asynergie ventriculaire l.f.
ventricular aSyn.ergia
Perte de la simultanéité et de l’homogénéité de contrôles des ventricules du cœur, liée en général à une lésion pariétale d’un des deux ventricules (infarcissement, cicatrice d’infarctus, dilatation anévrismale), qui crée une hypokinésie, ou une dyskinésie localisée.
L’asynergie ventriculaire diminue la performance cardiaque et peut aboutir à la défaillance du cœur.
bandelette ventriculaire l.f.
Édit. 2017
bande ventriculaire l.f.
ventricular band
Édit. 2017
bruit de remplissage ventriculaire rapide l.m.
rapid ventricular filling sound
Traduction sonore de la brusque distension des ventricules au moment de leur phase de remplissage rapide protodiastolique et de la mise en tension de l’appareil volontaire mitral ou tricuspidien, connue comme le 3ème bruit du cœur (B3).
Parfois audible à l’auscultation soit chez un sujet sain (3èmebruit physiologique) soit surtout dans certaines cardiopathies (insuffisance mitrale, shunt gauche droit, défaillance cardiaque, péricardite constrictive), il est plus souvent inaudible et ne s’inscrit que sur le phonocardiogramme sous forme d’une oscillation faible et lente apparaissant 12 à 16/100ème de seconde après la fin du deuxième bruit.
Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).
→ B3
Édit. 2017
capture ventriculaire l.f.
ventricular capture
Survenue anticipée d’une contraction ventriculaire, entraînée normalement par une systole auriculaire (influx sinusal), au milieu d’un rythme de tachyventriculaire ectopique.
La capture ventriculaire est pure lorsque la stimulation auriculaire atteint le ventricule en dehors de sa période réfractaire (complexe QRS fin); elle est impure lorsque l’influx sinusal atteint le ventricule simultanément avec un influx d’origine ectopique (complexe QRS large dit de fusion).
[C2,K2]
carrefour ventriculaire l.m.
→ atrium du ventricule latéral
[A1,K1]
Édit. 2015
cloison interauriculo-ventriculaire l.f.
[A1,K2]
complexe ventriculaire l.m.
ventricular electric complex
[K2]
compliance ventriculaire l.f.
ventricular compliance
Capacité de distension d’un ventricule cardiaque, évaluée par le rapport volume/pression en fin de diastole.
Elle conditionne le volume télédiastolique et est altérée dans certaines maladies myocardiques ou endomyocardiques et dans l’insuffisance cardiaque.
[C2,K2]
débit ventriculaire cardiaque l.m.
ventricular flow
Volume de sang éjecté par un ventricule cardiaque par minute, exprimé habituellement en litre par minute.
En l’absence de communication anormale des circulations systémiques et pulmonaires. Les débits des deux ventricules doivent être égaux. Toutefois cette égalité ne porte que sur un intervalle de temps suffisant. Le débit de chaque ventricule cardiaque est en permanence soumis à des mécanismes régulateurs : adaptation de l’éjection ventriculaire à son remplissage (loi de Starling) résistance du sac péricardique non distensible, volosensible auriculaire gauche contrôlant le volume sanguin central, rôle de réservoir sanguin du lit pulmonaire d’une part, et du lit veineux portohépatique d’autre part.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
dyskinésie ventriculaire l.f.
ventricular dyskinesia
Contraction ventriculaire inhomogène au sens spatial et temporel, observée au niveau de zones myocardiques infarcies, ou de parois anévrismales du ventricule gauche.
Étym. gr. dus : difficile ; kinêsis : mouvement
dysynergie ventriculaire l.f.
Anomalie de la systole ventriculaire due à une chronologie anormale de la contraction des differents segments d’un ventricule, le plus souvent le ventricule gauche, secondaire à des troubles conductifs ou à la présence de cicatrices fibreuses
Elle est responsable d’une altération de la fraction d’éjection ventriculaire.
dysynergie ventriculaire l.f.
Anomalie de la systole ventriculaire due à une chronologie anormale de la contraction des differents segments d’un ventricule, le plus souvent le ventricule gauche, secondaire à des troubles conductifs ou à la présence de cicatrices fibreuses
Elle est responsable d’une altération de la fraction d’éjection ventriculaire.
éjection ventriculaire (temps d') l.m.
ventricular ejection time
Durée de l’expulsion dans l’aorte du sang chassé par la contraction systolique du ventricule gauche.
On la mesure sur le carotidogramme, entre le début de l’ascension de la courbe et l’incisure catacrote. Le temps d’éjection corrigé est le temps d’éjection mesuré, mais modifié grâce à une abaque spéciale (Meiners) en fonction de la durée du cycle cardiaque précédent.
[K2]
Édit. 2019
extrasystole ventriculaire l.f.
ventricular premature beat
Extrasystole due à une excitation prématurée, naissant d'un foyer de commande ectopique situé dans le myocarde ventriculaire.
Les complexes ventriculaires prématurés sont très élargis, simulant un bloc de branche droit (lorsqu’ils naissent dans le ventricule gauche) ou gauche (lorsqu'ils naissent dans le ventricule droit). Ils ne sont pas précédés d'onde P. Mais ils peuvent stimuler les oreillettes par voie rétrograde et l'onde P', généralement inversée, fait alors suite au ventriculogramme. Leur répétition en salve est considérée à partir d'un triplet comme l'équivalent mineur d'une tachycardie ventriculaire (tachycardie ventriculaire non soutenue).
Étym. gr. sustolê : resserrement, contraction du cœur
Sigle ESV
[K2]
Édit. 2020
fibrillation ventriculaire l.f.
ventricular fibrillation
Altération très grave du rythme cardiaque, remplaçant la contraction normale organisée par des contractions rapides, anarchiques et inefficaces de toutes les fibres myocardiques.
La fibrillation ventriculaire entraîne une inefficacité totale du cœur et un arrêt circulatoire spontanément mortel en quelques minutes. Le traitement représente donc une extrême urgence. Il consiste à appliquer à la masse ventriculaire un choc électrique délivré par un défibrillateur. Dans le cadre de la circulation extracorporelle pour chirurgie du cœur, est utilisée couramment une fibrillation ventriculaire provoquée volontairement par application d’un courant électrique, afin de supprimer les battements cardiaques et faciliter les gestes chirurgicaux.
→ flutter ventriculaire, défibrillateur, défibrillateur automatique implantable
[K2]
Édit. 2018
fibrillation ventriculaire idiopathique type Brugada l.f.
P. Brugada, électrophysiologiste cardiaque belge (1992)
[C3,K2,Q2]
Édit. 2018
fonction ventriculaire l.f.
ventricular fonction
Fonction des ventricules cardiaques définie par la pression de remplissage, la force de contraction déterminant le débit sanguin.
Elle est explorée par l’échocardiographie.
Sigle FEVG pour fraction d'éjection ventriculaire gauche, FEVD pour le ventricule droit
[K2]
Édit. 2018
éjection ventriculaire (fraction d') l.f.
ventricular ejection fraction
La fraction d’éjection ventriculaire est le pourcentage du sang contenu dans un ventricule éjecté pendant la systole.
La fraction d’éjection se calcule en divisant le volume d’éjection systolique [différence entre les volumes du ventricule rempli (télédiastolique) et vidé (télésystolique)] par le volume télédiastolique. Elle est le plus souvent mesurée par échocardiographie, mais peut l’être également par IRM, scintigraphie et ventriculographie. Elle représente un indice couramment utilisé permettant d’apprécier la performance ventriculaire. Elle est d’environ 60 % chez l’adulte normal. Elle est diminuée puis s’effondre dans l’insuffisance cardiaque.
Sigle FEVG pour fraction d'éjection ventriculaire gauche, FEVD pour fraction d'éjection ventriculaire droite
→ insuffisance cardiaque, échocardiographie
[K2]
Édit. 2019
gradient ventriculaire l.m.
ventricular gradient
Vecteur déterminé en électrocardiographie et représentant l’axe moyen de QRST.
Résultat géométrique des deux axes moyens de QRS et de T, il est exprimé par sa grandeur (en unités Ashman) son sens et sa direction. La grandeur moyenne du gradient ventriculaire normal est de 13 unités Ashman et sa direction comprise entre -17° et 86°. Il peut être altéré par des facteurs physiologiques (bradycardie, tachycardie) ou pathologiques (infarctus du myocarde). Difficile à déterminer avec précision et sujet à de grandes variations il n’a pas une valeur diagnostique très intéressante.
hypertrophie ventriculaire l.f.
ventricular hypertrophy
Augmentation pathologique de l’épaisseur des parois ventriculaires cardiaques, et du volume de la masse myocardique, limitée à l’un des deux ventricules (hypertrophie ventriculaire droite ou gauche) ou portant sur les deux (hypertrophie biventriculaire).
Elle est la conséquence possible de plusieurs phénomènes : un obstacle congénital ou acquis à l’évacuation ventriculaire, une maladie proprement myocardique (cardiomyopathie), ou une défaillance cardiaque de long cours. Elle se manifeste par des anomalies radiologiques et électrocardiographiques spécifiques.
hypokinésie ventriculaire l.f.
ventricular hypokinesia
Diminution globale ou partielle de la force et de l’amplitude de la contraction systolique du myocarde ventriculaire, qui témoigne d’une défaillance cardiaque.
Localisée, elle répond presque toujours à une altération ischémique de la paroi ventriculaire d’origine coronarienne. Son meilleur moyen d’étude est l’échocardiographie qui permet de la localiser et de la mesurer.
Étym. gr. hupo : sous ; kinêsis : mouvement
insuffisance ventriculaire l.f.
ventricular insufficiency
Défaillance subite ou progressive de la capacité de contraction systolique d’un ventricule du cœur entraînant une baisse de son débit et une stase circulatoire.
L’insuffisance ventriculaire peut intéresser un seul ventricule (insuffisance ventriculaire droite, insuffisance ventriculaire gauche), ou les deux ventricules (insuffisance biventriculaire). L’insuffisance ventriculaire est un des aspects de la défaillance cardiaque.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
jonction auriculaire ventriculaire
Les études électrophysiologiques endocavitaires actuelles permettent d’analyser la conduction de l’influx cardiaque au niveau de la région auriculo-ventriculaire et du nœud d’Ashoff Tawara où on distingue trois régions la zone auriculo-nodale, la zone nodale centrale et la zone terminale auriculo-hisienne, zones de vitesse de conduction variable.
Le caractère hétérogène de la jonction rend compte des phénomènes de réentrée dans la physiopathologie des tachycardies supra ventriculaires paroxystiques.
→ tachycardie supra ventriculaire, réentrée (phénomène de), Wolf-Parkinson-White (syndrome de)
ligament ventriculaire l.m.