Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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muscle sphincter de la pupille l.m.

musculus sphincter pupillae  (TA)

sphincter pupillae

Muscle annulaire lisse et plat, situé dans la couche conjonctivo-vasculaire de l’iris, au bord de l’orifice pupillaire.
Large de un millimètre, il est épais de 50µ environ. Il provoque la constriction de la pupille. Il est antagoniste du muscle dilatateur de la pupille. Il est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens. A l’opposé le muscle dilatateur de la pupille est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts.

Syn. anc.  muscle constricteur pupillaire, sphincter irien ; sphincter de la pupille

muscle splénius du cou l.m.

musculus splenius cervicis, musculus splenius colli (TA)

splenius cervicis

Muscle de la nuque situé au-dessous et latéralement par rapport au muscle splénius de la tête avec lequel il est en continuité.
Il se détache des processus épineux des troisième, quatrième et cinquième vertèbres thoraciques et des ligaments interépineux correspondants. Il longe le bord latéral du muscle splénius de la tête et se termine sur les tubercules postérieurs des processus transverses de l’atlas et de l’axis. Il incline la tête et la porte en rotation homolatérale. Il a la même innervation que le muscle splénius de la tête.

muscle sterno-hyoïdien l.m.

musculus sternohyoideus (TA)

sternohyoid

Muscle du cou  constitué du muscle sterno-thyroïdien et du muscle thyro-hyoïdien considérés comme les deux portions d’un seul muscle.

Syn. anc. muscle sterno-hyoïdien profond

muscles masticateurs l.m.p.

musculi masticatori (TA)

masticatory muscles

Ce sont les muscles moteurs de l’appareil de la mastication : muscle masséter, muscle temporal, muscle ptérygoïdien latéral et muscle ptérygoïdien médial.

appareil de la mastication

nerf cutané fémoral latéral l.m.

nervus cutaneus femoris posterior (TA)

lateral cutaneous nerve of thigh; lateral femoral cutaneous nerve

Branche terminale sensitive du plexus lombaire née de L2.
Elle émerge du bord latéral du muscle psoas, croise la face antérieure du muscle carré des lombes et du muscle iliaque et passe sous le ligament inguinal en dedans de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Elle chemine dans un dédoublement du fascia lata et se divise en deux branches terminales : une branche fessière pour les régions trochantérienne et crurale postérieure ; une branche crurale pour les téguments de la face antéro-latérale de la cuisse.
posterior cutaneous nerve of thigh; posterior femoral cutaneous nerve
Branche terminale sensitive du nerf petit sciatique (fusion du nerf fessier inférieur et du nerf cutané fémoral  postérieur).
Elle descend verticalement en dedans du nerf ischiatique jusqu’au bord inférieur du muscle grand fessier. Elle fournit un ou plusieurs nerfs cluniaux inférieurs, des rameaux périnéaux et un rameau cutané fémoral qui croise la face postérieure du chef long du biceps fémoral, chemine sous le fascia fémoral, puis sous le fascia superficiel du creux poplité et ne devient superficiel qu’à la partie proximale de la face postérieure de la jambe après avoir donné des rameaux cruraux et poplités. Ce segment terminal est le nerf cutané perforant.  Les fibres du nerf cutané fémoral postérieur viennent en majorité de  la deuxième racine sacrée.

Syn. anc. nerf cutané postérieur de la cuisse ; nerf postérieur de la cuisse ; branche cutanée du nerf petit sciatique

nerf cutané perforant

nerf du muscle carré fémoral l.m.

nervus musculi quadrati femoris (TA)

nerve to quadratus femoris

Branche collatérale du plexus sacré née de la face antérieure du plexus.
Elle sort du bassin par la partie inférieure de la grande  incisure ischiatique, en dehors du nerf du muscle obturateur interne. Elle descend en avant du nerf ischiatique puis des muscles jumeaux et du muscle obturateur interne. Elle donne un rameau pour le muscle jumeau inférieur, un rameau pour l’articulation coxale et se termine sur la face antérieure du muscle carré fémoral.

Syn. anc. nerf du muscle jumeau inférieur et du carré crural

nerf fibulaire commun l.m.

nervus fibularis communis ; nervus peroneus communis (TA)

common fibular nerve ; common peroneal nerve

Branche de bifurcation latérale du nerf ischiatique.
Elle nait à l’angle supérieur du creux poplité ; elle descend, satellite du bord médial du tendon du muscle biceps fémoral et contourne le col de la fibula entre les insertions du muscle long fibulaire. Le nerf fibulaire commun fournit quelques branches collatérales : un rameau articulaire pour le genou, le rameau communicant fibulaire, le nerf cutané sural latéral, des rameaux musculaires pour le muscle tibial antérieur. Il se divise en ses deux branches  terminales entre les insertions fibulaires du muscle long fibulaire : le nerf fibulaire superficiel et le nerf fibulaire profond.

Syn. anc. nerf sciatique poplité externe

nerf hypoglosse l.m.

nervus hypoglossus (TA)

hypoglossal nerve

Nerf crânien moteur appartenant à la douzième paire  et destiné à la musculature de la langue.
Il prend son origine réelle dans un noyau de la colonne somitique de la moelle allongée. Il émerge du sillon préolivaire de la moelle allongée  par dix à douze filets. Il sort du crâne par le canal du nerf hypoglosse (os occipital) et parcourt l’espace sous-parotidien postérieur, la région bicarotidienne et la région sublinguale. Il reçoit, par la branche descendante du plexus cervical, un contingent de fibres venues de C3 qui forment, avec la branche descendante du nerf hypoglosse, l’anse cervicale. Celle-ci innerve les muscles omo-hyoïdien, sterno-cléido-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Ses autres branches collatérales sont : un rameau méningé ou récurrent, des rameaux vasculaires, le nerf du muscle thyro-hyoïdien, le nerf des muscles hyo-glosse et stylo-glosse et le nerf du muscle génio-hyoïdien. Ses branches terminales s’épanouissent sur la face latérale du muscle génio-glosse et gagnent les muscles de la langue. L’existence de fibres non strictement motrices de ce nerf s’explique par ses nombreuses anastomoses avec le ganglion cervical supérieur du tronc sympathique, le nerf vague au niveau du ganglion supérieur de celui-ci, le nerf lingual sur la face latérale du muscle hyo-glosse et surtout avec le plexus cervical profond ; cette dernière anastomose explique l’existence d’un rameau méningé sensitif et des rameaux moteurs pour les muscles sous-hyoïdiens ; ces rameaux sont constitués par des fibres d’emprunt que le nerf hypoglosse reçoit du plexus cervical.

Syn. anc.  nerf grand hypoglosse

nerf ilio-inguinal l.m.

nervus ilioinguinalis (TA)

ilio-inguinal nerve

Branche terminale mixte du plexus lombaire née de L1 et recevant quelques fibres de T12.
Elle traverse le muscle psoas, croise la face antérieure du muscle carré des lombes et parcourt la paroi abdominale, au-dessous du nerf ilio-hypogastrique, entre le muscle transverse de l’abdomen et le muscle oblique interne de l’abdomen auxquels elle fournit des rameaux moteurs. Elle se termine en se divisant en une branche abdominale qui se perd dans les muscles de la paroi, et des rameaux génitaux : les nerfs labiaux antérieurs chez la femme et des nerfs scrotaux antérieurs chez l’homme

Syn. anc. nerf petit abdomino-génital

nerf ischiatique l.m.

nervus ischiadicus (TA)

sciatic nerve

Branche terminale du plexus sacré qui reçoit ses fibres du tronc lombo-sacral et des branches antérieures des trois premiers nerfs spinaux sacrés.
C’est le plus volumineux des nerfs de l’organisme. Il sort du bassin par l’ouverture infra-piriforme et descend dans la fesse et à la face postérieure de la cuisse. Il se divise dans le creux poplité en ses deux branches terminales : le nerf fibulaire commun et le nerf tibial. Par son tronc, il innerve le muscle semi-tendineux, les chefs long et court du muscle biceps fémoral, le muscle semi-membraneux, le muscle grand adducteur, et fournit un rameau articulaire du genou pour la partie latérale de l’articulation. Par ses deux branches terminales il fournit l’innervation sensitive et motrice du genou, de la jambe et du pied.

Syn. anc.  nerf grand sciatique ; nerf sciatique

nerf fibulaire commun, nerf tibial

nerf mandibulaire l.m.

nervus mandibularis  (TA)

mandibular nerve ; mandibular division

L’une des trois branches de division du nerf trijumeau.
Il résulte de la réunion de deux racines ; une grosse racine sensitive qui naît du bord antéro-latéral du ganglion trigéminal et une petite racine motrice située au-dessous de la précédente. Chacune d’elles chemine dans un dédoublement particulier de la dure-mère. Les deux racines sortent du crâne par le foramen ovale du sphénoïde où elles se réunissent. Dès sa sortie le nerf mandibulaire fournit un rameau méningé qui, par un trajet récurrent, pénètre dans le crâne par le foramen épineux, accompagnant l’artère méningée moyenne et ses branches de ramification. Le ganglion otique est accolé à la face médiale du nerf mandibulaire sous le foramen ovale ; ils sont reliés par des rameaux sensitifs parfois regroupés en une racine sensitive ; le ganglion otique fournit les branches sensitives destinées au nerf auriculo-temporal (rameaux parotidiens), ainsi qu’au nerf du muscle tenseur du voile du palais, au nerf ptérygoïdien médial, au nerf du muscle tenseur du tympan et à la corde du tympan.
 Les branches terminales du nerf mandibulaire sont parfois regroupées en deux troncs : le tronc terminal antérieur et le tronc terminal postérieur.
Le tronc terminal antérieur fournit les trois nerfs temporaux profonds qui traversent le porus crotaphitico-buccinatorius de Hyrlt ; le nerf temporal profond antérieur nait souvent par un tronc commun avec le nerf buccal (nerf temporo-buccal) ; le nerf temporal profond moyen reste isolé ; le nerf temporal profond postérieur naît le plus souvent du nerf massétérique (nerf temporo-massétérin). Naît également du tronc terminal antérieur le nerf buccal et sa branche collatérale, le nerf ptérygoïdien latéral.
Le tronc terminal postérieur donne naissance au nerf ptérygoïdien médial, au nerf du muscle tenseur du voile du palais, au nerf du muscle tenseur du tympan, au nerf auriculo-temporal, au nerf lingual, au nerf alvéolaire inférieur qui fournit le nerf mentonnier.

J. Hyrtl, anatomiste austro-hongrois (1810-1894)

Syn. anc.  nerf maxillaire inférieur ; nerf masticateur

nerf moteur oculaire commun l.m.

nervus oculomotorius
oculomotor nerve
Nerf de la troisième paire crânienne d’origine pédonculaire innervant par sa branche supérieure le muscle droit supérieur et le releveur de la paupière supérieure, et par sa branche inférieure, le muscle droit interne, le muscle droit inférieur et le muscle petit oblique.

nerf musculo-cutané l.m.

nervus musculocutaneus (TA)

musculo cutaneous nerve

Branche terminale mixte du plexus brachial née par bifurcation latérale du faisceau latéral de la partie infra-claviculaire du plexus.
Le nerf musculo-cutané sort de l’aisselle en traversant le muscle coraco-brachial qu’il innerve. Il innerve ensuite le muscle brachial et le muscle biceps brachial. Réduit à ses fibres sensitives, il perfore le fascia brachial en dehors du tendon du biceps et en dedans du muscle brachio-radial. Il se divise en deux branches terminales antérieure et postérieure : la branche postérieure se termine dans les téguments de la région postéro-latérale de l’avant-bras ; la branche antérieure descend jusqu’au poignet, innerve les téguments de la région antéro-latérale de l’avant-bras et du bord latéral de l’éminence thénar ; elle fournit un rameau articulaire pour l’articulation radio-carpienne.

G. Casserio (J. Casserius), anatomiste italien (1561-1616)

Syn. anc.  nerf perforant de Casserius ; nerf perforant du coraco-brachial

nerf musculocutané du membre supérieur l.m.

nervus musculocutaneus
Branche du plexus brachial (tronc supérieur, tronc moyen, branche antérieure de division puis tronc secondaire antéro-externe) dont les fibres sont issues des branches antérieures des racines C5 à C7.
Ce nerf sentivomoteur chemine dans le creux axillaire avec le médian, traverse le muscle coracobrachial et passe entre le muscle brachial antérieur et le biceps brachial. Au pli du coude, il devient sous-cutané. Il innerve les muscles fléchisseurs du bras : coracobrachial (musculus coracobrachialis), les deux portions du biceps brachial (m.biceps brachii) et le muscle brachial antérieur (m. brachialis, brachialis internus). Son territoire de projection sensitive, assuré par le nerf latéral cutané de l'avant-bras (lateral antebrachial cutaneous nerve), correspond à la peau de la partie latérale de la face palmaire de l'avant-bras jusqu'au poignet. Quelques rameaux articulaires sont destinés à l'articulation du coude.
Des lésions du nerf sont possibles par traumatismes de l'épaule et fractures de l'humérus. Traversant, comme un signet, le muscle coracobrachial, ses fibres peuvent être atteintes lors de contractions importantes du membre supérieur en flexion (traction sur les bras, Par ex.). Une atteinte distale au pli du coude est à l'origine de troubles sensitifs isolés.

nerfs périnéaux l.m.p.

nervi perineales (TA)

perineal nerves

Branches terminales du nerf pudendal nées immédiatement après que celui-ci ait pénétré dans le canal honteux.
Ce sont :
- des nerfs labiaux postérieurs ou scrotaux postérieurs réunis le plus souvent sous le terme de rameau périnéal externe qui sort du canal honteux, se dirige en bas et en avant jusqu’au muscle transverse superficiel du périnée, cheminant sous l‘aponévrose superficielle le long du bord médial du muscle ischio-caverneux, jusqu’à la partie antérieure du triangle ischio-bulbaire où il se ramifie dans le scrotum et la grande lèvre ;
- un rameau superficiel du périnée, satellite de l’artère périnéale superficielle qui gagne la face inférieure du scrotum et de la verge ou la partie inférieure des grandes lèvres ;
- des rameaux musculaires réunis le plus souvent sous le terme de rameau profond du périnée ou de rameau bulbo-uréthral qui pénètre dans le triangle ischio-bulbaire, innerve les muscles transverse profond, transverse superficiel du périnée et le muscle ischio-caverneux pour se terminer en un rameau bulbaire qui pénètre le bulbe du pénis ou du clitoris et un rameau uréthral  pour la face inférieure du corps spongieux du pénis ou du clitoris dans lequel il se ramifie jusqu’au niveau du gland ;
- chez la femme ces rameaux musculaires innervent en  outre le muscle constricteur de la vulve ;
- un nerf dorsal du pénis ou du clitoris qui accompagne les vaisseaux honteux, en dehors puis au-dessus d’eux, passe sous la symphyse pubienne et gagne la face dorsale de la verge ou du clitoris à travers le ligament suspenseur ; chez l’homme il se place en dehors de l’artère dorsale du pénis et se divise en un rameau médial qui chemine jusqu’au gland où il se termine et un rameau latéral pour le face latérale du pénis ; chez la femme il se distribue au clitoris et à son prépuce.

nœuds lymphatiques occipitaux l.m.p.

nodi lymphoidei occipitales (TA)

occipital lymph nodes

Nœuds lymphatiques situés à la jonction de la nuque avec la voûte crânienne ; ils sont répartis en trois groupes : superficiel, sous-aponévrotique et profond.
Les nœuds lymphatiques occipitaux profonds, au nombre de un à trois, sont situés sous le muscle splénius de la tête, près de ses insertions supérieures, le long des vaisseaux occipitaux, au-dessus du muscle oblique supérieur de la tête et en dedans le muscle longissimus de la tête. Ils sont dénommés ganglions occipitaux profonds sous-spléniens par Rouvière.
Les nœuds lymphatiques occipitaux sous-aponévrotiques, au nombre de un à trois, sont situés près de la ligne nuchale supérieure, au-dessous de la lame superficielle du fascia cervical, sur le muscle splénius de la tête.
Les nœuds lymphatiques occipitaux superficiels, dits encore sus-aponévrotiques, au nombre de un à six, sont logés dans la couche profonde du cuir chevelu, sur la lame superficielle du fascia cervical et sur la galéa aponévrotique. Ils sont satellites de la branche latérale de l’artère occipitale et du nerf grand occipital.

Syn. anc. ganglions lymphatiques occipitaux

pharynx n.m.

pharynx (TA)

pharynx

Conduit musculo-membraneux faisant communiquer, d’une part,  la cavité orale avec l’œsophage, et d’autre part, la cavité nasale avec le larynx.
Il s’étend verticalement en avant du rachis cervical, en arrière de la cavité nasale, de la cavité buccale et du larynx, depuis la base du crâne jusqu’au  bord inférieur de la sixième vertèbre cervicale. En forme d’entonnoir irrégulier, évasé en haut et d’une longueur moyenne de quinze centimètres, le pharynx comprend trois parties : une partie supérieure en rapport avec la cavité nasale, la partie nasale du pharynx, une partie moyenne, orale, la partie orale du pharynx, et une partie inférieure, la partie laryngée du pharynx qui répond en avant au larynx et qui présente de haut en bas l’épiglotte, l’orifice supérieur du larynx, une saillie formée par les cartilages aryténoïdes et cricoïde et les muscles qui les recouvrent. De chaque côté de ce barillet laryngé se trouvent deux dépressions verticales, les récessus piriformes. Les muscles du pharynx comprennent deux groupes : les muscles constricteurs supérieur, moyen et inférieur et inconstamment le muscle amygdalo-glosse ; et les muscles élévateurs, le muscle palato-pharyngien, le muscle stylo-pharyngien et inconstamment le muscle pétro-pharyngien.

processus ptérygoïde l.m.

processus pterygoideus (TA)

pterygoïd process

Processus osseux implanté par deux racines sur la face inférieure de l’os sphénoïde.
La racine médiale se détache de la face inférieure du corps de l’os ; la racine latérale, plus épaisse, naît de la grande aile. Les deux racines limitent le canal ptérygoïdien au-dessous duquel elles se réunissent. Chacune d’elles se prolonge par une lamelle osseuse aplatie de dehors en dedans qui constitue la lame latérale ou la lame médiale du processus. Ces deux lames, unies sur la moitié supérieure de leur bord antérieur, contribuent à limiter la fosse ptérygoïde. Dans leur moitié inférieure, ces deux lames s’écartent et limitent un espace triangulaire, l’incisure ptérygoïde comblée par le processus pyramidal de l’os palatin. La face antérieure du processus forme la paroi postérieure de l’arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire où s’ouvre le canal ptérygoïdien. La face médiale du processus ptérygoïde s’articule avec la lame perpendiculaire de l’os palatin ; de l’extrémité supérieure de cette face naît le processus vaginal appliqué sur la face inférieure du corps du sphénoïde ; le bord médial libre du processus vaginal limite, avec le corps de l’os sphénoïde, le sillon voméro-vaginal transformé en canal sphéno-vomérien latéral par le bord de l’aile du vomer ; la face inférieure du processus vaginal est parcourue d’avant en arrière par le sillon palato-vaginal transformé en canal ptérygo-palatin par le processus sphénoïdal de l’os palatin. La face latérale du processus ptérygoïde limite en dedans la fosse ptérygo-maxillaire ; elle donne insertion au muscle ptérygoïdien latéral. La face postérieure du processus ptérygoïde constitue la fosse ptérygoïde creusée à sa partie supéro-médiale par une dépression allongée, la fosse scaphoïde,  dans laquelle s’insère le muscle élévateur du voile du palais ; la paroi latérale et le fond de la fosse ptérygoïde donnent insertion au muscle ptérygoïdien médial. Le bord postérieur de la lame médiale du processus ptérygoïde est échancré par le passage du tube auditif ; son extrémité inférieure est prolongée par l’hamulus  ptérygoïdien dans la concavité duquel se réfléchit le muscle tenseur du voile du palais. Le bord postérieur de la lame latérale est marqué à sa partie moyenne par une saillie aiguë, le processus ptérygo-épineux sur lequel s’insère le ligament ptérygo-épineux.

Syn. anc.  apophyse ptérygoïde

tendon n.m.

tendo (TA)

tendon

Partie distale d’un muscle, dense, résistante et blanc nacré, par laquelle le muscle prend insertion.
Le tendon transmet la force et le mouvement engendrés par le muscle. Il est formé de fibres dont la direction peut être parallèle ou oblique par rapport à celle des fibres musculaires et par rapport à la direction générale du muscle et de sa ligne d’action ; cette disposition permet de distinguer différents types de muscles : muscles à fibres parallèles, muscles penniformes, semi-penniformes et pseudo-penniformes. Selon sa conformation propre, le tendon peut être court, plat, long ou cylindrique. Certains tendons appartenant à des muscles puissants ont une disposition hélicoïdale plus ou moins prononcée qui leur assure une certaine élasticité et permet une meilleure transmission des effets de la contraction musculaire. Un tendon long peut se réfléchir au cours de son trajet sur un point de réflexion dont la mobilité relative assure la même élasticité à la transmission du mouvement.
Formation conjonctive différenciée, le tendon a la même origine mésoblastique que la fibre musculaire. Il peut être simple, constitué d’un seul faisceau, ou composé, comprenant plusieurs faisceaux primitifs juxtaposés en faisceaux secondaires et tertiaires (type de tendon que l’on trouve chez l’homme). Le tendon est compris dans une gaine tendineuse dont il est séparé par une nappe de tissu conjonctif assez dense, le péritendinéum externe. De la face profonde de sa gaine émergent des cloisons de tissu conjonctif qui s’insinuent entre les faisceaux tendineux, le péritendinéum interne ou endotendon.
Le tendon est le siège d’une vascularisation et d’une innervation trophiques, ainsi que le point de départ d’une sensibilité proprioceptive consciente et inconsciente dont on retrouve les récepteurs dans le tendon sous forme de terminaisons libres ou de corpuscules de Ruffini et de corpuscules lamelleux (corpuscules de Pacini – corpuscules de Vater-Pacini) ; cette innervation confère aux tendons un rôle important dans l’équilibre statique et dynamique du corps.

F.Pacini, anatomiste et histologiste italien (1812-1883), A.Vater, anatomiste, médecin et botaniste allemand (1684-1751, A.Ruffini, histologiste italien (1864-1929)

Étym. lat. tendo : tendon

tissu musculaire l.f.

muscular tissue

Ensemble de structures spécialisées du tissu conjonctif, douées de contractilité qui comprend : le muscle strié en rapport avec le tissu osseux, (d’où la désignation muscle squelettique), le muscle lisse viscéral, et le muscle cardiaque.

triangle lombaire inférieur l.m.

trigonum lumbale inferius (TA)

inferior lumbar triangle

Espace triangulaire de la région lombaire délimité en dedans par le bord latéral du muscle latissimus du dos oblique en haut et en dehors, en dehors par le bord postérieur du muscle oblique externe de l’abdomen, les deux muscles se croisant à quelque distance au-dessus de l’os coxal, et, en bas, par le segment de la crête iliaque compris entre les attaches de ces deux muscles.
Dans l’aire de ce triangle la paroi abdominale est seulement formée par le muscle oblique interne de l’abdomen et le muscle transverse de l’abdomen. C’est un point faible de la paroi par lequel peut se produire une variété de hernie lombaire.

Jean-Louis Petit, chirurgien français (1674-1750)

Syn. anc. triangle de Jean-Louis Petit

tunique musculaire du rectum l.f.

tunica muscularis recti (TA)

muscular layer of rectum, muscular coat of rectum

Tunique musculaire de la paroi rectale comprise entre la séreuse et la sous-muqueuse qui la sépare de la muqueuse.
Elle est constituée de deux couches : une couche longitudinale superficielle et une couche circulaire profonde. La couche longitudinale, plus épaisse sur les faces antérieure et postérieure du rectum, descend jusqu’à l’anus ; elle s’intrique avec la partie médiale élévatrice du muscle élévateur de l’anus ; certaines des fibres longitudinales postérieures se portent en arrière, au-dessus du muscle élévateur de l’anus, et s’attachent à la face antérieure du coccyx, constituant le muscle recto-coccygien ; les fibres longitudinales antérieures adhèrent en passant au noyau fibreux central du périnée et descendent entre les muscles sphincters externe et interne sans leur donner de fibres et sans les traverser, constituant les muscles ano-recto-périnéaux ; chez l’homme certaines de ces fibres longitudinales se portent en bas et en avant pour former les muscles recto-urèthraux ; chez la femme on décrit des muscles comparables recto-vaginaux. La couche circulaire profonde s’épaissit le long du canal anal et forme le muscle sphincter interne de l’anus.

veine cervicale superficielle l.f.

Veine qui draine le sang veineux des téguments de la nuque et du muscle trapèze.
Elle nait d’un plexus situé entre le muscle trapèze et le muscle splénius du cou ; elle descend superficiellement en arrière du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien ; elle se termine dans la partie moyenne de la veine jugulaire externe.

Syn. anc.  veine sous-cutanée postérieure du cou

[A1, K4]

Édit. 2020

muscle omohyoïdien l.m.

musculus omohyoideus (TA)

omohyoid muscle

Muscle infra-hyoïdien du cou, digastrique pair à extrémités grêles et aplaties, constitué d’un ventre supérieur et d’un ventre inférieur, étendus obliquement sur la partie latérale du cou, de l’os hyoïde à l’omoplate.
Le ventre supérieur (ventre antérieur) s’insère sur la moitié latérale du bord inférieur du corps de l’os hyoïde et se continue par le tendon intermédiaire. Le ventre inférieur (ventre postérieur) fait suite au tendon intermédiaire et s’insère sur le bord supérieur de la scapula en dedans de l’incisure scapulaire et en dehors de l’insertion du muscle élévateur de la scapula. Le muscle omo-hyoïdien, muscle extrinsèque du larynx, attire l’os hyoïde en bas et en dehors. L’innervation de chacun des deux ventres dépend du plexus cervical et de la branche descendante du grand hypoglosse par l’intermédiaire de l’anse cervicale profonde (anse de l’hypoglosse).

Syn. anc. muscle scapulohyoïdien

[A1]

Édit. 2019

action d'un muscle l.f.

Déplacement d’une articulation sous l’effet de la contraction d’un muccle

Le mouvement qui en résulte dépend des positions respectives du ou des axes de l’articulation et de la ligne de force du muscle objectivée par la droite qui passe par les points d’insertion principaux du muscle. Ex. la flexion du coude par contraction du muscle biceps brachial.

[A1,I3]

Édit. 2017

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