Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

135 résultats 

fonction sphinctérienne urinaire l.f.

urinary sphincteric function

Rôle et possibilité des fibres musculaires des sphincters uréthraux de participer au cycle continence-miction.
Elle s'enregistre sur l'électromyographie ou la profilométrie.

hétérosondage urinaire n.m.

urinary heterocatheterization

Sondage évacuateur vésical effectué sur un malade par un personnel soignant qui introduit une sonde à travers l'urèthre jusque dans la vessie.

autosondage, sondage intermittent

hétérosondage urinaire intermittent l.m.

intermittent catheterization

Sondage uréthrovésical, évacuateur, pratiqué de façon régulière par un personnel soignant en vue de la rééducation d’une vessie neurologique.
Cette méthode combat la rétention chronique et la distension vésicale, et préserve mieux l'intégrité du bas appareil que la sonde à demeure. Plusieurs sondages sont nécessaires chaque jour.Cette technique indiquée dans les rétentions chroniques complètes ou incomplètes, à titre transitoire ou définitif, évite la sonde à demeure et, en permettant l'évacuation complète de la vessie quatre à six fois par jour, vise à prévenir l'infection urinaire. Il peut également favoriser la continence et protège le haut appareil. C'est le mode mictionnel de plus de 80% des handicapés neurologiques. Il est remplacé si cela est possible par l'autosondage.

autosondage

[M2]

impériosité urinaire n.f.

urgency

Besoin d'uriner soudain, non progressif, d'emblée urgent, irrépressible, ne cédant pas momentanément après un effort de retenue, pouvant aboutir à une fuite d'urine.

Étym. lat. imperiosus, de imperium : pouvoir)

incontinence par impériosité

incontinence urinaire l.f.

urinary incontinence

Perte involontaire d'urine par l'urèthre due à l'incapacité des mécanismes de continence à résister aux pressions transmises ou engendrées par la vessie.
Sont exclus par cette définition les écoulements d'urine résultant d'une communication anormale, congénitale ou acquise, des voies urinaires. Selon ses circonstances de survenue clinique, on distingue : l'incontinence urinaire dite "d'effort", par impériosité, mixte (associant les deux précédentes), postmictionnelle ou par regorgement.

vessie neurologique, incontinence postmictionnelle, incontinence urinaire par regorgement, incontinence urinaire d'effort

incontinence urinaire d'effort l.f.

urinary stress incontinence

Fuite involontaire d'urine provoquée par un effort physique.
L'augmentation de la pression abdominale, transmise par la vessie, ne peut en ce cas être maîtrisée par le système sphinctérien. Le mécanisme physiopathologique en cause peut être rapporté aux troubles de la statique et de la dynamique pelviennes et périnéales (chez la femme) et/ou l'insuffisance sphinctérienne.

incontinence urinaire, insuffisance sphinctérien ne, troubles de la statique pelvienne

incontinence urinaire des suites de couches l.f.

post-partum urinary incontinence

Emission involontaire de l’urine dans le postpartum.
Elle est temporaire en cas de parésie du sphincter vésical ou persistante en cas de lésion du trigone. Elle peut révéler une incontinence urinaire d’effort jusque-là potentielle.

incontinence urinaire orthostatique l.f.

orthostatic incontinence

Écoulement involontaire d'urine par l'urèthre en position debout.
Souvent associée chez la femme à l'incontinence d'effort, il s'agit habituellement de fuites par hypermobilité uréthrale. Chez l'homme c'est plus volontiers le signe d'une insuffisance sphinctérienne.

incontinence urinaire par impériosité l.f.

urinary urge incontinence

Fuite d'urine liée à une contraction on maîtrisable du muscle vésical qui se traduit par un besoin urgent et ne peut être arrêtée par la contraction sphinctérienne volontaire.
Le mécanisme de la fuite peut correspondre à une contraction vésicale anormale (hyperactivité) ou une relaxation uréthrale (instabilité) ou des perturbations de l'inhibition cérébrale.

impériosité, incontinence urinaire réflexe, urination

incontinence urinaire par regorgement l.f.

overflow incontinence

Écoulement d'urine involontaire survenant chez un rétentionniste chronique.
Il représente le "trop plein" vésical qui ne peut plus être maîtrisé par l'appareil sphinctérien. Il est le signe d'un obstacle et non d'une insuffisance sphinctérienne.

rétention d'urine

incontinence urinaire réflexe l.f.

reflex urge incontinence

Variété d'incontinence par impériosité qui a la particularité de n'être précédée d'aucune sensation de besoin.

incontinence par impériosité

indican urinaire l.m.

Ester sulfurique de l'indoxyle, forme sous laquelle, provenant des putréfactions intestinale, celui-ci est éliminé dans les urines.

Étym. d’indole.

infection urinaire l.f.

urinary infection

Présence dans les urines du milieu de jet de germes en quantité égale ou supérieure à 105/mm3.
Elle est généralement associée à une leucocyturie ou à une pyurie. Le germe le plus fréquemment en cause est le colibacille. Elle revêt des tableaux cliniques très différents allant de la latence complète et dans ce cas révélée par un examen urinaire systématique, au tableau d'une pyélonéphrite aigüe sévère qui est limitée au bas appareil urinaire. Elle s'observe surtout chez la femme jeune. Elle se traduit par une cystite aigüe justiciable d'un traitement anti infectieux de courte durée par voie orale mis en route le plus rapidement possible. L'infection urinaire est favorisée par une diurèse faible, des mictions très espacées, des anomalies de la voie excrétrice urinaire, des infections gynécologiques.
Les formes récidivantes justifient un bilan urologique et gynécologique complet à la recherche d'une cause favorisante qui n'est pas toujours trouvée. Chez la femme enceinte la recherche d'une infection urinaire doit être systématique car elle est souvent latente. Sa découverte justifie un traitement pour éviter le risque de pyélonéphrite.
L'infection urinaire chronique revêt des aspects cliniques très variés. Elle peut être asymptomatique. Elle expose au développement d'une pyélonéphrite chronique. La présence de germes uréasiques favorise la survenue de calculs phosphato-ammoniacomagnésiens. Certaines bactériuries chroniques isolées sont sans gravité et, notamment chez le sujet âgé, ne justifient qu'une simple surveillance.

Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner

cystite, examen bactériologique des urines, pyélonéphrite

jet urinaire l.m.

urinary flow

Jaillissement de l'urine à travers le méat uréthral.
Il peut se quantifier par la débitmétrie.

lithiase urinaire l.f.

urinary lithiasis

Présence de calculs dans la voie excrétrice urinaire.
Selon la localisation des calculs on parle de lithiase rénale, calicielle, pyélique, urétérale, vésicale, uréthrale, prostatique.
La nature chimique est diverse : calcique (phosphatique ou oxalique), urique, cystinique, xanthique, médicamenteuse. Les lithiases dites "mixtes" sont fréquentes.

calcul urinaire

méat urinaire l.m.

orifice externe de l'urèthre

papillomatose excréto-urinaire l.f.

urothelial papillomatosis

Efflorescence diffuse sur la muqueuse excréto-urinaire de tumeurs urothéliales papillaires dont le potentiel malin peut être variable à la fois dans le temps et dans l’espace.

paridensité urinaire l.f.

isosthenuria

Fixité de la densité urinaire au cours du nycthémère en dépit du rythme intermittent des apports hydriques et osmolaires.
Témoigne de la perte de pouvoir de concentration et de dilution du rein, généralement associée à une insuffisance rénale avancée.

Syn. isosthénurie

périnée génito-urinaire l.m.

genito-urinary perineum

périnée antérieur

perte urinaire insensible l.f.

non-stress urinary incontinence

Ecoulement résultant d'une incontinence urinaire non liée à l'effort, qui peut être en rapport avec une vessie neurologique ou une incompétence sphinctérienne et apparaître après cure chirurgicale d'un prolapsus.

sédiment urinaire l.m.

urinary sediment

Ensemble des éléments figurés présents dans l'urine identifiés par l'examen microscopique du culot de centrifugation.
Les principaux constituants sont les hématies, les leucocytes et les cellules épithéliales, les diverses variétés de cylindres, (hyalins, granuleux, leucocytaires, hématiques, graisseux), les cristaux.
L'étude du sédiment urinaire, essentielle dans l'exploration d'une affection rénale et de la voie excrétrice urinaire, peut être faite de façon qualitative et quantitative. Le mode d'expression quantitatif fait appel soit à l'unité de temps, soit à l'unité par volume d'urine. Les valeurs normales sont un débit minute inférieur à 2.500 hématies et à 6.000 leucocytes, et un nombres d'éléments par mm3 inférieur à 5 pour les hématies et à 10 pour les leucocytes.
Cet examen est souvent complété par une uroculture et, éventuellemente, un antibiogramme.

Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique d')

[M1]

Édit. 2018

sondage urinaire intermittent l.m.

intermittent urinary catheterization

hétérosondage urinaire intermittent, autosondage, hétérosondage

[ M2]

sphincter urinaire l.m.

urinary sphincter, urethral sphincter

sphincter uréthral

sphincter urinaire artificiel l.m.

urinary artificial sphincter

Appareillage en matière inerte totalement implanté dans l'organisme disposé autour du col vésical ou de l'urèthre, restaurant artificiellement, par un mécanisme hydraulique, la fonction sphinctérienne urinaire.
L'appareil, en silicone pur, est implanté chirurgicalement. Il comprend schématiquement trois parties reliées par des tubulures étanches : la manchette qui est l'élément sphinctérien, gonflable et dégonflable, mise en place autour du col vésical (dans les deux sexes) ou de l'urèthre bulbopérinéal de l'homme ; une pompe de commande, à manipulation transcutanée, implantée dans le scrotum ou les grandes lèvres ; un ballon de pression, réservoir de liquide, situé dans le tissu cellulaire iliopelvien.
Son indication est l'incontinence par insuffisance sphinctérienne, son efficacité excellente. Il existe quelques complications d'infection ou d'intolérance, ou de défaillance matérielle des constituants du sphincter, exigeant le remplacement chirurgical de certains de ses éléments.

insuffisance sphinctérienne urinaire

syndrome obstructif urinaire l.m.

urinary obstructive syndrome

Association de signes d'abord fonctionnels (retard de sécrétion, stase), puis éventuellement morphologiques (dilatation), en amont d'un obstacle situé en un point quelconque des voies urinaires.
Les anomalies constatées dépendent de plusieurs facteurs : le caractère aigu ou progressif de l'obstruction, son degré, son ancienneté et le siège de l'obstacle.
Ainsi, en urographie intraveineuse, un calcul bloqué dans l'uretère au cours d'une colique néphrétique se traduit habituellement par un "rein muet" du côté douloureux ; un obstacle incomplet, simple gène à l'écoulement de l'urine, donne une « trop belle image » des cavités pyélocalicielles ; une obstruction progressivement constituée, d'intensité et de durée variables, peut montrer des "images en boules" par dilatation des petits calices. Selon le siège de l'obstacle, la dilatation et la stase sont plus ou moins étendues, allant d'un petit calice à la totalité des voies urinaires. Les techniques actuelles d'imagerie retrouvent la même sémiologie et précisent plus facilement le siège et la cause de l'obstacle

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