psychose (caractères cliniques généraux d'une) l.
clinical general characteristics of a psychotic disorder
Terme qui désigne actuellement les affections mentales les plus sévères, comportant pour l'essentiel une atteinte globale et profonde de la personnalité (E. von Feuchtersleben).
Formant une opposition pertinente, au sens des linguistes, avec les névroses, les aspects typiques des psychoses comportent : une symptomatologie majeure, caractéristique s'il s'agit par ex. d'idées délirantes ou d'hallucinations ; une altération du contact avec ce qu'il est convenu d'appeler la réalité ; une diminution ou une absence de conscience et de critique vis-à-vis du vécu pathologique, avec croyance à son égard ; d'importantes altérations de la personne, fréquemment accompagnées de perturbations de la relation au monde extérieur, en particulier des conduites, avec parfois isolement ; une impression générale d'étrangeté des troubles ; une évolution le plus souvent réservée.
Certes, de tels critères sont inconstants, voire controversés. Mais dans la pratique quotidienne, ce sont bien à ces caractéristiques cliniques que fait appel la majorité des psychiatres.
E. von Feuchtersleben, psychiatre autrichien (1806-1849)
psychose infantile (devenir d'une) l.f.
outcome of a psychosis in childhood
Le pronostic d'une psychose survenue dans le jeune âge dépend des modalités de prise en soins, mais aussi de facteurs mal connus.
Lorsque l'enfant est devenu adulte, on peut observer :
- une grande déficience mentale avec troubles majeurs du comportement, absence d'autonomie sociale et survie en institution ;
- les plus souvent, un état résiduel pseudo-névrotique, psychopathique ou psychotique (en particulier de type schizophrénique) ;
- rarement, une normalisation psychique satisfaisante, comportant une bonne adaptation à la réalité.
Une apparition précoce, la notion de troubles cognitifs, l'absence de langage, l'association à des éléments organiques et un défect familial sont de mauvais pronostic.
Cependant, en présence d'un adulte caractériel ou psychopathe, le diagnostic rétrospectif doit être exigeant.
rameau spinal d'une artère lombaire l.m.
ramus spinalis arteriae lumbalis (TA)
spinal branch of lumbar artery
Rameau spinal ayant la même disposition que celui d’une artère intercostale postérieure.
région constante d'une immunoglobuline l.f.
constant region
Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.
réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.
cell repair
Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.
M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)
Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)
sensibilité d'une épreuve l.f.
sensitivity of a test
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.
→ sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)
spécificité d'une épreuve l.f.
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété d’un instrument de mesure qui ne varie qu’avec tel phénomène observé ou recherché et est donc doué d’un certain pouvoir discriminant.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés négatifs parmi ceux qui sont effectivement atteints de la maladie.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus spécifique qu’elle donne moins de faux positifs.
structure d'une population l.f.
Composition d’une population selon diverses caractéristiques démographiques (sexe, âge, état matrimonial, etc.) ou sociologiques (degré d’instruction, activité économique, etc.).
Les structures s’expriment généralement en ramenant le total de la population d’un territoire à un nombre rond de façon à faire apparaître les taux des catégories particulières ; par exemple, la population française compte en 1990 14% de personnes de plus de soixante- cinq ans.
Syn. structure démographique
structure d'une population par âge l.f.
Répartition des sujets d’une population par classes d’âge.
Elle est généralement indiquée séparément pour les sujets de sexe masculin et féminin.
taille d'une matrice l.f.
→ matrice
tête d'une phalange l.f.
caput phalangis (TA)
head of phalanx
Extrémité distale, renflée de chaque phalange.
Sur les phalanges proximales et moyennes, elle est en forme de trochlée qui s’articule avec la base de la phalange sous-jacente. Sur les phalanges distales, la tête, qui est libre, est convexe vers le bas et porte sur sa face palmaire (ou plantaire) une surface saillante en fer à cheval qui répond à la pulpe de la phalange.
tolérance (à une substance) l.f.
Capacité d’un organisme à supporter une substance étrangère sans en subir d’effets nocifs.
Lors d’introductions répétées de la substance, la tolérance peut s’atténuer par un phénomène de sensibilisation. Inversement la tolérance peut s’accentuer, si bien que pour entrainer le même effet, les doses doivent augmenter.
trajectoire (d'une particule) n.f.
path (of a particle)
Ligne parcourue par une particule dans un milieu jusqu' à son arrêt.
Pour les particules lourdes chargées elle est pratiquement rectiligne. Pour les électrons des collisions avec grande perte d’énergie provoquent de brusques changements de direction.
transmission d'une maladie infectieuse l.f.
infectious disease transmission
Passage d’une maladie infectieuse d’un individu à un autre.
transthyrétine (neuropathies liées à une anomalie de la) l.f.p.
transthyretin anomaly induced neuropathies
→ amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise
trisomie 21 (diagnostic prénatal d'une) l.m.
prenatal diagnosis of trisomy 21
Diagnostic qui peut être évoqué au 4e mois de la grossesse sur des signes échographiques susceptibles de prêter à confusion et sur certains paramètres biochimiques du sang maternel (β-hCG, α-fœtoprotéine).
Le dépistage de la trisomie 21 (T21) a été codifié par l’arrêté du 23 juin 2009. Il n’est plus réservé aux femmes de plus de 38 ans mais proposé systématiquement après information. Le risque sera calculé d’après l’âge, les résultats de l’échographie de la nuque et des marqueurs sériques. Dans le premier trimestre (entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée (SA+ 6 j), le premier examen est l’échographie ; le risque est augmenté si la clarté nucale est supérieure au 95ème percentile. Les marqueurs sériques sont ensuite mesurés (βHCG et PAPP-A). Si les marqueurs du premier trimestre n’ont pas été mesurés à temps, les marqueurs du 2ème trimestre entre le 14ème et 17ème + 6j SA seront recherchés (βHCG et α-fœtoprotéine. Si au terme de ces investigations, le résultat n'est pas conforme, une amniocentèse ou une ponction amniotique doit être proposée. Le consentement des deux parents est demandé. Le risque de troubles psychiques à la suite du diagnostic anténatal comporte surtout : une anxiété irrépressible, voire une dépression. En cas de ponction de liquide amniotique, un vécu de menace pour l'avenir de la grossesse et/ou un sentiment de culpabilité lié aux décisions à prendre et près l'information d'un caryotype normal, la persistance de préoccupations concernant l'enfant. Les effets de l'anxiété maternelle sur le comportement de ce dernier sont en cours d'étude.
Plus généralement, restent les problèmes individuels, éthiques et psychosociaux, que peut poser la pratique des tests génétiques.
Étym. gr : treis : trois ; sôma : corps
trochlée d'une phalange de la main l.f.
trochlea phalangis manus (TA)
trochlea of phalanx of hand
Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.
trochlée d'une phalange du pied l.f.
trochlea phalangis pedis (TA)
trochlea of phalanx of foot
Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.
troncature (d'une lentille) l.f.
truncation
Ablation d'une partie périphérique d'une lentille de contact qui a pour but de la stabiliser dans un axe donné.
tubercule antérieur du corps d'une vertèbre cervicale l.m.
tuberculum anterius corporis vertebrae cervicalis (TA)
anterior tubercle of body of cervical vertebra
Saillie vertical médiane de la face antérieure de la vertèbre.
tunique fibro-musculo-cartilagineuse d'une bronche l.f.
tunica fibromusculocartilaginea bronchi (TA)
fibromusculocartilaginous layer of bronchus
Couche moyenne de la paroi d’une bronche.
Elle contient le ligament annulaire, le muscle trachéal et le cartilage bronchique.
récepteur couplé à une protéine G l.m.
G protein-coupled receptor
Famille de récepteurs hétérotrimériques à 7 domaines transmembranaires (extrémité N extracellulaire et extrémité C intracellulaire) qui après activation par la fixation de leur ligand activent une protéine G assurant l’échange GDP/GTP (guanosine di- et triphosphate) sur la sous unité a de ces protéines qui modulent ensuite des effecteurs (enzymes comme l’adénylate cyclase ou des canaux ioniques)
Ces récepteurs sont très nombreux (plusieurs centaines). Ils reconnaissent des ligands très différents : les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, ceux de la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine, la morphine, les prostaglandines, l'angiotensine II, ou les leucotriènes. Les effecteurs des protéines G peuvent être des canaux ioniques directement activés par les protéines G, sans l’intermédiaire de seconds messagers, ou des enzymes qui vont permettre la synthèse de seconds messagers. Parmi ces derniers, il faut citer l’AMPc résultant de l'activation de l’adénylate cyclase par la protéine Gs (la protéine Gi inhibant l'adénylate cyclase) ainsi que l’IP3 (inositol triphosphate) et le DAG (diacylglycérol) résultant de l'activation de la phophoslipase C par une protéine Gq.
→ protéine G, canalionique, ligand
[C1]
Édit. 2019
trouble de l’usage d’une substance psychotrope l.m.
Les classifications nosographiques regroupent sous cette appellation, l’ensemble des manifestations psychiques, physiques et comportementales, révélatrices d’une perte de contrôle de la consommation qui se répète malgré les conséquences individuelles (menaces sur la santé) et sociales (menaces sur la situation familiale, professionnelle en particulier) négatives.
Le sujet a tendance à consommer davantage que souhaité ou prévu, à minimiser les conséquences de la consommation, échoue à interrompre sa consommation malgré des tentatives répétées du fait d’épisodes de craving, de l’apparition d’une tolérance ou de symptômes de sevrage.
Le trouble de l’usage peut être qualifié de léger,moyen ou grave.
Les substances susceptibles d’induire un trouble de l’usage sont nombreuses : alcool, tabac, caféine , médicaments benzodiazépiniques parmi les substances licites, cannabinoides, héroine, cocaine, amphétamines, hallucinogènes parmi les substances illicites.
Un arrêt de la consommation depuis plus de 3 mois et moins de 12 mois est qualifié de rémission précoce.
Un arrêt depuis plus de 12 mois est qualifié de rémission prolongée.
La notion de guérison ne peut être avancée qu’après 2 ans d’arrêt de toute consommation de la substance.
→ addiction, dépendance, craving, sevrage
[G4, H3]
Édit. 2020
stade d’une leucémie lymphoïde chronique (détermination du) l.f.
clinical staging of the chronic lymphatic leukemia
Détermination du stade d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) reposant sur la classification de Rai et sur celle de Binet.
- La classification de Rai détermine 5 stades
Stade 0 :
Le nombre de lymphocytes dans le sang est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume.
La LLC de stade 0 est à risque faible
Stade I :
Certains nœuds lymphatiques sont augmentés de volume mais pas la rate ni le foie.
La LLC de stade I est à risque moyen
Stade II :
Le volume de la rate est accru et certains nœuds lymphatiques ainsi que le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade II est à risque moyen.
Stade III
Le nombre des hématies est diminué (anémie). Le nombre de plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate ou le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade III est à risque élevé
Stade IV
Le nombre de plaquettes est diminué (thrombocytopénie). Le nombre de globules rouges peut être bas. Le volume des nœuds lymphatiques, de la rate ou du foie peut être accru.
La LLC de stade IV est à risque élevé. La classification de Binet est constituée de 3 stades
(Les régions de tissu lymphatique comprennent la rate, le foie et les nœuds lymphatiques du cou, des aisselles et des aines).
Stade A :
Le nombre de lymphocytes est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Il y a moins de 3 régions de tissu lymphatique augmenté de volume.
La LLC de stade A est à risque faible.
Stade B
Il y a au moins 3 régions de tissu lymphatique augmentés de volume.
La LLC de stade B est à risque moyen
Stade C
Il existe une anémie ou une thrombopénie ou bien les deux. Il y a plusieurs régions de tissu lymphatique hypertrophiées.
La LLC de stade C est à risque élevé.
K. Rai, hématologue américain d’origine indienne (1975) ; J. L. Binet, hématologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1981)
→ leucémie lymphoïde chronique
[F1]
Édit. 2020