-duodéno-hépatique l.m.
Syn. petit omentum
[A1]
Édit. 2020
épiploon gastro-colique
l.m.
[A1]
Édit. 2020
épiploon gastro-hépatique l.m.
[A1]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (branche supérieure de la veine lingulaire) l.f.
superior branch of the lingular vein of the left superior pulmonary vein
→ rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
rameau inférieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche l.m.
pars inferior [V. lingularis, R. lingularis (vena pulmonalis sinistra superior)] (TA)
inferior part of lingular vein (lingular branch) of left superior pulmonary vein
Veine drainant la plus grande partie du sang oxygéné dans le segment lingulaire inférieur.
Elle chemine dans la scissure oblique sous la plèvre médiastinale du segment lingulaire inférieur. Elle reçoit la veine intrasegmentaire du segment lingulaire inférieur et va s'unir à son homologue supérieur pour former la veine lingulaire.
Syn. veine lingulaire inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche
rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche l.m.
pars superior [V. lingularis, R. lingularis (vena pulmonalis sinistra superior)] (TA)
superior part of lingular vein (lingular branch) of left superior pulmonary vein
Veine qui draine essentiellement le segment lingulaire supérieur du lobe supérieur gauche.
Elle chemine entre les segments lingulaires supérieur et inférieur. Elle est l'une des 2 veines collectrices de la veine lingulaire.
Autre dénom. veine lingulaire supérieure, branche supérieure de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
veine pulmonaire supérieure gauche (veine antérieure) l.f.
vena anterior, ramus anterior - vena pulmonalis sinistra superior (TA)
anterior vein, anterior branch of left superior pulmonary vein
Veine qui draine essentiellement le segment antérieur du lobe supérieur gauche, formée par la réunion des trois veines intersegmentaires culminolingulaires médiastinale, moyenne et interlobaire, avec la veine intrasegmentaire antérieure.
Elle rejoint la veine apicopostérieure pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
Syn. rameau antérieur de la veine pulmonaire supérieure gauche, veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche, Anc. dénom. veine interculminolingulaire
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (veine apicopostérieure) l.f.
vena apicoposterior, ramus apicoposterior - vena pulmonalis sinistra superior (TA)
apicoposterior vein, apicoposterior branch of left superior pulmonary vein
Veine drainant le segment apicopostérieur du lobe supérieur gauche, formée par la partie intersegmentaire apicopostérieure et apicoantérieure, et par les parties intrasegmentaires apicale et postérieure.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
Syn. rameau apicopostérieur de la veine pulmonaire supérieure gauche, Anc. dénom. tronc veineux médiastinal postérieur (superior hilar vein)
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure (veine basale antérieure) l.f.
vena basalis anterior, ramus basalis anterior - vena pulmonalis inferior (TA)
anterior basal vein, anterior basal branch - inferior pulmonary vein
Veine réunissant la veine intersegmentaire antérolatérale et la veine intermédiobasale antérieure qui reçoit elle-même la veine intrasegmentaire antérobasale.
Elle se termine dans la veine basale supérieure dont elle est une collatérale.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
Syn. rameau basal antérieur de la veine pulmonaire inférieure, Anc. dénom. tronc interbasal antérieur
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure gauche (veine basale commune) l.f.
vena basalis communis - vena pulmonalis sinistra inferior (TA)
common basal vein of left inferior pulmonary vein
Racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure gauche qui réunit toutes les veines intersegmentaires de la pyramide basale.
Elle sort du poumon entre la bronche segmentaire paracardiaque en avant et la bronche terminobasale en arrière. Elle s’unit à la veine supérieure du lobe inférieur pour former la veine pulmonaire inférieure gauche.
Syn. anc. racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure gauche, veine basale commune du poumon gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure (veine basale commune) l.f.
vena basalis communis - vena pulmonalis inferior (TA)
common basal vein - inferior pulmonary vein
Veine formée par la réunion de la veine basale supérieure et de la veine basale inférieure à gauche comme à droite, qui collecte tout le sang de la pyramide basale.
Beaucoup plus volumineuse que la racine supérieure de la veine pulmonaire inférieure, elle est très courte et occupe la partie basse du cratère hilaire entre la bronche basale médiale en avant et basale postérieure en arrière.
Syn. Anc. dénom. racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure (veine basale inférieure) l.f.
vena basalis inferior - vena pulmonalis inferior (TA)
inferior basal vein - inferior pulmonary vein
Veine constituée par la réunion de la volumineuse veine intrasegmentaire basale postérieure, la veine médiale postérieure et la veine interbasale médiale postérieure.
Elle est comprise dans le plan entre les segments basal médial et basal postérieur. Elle est en arrière de la bronche médiale et s'en éloigne pour fusionner avec la veine basale supérieure et donner la veine basale commune.
Syn. Anc. dénom. tronc interbasal postérieur, tronc interbasal inférieur
[A1, K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure (veine basale supérieure) l.f.
vena basalis superior - vena pulmonalis inferior (TA)
superior basl vein - inferior pulmonary vein
Veine constituée par la réunion de la veine intersegmentaire postérolatérale et de la veine interantérolatérale.
Elle croise la face postérieure de la bronche médiale près de son origine et rejoint la veine basale inférieure après avoir reçu la veine basale antérieure, pour former la veine basale commune de la veine pulmonaire inférieure.
Syn. anc. dénom. tronc interbasal moyen
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine dorsale de la veine intercostale postérieure l.f.
vena dorsalis venae intercostalis posterioris, ramus dorsalis venae intercostalis posterioris (TA)
dorsal vein of posterior intercostal vein, dorsal branch of posterior intercostal vein
Syn. rameau dorsal de la veine intercostale postérieure
→ veines intercostales postérieures
[A1]
Édit. 2020
veine pulmonaire inférieure (veine basale inférieure) l.f.
→ veine basale inférieure de la veine pulmonaire inférieure
[ A1, K1; K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (veine inter-culmino-lingulaire) l.f.
Veine formée par la réunion des trois rameaux cheminant dans le plan interculminolingulaire, étagés de dedans en dehors, soit les rameaux interculminolingulaires médiastinal, moyen et interlobaire ; elle reçoit la veine intrasegmentaire antérieure.
Cette veine inter-culmino-lingulaire rejoint le tronc préhilaire au niveau de la bifurcation de la bronche lobaire supérieure pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
C. Cabrol, chirurgien cardiaque et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1925-2017), G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1902-1965), R. H. Overholt, chirurgien thoracique américain (1901-1990)
Syn. tronc veineux inter-culmino-lingulaire
→ veine pulmonaire supérieure gauche (veine antérieure)
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine interventro-lingulaire de la veine pulmonaire gauche l.f.
→ veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine intervertébrale de la veine intercostale postérieure l.f.
vena intervertebralis venae intercostalis posterioris (TA)
intervertebral vein of posterior intercostal vein
→ veines intercostales postérieures
[A1, K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (veine lingualire) l.f.
vena lingularis, ramus lingularis - venae pulmonalis sinistrae superioris (TA)
lingular vein, lingular branch of left superior pulmonary vein
Veine qui draine l'essentiel du sang de la lingula du poumon gauche.
Grêle et courte, elle est formée par la réunion des rameaux veineux supérieur et inférieur de la lingula devant l'origine de la bronche lobaire supérieure gauche.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
Syn. rameau lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche, anc. dénom. tronc veineux lingulaire, racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020