Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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globe corné l.m.

horn pearl, squamous pearl

Image de dermatopathologie correspondant à une formation arrondie faite de couches de cellules malpighiennes concentriques s'enroulant autour d'une petite masse de kératine ortho- ou, plus souvent, parakératosique qui représente un foyer de maturation kératinisante plus ou moins poussée.
Les globes cornés se voient dans les carcinomes spinocellulaires bien ou assez bien différenciés, où les kératinocytes tumoraux sont plus ou moins atypiques, mais manquent dans les formes peu et surtout non différenciées ou anaplasiques.

grain corné l.m.

horny pearl, grain

Petite formation arrondie kératinisée correspondant à l'élimination dans la couche cornée d'une cellule malpighienne dyskératosique qui s'était d'abord transformée en corps rond.
Cette altération cellulaire se voit dans la maladie de Darier, ou dyskératose folliculaire, la maladie de Bowen, le molluscum contagiosum, mais aussi dans des carcinomes spinocellulaires, le dyskératome verruqueux, le kyste trichilemmal proliférant.

Syn. grain

grande corne de l'os hyoïde l.f.

cornu major ossis hyoidei (T.A.)
greater horn of hyoid bone
Prolongement latéral du corps de l’os hyoïde.

grande corne du cartilage thyroïde l.f.

corne supérieure du cartilage thyroïde

grande corne thyroïdienne l.f.

cornu thyroideus superius (TA)

superior horn of thyroid cartilage

 thyroid (cartilage)

grossesse dans une corne rudimentaire l.f.

pregnancy in a rudimentary horn

Exceptionnelle grossesse après implantation de l'œuf dans la corne rudimentaire d'un utérus pseudo-unicorne.
L'évolution se fait vers la rupture hémorragique cataclysmique au 4ème mois de grossesse. Exceptionnellement, la grossesse peut se poursuivre jusqu'au 3ème trimestre.

lichen obtusus corné l.m. (obs.)

li nodular prurigo

Autrefois, forme de lichen plan à grosses papules modérément prurigineuses.

Étym. lat. obtusus : émoussé

Syn. prurigo nodulaire, prurigo de Hyde

papillome corné l.m.

keratinised papilloma

Variété de papillome dont la prolifération cellulaire est faite de cellules malpighiennes hyper-kératinisées présentant une évolution cornée.
La tumeur a souvent une base d’implantation large. Elle est de coloration blanchâtre avec de nombreux spicules. C’est un état précancéreux qui dégénère à sa base. Il est donc nécessaire d’en faire une résection large intéressant la base d’implantation.

petite corne de l'os hyoïde l.f.

cornu minus ossis hyoidei (TA)

lesser horn of hyoid bone

Petit osselet ovoïde, lié, articulé ou soudé au bord supérieur de la jonction du corps et de la grande corne de l’os hyoïde.
Comme les autres éléments de la chaîne hyoïdienne à laquelle il appartient, il dérive du squelette du deuxième arc branchial.

petite corne du cartilage thyroïde l.f.

corne inférieure du cartilage thyroïde

syndrome de la corne antérieure l.m.

anterior horn syndrome

Signes en rapport avec une atteinte des neurones, localisée au niveau de la corne antérieure de la moelle.
Les troubles se caractérisent par une paralysie flasque avec abolition des réflexes ostéotendineux, apparition rapide d'une atrophie musculaire précédée de fasciculations. Il n'y a pas de troubles sensitifs, subjectifs ni objectifs, associés. Le patient peut néanmoins se plaindre de crampes.
Il existe des affections isolées de la corne antérieure, du type de la poliomyélite antérieure aiguë ou chronique, et associées à une atteinte du faisceau pyramidal, tout particulièrement la sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot.
Le diagnostic d'une localisation au niveau de la corne antérieure est souvent confirmé par l'examen électrophysiologique, qui objective une atteinte musculaire de type neurogène n'intéressant pas les troncs des nerfs périphériques.
Sur le plan clinique et électrophysiologique, il peut être difficile de distinguer la pathologie de la corne antérieure du concept de "neuropathie motrice" pure.

J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1825-1893)

[H1]

syndrome de la corne occipitale (SCO) l.m.

Forme rare (prévalence <1 / 1 000 000) atténuée de la maladie de Menkès qui se caractérise par une neurodégénérescence progressive et une atteinte du tissu conjonctif dues à un défaut du transport du cuivre.
Le SCO peut se révéler de l'enfance jusqu'à l'âge adulte jeune. La transmission est récessive liée à l'X.
A la naissance, la peau est ridée et hyperlaxe, des hernies ombilicales ou inguinales peuvent être observées. Dans les jours qui suivent, une hypothermie, un ictère, une hypotonie ainsi que de troubles alimentaires peuvent se manifester. Les premiers signes peuvent être une diarrhée rebelle et des infections urinaires à répétition dues à des diverticules vésicaux. Il existe un retard du développement moteur dû à l'hypotonie musculaire associée à une maladresse gestuelle. La taille est en général normale, mais une discrète disproportion est fréquente, avec tronc longiligne, thorax et épaules étroites, cyphose ou scoliose dorsolombaire et déformation thoracique. Les articulations sont hyperlaxes. La mobilité du coude est limitée avec une tendance aux luxations. La physionomie devient progressivement caractéristique, avec visage allongé et mince souvent avec front haut, fentes palpébrales obliques en bas et en dehors, nez crochu ou proéminent,
philtrum long, palais ogival et oreilles proéminentes. Le degré d'hyperélasticité de la peau est variable et peut augmenter avec l'âge entraînant des replis de peau flasque autour du tronc. Il n'y a en général pas d'anomalie notable des cheveux, mais ils peuvent être ternes et inhabituellement drus dans certains cas. Des hernies inguinales récurrentes sont fréquentes. Des anomalies vasculaires telles que des varicosités sont souvent notées et des anévrysmes artériels ont aussi été décrits. Les capacités intellectuelles sont inférieures ou proches de la normale. Le développement pubertaire est normal.
Le SCO est dû à des mutations du gène ATP7A (Xq21.1) qui code une protéine de transport du cuivre, ATP7A (pour Cu2+-transporting ATPase-alpha polypeptide). Une forme atténuée de la maladie est observée chez les patients ayant un nombre élevé de mutations entraînent la production d'une protéine partiellement fonctionnelle ou de structure normale mais en quantité réduite.
Les radiographies montrent des cornes occipitales caractéristiques : ce sont des exostoses occipitales symétriques pointant vers le bas. Elles peuvent être détectées dès l'âge de 1 à 2 ans mais elles le sont en général vers 5 à 10 ans et continuent à croître jusqu'au début de l'âge adulte.
Syn.
cutis laxa liée à l'X, EDS 9, syndrome d'Ehlers-Danlos type 9

Réf. Orphanet, Lisbeth Møller et Z. Tümer, généticiens danois (2011)

maladie de Menkès, syndrome d'Ehlers-Danlos classique

[A4,O6,Q2]

aspiration du noyau cristallinien l.f.

sucking of lens nucleus

Aspiration des fragments nucléaires fragilisés par la sculpture préalable du noyau cataracté.

Burdach (noyau de) l.m.

nucleus cuneatus (TA)

cuneate nucleus

K. F. Burdach, neuro-anatomiste et physiologiste allemand (1822)

Syn. noyau cunéiforme

noyau cunéiforme

Édit. 2017

chute du noyau cristallinien l.f.

deep six

Passage en totalité, avec ou sans son sac, du noyau cristallinien dans le corps vitré, à la suite d'une large rupture capsulaire ou, plus fréquemment, d'une désinsertion zonulaire pré- ou peropératoire.

[P2]

corps du noyau caudé l.m.

corpus nuclei caudati (TA)

body of caudate nucleus

Partie postérieure du noyau caudé en forme d’arc de cercle à concavité antérieure.
Elle répond au carrefour du ventricule latéral.

[H5]

Édit. 2015

expansion ventrale de la division centrale du noyau de la strie terminale de Mai l.f.

J. K. Mai, neuro-anatomiste allemand (2007)

Réf. Mai JK, Paxinos G, Voss T. -  Atlas of the human brain, San Diego (2007) Academic Press/Elsevier

partie sublenticulaire de l'amygdale

[A1,H5]

Édit. 2018  

faisceau solitaire (noyau du) l.m.

nucleus solitarius
nucleus solitarius
Noyau gris bulboprotubérantiel recevant les fibres sensitives des VIIe, IXe et Xe nerfs crâniens (facial, glossopharyngien et pneumogastrique).
Ainsi, aboutissent au noyau du faisceau solitaire :
- les afférences gustatives des deux tiers antérieurs de la langue, après avoir cheminé successivement dans le nerf lingual (branche du nerf maxillaire inférieur, un des trois contingents sensitifs du trijumeau), la corde du tympan (branche du nerf facial, qui nait au cours de la traversée du canal de Fallope) et le nerf intermédiaire de Wrisberg (seconde racine, sécrétoire, gustative et sensitive, du nerf facial) ;
- les afférences gustatives (glossopharyngien), provenant du tiers postérieur de la langue ;
- les afférences d'origine viscérale (pneumogastrique).

H. A. Wrisberg, anatomiste et gynécologue allemand (1739-1808)

[A1,H1]

Édit. 2018

géniculé (corps, noyau) l.m.

geniculate body

corpus geniculatum

corps genouillé

Goll (noyau de) l.m.

gracile nucleus (TA)

gracile nucleus

Noyau bulbaire bas formant un relais entre le faisceau de Goll et les fibres myélinisées, qui aboutira au thalamus controlatéral après avoir donné lieu, après décussation en arrière des pyramides bulbaires, aux lemnisques médians, situés dans le tronc cérébral au milieu de la substance réticulée.

F. Goll, anatomiste suisse (1829-1903)

Syn. noyau gracile

lame médullaire externe du noyau lenticulaire l.f.

lamina medullaris externa nuclei lentiformis (TA)

external medullary lamina of lentiform nucleus

lame médullaire latérale du noyau lenticulaire

lame médullaire interne du noyau lenticulaire l.f.

lamina medullaris interna nuclei lentiformis (TA)

internal medullary lamina of lentiform nucleus

lame médullaire médiale du noyau lenticulaire

noyau n.m.

nucleus

En cytologie, partie de la cellule située à l'intérieur de la membrane nucléaire qui la sépare du cytoplasme et contenant la chromatine et le ou les nucléoles.

Étym. lat. nucleus : noyau

noyau accumbens l.m.

accumbens nucleus

Structure limbique sous-corticale faisant partie du striatum.

noyau ambigu l.m.

nucleus ambiguus
ambiguous nucleus
Noyau gris bulbaire ainsi qualifié car il correspond à l'origine réelle des fibres motrices des nerfs glossopharyngien, pneumogastrique et spinal (IXème, Xème et XIème paires crâniennes).
Il s'étend à 10 mm au-dessus de la jonction médullaire supérieure, sur une même ligne verticale et au-dessous du noyau facial. Généralement, les motoneurones destinés au glossopharyngien occupent la position la plus rostrale par rapport à ceux du pneumogastrique, puis à la racine bulbaire du spinal, la plus caudale.
Le noyau ambigu reçoit différentes terminaisons, en particulier les fibres corticobulbaires directes et croisées dévolues au contrôle volontaire de la phonation et de la déglutition.

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