Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

418 résultats 

antithromboplastine n.f.

antithromboplastin

Composé qui s'oppose à l'action de la prothrombinase (thromplastine) sur la thrombine.
On distingue plusieurs types d'antithromboplastines : des anticorps formés au cours d'affections auto-immunes, telles que le lupus érythémateux disséminé ; des substances naturelles telle que l'héparine.

antivitamines K (AVK) l.f.p.

oral anticoagulant

Substances de Synthèse, de structure chimique voisine de la vitamine K, qui ont pour propriété commune la dépression du complexe prothrombinique (facteurs II, VII, IX et X).
Les AVK existent sous deux formes : les dérivés de la coumarine (acénocoumarol et warfarine) dont le noyau de base est la 4-hydroxycoumarine, et ceux de l’indane-1-3-dione. Ils sont indiqués dans la prévention des complications thromboemboliques des cardiopathies emboligènes, le traitement des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires ainsi que la prévention de leurs récidives.
Les AVK exercent leur effet anticoagulant en interférant avec le cycle de régénération de la vitamine K entraînant une diminution de la production hépatique sous forme fonctionnelle (gamma-carboxylée) de quatre facteurs de la coagulation (II, VII, IX et X). Les conséquences de ce mode d’action complexe et indirect des AVK sont : un index thérapeutique étroit, une grande variabilité de l’effet d’un individu à l’autre, et, pour le même individu, au cours du temps, de multiples interférences médicamenteuses et alimentaires, une latence de l’effet anticoagulant lors de l’instauration, unet lente réversibilité en cas d’arrêt (absence d’effet on-off) et l’impossibilité d’obtenir une anticoagulation dite préventive ou prophylactique.
Les AVK sont des molécules liposolubles de faible masse moléculaire qui traversent aisément les barrières cellulaires (notamment digestives et placentaires). De ce fait l’absorption digestive est rapide et l’administration per os est possible. L’activité des AVK est contrariée par un régime riche en vitamine K.
La mesure INR (International Normalized Ratio) est utilisée pour évaluer l’efficacité des AVK. Tout autre test (Quick, temps de prothrombine) est obsolète (bien qu’encore disponible dans certains laboratoires d’analyses médicales).
Outre le risque hémorragique encas de surdosage, les accidents liés aux AVK sont des lésions cutanées érythémato-vésiculeuses évoluant vers la nécrose. Les dérivés de l’indane-dione peuvent en outre provoquer de la fièvre, ainsi que des troubles digestifs (diarrhée) et rénaux (néphropathie interstitielle anurique).

INR

argentaffine adj.

argentaffin

Se dit de substances se colorant par les sels d’argent.

Étym. lat. argentum : argent ; affinis : ami

Syn. argyrophile

arthrite à l'adjuvant l.f.

arthritis in the adjuvan

Arthrite expérimentale produite dans certaines souches de rat par l’injection dans les coussinets plantaires des pattes d’adjuvant complet de Freund.
L’arthrite à adjuvant considérée au départ comme un modèle expérimental voisin de la polyarthrite rhumatoïde est surtout utilisée maintenant dans l’évaluation pharmacologique de l’action des substances anti-inflammatoires.

Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation

ASAH1 gene sigle angl. pour N-acylsphingosine amidohydrolase 1

Gène situé sur le locus chromosomique 8 p22, codant pour l’enzyme céramidase acide situé dans les lysosomes.
Cet enzyme décompose les graisses appelées céramides, substances intra-membranaires jouant un rôle dans la régulation de la maturation, la croissance, la prolifération et la mort cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent la lipogranulomatose disséminée de Farber et l’atrophie musculaire spinale

Syn. AC, ACDase, acylsphingosine deacylase, ASAH, ASAH1_HUMAN, FLJ21558, FLJ22079, N-acylsphingosine amidohydrolase (acid ceramidase) 1, PHP, PHP3 2

lipogranulomatose disséminée de Farber, atrophie musculaire spinale

asthme professionnel l.m.

occupational asthma

Asthme lié à l'exposition dans le milieu du travail à un agent spécifique sensibilisant.
Ses causes les plus fréquentes sont les farines, les isocyanates (peintures et plastiques polyuréthanness, les persulfates alcalins (produits de décloration en coiffure), les squames et déjections d'animaux qui correspondent à un tiers des facteurs. Si l'on ajoute bois exotiques  et céréales, on cerne 80% des étiologies, mais de nombreux autres agents peuvent être en cause, puisque 200 molécules sont répertoriées dans les tableaux des maladies professionnelles.
Les allergènes de haut poids moléculaire sont représentés par les produits animaux (plumes, poils, déjections, enzymes), les produits végétaux (pollens, squames, farines, fibres naturelles), les médicaments et d'une façon générale, les protéines.
Parmi les allergènes de bas poids moléculaire, les responsables sont de nombreux corps non protéiques, c'est-à-dire des substances chimiques telles les sulfites, persulfates, cyanoacrylates, des métaux et d'une façon générale des haptènes.
Le diagnostic de l'asthme professionnel passe par trois étapes : affirmer la réalité de l'asthme, découvrir l'agent sensibilisant au poste de travail occupé et confirmer sa responsabilité, davantage par mesures répétées de la fonction respiratoire en milieu de travail (mesures comparatives du matin au soir et du début et de fin de semaine), que par des tests de provocation en cabine pouvant être très dangereux.
La reconnaissance du caractère professionnel d'un asthme ouvre droit à réparation.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

haptène

autacoïde adj.

autacoid

Se dit des substances sécrétées par les cellules d’un organe et déversées dans le sang circulant afin de produire sur d’autres organes des effets pharmacologiques importants qui, lorsqu'ils sont excitants, sont des hormones ou, s'ils sont inhibiteurs, des chalones.
Ces médiateurs peuvent être également d’origine sérique, dérivés alors des protéines du plasma. Sont des autacoïdes : histamine, sérotonine, prostaglandines, leucotriènes, polypeptides.

Étym. gr. autos : lui-même ; akos : remède

bradykinine, substance P

AZT sigle f. pour AZidoThymidine

Analogue nucléosidique de la thymidine, inhibiteur de la réverse transcriptase (transcriptase inverse) du VIH.
Premier antirétroviral efficace contre l’infection à VIH.
L’AZT pénètre passivement dans la cellule où il subit une triple phosphorylation grâce à des kinases, avant de pouvoir inhiber la réverse transcriptase virale. Il est également capable d’inhiber le virus de l’hépatite B mais aussi l’EBV in vitro seulement.
Bien absorbée par voie orale (60 à 65%), l’AZT a une demi-vie de 3 à 4 heures, une bonne diffusion dans le liquide cérébrospinal notamment ; métabolisée par le foie, elle est excrétée par le rein. Son activité s’est d’abord confirmée en monothérapie avant que son efficacité se révèle supérieure en association avec d’autres substances, d’abord en bithérapie puis dans des trithérapies. Elle est actuellement largement utilisée dans des associations avec le 3TC (lamivudine) ou avec le 3TC et l’abacavir. Utilisée par voie orale, habituellement à la dose de 250 mg 2 fois par jour chez l’adulte. Elle est susceptible de sélectionner des mutants résistants au niveau des codons 215, 41, 70 et de perdre de l’efficacité. Elle peut donner des effets secondaires à type d’épigastralgies, d’anémie macrocytaire ou de douleurs musculaires. Elle participe à la survenue, à plus long terme, de lipodystrophie et peut être à l’origine d’acidose lactique gravissime, susceptible de conduire à un décès.

Horwitz (1967)

Syn. zidovudine

[G5]

Édit. 2018

barrière hématorétinienne l.f.

blood-retinal barrier

Structure virtuelle contrôlant les différents mécanismes physiologiques qui règlent la différence de composition du plasma sanguin et du fluide atteignant les cellules visuelles.
Les différentes substances concernées proviennent des vaisseaux rétiniens, de la choriocapillaire et des procès ciliaires.

Édit. 2017

barrière hématotesticulaire l.f.

blood-testicular barrier  

Système formé par l'union de cellules somatiques, les cellules de Sertoli, entravant le transport intracellulaire des substances plasmatiques vers la lumière des tubes séminifères et les cellules germinales.
Cette barrière s'établit à la puberté, en même temps que les premières cellules germinales subissent la méiose, qui est ainsi protégée.

Syn. barrière hémotesticulaire

Édit. 2017

bêtabloquant n.m.

betablocker, beta-adrenergic receptor antagonist

Médicament qui s'oppose à l'action des catécholamines endogènes ou aux substances exogènes qui agissent sur les récepteurs β du système sympathique.
Les médicaments utilisés en clinique sont des antagonistes compétitifs plus ou moins sélectifs pour les récepteurs β1 (situés surtout au niveau de l'appareil cardiovasculaire) et β2 (récepteurs des muscles bronchiques). Certains antagonistes sont non sélectifs (propranolol, nadolol, timolol, labétanol).
Certains β-bloquants ont une activité intrinsèque sympathomimétique (pindolol, acébutol) ce qui limite l'effet inotrope négatif et la bradycardie. Ils ont un effet stabilisateur de membrane expliquant leur effet antiarythmique (classe II de Vaugham Williams).
Leur effet cardiovasculaire amène une diminution de la fréquence et du débit cardiaques d'où une diminution de la pression artérielle et du travail du cœur. Il y a aussi une augmentation des résistances vasculaires générales et de la triglycéridémie. Des effets adverses peuvent se voir (phénomène de Raynaud, aggravation d'une insuffisance cardiaque, crise d'asthme, troubles du sommeil, hypoglycémie asymptomatique chez un diabétique). L'arrêt brutal peut entraîner un effet rebond.
Utilisations thérapeutiques :
- affections cardiovasculaires : hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, insuffisance coronarienne, cardiomyopathie hypertrophique, dissection de l'aorte ;
- affections neurologiques : migraines, tremblement essentiel, akathisie, accès de panique ;
- affections métaboliques : hypertension portale, hyperthyroïdie ;
- en ophtalmologie : au cours du glaucome chronique, en collyres pour diminuer la sécrétion d’humeur aqueuse.

catécholamine, antiarythmiques (médicaments), Raynaud (phénomène de)

Édit. 2017

biotransformation n.f.

biotransformation

1) Dans son acception générale, ensemble des processus qui s'accomplissent, in vivo le plus souvent, grâce à des systèmes enzymatiques, et qui modifient la structure chimique des substances étrangères introduites dans l'organisme, ces dernières se transformant en des métabolites, qui peuvent être actifs (activation métabolique) ou inactifs (inactivation métabolique).
Les biotransformations comportent en général deux phases : au cours de la première, les composés lipophiles sont transformés en composés plus polaires, plus hydrosolubles, par un mécanisme général commun aux êtres vivants ; au cours de la seconde, interviennent des réactions de conjugaison qui montrent de nettes spécificités d'espèces.
2) Dans son acception métabolique, modification de la structure chimique d'un xénobiotique (médicament ou agent de l'environnement) ou de substance endogène, sous l'effet des enzymes de l'organisme.
La biotransformation des médicaments constitue une fonction essentielle du foie permettant à l'organisme la transformation de produits liposolubles en métabolites hydrosolubles, plus faciles à éliminer.
Les principales biotransformations sont constituées de réactions d'oxydation, de réduction, d'hydrolyse et de conjugaison (glucuronoconjugaison, sulfoconjugaison, acétylation, etc.).
La biotransformation des médicaments peut être fortement altérée en cas de cirrhose.

Édit. 2017

bleu de toluidine l.m.

toluidine blue

Colorant basique dit "métachromasique" utilisé en histologie : il colore en bleu de nombreuses substances acides, mais sa propriété de métachromasie est utilisée en particulier pour mettre en évidence dans les tissus les mastocytes et les dépôts de substance amyloïde.

Édit. 2017

boulanger (asthme du) l.m.

asthma of the baker

Asthme professionnel survenant chez les personnes en contact avec la farine, chez les apprentis boulangers, salariés  et artisans, dont la prévalence peut dépasser 15%.
Les substances responsables sont les protéines de différentes farines, le pollen des graminées, certaines moisissures, certains parasites des poussières de farines. Cette maladie professionnelle fait partie du tableau n° 66.

asthme

Édit. 2017

bouton d'huile l.m.

oil acne

Lésion secondaire au contact avec la peau d'huiles minérales et d'hydrocarbures (pétrole, paraffine, goudron), caractérisée par le développement, au site de l'application, de comédons noirs et/ou de pustules folliculaires, d'évolution torpide.
Ces lésions siègent en nappe sur les avant-bras, les cuisses et le visage chez certains professionnels exposés, tels les mécaniciens, garagistes, fraiseurs, etc. Leur mécanisme est la conséquence de l'occlusion de l'orifice des follicules par ces substances avec surinfection secondaire.

acné de contact, élaïokoniose, élaïokoniose suppurée, élaïokoniose folliculaire

Édit. 2017

bradykinine n.f.

bradykinin

Nonapeptide du plasma sanguin provenant de la protéolyse du kininogène, catalysée par la kallicréine qui se forme sous l'effet de lésions tissulaires, telles que brûlures ou blessures ; elle est vasodilatatrice et hypotensive.
Également synthétisée dans le corps axonal des neurones (neuropeptide) libéré par un mécanisme calcium dépendant en même temps que d’autres médiateurs, la bradykinine est l'une des nombreuses substances autacoïdes impliquée dans la douleur, l'inflammation et le tonus vasculaire.

Syn. kallidine

autacoïde

Édit. 2017

cancer du larynx l.m.

larynx cancer

Cancer épidermoïde, dans la très grande majorité des cas, qui se développe généralement sur les cordes vocales et touche presque uniquement des fumeurs et des personnes ayant été en contact avec des substances cancérogènes dans l'air resp
Selon les données de l’INCa l’incidence annuelle de ce cancer est en 2018, estimée à 3861 touchant l'homme  dans 87% des cas avec un nombre de décès  de 950 la même année. L’incidence augmente après 40 ans, atteignant un taux de 28.5 pour 100 000 habitants entre 60 et 64, taux qui n’est que de 3,1 chez la femme pour la même tranche d’âg. L’âge médian au décès par ce cancer est de 68 ans chez l’homme, 67 ans chez la femme.  Son traitement dépend de son extension précisée par la classification TNM. Basé sur la chirurgie et/ou la radiothérapie dans les formes localisées, le traitement donne des résultats très satisfaisants. Ceux-ci le sont nettement moins dans les formes évoluées malgré le recours à la chimiothérapie.

Syn. carcinome du larynx

TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

carbamates n.m.p.

carbamates

Groupe chimique de substances utilisées comme insecticides dont le plus connu, le propoxur, est très efficace contre les insectes domestiques, en particulier les blattes.
Il s’agit aussi d’un des constituants utilisé comme accélérateur de vulcanisation, au cours de la fabrication du caoutchouc. C’est un des produits responsables des allergies de type hypersensibilité retardée au caoutchouc (eczéma de contact de nature allergique).
Les carbamates hétérocycliques, anticholinestérasiques sont responsables de cas de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie sans risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai de prise en charge de trois jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies .

syndrome muscarinique

[E2, G4]

Édit. 2018

carcinogenèse n.f.

carcinogenesis

Processus de transformation néoplasique, progressive des cellules, et d’induction de cancer, par des facteurs ou agents carcinogènes qui peuvent être des substances chimiques, des radiations, des virus oncogènes.
On distingue deux stades dans la carcinogénèse : 1) l’initiation, insuffisante à elle seule à former une tumeur, répond à l’exposition des cellules à une dose appropriée d’agents carcinogènes dits initiateurs qui altèrent de façon permanente l’ADN de ces cellules cibles, lesquelles en gardent la mémoire même plusieurs mois après l’application de l’initiateur : l’agent initiateur est mutagène ; 2) la promotion, non tumorigène par elle-même répond à l’induction de tumeur dans les cellules déjà initiées par le processus précédent, mais qui ne sont pas tumorales en elles-mêmes ; ces cellules initiées sont sensibles à l’action des promoteurs et donnent naissance à des tumeurs lorsqu’elles sont stimulées par ces agents promoteurs de façon appropriée. Contrairement aux agents initiateurs, les agents promoteurs ne lèsent pas l’ADN. Les agents chimiques initiateurs impliqués dans la carcinogénèse peuvent appartenir à deux catégories, suivant qu’il s’agit de composés agissant directement, les carcinogènes, ne nécessitant pas de transformation chimique pour être actifs, ou de composés agissant indirectement, les procarcinogènes, nécessitant une conversion métabolique in vivo pour produire des carcinogènes capables de transformer les cellules.

Étym. gr. karkinos : cancer ; genesis : génèse

Syn. cancérogenèse

[F2]

catécholamine n.f.

catecholamine

Terme générique de substances naturelles ou synthétiques ayant le squelette de la phényléthylamine, C6H5-CH2-CH2-NH2, avec deux fonctions phénol (libres ou potentielles) en 3 et 4, rappelant la présence de deux fonctions phénol en ortho.
Ce sont donc des dérivés du pyrocatéchol (o-diphénol).
Sécrétées par les glandes surrénales et les neurones adrénergiques, les catécholamines naturelles jouent des rôles divers : hormone (adrénaline), neurotransmetteur des médiateurs neurohormonaux centraux (noradrénaline, dopamine, noradrénaline, voire adrénaline) ou périphériques (adrénaline, médiateur sympathique). Certaines catécholamines de synthèse sont utilisées en thérapeutique (ex. isoprénaline, dopamine, β 2-sympathomimétique ...)
Le dosage des catécholamines plasmatiques et de leurs dérivés urinaires sert à détecter les phéochromocytomes.

amine sympathomimétique

[C1]

cathétérisme cardiaque l.m.

heart catheterization

Manœuvre d’investigation cardiaque comportant l’introduction d’un cathéter dans les cavités cardiaques, en général par voie vasculaire (veineuse ou artérielle) dans le but soit d’une exploration diagnostique, soit d’une action thérapeutique (cathétérisme interventionnel).
Le cathétérisme des cavités droites introduit une sonde par ponction veineuse transcutanée. Le cathétérisme des cavités gauches utilise soit une sonde artérielle rétrograde, soit une sonde veineuse puis transseptale au niveau auriculaire. Le cathétérisme diagnostique enregistre les pressions intra-cavitaires, mesure le débit cardiaque, prélève du sang à différents niveaux pour étude de la saturation oxygénée, injecte des substances radio-opaques pour angiocardiographie sélective, mesure certains potentiels électriques intracardiaques. Le cathétérisme thérapeutique permet l’application des techniques de la cardiologie interventionnelle.

[B3,K2]

cellule mésangiale l.f.

mesangial cell

Cellule du glomérule jouant un rôle dans la vasomotricité glomérulaire.
La cellule mésangiale est une cellule ayant des caractéristiques voisines de la cellule du muscle lisse. Par sa contraction, elle peut réduire la surface de filtration. Elle est la cible de nombreux médiateurs locaux et d'hormones. La cellule mésangiale peut être activée au cours des glomérulonéphrites et jouer un rôle dans le développement des lésions glomérulaires par les substances qu'elle libère.

[A2,M1]

cellule PAS positive l.f.

PAS positive cell

Cellule prenant la coloration rouge "Magenta" de la réaction de PAS (Periodic Acid Schiff), caractéristique des polysaccharides, réagissant avec les mucoprotéines et le glycogène.
Ces deux substances peuvent se distinguer en réalisant la réaction de PAS après action de l'amylase. La réaction est négative après amylase s'il s'agit de glycogène, elle est positive s'il s'agit de mucine.

[A2]

chimio-embolisation hépatique l.f.

chemoembolization

Thérapeutique qui associe une chimiothérapie locale intraartérielle et une embolisation pour une lésion hépatique.
Le principe de la chimio-embolisation est de réaliser une chimiothérapie au contact de la tumeur après avoir placé une sonde par voie fémorale dans l'artère hépatique puis d'occlure temporairement cette artère en injectant des agents embolisants de façon à augmenter le temps de contact des substances chimiothérapiques. La chimio-embolisation entraîne une nécrose hépatique à l'origine de fièvre, de douleurs et de perturbations du bilan hépatique prédominant pendant les trois jours qui suivent la chimio-embolisation. Elle s'emploie essentiellement dans le traitement des tumeurs primitives malignes hépatiques p. ex. le carcinome hépatocellulaire.

[G5,L1 ]

chimioprévention n.f.

Prophylaxie faisant appel à l’emploi de substances médicamenteuses en vue de protéger des sujets sains exposés à une contagion.
Il s’agit le plus souvent d’une prophylaxie spécifique, par exemple l’absorption de nivaquine pour la prévention du paludisme. Cette méthode n’est pas sans inconvénient, elle risque de sensibiliser le sujet aux antibiotiques, de développer la résistance des bactéries ou des parasites au produit, etc.

Syn. chimioprophylaxie

[G5,D ]

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