interstitium pulmonaire l.m.
pulmonary interstitium
Tissu interstitiel histologiquement composite.
Au niveau du poumon, il est fait de trois zones :
- l'interstitium vrai représentant le territoire fonctionnel essentiellement pour les échanges gazeux ;
- l'interstitium formant le tissu de soutien autour des vaisseaux et des bronches ;
- l'interstitium enveloppant le parenchyme pulmonaire, permettant la transmission des variations de volume et des pressions pulmonaires.
Chez l'homme, 50 % du tissu interstitiel est occupé par des cellules représentées surtout par les cellules fibroblastiques, associées à une matrice de collagène pour l'essentiel.
Au niveau de l'interstitium vrai, on tend à distinguer deux types de fibroblastes : les cellules lipidiques et les cellules non lipidiques. Les cellules lipidiques sont au maximum au moment de la prolifération alvéolaire. Elles Contenant des myofilaments, elles sont riches en lipoprotéine-lipase intervenant dans le métabolisme du surfactant et seraient associées à la biosynthèse de l'élastine. Elles sont difficiles à mettre en évidence chez l'adulte.
Langerhans (cellule de) l.f.
Langerhans cell
Cellule dendritique, très claire en microscopie optique (invisible avec les colorations habituelles et mise en évidence par imprégnation argentique), présentant, en microscopie électronique, des organites discoïdes (granules ou corps de Birbeck, ou encore bâtonnets de Langerhans) et qui exprime, à sa surface, des antigènes CD1a.
D'origine médullaire, siégeant dans le stratum spinosum de l'épiderme et dans l'ensemble des muqueuses, ces cellules, qui représentent de 2 à 4 % des cellules épidermiques, constituent un réseau de cellules présentatrices d'antigène intervenant dans les réactions d'allergie de contact. Cellules sentinelles, elles sont capables d’internaliser les exoantigènes et d’induire une réaction de défense immunitaire dans laquelle interviennent les lymphocytes T. Les granules de Birbeck qui se forment par invagination de la membrane cytoplasmique participent au processus d’internalisation et représentent probablement le mode d’adaptation réalisé par la cellule de Langerhans pour “traiter” dans un temps bref une quantité maximale d’exo-antigènes. La cellule de Langerhans quitte l’épiderme, devient dermique (cellule dendritique dermique) ; elle rejoint les ganglions proximaux par les voies lymphatiques (cellule voilée des lymphatiques), et y demeure dans les zones T ganglionnaires (cellule interdigitante). Son origine est discutée : la plus probable est le monocyte. Certaines histiocytoses, dont l'histiocytose X, sont des proliférations de cellules de Langerhans et sont appelées histiocytoses langerhansiennes.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868)
→ cellule dendritique, cellule présentant l'antigène, Birbeck (corps de), bâtonnets de Langerhans,
CD 1, monocyte, histiocytose X
[A2, F3]
Édit. 2019
leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : définition et critères l.f.
acute myeloid leukaemia (definition, criteria) (AML)
Prolifération clonale de cellules à caractère anarchique développées à partir des précurseurs hématopoïétiques (blastes) des lignées médullaires.
Le terme “myéloblastique” inclut toutes les cellules appartenant aux lignées granulocytaire (neutrophile, éosinophile, basophile), monocytaire/macrophagique, érythrocytaire, mégacaryocytaire et mastocytaire. Des critères cytologiques, histochimiques et immunophénotypiques conduisent à préciser l’origine de la lignée des cellules malignes et leur état de maturation. L’étude cytogénétique identifie de façon précise certaines variétés de leucémies aigües. Des mutations géniques se rencontrent au cours de variétés de LAM ; certaines de ces mutations péjorent le degré de gravité, d’autres l’améliorant.
Le pourcentage de blastes demeure le critère déterminant pour affirmer la néoplasie myéloïde. Un pourcentage de blastes égal ou supérieur à 20 des cellules leucocytaires sanguines ou des cellules nucléées médullaires signe le diagnostic de leucémie aigüe myéloblastique.
La maladie se développe en règle générale dans la moelle osseuse :
- sa présence altère l’hématopoïèse normale, aboutissant au syndrome d’insuffisance médullaire, caractérisé par des cytopénies (anémie, granulopénie, thrombopénie), dont les conséquences cliniques conduisent aux manifestations révélatrices de la maladie ;
- la maladie peut également s’étendre au sang avec apparition de blastes circulants ou à d’autres organes hématopoïétiques (rate, ganglions, foie ...) ou non hématopoïétiques (peau, gencives, système nerveux central ...), constituant le syndrome tumoral présent plus fréquemment dans certaines formes de leucémies.
Les LAM, avec une incidence globale de l’ordre de 3 pour 100.000 habitants par an en France, sont pour la majorité, des pathologies de l’adulte ; leur incidence s’accroît avec l’âge ; l’âge médian de survenue est de 65 ans. L’origine des LAM n’est pas connue. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque leucémogène ont été identifiés : les radiations ionisantes, les chimiothérapies anticancéreuses (et principalement les alkylants), le benzène… Plusieurs affections constitutionnelles prédisposent au risque de leucémie aigüe, telle le syndrome de Down.
lipophagie n.f.
lipophagy
Absorption de lipides par des cellules à la faveur de mécanismes de type macrophagique.
La lipophagie permet p. ex. à des cellules macrophagiques sanguines ou tissulaires de résorber les lipides déposés dans les parois artérielles. Mais c'est aussi le mécanisme invoqué pour expliquer la formation des plaques athéromateuses par accumulation de cellules rendues spumeuses par l'absorption de lipoprotéines, vraisemblablement modifiées par oxydation. La lipophagie permet également la détersion des triglycérides libérés lors de la destruction d'adipocytes nécrosés par un traumatisme, par des cellules histiocytaires avec éventuellement constitution d'éléments plurinucléés, les cellules de Touton.
Étym. gr. lipos : graisse ; phagein : manger
lymphome folliculaire l.m.
follicular lymphoma
Lymphome non hodgkinien de type B, fréquent, représentant 22% de tous les lymphomes non hodgkiniens.
Le mot « folliculaire » se rapporte à la façon dont les cellules du lymphome se regroupent en amas dans un ganglion lymphatique ou d'autres tissus. C'est le lymphome indolent le plus courant. Le lymphome folliculaire apparaît habituellement chez les adultes de 50 ans ou plus, d’emblée dans plusieurs territoires ganglionnaires. Le lymphome s'est souvent propagé à la moelle osseuse et à la rate. Un lymphome folliculaire se transforme parfois en un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) qui évolue rapidement (agressif)
Dans près de 90 % des lymphomes folliculaires, on observe un remaniement du gène Bcl-2 et une translocation entre les chromosomes 14 et 18, t (14;18). Ces changements font qu'une grande quantité d'une protéine appelée Bcl-2 est produite ; celle-ci entrave la mort naturelle des cellules (apoptose).
Sur le plan histologique on reconnaît trois grades selon l'apparence des cellules observées au microscope et le nombre de grandes cellules (centroblastes) par champ à fort grossissement:
- le grade 1 : de 0 à 5centroblastes
- le grade 2 : de 6 à 15 centroblastes
- le grade 3 : plus de 15 centroblastes
Les lymphomes folliculaires de grade 1 et de grade 2 sont souvent d'évolution lente. Les lymphomes folliculaires de grade 3 sont ceux qui évoluent le plus rapidement et doivent être traités comme des lymphomes de haut grade de malignité.
Il existe de nombreuses options de traitement pour le lymphome folliculaire. Même si ce lymphome évolue lentement, les traitements standards n'ont pas l'habitude de guérir le lymphome folliculaire. Dans beaucoup de cas, le lymphome folliculaire réapparaît après avoir été traité ; il réagit souvent à un autre traitement et permet une rémission. La radiothérapie est le traitement de choix dans les formes localisées ; la chimiothérapie
associée aux anticorps monoclonaux est réservée aux formes disséminées ou pour les rechutes.
F. Morschhauser, hématologiste français (2018)
[F1, G5]
Édit. 2020
médecine régénératrice l.f
regenerative medicine
Ensemble des méthodes biomédicales utilisées pour le remplacement ou la régénération de tissus ou organes humains dans un but thérapeutique.
La génération de cellules souches pluripotentes induites à partir de cellules somatiques et l’isolement de cellules souches multipotentes spécifiques d’un tissu autorisent des greffes autologues. Si théoriquement tous les tissus peuvent être concernés, les difficultés s’accroissent avec les organes multicellulaires comme les reins. Les greffes autologues sont bien tolérées et ne posent pas de problèmes éthiques. Les cellules sont multipliables in vitro, mais disponibles en quantité limitée. Les greffes allogéniques permettent un approvisionnement plus facile, une meilleure standardisation des techniques, mais soulèvent des questions éthiques si des cellules souches embryonnaires sont utilisées et exposent à des réactions immunitaires.
mégacaryocyte n.m.
megakaryocyte
Cellule de la moelle osseuse donnant naissance aux plaquettes.
Le développement mégacaryocytaire se caractérise par une phase de prolifération suivie d'une phase de maturation marquée par le phénomène d'endomitose aboutissant à des cellules polyploïdes.
La lignée mégacaryocytaire représente moins de 1% de l'ensemble des cellules médullaires et il est difficile d'affirmer si les premières cellules identifiables de la lignée présentent encore la capacité de prolifération. Dans la mœlle osseuse, les caractéristiques cytologiques permettent de distinguer quatre stades principaux. Le mégacaryoblaste a un diamètre de 25 à 30 microns : le rapport nucléocytoplasmique est élevé avec un noyau comportant un ou plusieurs nucléoles et un cytoplasme homogène et basophile ; le mégacaryocyte basophile ou promégacaryocyte a un noyau progressivement lobulé, entouré d'un large cytoplasme basophile contenant quelques granulations azurophiles, le mégacaryocyte granuleux présente un noyau très polylobé, un cytoplasme abondant granuleux et acidophile. Le mégacaryocyte plaquettaire enfin se caractérise par son noyau très pycnotique, son cytoplasme acidophile qui émet de nombreux pseudopodes, et la richesse des granulations azurophiles ; souvent groupées en amas. La ploïdie de ces dernières cellules, en moyenne de 16 n peut aller jusqu'à 32 n. Le diamètre peut atteindre 60 à 80 microns. Ces cellules contiennent toutes les futurs organites des plaquettes (lysosomes, granulations, mito
Étym. gr. mégas : grand ; caryon : noyau : cytos : cellule
myélome mutiple l.m.
multiple myeloma
Hémopathie maligne évolutive caractérisée par une prolifération monoclonale médullaire hématopoïétique de cellules lymphoïdes B différenciées de morphologie plasmocytaire avec une production en excès d’une immunoglobuline monoclonale sérique de type le plus souvent IgG ou IgA, mais parfois IgD ou IgE, ou constituée de chaînes légères kappa ou lamba.
L’incidence annuelle de l’affection est de l’ordre de 5 cas pour 100.000 personnes ; l’âge médian au diagnostic est de 69 ans (extrêmes : 35 à 93 ans). L’étiologie est inconnue, on suspecte un rôle de l’exposition aux radiations, au benzène, aux insecticides.
C’est une affection multifocale primitive de la moelle osseuse. Les lésions ostéolytiques entraînent des douleurs, une fragilité osseuse avec fractures, notamment vertébrales (qui peuvent être révélatrices), une anémie, une pancytopénie, une hypercalcémie avec des atteintes rénales, une sensibilité accrue aux infections bactériennes ou virales, une amylose.
Le syndrome biologique comporte une augmentation importante de la vitesse de sédimentation, une anémie, la présence à l’électrophorèse du sérum dans la zone bêta-gamma d’un pic protéique élevé, étroit et symétrique correspondant à une immunoglobuline monoclonale IgG, IgA ou IgD (dans respectivement 60, 20 et 1% des cas), exceptionnellement à une immunoglobuline monoclonale IgE ou IgM, ou constitué de chaînes légères lamba ou kappa dans 15 % des cas. On retrouve fréquemment des chaînes légères kappa ou lambda dans les urines (responsables de la classique protéinurie thermosoluble de Bence-Jones), toutefois dans 1 % des cas les myélomes ne sécrètent pas d’immunoglobulines (myélomes non sécrétants). Il existe parfois une hypercalcémie de pronostic réservé et une élévation de la bêta-2-microglobuline corrélée à l’importance de la masse tumorale.
La prolifération plasmocytaire maligne est mise en évidence par le myélogramme, par un prélèvement médullaire au niveau du sternum ou des ailes iliaques ou, mieux, par la biopsie ostéomédullaire prélevée au niveau du bassin. A l’examen histologique les lésions sont souvent nodulaires. Les cellules tumorales ressemblent à des plasmocytes normaux avec un gros noyau excentré ou sont plus immatures avec des anomalies de la maturation myélocytoplasmique, une forte basophilie du cytoplasme et des cellules géantes. Il est de règle lors de la découverte d’une gammapathie monoclonale sérique de rechercher une plasmocytose médullaire qui exprime une immunoglobuline intracytoplasmique de même chaîne légère. Un pourcentage de 10 % de cellules plasmocytaires est considéré sur un myélogramme comme la limite inférieure compatible avec le diagnostic de myélome. En dessous de ce pourcentage, seule l’évolution permettra de différencier une maladie bénigne d’un authentique myélome par des dosages sériques et des biopsies médullaires.
Les atteintes du système nerveux central sont exceptionnelles, cependant des neuropathies sensitivomotrices démyélinisantes sont fréquemment observées.
Les complications oculaires comportent une dilatation veineuse, voire des occlusions veineuses rétiniennes liées au syndrome d’hyperviscosité qui accompagne l’affection.
La stratification de la maladie est réalisée suivant différents critères : cliniques, biologiques, radiologiques.
L’évolution est sérieuse du fait des complications telles qu’infection, hypercalcémie, insuffisance rénale et amylose de type AL. Le pronostic varie en fonction du stade évolutif et des possibilités thérapeutiques : les traitements conventionnels apportaient des stabilisations de durée limitée de l’ordre de deux à trois années. Il existe cependant de rares formes dont l’évolution peut s’étaler sur plus d’une dizaine d’années (smoldering myeloma).
Le traitement repose sur la chimiothérapie, la radiothérapie et sur des mesures symptomatiques : traitement des douleurs, prévention des complications rénales par ingestion régulière de boissons abondantes et alcalines, administration de biphosphonates pour corriger l’hypercalcémie, réduire les douleurs osseuses et améliorer la structure osseuse.
La chimiothérapie s’est enrichie de protocoles thérapeutiques plus efficaces et de nouvelles molécules plus performantes
Le traitement varie avec le stade évolutif et l’âge du malade. Chez les patients de plus de 65 ans, les protocoles les plus classiques associent melphalan et prednisone en cures mensuelles ; cependant l’administration de nouvelles molécules telles que les inhibiteurs de la protéasone (Bortezomib) associés à d’autres cytostatiques en traitement d’induction et de la Lenalidomid en traitement d’entretien a sensiblement amélioré la fréquence et la durée des réponses thérapeutiques. Chez le sujet de moins de 65 ans les traitements d’intensification sont d’application classique : ils font appel à un traitement cytoréducteur suivi d’une chimiothérapie intensive par le melphalan I.V. (associée ou non à une irradiation corporelle totale) ; ce choix thérapeutique conduit à obtenir de fréquentes rémissions complètes de durée variable et apporte un net gain de survie. Certaines rémissions complètes perdurent pendant de longues années avec l’espoir d’une guérison. Une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques est réservée aux malades jeunes ; elle permet, elle aussi, d’obtenir des résultats favorables et des guérisons. La radiothérapie locale sur les lésions ostéolytiques est réservée en cas d’atteinte rachidienne avec risque de complications neurologiques.
Une translocation chromosomique de la région 14q32 impliquant le locus de la chaîne lourde des Ig (IgM) a été retrouvée dans 75 pour 100 des cas, ainsi que des délétions en 13q et la monosomie 13 (chez 43 p. 100 des patients)
Du myélome multiple on rapproche la macroglobulinémie primitive de Waldenström dans laquelle est sécrétée une immunoglobuline de type IgM et qui s’accompagne souvent d’une polyneuropathie. Bien qu’il s’agisse d’un lymphome malin, il existe des formes de transition entre ces deux affections.
O. Kahler, médecin interniste autrichien de Prague (1889) ; H. Bence Jones, médecin britannique (1848) ; P. De Plaen, épidémiologiste belge (2003) ; P. R. Greipp, hématologiste américain (2005) ; N. C. Munshi, hématologiste américain (2011) ; F. Solis, médecin mexicain (2018) ; M. A. Dimopoulos, hématologiste grec, membre de l'Académie de médecine (2018) ; T. Facon, hématologiste français (2018)
Étym. gr. muelos : moelle ; -ome : suffixe indiquant la tumeur
Syn. maladie de Kahler, myélome multiple des os, myélome plasmocytaire
→ Bence-Jones (protéine de), immunoglobuline monoclonale, lymphocyte B , plasmocyte , immunoglobuline, ostéolyse, anémie, pancytopénie, hypercalcémie, amylose, bêta-2-microglobuline, myélogrammen biopsie ostéomédullaire, neuropathie sensitivomotrice, hyperviscosité plasmatique, biphosphonates, melphalan, prednisone, bortezomib, maladie de Waldenström, lymphome malin
[F1, G5]
Édit. 2019
néprilysine n.f.
neprilysin
Enzyme exprimée à la surface cellulaire capable de cliver de nombreux peptides.
La néprilysine, connue aussi sous le nom de neutroendopeptidase ou d’endoprotéinase neutre, est une métalloprotéinase à zinc présente sur la membrane de nombreuses cellules, en particulier les neurones, les cellules endothéliales, les cardiomyocytes, les cellules musculaires lisses et les polynucléaires neutrophiles. Elle est particulièrement abondante sur les cellules du tubule proximal rénal.
L’enzyme clive notamment les peptides vaso-actifs (substance P, endothéline, bradykinine, angiotensine II) et les peptides natriurétiques (Atrial Natriuretic peptide ou ANP, Brain Natriuretic Peptide ou BNP). Certains inhibiteurs de néprilysine couplés à des inhibiteurs du système rénine-angiotensine ont été proposés pour le traitement de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale chronique.
Des anticorps anti-néprilysine chez la femme enceinte sont à l’origine de syndromes néphrotiques présents dès la naissance et conduisant rapidement vers l’insuffisance rénale profonde. Les mères, apparemment bien portantes, sont génétiquement déficientes en EPN et s’immunisent dès la première grossesse contre l’EPN/CD10 présente sur les cellules placentaires.
Syn. neutroendopeptidase, endopeptidase neutre
Sigle : EPN
→ glomérulopathie extra-membraneuses anténatales par allo-immunisation materno-fœtale
oncocyte n.m.
oncocyte, oxyphilic cell, Hürthle’s cell
Cellule épithéliale de grande taille remarquable par l’aspect finement granuleux de son abondant cytoplasme, lié à sa richesse en mitochondries, observée, soit principalement dans les tissus glandulaires (glande thyroïde, glande parathyroïde, hypophyse, glande salivaire, parenchyme rénal), soit au cours de l'évolution histophysiologique de structures normales telles que les follicules thyroïdiens (traditionnellement dénommées cellules de Hürthle), soit encore au cours de processus inflammatoires ou dégénératifs (thyroïdites) et de processus tumoraux (oncocytomes).
Les oncocytes sont normalement présents dans la période néonatale autour des reins et des surrénales. En dehors d’une implication dans la thermogenèse et la libération d’énergie, les oncocytes n’ont aucune fonction particulière et ne sont pas spécifiques d’un organe dédié.
Dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins se constituent des oncocytomes. Au sein de la thyroïde, les oncocytes ou cellules oxyphiles sont communs au cours des processus de thyroïdite, de la maladie de Basedow ou du vieillissement, ou s’organisent en tumeurs. Ils ont été longtemps improprement désignés sous le nom de cellules de Hürthle par analogie avec des cellules décrites chez le chien, secondairement identifiées comme des cellules C productrices de calcitonine. De ce fait ce terme est abandonné dans la littérature francophone, mais il encore largement utilisé dans les écrits anglosaxons.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule
Syn. cellule oxyphile
→ oncocytome, Hürthle (cellule de)
[A2, O4]
Édit. 2017
optogénétique n.f.
optogenetics
Science consistant à insérer un gène codant pour une protéine photosensible dans des cellules afin d’ inhiber ou activer des fonctions biologiques par exposition à la lumière.
Les cellules cibles sont le plus souvent des cellules du système nerveux. Le gène est inséré en utilisant un virus comme vecteur. Les cellules sont exposées directement ou la lumière acheminée via des fibres optiques lorsqu’on s’intéresse à des zones profondes. Cette technique en plein développement a été utilisée pour améliorer la vision chez des souris atteintes de rétinite pigmentaire. L’insertion d’un gène codant pour une protéine photosensible dans les cellules de la rétine restaure partiellement la vision.
[Q1,C3,P2]
Édit. 2017
parabasale adj. f.
parabasal
Qualifie les cellules qui constituent l'une des assises de l'épithélium vaginal, épithélium malpighien pluristratifié non kératinisant.
Celui-ci est en effet formé de quatre couches cellulaires en partant de la profondeur vers la surface :
- une assise de cellules basales ou basales internes ;
- plusieurs assises de cellules parabasales ou basales externes ;
- plusieurs assises de cellules intermédiaires;
- plusieurs assises de cellules superficielles.
photothérapie dynamique topique à l'acide delta aminolevulinique (ALA) l.f.
Méthode basée sur le principe de la photosensibilisation, c'est-à-dire sur l’activation d’un chromophore par la lumière, utilisée pour le traitement des cancers et précancers cutanés non mélaniques.
Le photosensibilisant est un chromophore endogène, la protoporphyrine IX synthétisée dans toutes les cellules, dont les kératinocytes, à partir de l’ALA.
L’application d’ALA sur la peau entraîne, par excès de substrat, l’accumulation de protoporphyrine IX dans les cellules. L’absorption de l’ALA se fait électivement par les cellules à renouvellement rapide et par les cellules cancéreuses, induisant ainsi une accumulation élective de protoporphyrine IX dans ces cellules et, en conséquence, une certaines électivité de l’action thérapeutique. L’absorption est facilitée par la méthylation de l’ALA. L’activation par une lumière visible (rouge ou bleue) de la protoporphyrine IX ainsi accumulée dans la cellule déclenche une réaction photodynamique avec production d’une grande quantité d’oxygène singulet, aboutissant à la mort cellulaire.
En pratique, une crème à base d’ALA ou d’un de ses dérivés méthylés (Metvix® ou Metvixia®) est appliquée sous pansement occlusif pendant trois heures sur la zone cutanée à traiter, puis cette zone est illumintée par une source lumineuse, le plus communément une diode électro-luminescente.
Les indications actuellement retenues par l’AMM pour cette méthode thérapeutique sont les kératoses actiniques fines non kératosiques et non pigmentées du visage et du cuir chevelu, le carcinome basocellulaire superficiel et non récidivant du cou et des membres, mais aussi la maladie de Bowen non pigmentée chez les sujets immunocompétents lorsque le traitement chirurgical est impossible.
plasminogène n.m.
plasminogen
Zymogène inactif de la plasmine, de synthèse essentiellement hépatique, il est présent dans le sang, les espaces extracellulaires où il se fixe à la matrice extracellulaire et à la surface des cellules.
Son gène est localisé sur le chromosome 6 à côté du gène de l'apolipoprotéine (a) protéine avec laquelle il est structurellement très proche. C'est une chaine polypeptidique monocaténaire de 791 aa, de masse moléculaire 92 kDa. De rares anomalies moléculaires congénitales quantitatives ou qualitatives ont été décrites. Elles majoreraient le risque thrombogène veineux. Des récepteurs au plasminogène ont été décrits sur de nombreuses cellules (cellules endothé
récepteurs chimériques de cellules T n.m
chimeric antigen receptors (CAR)
Cellules T autologues à la surface desquelles sont fixés des récepteurs leur permettant de reconnaître des antigènes spécifiques des cellules tumorales du patient.
Des lymphocytes T sont recueillis du sang du patient. Des gènes leur permettant de synthétiser des récepteurs membranaires spécifiques d’antigènes de la tumeur du patient leur sont transférés. Il s’agit habituellement du transfert à l’aide de rétrovirus de gènes d’anticorps monoclonaux. Ces cellules transformées sont multipliées in vitro et la population obtenue est administrée au patient. Là, les lymphocytes T manipulés se lient aux cellules tumorales et les détruisent. Ce mode de traitement appelé « transfert adoptif de cellules (adoptive cell transfer) » est de plus en plus utilisé dans le traitement des cancers par immunothérapie.
→ récepteurs chimériques d'antigènes
sarcome n.m
sarcoma
Tumeur maligne d’une ou plusieurs lignées cellulaires conjonctives, donc à type de fibrosarcome, liposarcome, léiomyosarcome, rhabdomyosarcome, lymphosarcome, ostéosarcome, chondrosarcome ou angiosarcome. (par opposition aux carcinomes, qui impliquent une origine ou une différenciation épithelio-glandulaire).
Nés des cellules mésenchymateuses du tissu de soutien, les cellules sarcomateuses peuvent subir toutes les inflexions et différenciations qui peuvent être observées dans les cellules mésenchymateuses. Sarcome fibroblastique (fibrosarcome) , lorsque les cellules tumorales élaborent des fibres collagènes, myxosarcome, quand les fibres et les cellules sont infiltrées d’œdème, leiomyosarcome, en cas de différenciation musculaire lisse, rhabdomyosarcome, en cas de différenciation musculaire striée, osteo ou chondrosarcome, en cas de différenciation squelettique ou lymphosarcome, plus communément lymphome, en cas d’origine ganglionnaire ou lymphoïde.
C’est à partir du sarcome du poulet que Rous a démontré l’origine virale de cette tumeur, ouvrant la voie à l’hypothèse virale du et des cancers. Mais la plupart des sarcomes humains, l’étiologie demeure obscure. Leur survenue peut cependant être liée à des radiations ionisantes thérapeutiques), à une exposition au chlorure de vinyle pour l’angiosarcome hépatique. Plusieurs syndromes congénitaux favorisent le développement d’un sarcome telle la neurofibromatose de von Recklinghausen.
Dans le système nerveux, des sarcomes primitifs de siège ubiquitaire peuvent se former aux dépens des enveloppes. Le gliosarcome ou sarcogliome reste l’objet de nombreuses controverses.
Etym : gr sarx : chair
F. P. Rous, anatomopathologiste et virologiste américain, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1966 (1911)
Syn. tumeur maligne conjonctive, tumeur mésenchymateuse maligne
sarcome de l'ovaire l.m.
ovarian sarcoma
Tumeur maligne rare née dans la trame conjonctive de l’ovaire.
Dans ce groupe de tumeurs, on trouve: des sarcomes à cellules rondes représentant des cellules mésenchymateuses indifférenciées ou des cellules musculaires immatures; des sarcomes à cellules monstrueuses éosinophiles d’origine musculaire; des sarcomes à disposition cellulaire palissadique supportant le neurinome mais qui sont en réalité des cellules musculaires lisses embryonnaires; des fibrosarcomes. Il peut s’agir aussi de tumeurs mülleriennes mixtes. Le pronostic de ces tumeurs est généralement très sombre malgré le traitement le plus souvent chirurgical.
Etym : gr sarx : chair
→ sarcome, tumeur mixte mullerienne
scission embryonnaire l.f.
embryonic scission, gemellary scission
Séparation des cellules (blastomères) issues de la deuxième ou de la troisième division durant la période du 5ème au 7ème jours du développement embryonnaire après la fécondation chez les mammifères, qui forment la morula et peuvent se développer en autant d’individus génétiquement identiques.
Cette séparation peut être réalisée juste avant le début de la formation du blastocyste. Cet organisme a pour particularité d'être composé de cellules dites totipotentes, autrement dit de cellules pouvant devenir tout type de cellules constituant l'individu à naître. En pratique le blastocyste ne peut être coupé qu'en deux parties, le couper en quatre produirait des amas de cellules trop petits pour renfermer un blastocyste capable de continuer son développement. La scission embryonnaire est une des techniques de clonage animal appliquées à différentes espèces d’élevage.
Cette scission peut survenir naturellement en particulier dans l’espèce humaine : c’est le cas des vrais jumeaux.
S.M. Willadsen, vétérinaire danois, physiologiste de la reproduction animale à Cambridge (1979)
Syn. scission d'embryon, séparation blastomérique, scission de blastocyste, scission gémellaire
→ clonage, blastomère, morula, blastocyste
[A4, O6, Q1, Q4]
Édit. 2019
sélection intrathymique l.f.
intrathymic selection
Sélection positive et sélection négative correspondant à l'expansion sélective ou à l'apoptose des thymocytes sous le contrôle des interactions moléculaires qui s’établissent entre les pseudorécepteurs ou les récepteurs d’antigène des lymphocytes T (TCR) et les peptides associés aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) exprimées sur les cellules épithéliales et les cellules hématopoïétiques (macrophages et cellules dendritiques) du thymus.
Les cellules épithéliales interviennent dans la sélection positive par les molécules du CMH. Les cellules hématopoïétiques de la jonction corticomédullaire interviennent dans la sélection négative.
système APUD l.m. sigle angl. pour Amine Precursor Uptake and Decarboxylation
APUD system
Système cellulaire endocrinien défini par Pearse en 1966 sur des critères histochimiques (pouvoir de capter et de stocker des amines et leurs précurseurs), puis sur des critères supplémentaires ultrastructuraux et fonctionnels (sécrétion d'hormones, d'amines ou de polypeptides) et enfin embryologiques (crête neurale).
Ensemble qui groupeles cellules endocrines de l’appareil digestif, des ilots de Langerhans, de la médullosurrénale, des parathyroïdes, les cellules C de la thyroïde et certaines cellules de l’antéhypophyse.
Les cellules qui le constituent sont présentes dans des glandes endocrines compactes et en dehors d'elles (système endocrinien diffus). Les tumeurs à cellules APUD sont appelées apudomes.
A. G. E. Pearse, histochimiste britannique (1966 et 1969)
système endocrinien diffus l.m.
dispersed neuroendocrine system
Ensemble de cellules dispersées tout au long du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et pancréatiques, des voies aériennes, etc., sécrétant des hormones peptidiques et aminées : gastrine, sécrétine, CCK (cholécystokinine), sérotonine, entéroglucagon, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, etc.
Ces cellules dites entérochromaffines comprennent les cellules argentaffines réduisant l'argent et des cellules argyrophiles absorbant l'argent. Certains des constituants de ce système se caractérisent aussi par la présence d'amines fluorogènes et d'aminoacide-décarboxylases, propriété partagée avec des cellules de glandes endocrines classiques comme les îlots de Langerhans du pancréas. Il a été proposé de réunir tous ces éléments sous le sigle APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) qui n'est pas superposable au système endocrinien diffus.
Sigle SED
→ APUD (cellule), cholécystokinine, VIP
température létale l.m.
lethal temperature
Température au-dessus de laquelle l'être vivant meurt, par nécrose des cellules nerveuses du cerveau chez les mammifères.
Au contraire le froid n'entraîne pas la mort des cellules, ni des microbes ou des virus, mais au cours du réchauffement, lors de la décongélation, les cellules peuvent être lésées par des microcristaux de glace et mourir par la suite.
La température létale varie selon les espèces (de l'ordre de 38°C chez l'échidné et 42°C chez l'Homme), mais elle est nettement plus élevée pour de nombreux germes microscopiques (parfois supérieure à 100°C en milieu humide).
Une température centrale basse amène une réduction du métabolisme cellulaire, un arrêt du passage des influx nerveux, elle peut entraîner des troubles cardiaques chez les homéothermes (fibrillation vers 32°C, arrêt du cœur au-dessous de 10 à 15°C) mais les pœcilothermes tolèrent des températures très proches de 0°C, tandis que les êtres inférieurs et les cellules isolées peuvent supporter des températures très basses (< - 100°C) si le refroidissement est rapide et si le réchauffement est suffisamment lent pour que les cristaux de glace formés dans les cellules n'en brisent pas les structures.
Étym. lat. letalis : mortel (de leto : faire disparaitre, tuer), l'écriture anglais th est incorrecte
→ action (potentiel d'), froid (conservation des aliments par le), mort
Merkel (tumeur de) l.f.
Merkel’s cell carcinoma, neuroendocrine carcinoma, trabecular carcinoma
Tumeur maligne, le plus souvent unique, du sujet âgé, siégeant dans la région cervicocéphalique ou sur les membres, à type de lésion nodulaire, rouge ou violacée, à croissance rapide, généralement non ulcérée, pouvant précocement comporter des métastases et dont l'aspect histologique consiste en travées ou en nappes envahissant le derme et l'hypoderme composées de cellules monomorphes à cytoplasme peu abondant et à noyau ovalaire, clair et vésiculeux avec de nombreuses mitoses.
L'origine des cellules tumorales n'est pas encore entièrement élucidée : il pourrait s'agir de cellules épithéliales à fonction neuro-sécrétoire, d'où le terme de carcinome neuroendocrine cutané, ou de cellules de Merkel en transit à partir de la crête neurale. L’examen immunohistochimique montre une expression de la cytokératine 20 (CK20). En 2008, la présence d’un polyomavirus intégré dans l’ADN des cellules tumorales a été mise en évidence, témoignant du rôle de ce virus de la cellule de Merkel (MCV : Merkel cell virus) dans la genèse de la tumeur.
Le traitement consiste en une excision large de la tumeur associée à une procédure du nœud lymphatique sentinelle avec, en cas de métastases nodales régionales, un curage des nœuds lymphatiques. Ce traitement chirurgical est complété par une radiothérapie sur le site de la tumeur primitive et, en cas de métastases ganglionnaires, sur l’aire ganglionnaire régionale. Une surveillance attentive est indispensable car les récidives sont fréquentes, en particulier dans la première année après le traitement initial. En cas d’évolution métastatique inopérable, la chimiothérapie obtient des régressions notables, mais souvent transitoires. Cette tumeur est radiosensible et la radiothérapie peut aussi être proposée.
F. S. Merkel, anatomiste allemand (1875)
Syn. carcinome neuroendocrine cutané, carcinome trabéculaire, merkelome
cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.
primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents. En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..) et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.
Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire
→ adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM
[A2, A3, B2, F2, K1, K3]
Édit. 2020
tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes l.f.
carcinoid bronchial tumor
Tumeurs se développant à partir des cellules du système endocrinien réparties dans plusieurs parties du corps, principalement dans l’intestin grêle, le gros intestin, l’ovaire, le pancréas et le tissu broncho-pulmonaire.
.Les cellules neuro-endocrines peuvent produire certaines hormones de façon excessive ce qui peut conduire à des tableaux cliniques variés .Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaire forment un groupe hétérogène de tumeur, tant sur le plan histologique qu'immunohistochimique ou moléculaire, mais aussi pronostique et thérapeutique. Elles regroupent les carcinomes neuroendocrines à grandes cellules, les cancers bronchiques à petites cellules, certains cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques.
→ Cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, , tumeurs carcinoïdes
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020