Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

138 résultats 

perfusion (imagerie de) l.f.

séquences de perfusion

[B2,B3]

Édit. 2018

plan de coupe en imagerie l.m.

slice

Chacune des "tranches" de l'objet dont l’imageur fournit une image. On parle actuellement plus volontiers de « coupes », réservant le terme de « plan de coupe » au plan de l’espace dans lequel ont été effectuées les coupes (exemple : coupes dans le plan sagittal).
Le terme de « plan de coupe » est impropre (puisque un plan n'a pas d'épaisseur), mais il est consacré par l'usage. Il vient de la tomographie. En tomographie classique ou numérisée, en tomoscintigraphie, en échographie, en scanographie incrémentielle ou en IRM par acquisition plane, les coupes sont acquises les unes après les autres. En scanographie hélicoïdale ou en IRM volumique, l’acquisition concerne un volume. Des coupes dans tous les plans voulus peuvent être secondairement reconstruites au sein de ce volume.

acquisition, tomographie

[B2,B3]

Édit. 2018

schizophrénie (imagerie cérébrale) l.f.

schizophrenia (cerebral imaging)

Qu'il s'agisse d'exploration morphologique (dite aussi structurale), fonctionnelle ou portant sur les neurorécepteurs cérébraux in vivo, les résultats publiés ne concordent pas encore malgré l'impressionnante moisson d'informations.
Par exemple, on admet qu'un élargissement ventriculaire, seulement objectivé statistiquement, avec des chevauchements possibles par rapport aux témoins, observé au moins chez 25% des schizophrènes dès le début de l'affection, et dont l'évolutivité est nulle ou faible, accompagne une moindre proportion de symptômes positifs et une moins bonne réponse aux neuroleptiques. Parmi d'autres anomalies relevées, celles portant sur les cortex associatifs postérieurs sont peut-être plus spécifiques. L'hypofrontalité au repos ou lors de tâches d'activation, sans perte neuronale, reste d'interprétation dlicate. Un "découplage" fonctionnel frontotemporal est probable.
De tels constats, avec leur diversité méthodologique et nosologique, ne plaident guère pour un modèle unitaire des schizophrénies. Il paraît exister plutôt une correspondance entre divers symptômes et des modifications des équilibres entre certains systèmes des régions cérébrales. L'appel aux neurosciences, notamment cognitives, peut se montrer très utile.
Bien que non intrusives, ces techniques onéreuses et volontiers anxiogènes sont difficilement généralisables. De plus, les données obtenues sont loin de couvrir la complexité de la vie psychique, en particulier affective et relationnelle, d'un individu.

  schizophrénie

synchronisation en imagerie n.f.

gating

En imagerie, technique fréquemment utilisée pour s’affranchir des artéfacts dus à un mouvement physiologique périodique (respiration, battement cardiaque….).
Son principe est de décomposer l’enregistrement - dont la durée est longue par rapport celle du mouvement physiologique périodique - en une série d'images repérées par rapport à une phase du mouvement physiologique. Ceci peut être fait de manière prospective : par exemple, l’onde R de l’ECG peut servir à déclencher les acquisitions IRM, qui seront ainsi toutes réalisées au même moment du cycle cardiaque (gating prospectif) ou de manière rétrospective : l’IRM est réalisée en continu avec un enregistrement simultané de l’ECG servant à réordonner les données lors de la reconstruction des images (gating rétrospectif). Cette technique de synchronisation limite les artéfacts liés aux mouvements du cœur, à la respiration ou et au flux sanguin et ouvre la possibilité d’imager les différentes phases du mouvement physiologique périodique (systole, distole…).
En IRM, les synchronisations pulmonaires et cardiaques améliorent la résolution. En scintigraphie et en IRM, les synchronisations cardiaques sont à l'origine d'études fonctionnelles.

gamma-angiographie, synchronisation cardiaque, synchronisation pulmonaire, artefact de mouvement (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

abus sexuel dans l'enfance l.m.

child sexual abuse

Il convient en réalité de considérer que ce sont des sévices sexuels exercés par un adulte sur un enfant, incapable de résister physiquement et psychologiquement, dans une recherche de satisfactions sexuelles, s'accompagnant de contrainte et parfois de violences physiques.

sévice sexuel dans l'enfance, enfant maltraité (aspects socio-éducatifs et pénaux), inceste

[E3,H4]

Édit. 2016

abus sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un) l.f.

psychic sequelae of child sexual abuse

Relation de cause à effet souvent bien difficile à établir entre une maltraitance dans l'enfance, ayant les caractères de sévices sexuels, et des troubles ultérieurs.

sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un)

[E3,H4]

Édit. 2016

Alzheimer (apathie dans la maladie d') l.f.

apathy in the Alzheimer’s disease

L’apathie est l’un des symptômes non cognitifs les plus fréquents de cette maladie (16 à 76% des cas).
Elle survient dans plus de la moitié des cas sans être associée à une dépression.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (maladie d'), apathie

[H1]

Édit. 2017

anse lenticulaire dans le thalamus l.f.

ansa lenticularis in thalamo (TA)

ansa lenticularis in thalamus

Faisceau du subthalamus constitué de fibres nées du globus pallidus, et du putamen se terminant dans le thalamus.
Il se dirige vers la bordure de la région sous-thalamique, au-dessous de la zona incerta, et passe sous le noyau ventral antérieur du thalamus auquel il envoie une partie de ses fibres tandis que l’autre partie se rend dans la paroi hypothalamique. Il envoie aussi des fibres au noyau sous-thalamique et au noyau rouge.

[A1, H5]

Édit. 2020

anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p

antinuclear antibodies in polymyosites

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).

anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.

antinuclear antibodies in the scleroderma

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.

appel unique dans l'Union Européenne l.m.

only call in European Union

Numéro 112 d’appel téléphonique, institué pour toutes les urgences dans tous les pays de l’Union Européenne, selon la Directive européenne du 29 juillet 1991, appliquée depuis 2000.
Cette directive implique un bureau de réception unique chargé de répartir les appels aux différents services de secours (police, pompiers, médecine d’urgence). Ce relais entraîne un délai supplémentaire pour obtenir le service compétent, or, en médecine d’urgence, ce délai peut être très préjudiciable (par ex. arrêt cardiaque). En effet le téléphone permet au service d’aide médicale urgente de donner des conseils immédiats extrêmement efficaces pour les premiers gestes à faire dans toutes ces situations. En Russie, depuis l’institution du téléphone en 1900, un tri préalable des appels téléphoniques d’urgence a été mis en place (01 pour la police, 02 pour les pompiers, 03 pour les stations médicales). Ce système y a démontré son efficacité depuis un siècle. Il a été institué en France depuis 1979 (15, SAMU, 17, police, 18, pompiers). Outre son efficacité en médecine d’urgence (et son absence de coût), le tri préalable a l’avantage de respecter le secret médical et par conséquent d’éviter que certains hésitent à faire appel à l’aide médicale urgente par crainte du non respect de la confidentialité, d’où un retard de soins extrêmement dommageable.

carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

adénome pléiomorphe

[F2]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire

canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I2]

Édit. 2019

drogue (détection dans l'urine) l.f.

drug detection in urine

La détection et le dosage des drogues dans l’urine se fait par méthode enzymatique, elle doit être contrôlée par chromatographie en phase gazeuse en cas de contestation.
L’élimination des drogues dans l’urine se poursuit pendant plusieurs jours sauf pour l’éthanol (alcool éthylique) qui s’élimine en 12 à 24 heures.
 

facteur d'ajustement dans les essais rétrospectifs l.m.

adjustment factor

Dans les travaux rétrospectifs tels qu’ils sont réalisés dans les études observationnelles, il faut contrôler les facteurs de risque étudiés, en particulier les facteurs de confusion, c’est le principe de l’ajustement.
A l’opposé, dans les essais thérapeutiques (études d’intervention), dans lesquels il y a un tirage au sort, (randomisation), il n’est pas nécessaire de faire appel aux facteurs d’ajustement, car le tirage au sort assure une équilibration des facteurs de risque.
Différentes techniques d’ajustement permettent de prendre en compte les facteurs de confusion : analyses stratifiées et régression multiple.

[E1]

Édit. 2018

fraction de dioxyde de carbone présente dans le gaz expiré l.f.

Cette fraction, variable, est d’environ 4% de dioxyde de carbone.

Sigle FE CO2

[K1]

Édit. 2018 

fraction d'oxygène présente dans le gaz expiré l.f.

L’air expiré contient environ 4% d’oxygène.

Étym. gr. oxys : aigu, acide ; genês : générateur

Sigle FE O2

[C2]

Édit. 2018

germes aérobies à Gram négatif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

pneumonia Gram-negative organisms

Infections souvent graves, particulièrement observées en milieu hospitalier et/ou chez des sujets fragilisés.
- Pseudomonas aeruginosa donne une atteinte plurifocale souvent bilatérale, d'évolution grave chez les sujets fragiles.
- Escherichia coli s'observe chez un malade porteur d'une affection pulmonaire chronique. Les empyèmes y sont fréquents.
- Klebsiella pneumoniae entraîne une nécrose précoce et extensive, évoluant souvent vers la chronicisation lorsque le traitement antibiotique n'a pas été précocement adapté.
- Haemophilus influenzae s'observe chez les bronchopathes chroniques.
- Legionella pneumophila évolue par petites épidémies à la suite de contaminations aériennes.

infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae et légionellose

germes aérobies à Gram positif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

Gram-positive organisms in pneumonia

Infections pulmonaires aigües à germes aérobies à Gram + dont le pneumocoque est le germe le plus souvent en cause.
- Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) est responsable de 90% des pneumonies lobaires, mais celles-ci ne représentent que 30 à 40% des pneumopathies à pneumocoques. Le modèle bronchopneumonique est observé dans 50 à 60% des cas.
Excavation, gangrène et complications pleurales sont rares.
- Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) a une propagation bronchopneumonique ou est lié à une contamination hématogène par des emboles septiques. Une évolution torpide avec des bronchectasies séquellaires n'est pas rare.
Le streptocoque (Streptococcus) au cours des infections pulmonaires est lié à une contamination aérienne. La pneumonie évolue souvent vers une phase rétractile.

staphylococcie pleuropulmonaire, pneumonie lobaire aigüe

germes anaérobies dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

anaerobic microbes pneumonia

Infection pulmonaire se transmettant soit par voie aérienne à partir de foyers septiques ORL, soit par embolies septiques à partir d'une thrombophlébite au contact d'un foyer ORL, digestif, urinaire ou opératoire.
La nécrose pulmonaire est constante et précoce. Une pleurésie purulente s'observe une fois sur deux. Dans un tiers de ces cas, cette pleurésie purulente paraît primitive. En pratique, toute pleurésie purulente en apparence primitive est due à des germes anaérobies.

greffe de neurones fœtaux dans les maladies neurodégénératives l.f.

fœtal neuron grafts in neurodegenerative diseases

Techniques de thérapie cellulaire par implantation de cellules prélevées sur le cerveau fœtal.
Ces greffes visent à traiter un problème majeur de santé publique, représentant plus de 1% de la population, appelé à s'aggraver avec le vieillissement progressif de la société, et dont les thérapeutiques restent soit non validées (maladie d'Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Huntington, etc.), soit suivies d'effets partiels ou transitoires (maladie de Parkinson, p. ex.).
Il peut s'agir de remplacer anatomiquement et fonctionnellement des neurones déficients par des greffes striées de neurones fœtaux dopaminergiques ou de renforcer les défenses naturelles des cellules nerveuses, avec notamment l'apport (par thérapie génique) de facteurs protéiques neuroprotecteurs.
Le potentiel thérapeutique de l'approche substitutive dans la maladie de Parkinson est réel, mais semble inégal et concerne jusqu'à présent un petit nombre de patients traités dans des centres hyperspécialisés. L'approche neuroprotectrice est en cours d'évaluation.

grossesse dans une corne rudimentaire l.f.

pregnancy in a rudimentary horn

Exceptionnelle grossesse après implantation de l'œuf dans la corne rudimentaire d'un utérus pseudo-unicorne.
L'évolution se fait vers la rupture hémorragique cataclysmique au 4ème mois de grossesse. Exceptionnellement, la grossesse peut se poursuivre jusqu'au 3ème trimestre.

hyperthyroïdie (manifestations neuromusculaires dans l') l.f.p.

hyperthyroidism (neuromuscular troubles in)

Affection métabolique qui, outre ses atteintes cardiovasculaires, digestives, vasomotrices, psychiatriques et oculaires, comporte souvent des troubles musculaires et nerveux centraux et périphériques.
Les atteintes musculaires comprennent principalement : une asthénie musculaire avec souvent déficit proximal des membres inférieurs (signe du tabouret de Froment) ; une myopathie chronique thyréotoxique très amyotrophiante mais pouvant répondre au traitement de l'hyperthyroïdie ; des syndromes myasthéniformes aigus ou chroniques. Des paralysies périodiques thyréotoxiques sont également classiques. Les polyneuropathies périphériques sont rares, de même que les troubles nerveux centraux : syndrome pyramidal, manifestations extrapyramidales. Le tremblement fin et rapide est un signe cardinal.
Les syndromes parétiques oculomoteurs sont liés à l'atteinte musculaire et à l'exophtalmie, mais parfois à celle de nerfs oculomoteurs (IIIe et IVe paires crâniennes notamment), surtout dans l'exophtalmie œdémateuse maligne. Le nerf optique peut alors être touché.

J. Froment, neurologue et médecin interniste français (1878-1946)

[O4,I4]

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