effet Poseiro l.m.
Poseiro effect
Mécanisme de torsion des vaisseaux iliaques primitifs et des gros vaisseaux prévertébraux sous l’effet des contractions utérines au moment de la phase expulsive le plus souvent.
Il se produit alors une baisse du débit utéro-placentaire et une souffrance fœtale aigue avec ralentissement du rythme cardiaque fœtal qui se traite aisément par le décubitus latéral.
J. J. Poseiro, physiologiste obstétricien uruguayen (1969)
[K4, O3]
Édit. 2019
effet pseudosyringomyélique en IRM l.m.
pseudo-syringomyelic effect (MRI)
[B1,B2]
Édit. 2018
effet shunt l.m.
shunt effect, venous admixture
Dans les poumons, diminution de l'oxygénation du sang en aval d'un court-circuit, causé par une pneumopathie, entre le sang veineux et le sang artériel oxygéné.
Les vrais shunts, normaux (3 à 5 % du débit cardiaque, veines de Thébésius, sinus coronaire) ou anormaux (angiomes, atélectasies) laissent passer du sang de l'artère pulmonaire dans une veine pulmonaire, mais la perfusion d'unités pulmonaires dont la ventilation est simplement diminuée (diminution du rapport ventilation/perfusion) produit un effet analogue laissant passer du sang mal hématosé dans les veines pulmonaires. Il en résulte une hypoxémie du sang veineux mêlé et par là une hypoxémie générale. Cet effet shunt se rencontre dans diverses pneumopathies avec notamment des phénomènes d'œdème pulmonaire.
Étym. angl. to shunt, dévier
→ rapport ventilation/perfusion (rapport), pneumopathie, angiome, atélectasie, hypoxémie
[C2, K1, K2]
Édit. 2019
effet thermoélectronique l.m.
thermoionic effect, Edison effect
Émission d'électrons par des substances portées à une température suffisante pour que l'énergie d'agitation thermique de certains électrons excède leur énergie de liaison.
Cet effet est utilisé pour l'émission d'électrons par le filament chauffé du tube à rayons X (tube de Coolidge).
T. Edison, inventeur américain (1880)
[B1, B2]
Édit. 2019
effet véhicule l.m.
vehicle effect
Syn. effet vecteur
[G3, J1]
Édit. 2019
effet Venturi l.m.
Venturi phenomenon
Élévation de pression provoquée dans un fluide, par un rétrécissement siégeant sur le conduit où circule ce fluide et accélération de l’évacuation.
L’effet Venturi est observé dans les sténoses vasculaires serrées et explique les constatations du cathétérisme, et l’évolution anatomophysiologique de la zone post-sténotique (dilatation en général).
G. Venturi, physicien italien (1746-1822)
[B1,K4]
Édit. 2019
espace mort (effet d') l.m.
dead space effect
Augmentation de l'espace mort physiologique causée par la réduction ou l'arrêt de la perfusion de certaines alvéoles restant ventilées, ce qui correspond à certains lobules où le rapport ventilation/perfusion est élevé.
L'obstruction des capillaires pulmonaires (p. ex. par embolies) ou leur destruction (p. ex. emphysème bulleux ou lobaire) crée un effet d'espace mort qui s'ajoute à l'espace mort anatomique et entraine une hypoxie avec, le plus souvent, une hypocapnie par compensation ventilatoire).
→ effet shunt, espace nuisible, ventilation/ perfusion (rapport)
[K1,C2]
Édit. 2018
évènement ou effet indésirable grave l.m.
heavy adverse event or effect
Tout événement ou effet indésirable qui entraîne la mort, met en danger la vie de la personne qui se prête à la recherche, nécessite une hospitalisation ou la prolongation de l’hospitalisation, provoque une incapacité ou un handicap importants et durables, ou bien se traduit par une anomalie ou une malformation congénitale et, s’agissant d’un médicament, quelle que soit la dose administrée.
→ effet indésirable d'un dispositif médical, effet indésirable inattendu, effet indésirable d'une recherche, effet indésirable d'un médicament, effet indésirable inattendu
[E1,E3]
Édit. 2018
glucose (effet) l.m.
glucose effect
Haldane (effet) l.m.
Haldane’s effect
Effet de l’alcalinisation du sang produite dans le poumon, par le départ du dioxyde de carbone, augmentant l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
A l’opposé, le dioxyde de carbone exerce une influence inhibitrice su la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine, constituant l’effet Bohr.
J. S. Haldane physiologiste écossais (1905) ; C. Bohr, physiologiste danois (1904)
[C2]
Édit. 2015
Hamburger (effet) l.m.
Hamburger’s interchange
Echange transmembranaire d’ions Cl- qui pénètrent dans les hématies et d’ions CO3H- qui en sortent.
Cet effet participe au système tampon de l’hémoglobine dans le maintien de l’équilibre acido-basique.
H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1892)
[C2,C3]
Édit. 2015
Lorrain Smith (effet) l.m.
Lorrain Smith’s effect
Fibrose pulmonaire consécutive à l'inhalation prolongée d'oxygène sous une concentration donc sous une pression partielle élevée.
Dix-huit ans avant la publication de J. Lorrain-Smith (J. Physiol. - London, 1899, 65, 19, 35) cet effet était connu : « Essai expérimental sur les conditions de toxicité de l’oxygène pur», Maurice Seiler, thèse Nancy, 1881 (sous la direction de M. Felz), mais la locution «effet Lorrain Smith» est consacrée par l’usage.
J. Lorrain-Smith, anatomopathologiste et physiologiste britannique (1899)
nocebo (effet) l.m.
périphérie (effet de) l.f.
periphery effect
Influence exercée sur la réponse d'une cellule rétinienne, géniculée ou corticale par une stimulation présentée en dehors du champ récepteur.
piézoélectrique (effet) l.m.
piezoelectric effect
Propriété physique de certain cristaux de quartz ou de céramique ferroélectrique dont les faces se chargent électriquement sous l'effet d'une contrainte mécanique et qui à l'inverse peuvent vibrer mécaniquement si on leur applique un signal électrique de fréquence déterminée.
Ce phénomène est à la base de la production et de la réception des ultrasons utilisés en échographie médicale, par l'intermédiaire d'un transducteur contenu dans une sonde. Cette propriété du quartz fut découverte en 1880 par Jacques et Pierre Curie, puis appliquée dès 1916 par Paul Langevin à la détection sousmarine.
P.Langevin, chimiste et physicien français (1916) ; J. et P. Curie, physiciens français (1880)
Syn. piézoélectricité
effet placebo l.m.
placebo effect
Effet psychologique ou psychophysiologique qui peut accompagner l'administration d'une substance factice, mais aussi de tout médicament ou de toute méthode à visée thérapeutique, quelles que soient leurs propriétés pharmacologiques ou leur spécificité.
La "placebo-réaction" peut être favorable : effet placebo proprement dit, observé en moyenne dans un tiers environ d'une pathologie très diverse, notamment dans la douleur (probablement par la mise en œuvre d'endorphines), chez des personnalités dites placebosensibles, souvent plastiques, suggestibles, passives, dépendantes. Elle peut être nulle : placebo-résistance, ou défavorable : effet nocebo, plus rare.
Dans les essais thérapeutiques, il est d'usage de tester l'efficacité d'une nouvelle molécule par la mise en place, en double aveugle, de deux groupes de malades : l'un recevant cette molécule, l'autre un placebo. Le consentement du patient est désormais légal (loi sur la protection des personnes, 1988).
En pratique quotidienne, des comprimés factices sont à utiliser avec beaucoup de réserves du fait de la falsification relationnelle qu'ils introduisent, et qui peut être iatrogène à divers égards.
De toute façon, répondre ou résister à une prescription, qui comporte aussi celle du thérapeute (médicament-médecin), doivent être rapprochés de la notion de transfert.
→ consentement à un essai thérapeutique en psychiatrie, médicament-médecin
[E1]
Édit. 2020
Purkinje (effet) l.m.
Purkinje’s effect
Modification de la sensibilité lumineuse de l'œil aux différentes longueurs d'onde du spectre lors du passage de la vision photopique à la vision scotopique.
L'effet Purkinje est caractérisé par une augmentation de la sensibilité aux courtes longueurs d'onde, et corrélativement par une diminution de la sensibilité aux grandes longueurs d'onde ; ceci se traduit par une translation de la courbe d'efficacité lumineuse relative vers les courtes longueurs d'onde, son maximum passant de 555 nm en photopique à 510 nm en scotopique.
J. Purkinje, anatomiste et physiologiste tchèque, membre de l'Académie de médecine (1787-1869)
Raman (analyseur de gaz par effet) l.m.
gaz analyser by Raman effect
Lors du passage d'un faisceau monochromatique (produit par un laser) à travers le milieu à analyser, la lumière diffusée présente un spectre de raies caractéristique des molécules polyatomiques rencontrées ce qui permet leur dosage de façon sélective.
L'effet Raman n'affecte pas les molécules sphéroïdales, notamment celles des gaz rares qui sont monoatomiques.
Ces analyseurs sont utilisés pour doser le gaz carbonique, l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, l'oxyde nitreux et toutes les vapeurs anesthésiques, mais étant donné le petit volume courant chez le jeune enfant, ces appareils sont peu précis et peu utilisables en pédiatrie.
C. V. Raman, Sir, physicien indien, prix Nobel de physique en 1930 (1928)
→ analyseur de gaz, mesure (appareil de), monitorage
[B3]
Édit. 2018
stochastique (effet ou risque) adj.
stochastic (effect or risk)
Se dit d'un événement dont l'éventualité est due uniquement au hasard.
Ant. déterministe
suggestion (effet de) l.m.
effect of suggestion
Fait d'inspirer et surtout d'accueillir et de faire siens une idée, une pensée, un comportement, sans intervention de la volonté ni de la conscience du sujet récepteur.
Il s'observe chez tous les individus, mais devient pathologique lorsque le sujet s'y soumet complètement, en particulier sous l'effet de la suggestibilité, d'un mono-idéisme ou d'une conviction délirante.
Le processus psychothérapique comporte un effet considérable de suggestion, encore assez mal connu car volontiers présenté en négatif de la relation psychanalytique. Ainsi, l'hypnose, les méthodes de relaxation, le rêve éveillé utilisent le passage par le corps dans leur effet suggestif. Plus généralement interviennent l' « imaginaire du thérapeute », c'est-à-dire son système de croyances et les effets de groupe.
R. Castel, sociologue français (1933-2013)
effet trans l.m.
trans effect
Chez les Bactéries, action d'un gène sur un autre gène par l'intermédiaire d'une protéine produite par le premier.
P. ex., l'action d'un gène régulateur sur l'expression d'un opéron par un répresseur produit par le gène.
Tullio (effet de)
Tyndall (effet) l.m.
Tyndall’s sign, flare
En ophtalmologie : trouble de l’humeur aqueuse lié à la présence de fines particules en suspension visibles à la lampe à fente.
Il est observé dans les uvéites antérieures, consécutif à la présence de grosses molécules protéiques. Au biomicroscope, la chambre antérieure n'est plus optiquement vide : la fente lumineuse a un aspect plus ou moins opalescent en raison de la diffraction de la lumière sur les molécules protéiques. C'est l'effet Tyndall et on dit qu'il y a un "tyndall" de la chambre antérieure.
J. Tyndall, ingénieur irlandais (1820-1893)
vélocimétrie par effet Doppler en obstétrique l.f.
Obstetrical Doppler velocimetry
Utilisation en obstétrique de la mesure par effet Doppler de la vitesse de circulation du sang dans les vaisseaux ou le coeur.
En obstétrique, les sites de mesure habituels sont les artères utérines, l'artère ombilicale, les artères carotides ou cérébrales du fœtus. Des vitesses basses en diastole témoignent de résistances vasculaires élevées. La persistance d'une incisure protodiastolique sur l'artère utérine est témoin d'une maladie vasculaire. Pour des raisons techniques (calcul de l'angle de mesure, petit calibre des vaisseaux), on exprime la vélocité par des index qui sont des rapports des vitesses diastolique et systolique.
C.A. Doppler, physicien autrichien (1842)
Étym. lat. velox : rapide
→ échovélocimétrie, échographie Doppler, Color Velocity Imaging
[B2, B3, O3]
Édit. 2020
effet Venturi l.m.
Venturi effect
Dépression produite par la vitesse de circulation d'un fluide.
L'écoulement d'un fluide (liquide ou gaz) de masse spécifique ρ, animé d'une vitesse v, met en jeu une énergie cinétique Ec = ρ v2/2 par unité de volume.
En ramenant tout à l'unité de volume, l'énergie mécanique totale du fluide, E, est la somme de l'énergie potentielle, c'est-à-dire la pression statique, P, et de l'énergie cinétique, soit : E = P + ρ v2/2.
Lors d’un débit dans un ajutage, la vitesse du fluide augmente au niveau d'un étranglement. Du fait de la conservation de l'énergie, si l'énergie cinétique du fluide augmente, la pression doit diminuer : il apparaît alors une différence de pression, h, au niveau de l'étranglement.
L'effet Venturi est utilisé dans la trompe à vide qui peut être alimentée par de l'oxygène comprimé dans le matériel de premier secours, ou par l'eau de la distribution de ville à l'hôpital (ce dernier usage est interdit car il y a des risque de pollution de l'eau de distribution).
L'effet Venturi peut être source d'accidents au cours des perfusions : quand on branche deux (ou plusieurs) flacons sur la même tubulure, si l'un injecte à grand débit et l'autre à petit débit, lorsque ce dernier flacon est vide la dépression provoquée par le débit rapide peut aspirer l'air du flacon vidé et causer une embolie gazeuse.
La prévention de tels accidents se fait en plaçant les branchements au-dessous du niveau de la ponction sur le patient de manière à avoir une pression suffisante à ce niveau et éviter l'aspiration de bulles d'air.
G-B. Venturi, physicien italien (1746-1822)
→ embolie gazeuse, perfusion, vide
[B3]
Édit. 2019