adaptation (stratégie d') l.f.
adjustment skills, strategy
Ensemble des réponses physiques, psychiques, d'un individu soumis à des circonstances stressantes, notamment à une agression imprévue.
Il s'agit des tentatives du sujet pour faire face activement aux évènements de la vie. Cet ensemble de phénomènes complexes sert à modérer l'impact de tels évènements sur le fonctionnement physique, social et émotionnel.
Étym. lat. adaptare : ajuster
→ coping
[E1,G2,H4]
Édit. 2017
adaptation (troubles psychiques de l') l.m.p.
adjustment disorders
Ensemble des plaintes somatiques, détresse et perturbations émotionnelles, altérations de l'activité sociale ou occupationnelle, liées à un changement existentiel marquant ou à des circonstances éprouvantes (conflit professionnel ou conjugal, deuil, séparation, immigration, guerre, etc.).
Selon la CIM 10, la prédisposition et la vulnérabilité individuelles jouent ici un rôle plus important que lors d'une réaction aigüe ou dans l'état de stress post-traumatique. Mais ces troubles ne surviendraient pas en l'absence du facteur de stress en cause.
Des phénomènes régressifs (énurésie, "parler-bébé", succion du pouce) sont fréquents chez l'enfant, et des conduites agressives ou dyssociales chez l'adolescent.
Habituellement extériorisés dans le mois (CIM 10) ou les trois mois (DSM-IV) qui suivent l'évènement, ces états ne persistent guère au-delà de six mois.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[H4]
Édit. 2017
adaptation cellulaire l.f.
cellular adaptation
Capacité que possède une cellule de modifier ses caractères morphologiques et fonctionnels sous l'effet de stimulus physiologiques ou pathologiques, et d'acquérir un nouvel état stable permettant sa survie, et traduite notamment par des phénomènes d'hypertrophie et d'atrophie.
Lorsque cette capacité est altérée par un trouble de l'adaptation cellulaire, la cellule peut entrer dans un cycle d'altérations plus ou moins réversibles pouvant conduire à la mort cellulaire et à la nécrose.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C3]
Édit. 2017
adaptation chromatique l.f.
chromatic adaptation
Adaptation du système visuel à une stimulation colorée prolongée, avec diminution de la sensibilité à cette couleur stimulante et augmentation de la sensibilité à sa complémentaire.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2]
Édit. 2017
adaptation des populations l.f.
population adaptation
Ensemble des processus évolutifs, sélection, migration et dérive génétique aléatoire, qui permettent aux populations de s'ajuster au milieu par évolution des fréquences alléliques aux différents locus du génome des individus qui les composent.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[E1,Q1,Q3]
Édit. 2017
adaptation du cœur l.f.
myocardium adaptation
Modalité de réaction du myocarde ventriculaire à des lésions ou malformations du cœur, ne comportant pas d’obstacle anatomique sténosant.
L’adaptation du cœur à ces lésions qui lui imposait une dynamique anormale, revêt en général la forme d’une hypertrophie myocardique progressive. Elle s’oppose au syndrome de barrage qu’entraînent les obstacles sténotiques localisés.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[K2]
Édit. 2020
adaptation lumineuse l.f.
adaptation light
Ajustement des performances de l’œil en fonction de la lumière ambiante.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2 ]
Édit. 2017
adaptation prismatique (test d') l.m.
prism adaptative test
Correction par le prisme de puissance convenable de l'angle objectif du strabisme.
On en déduit un état sensoriel normal s'il ne faut pas progressivement augmenter la puissance du prisme (le sujet "mange" ses prismes). C'est donc un test qui a une valeur diagnostique et pronostique.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2]
Édit. 2017
adaptation vergentielle l.f.
Syn. vergence adaptative
[P2]
Édit. 2019
adapter v.
fit (to)
En contactologie, pratiquer l'adaptation d'une lentille de contact à l'œil.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[P2]
Édit. 2017
adapteur n.m.
Protéine intracellulaire impliquée dans le transport de vésicules d’endocytose telles que les endolysosomes à clathrine entre le réseau golgien et la membrane plasmique.
Trois types d’adapteurs ont été décrits, AP-1, AP-2, AP-3 ; lles sous-unités
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C1, C3]
Édit. 2020
adaptine n.f.
adaptin
Protéine présente dans un complexe de plusieurs protéines impliquées dans l'assemblage des molécules de clathrine et dans le transport intracellulaire des vésicules d'endocytose membranaires ou de sécrétion transgolgienne, complexe appelé « adapteur », ayant un rôle dans la reconnaissance des sites de destination des vésicules.
Les adapteurs des vésicules d'endocytose membranaires contiennent deux adaptines (dites alpha et bêta-adaptines). Ceux des vésicules transgolgiennes présentent deux autres adaptines (dites bêta' et γ-adaptines). Les adaptines peuvent se lier in vitro à la clathrine.
[C1,C3]
Édit. 2017
adapto-électrorétinogramme n.m.]
adapto-electroretinography (AERG)
Enregistrement graphique des variations du potentiel cornéorétinien, c’est-à-dire de l’activité électrique rétinienne sous l’influence de stimulations lumineuses brèves précédées d’un stimulus conditionnant de longue durée.
Cette technique consiste à enregistrer un électrorétinogramme après une adaptation rétinienne à l’obscurité durant 6 à 8 minutes. Les caractéristiques de l’électrorétinogramme ainsi enregistrées sont modifiées en raison d’un état d’adaptation rétinien différent de celui d’un électrorétinogramme classique : les temps de culminations sont augmentés de 10 à 12 millisecondes, et les ondes b ont une amplitude augmentée de 30%. Par comparaison à l’électrorétinogramme classique, on peut approcher le fonctionnement du couple neurorétine-épithélium pigmentaire.
→ électrorétinographie, électro-oculographie, électrophysiologie rétinienne
[B3,P2]
Édit. 2017
adaptométrie n.f.
adaptometry
Analyse de la vision nocturne.
La mesure de la sensibilité de la rétine par l’étude de ses possibilités d’adaptation à l’obscurité. Elle permet d’explorer la vision crépusculaire.
[P2]
Édit. 2017
ADCC sigle angl. pour Antibody Dependent Cell Cytotoxicity (cytotoxicité dépendant d'anticorps)
Réaction cytotoxique dans laquelle les cellules tueuses porteuses de récepteurs de Fc reconnaissent les cellules cibles recouvertes d'anticorps spécifiques.
[C3,F3]
Édit. 2017
addiction n.f.
addiction
Etat pathologique de dépendance chronique caractérisé par la compulsion à consommer une substance psycho-active (addiction pharmacologique) ou répéter un comportement (addiction comportementale) malgré les conséquences néfastes sans que la volonté du sujet puisse s’y opposer.
L’entrave d’accès à la substance ou au comportement est source d’un état émotionnel désagréable (tension, irritabilité). Le réseau neuronal dopaminergique dit de récompense, à l’origine de plaisir chez l’individu normal devient dysfonctionnel chez le sujet dépendant.
Les critères diagnostiques de l’addiction désormais reconnue maladie chronique sont :
-le désir compulsif à consommer le produit ou à répéter un comportement,
-la sensation croissante de tension précédant le passage à l’acte,
-le soulagement ou le plaisir durant la consommation ou la réalisation du comportement,
-les tentatives répétées pour réduire ou cesser la consommation ou le comportement,
-le phénomène de tolérance (ou accoutumance) aux effets du produit ou du comportement,
-les signes de sevrage (ou de manque) lors de la diminution ou de l’arrêt de la consommation ou du comportement,
-la poursuite de la consommation ou du comportement malgré les effets néfastes.
Les conséquences de l’addiction peuvent être individuelles (réduction pour l’intérêt porté à ce qui ne concerne pas l’addiction et à ce qui altère la santé), familiales ou sociales (perte d’emploi, ennuis financiers ou judiciaires).
Le potentiel addictogène est variable selon la substance : fort pour le tabac ou l’héroïne, faible pour le cannabis,
De nombreuses comorbidités psychiatriques ont été identifiées : troubles schizophréniques, dépressifs, anxieux et troubles de la personnalité.
Les études familiales indiquent une héritabilité variant de 30 à 60 %. Les caractéristiques génétiques déterminant cette vulnérabilité ne sont pas identifiées. Cela n’exclut pas le poids des facteurs environnementaux.
Étym. lat. addicere : adjuger, condamner ; l'addictio est une sentence du prêteur condamnant le débiteur à devenir l'esclave du créancier ; addictus : esclave pour dette
Syn. déconseillé assuétude
→ toximanie, dépendance à une substance
[G3,G4,H4]
Édit. 2017
addiction oncogénique l.f.
oncogene addiction
Dépendance d’un cancer à l’altération d’un gène dit gène « driver » ou de quelques gènes telle qu’une mutation ou un réarrangement chromosomique avec fusion de deux gènes, pour maintenir un phénotype cancéreux et assurer la survie des cellules tumorales.
On a conclu de cette notion l’idée que l’inhibition de l’oncoprotéine codée par ce gène permettrait une thérapeutique efficace de la tumeur. L’exemple le plus ancien est celui du chromosome Philadelphie résultant de la fusion des bras longs des chromosomes 9 et 22 observée dans la leucémie myéloïde chronique. L’inhibition de la protéine kinase impliquée dans cette fusion par l’imatinib conduit au contrôle de la maladie. Un autre exemple est celui de HER2, un récepteur de la famille des récepteurs du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux cancers du sein. Le blocage de son activité par un anticorps monoclonal humanisé, le trastuzamab, inhibe l’évolution de la tumeur. En fait, on ne peut pas faire de ces exemples une règle générale, des échecs nombreux étant survenus dans son application.
→ chromosome Philadelphie, protéine kinase, HER2
[F2, Q1]
Édit. 2020
Addis (compte d') l.m.
Addis’ count
Numération des hématies et des leucocytes présents dans les urines émises pendant 12 heures..
Ce compte permet surtout de reconnaître la présence d’une hématurie microscopique et de surveiller l’évolution des glomérulonéphrites. Le chiffre normal est inférieur à 600000 hématies. Actuellement, la technique adaptée par Hamburger, est préférée. Elle rapporte le nombre des éléments figurés d’origine sanguine à la quantité d’urine exprimée en ml, émise pendant 3 heures. C’est un débit qui est normalement inférieur à 2500 hématies et à 6000 leucocytes par minute.
T. Addis, néphrologue américain d'origine britannique (1922) ; H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. débit minute des éléments figurés de l’urine, HLM sigle pour hématies, leucocytes, minute (langage courant)
→ débit minute des éléments figurés de l'urine, sédiment urinaire
[B3, M1]
Édit. 2020
Addis-Hamburger (technique d') l.m.
Addis-Hamburger’s technique
[B3, M1]
Édit. 2020
Addison (maladie d') l.f.
Addison disease
Insuffisance surrénale lente par atteinte primitive des 2 glandes surrénales.
La tuberculose en constituait la cause traditionnelle. Elle fait place surtout actuellement à la rétraction corticale d’origine auto-immune (isolée ou dans le cadre de polyendocrinopathies auto-immunes de type 1 et 2).
L’installation de la maladie lente et progressive, se constitue en plusieurs mois ou années. La mélanodermie de teinte brunâtre, prédomine sur les parties découvertes, les zones de frottement, les cicatrices, se renforce au niveau des plis de flexion mais aussi sur les lignes de la paume des mains ce qui la distingue du hâle solaire. Elle peut atteindre les muqueuses sous forme de taches sépia sur les faces endojugales de la bouche, les muqueuses génitales. Elle s’accompagne d’asthénie à tous les modes, d’hypotension artérielle, d’amaigrissement, de troubles digestifs mineurs (anorexie, constipation)…
On observe une tendance aux hypoglycémies, à l’hyponatrémie, à l’éosinophilie, une opsiurie. La cortisolémie du matin est basse ou effondrée, coïncide avec un accroissement de l’ACTH. Sont constatées des valeurs basses de l’aldostérone plasmatique, du sulfate de DHA, un accroissement de l’activité rénine plasmatique ou de la rénine active.
La preuve de la nature auto-immune est apportée par la présence d’auto-anticorps surtout anti 21-hydroxylase. La présence de calcifications radiographiques des aires surrénaliennes, les anomalies tomodensitométriques plaideraient encore en faveur de l’origine bacillaire, compliquant souvent des tuberculoses extrapulmonaires.
Le traitement repose sur l’hydrocortisone souvent à des doses proches de 15 à 25 mg/j réparties en 2 ou 3 prise quotidiennes, doublées lors de toute situation stressante. Des formes à galénique différente (chronocort, duocort) autorisent une seule prise quotidienne. Le régime doit être normosodé. L’adjonction d’un minéralocorticoïde (9 alfa-fluorohydrocortisone) 50 à 100 microg/j, est habituellement nécessaire. La DHEA (25 ou 50 mg/j) peut s’envisage chez la femme jeune.
Sous traitement bien suivi et adapté, les sujets ont une vie normale à tous égards. La méconnaissance du diagnostic, l’interruption ou l’inadaptation des doses des médications exposent aux redoutables décompensations surrénales aiguës qu’annoncent souvent des douleurs abdominales, nausées, vomissements. Elles sont à risque de collapsus et de décès.
Dans des contextes particuliers, d’’autres causes d’insuffisance surrénale sont possibles : métastases, hémochromatose, amylose, mycoses, hémorragies, syndrome des antiphospholipides…. Dans un contexte syndromique sont aussi à envisager des affections génétiques rares à début néonatal : adrénoleucodystrophie, maladie de Wolman, mutation du gène DAX1.
T. Addison, médecin britannique (1849)
Syn. insuffisance corticosurrénalienne lente, insuffisance corticosurrénalienne primitive
→ cortisol, ACTH, aldostérone, rénine, activité rénine plasmatique, DHA, anticorps anti21-hydroxylase, polyendocrinopathies auto-immunes, adrénoleucodystrophie, maladie de Wolman, DAX1, insuffisance surrénale aigüe
[O4]
Édit. 2020
Addison (maladie d') et troubles psychiques l.f.
Addison disease and psychical disorders
→ surrénale (insuffisance) et troubles psychiques
[H3, O4]
Édit. 2020
Addison (troubles musculaires de la maladie d') l.m.p.
muscular troubles in Addison's disease
Tableau de faiblesse musculaire généralisée avec crampes abdominocrurales, en rapport avec les désordres hydro-électrolytiques observés au cours de ce syndrome.
[I4,04]
Édit. 2017
Addison-Biermer (maladie d') l.f.
Addison-Biermer disease
T. Addison, médecin britannique (1849) ; A. Biermer, médecin allemand (1868)
Syn. Biermer (anémie de)
[F1]
Édit. 2020
Addison-Gull (maladie d') l.f.
Addison-Gull’s disease
T. Addison et W. Gull, médecins britanniques (1851)
[R1]
Édit. 2017
additif adj.
additive
1) Se dit d'une substance ajoutée à une préparation médicamenteuse pour en modifier les caractères organoleptiques (couleur, odeur, saveur, aspect, consistance, etc.).
2) Se dit d'une substance ajoutée à un aliment destiné à l'Homme ou aux animaux pour améliorer sa conservation ou ses propriétés nutritives.
→ adjuvant
[G3,R2]
Édit. 2017