Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

dénaturation de l'ADN l.f.

nucleic acid denaturation

Technique de dissociation de l'ADN par laquelle ses deux brins se séparent en simples brins par destruction des liaisons hydrogène, sous l'effet de la chaleur, du pH, etc.
Elle est utilisée pour l'hybridation de l'ADN et/ou de l'ARN. La dénaturation est réversible : c'est la renaturation de l'ADN.

→ appariement des bases

[Q1]

Édit. 2019

Denis Browne (technique de) l.f.

Denis Browne's procedure

Technique simplifiée d'uréthroplastie cutanée en deux temps ayant recours à un simple recouvrement cutané de la gouttière uréthrale sans reconstitution circulaire du canal.

D. Browne, Sir, chirurgien britannique (1949)

→ uréthroplastie

[M2]

Édit. 2018

Denis (technique de) l.f.

Denis' procedure

Variété technique d'adénomectomie prostatique transvésicale où l'hémostase est réalisée par cerclage du col vésical et mise de la loge prostatique en dépression par un drain aspiratif.

R. Denis, chirurgen urologue français (1951)

→ adénomectomie prostatique transvésicale

dermabrasion n.f.

dermabrasion, surgical skin planing

Intervention qui consiste à détruire l'épiderme à l'aide d'une petite meule abrasive fixée sur un moteur électrique.
Elle est suivie d'un saignement : la cicatrisation sera obtenue en 10 à 15 jours selon la profondeur du meulage et les pansements utilisés. Cette technique permet d'atténuer des cicatrices d'acné; elle est aussi utilisée pour supprimer les rides et certains tatouages ou corriger des couperoses importantes. Il en existe deux variantes : la dermabrasion manuelle réalisée au papier de verre et la laserabrasion qui utilise soit le laser CO2 soit le laser erbium Yag.

dermatose bulleuse auto-immune l.f.

autoimmune bullous dermatosis

Dénomination regroupant diverses dermatoses de caractère évolutif et de pronostic différents caractérisées cliniquement par la présence de bulles ou de vésicules dont la formation est liée au dépôt dans l'épiderme ou à la jonction dermo-épidermique d'auto-anticorps détectés par la technique d'immunofluorescence directe et dirigés, soit contre des antigènes composants normaux de la peau, soit contre des antigènes non déterminés.
Elle englobe des maladies telles que les pemphigus auto-immuns, la pemphigoïde bulleuse, la pemphigoïde cicatricielle, la pemphigoïde ou herpes gestationis, l'épidermolyse bulleuse acquise, la dermatose bulleuse à IgA linéaire, la dermatite herpétiforme et le lupus bulleux.

désensibilisation n.f.

hyposensitization

Technique destinée à atténuer ou à supprimer l'hypersensibilité vis-à-vis d'un allergène par administration répétée de celui-ci à doses croissantes.
La désensibilisation peut être effectuée rapidement dans le cas d’allergie au venin d’hyménoptères. Cependant dans la plupart des cas l’antigène est administré deux fois par semaine pendant plusieurs semaines par injection sous-cutanée. La désensibilisation peut aussi être réalisée par voie nasale ou par voie orale, en utilisant des antigènes chimiquement modifiés ou sous forme de conjugués avec la sous-unité B de toxines bactériennes qui se lient aux gangliosides GM1 des cellules épithéliales.

déstérilisation tubaire l.f.

reversal of tubal sterilization

Technique microchirurgicale permettant de restaurer la perméabilité tubaire.
Le taux de succès avoisine 50% avec cependant augmentation du risque de grossesse extra-utérine.

détransposition n.f.

detransposition

Technique chirurgicale utilisée dans le traitement des transpositions congénitales des gros vaisseaux et destinée à rétablir les connexions anatomiques normales entre les ventricules et les grosses artères de la base du cœur.
Les opérations de détransposition sont réalisées dès les premiers jours de la vie avec d'excellents résultats qui ont transformé le pronostic à long terme de cette malformation congénitale.

dialysance n.f.

dialysance

Pouvoir d'épuration d'une technique de dialyse.
Elle est généralement appréciée sur le base du pouvoir d'élimination de l'urée, de la créatinine et du phosphore.

dialyse intestinale l.f.

intestinal dialysis

Méthode d'épuration extrarénale qui utilise la muqueuse intestinale comme membrane de dialyse.
Elle repose sur l'irrigation continue de l'intestin par un liquide introduit grâce à une sonde jéjunale et évacué par une sonde rectale. Cette technique utilisée dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe a été abandonnée au profit de l'hémodialyse et de la dialyse péritonéale.

Étym. gr. dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer

dialyse péritonéale l.f.

peritoneal dialysis

Méthode d'épuration extrarénale utilisée dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe et surtout chronique, reposant sur le principe d'un échange entre le sang des capillaires mésentériques et un liquide de dialyse introduit dans la cavité péritonéale pendant quelques heures puis évacué.
La dialyse péritonéale peut être intermittente suivant des rythmes variables (p.ex. trois nuits par semaine). Elle est le plus souvent continue (dialyse péritonéale chronique ambulatoire ou DPCA) grâce à l’introduction dans la cavité péritonéale d’un liquide de dialyse contenu dans des sacs en plastique mis en élévation. Ces sacs mis en déclive recueillent le liquide de dialyse en fin de séance; 4 à 5 cycles par 24 heures sont nécessaires. En France, environ 6% des patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale sont traités par DPCA ; les autres bénéficient soit de l’hémodialyse, soit de la transplantation rénale.
La surface relativement limitée du péritoine rend ce procédé moins efficace que l’hémodialyse mais il est plus simple à mettre en œuvre. Il peut être suffisant chez certains malades et convenir à leur mode de vie. Il peut aussi être utilisé pour pallier des difficultés d’hémodialyse. Il n’est évidemment pas envisageable en cas de péritonite, danger majeur de cette technique qui exige des précautions d’asepsie méticuleuses..

Étym. gr. dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer

→ dialyse

diamètre intertubérositaire l.m.

intertuberosity diameter

Diamètre transversal du détroit inférieur, mesuré entre les faces internes des tubérosités ischiatiques.
Il est mesuré par radiopelvimétrie selon une incidence du bassin de face, l'incidence de Borell-Fernstroem, et représente le diamètre transversal du détroit inférieur, orifice inférieur du bassin. Il était évalué par la technique du mètre ruban de Tarnier ou par le poing serré au contact du périnée, selon Greenhill.
En moyenne de 11 à 12 cm, on admet en pratique qu'un accouchement par voie basse est dangereux quand il est inférieur à 8,5 cm. Il est diminué en cas de bassin cyphotique.

U. Borell et I. Fernström, gynécologues obstétriciens suédois (1960) ; J. P. Greenhill, gynécologue obstétricien américain (1921)

Syn. diamètre bi-ischiatique, diamètre transverse bi-ischiatique

diathermie transsclérale l.f.

transscleral diathermy

Technique de coagulations diathermiques utilisées par voie transsclérale pour créer une adhésion entre l’épithélium pigmentaire et le neuro-épithélium rétinien, dans la chirurgie du décollement de rétine.

dilatation artérielle transluminale l.f.

transluminal arterial dilatation

Technique de cardiologie interventionnelle destinée au traitement des sténoses artérielles congénitales ou acquises (le plus souvent athéroscléreuses).
Elle consiste à introduire par ponction artérielle transcutanée un cathéter muni d’un ballonnet gonflable qui est poussé jusqu’à la zone rétrécie. Le gonflement sous forte pression de ce ballonnet supprime le rétrécissement, soit par la déchirure d’une sténose congénitale, soit par l’écrasement et le refoulement d’une obstruction athéromateuse.
Ce procédé peut être utilisé dans toutes les artères mais il est surtout appliqué aux sténoses coronaires, il a pris une place considérable dans le traitement de la maladie coronaire athéroscléreuse.

→ angioplastie transluminale

discographie n.f.

discography

Exploration radiographique comportant l’injection d’une substance de contraste iodée dans le nucleus pulposus d’un disque intervertébral pour évaluer son altération.
Cette technique permet d'apprécier l'état de dégénérescence du disque et de préciser le niveau du conflit disco-radiculaire lorsque l'injection reproduit la douleur ressentie par le malade au cours des crises de sciatique (signe de la douleur réveillée).
La discographie peut être le premier temps d'une injection thérapeutique de glucocorticoïdes (nucléorthèse) ou de papaïne (nucléolyse).
L’imagerie par résonance magnétique a réduit les indications de cette exploration.

dispositif n.m.

device, component

En technique : ensemble de pièces d'un appareil ou d'une machine destiné à produire un effet donné.

→ appareil, dispositif médical

dissociation des fibres nerveuses l.f.

teasing of nerve fibers

Technique consistant à isoler par microdissection, grâce à une loupe binoculaire et à de fines aiguilles, un certain nombre de fibres myélinisées sur une longueur d'environ 1 cm.
La fixation s'effectue comme pour l'étude en microscopie électronique, alors que la post-fixation dans la solution osmique dure 24 heures et le rinçage dans le tampon Palade au moins 24 heures. En microscopie optique, on peut alors étudier la position des nœuds de Ranvier les uns par rapport aux autres et repérer les lésions par démyélinisation segmentaire et par atteinte axonale ou dégénérescence wallérienne. Dyck propose une classification stricte de ces anomalies morphologiques. La quantification, en pourcentage, des lésions, est souvent utile. De même, la mesure des distances internodales permet d'apprécier l'intensité des phénomènes de démyélinisation et de remyélinisation.

A. Gombault, neurologue français (1880)

Étym. lat. dissociatio : séparation

DOPA réaction l.f.

DOPA reaction

Technique qui consiste à incuber des coupes de tissu frais dans une solution de 3'4 dihydroxyphénylalanine (DOPA) pour mettre en évidence la mélanine.
La présence de tyrosinase, ou dopaoxydase, au sein des mélanocytes entraine, par oxydation, la transformation de la DOPA incolore en DOPA mélanine, de couleur noire homogène, sur les sites où est présent l'enzyme.

doppler des troncs supra-aortiques l.m.

Technique utilisant l'effet Doppler, permettant une étude non invasive des artères cervicales à destination cérébrale.
L'effet Doppler permet de montrer une sténose du fait d'une accélération dans l'axe de celle-ci et de turbulences en aval. Il peut aussi déceler une inversion de la circulation de l'artère ophtalmique ou un vol sous-clavier.
L'échotomographie, associée au Doppler, permet de visualiser les plaques d'athérome, ainsi que leur éventuel caractère ulcéré.
Le Doppler transcrânien rend possible l'évaluation du retentissement sur la circulation cérébrale d'une sténose artérielle cervicale et la mise en évidence de sténoses majeures des principales artères cérébrales.
L'angiographie conventionnelle reste l'investigation la plus efficace, mais invasive. Ses indications ont été considérablement réduites avec l'angiographie par résonance magnétique (angio-IRM).

→ effet Doppler, angiographie, angiographie IRM

doppler puissance l.m.

power doppler sonography

Mode de détection des flux sanguins en chaque point d'une image : un traitement approprié du signal doppler permet de présenter sur l'écran uniquement les cibles mobiles (hématies).
Dans ce mode, l'échelle de couleur ne code pas la vitesse mais l'énergie des échos provenant de ces cibles mobiles.
Cette technique privilégie la sensibilité afin de mieux étudier les parois vasculaires, les sténoses, les plaques d'athérome etc., sans analyser la direction ni la vitesse du flux sanguin.

Syn. doppler énergie

doppler pulsé l.m.

pulsed doppler, pulsed doppler flowmetry

Technique échographique d'exploration vélocimétrique du cœur et des vaisseaux utilisant l'effet doppler : l'émission des ondes ultrasonores est faite en mode pulsé et le signal doppler est obtenu par l'analyse des échos provenant d'une profondeur sélectionnée par l'utilisateur.
Une même céramique est alternativement émettrice et réceptrice. L’émission des ultrasons est discontinue et chaque brève impulsion est suivie d’une période d’écoute pendant laquelle la sonde recueille les échos qui lui parviennent. Une fenêtre de mesure réglable en profondeur permet de sélectionner de façon précise le volume de la cible à étudier, ce qui évite la superposition des informations.
Le mode doppler pulsé est couplé à l'échographie en mode B sur laquelle se fait le repérage de la zone de mesure.
Le résultat est représenté sur l'écran sous la forme du tracé du spectre doppler. Le signal doppler appliqué à un haut-parleur est également perçu sous forme audible.
La vitesse circulatoire est calculée par informatique suivant la formule V = FD.C / 2Fo.cos φ
où FD est la fréquence doppler; Fo, la fréquence des ultrasons émis; C, la vitesse de propagation des ultrasons dans le corps humain; φ, l'angle entre l'axe du vaisseau et l'axe du tir doppler.
Ce procédé permet une bonne résolution spatiale, mais il est limité par le phénomène d'aliasing en cas de vitesse circulatoire élevée.

Syn. doppler codé

→ analyse spectrale (en échographie), aliasing (en échographie)

doppler transcrânien l.m.

transcranial doppler ultrasound, transcranial doppler ultrasonography

Mesure par l’échographie doppler pulsé et doppler couleur de la vitesse circulatoire des artères du polygone de Willis de façon atraumatique et instantanée, grâce à des zones d’accès privilégiées comme les régions orbitaires, temporales ou sous- occipitale.
Exprimée en centimètres par seconde, la vitesse circulatoire se mesure sur le tronc de l'artère cérébrale moyenne (sylvienne) et à l'origine de la cérébrale antérieure. Comme cette vitesse varie à l'inverse du carré du rayon artériel, plus le diamètre se réduit, plus elle est élevée. Sa normale dans l'artère sylvienne est de 60 à 65 cm/s, avec une systolique maximale inférieure à 120 cm/s. Une accélération atteignant 100 cm/s pour la vitesse moyenne et 200 cm/s pour la systolique peut traduire une sténose ou un spasme.
Le doppler transcrânien utilise une fréquence de 2 Mhz de type pulsé et des fenêtres osseuses (os de faible épaisseur) : voies temporale, transorbitaire et sous-occipitale. L'apposition de la sonde sur la fenêtre osseuse temporale donne accès aux artères cérébrales moyennes, aux segments proximaux des cérébrales antérieures et postérieures, aux artères communicantes antérieures et postérieures. La voie transorbitaire permet d'enregistrer le siphon carotidien et l'origine de l'artère ophtalmique. La voie sousoccipitale explore les artères vertébrales intracrâniennes, le tronc basilaire et parfois les artères communicantes postérieures.
Cette technique initialement utilisée pour l'étude du vasospasme au cours des hémorragies sous-arachnoïdiennes, permet de détecter les sténoses artérielles intracrâniennes, le retentissement hémodynamique des sténoses et occlusions de l'artère carotide interne, les embolies cérébrales et les malformations artérioveineuses.

double contraste (technique du) l.f.

double contrast

Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.

→ couches minces, lavement baryté, mucographie

douleur (prise en charge globale de la) l.f.

multidiciplinary care of pain

Approche multimodale du traitement de la douleur chronique dans laquelle le médicament ne doit représenter qu’une partie de la thérapeutique.
J. Bonica créa la première « pain clinic » à Washington après la première guerre mondiale. En France, depuis la loi Neuwirth (1995), la prise en compte de la douleur est devenue un problème de société.
Appréhender la douleur chronique nécessite une prise en compte individualisée de ses composantes affectives, cognitives et comportementales, voire spirituelles, au-delà de la seule démarche étiologique somatique.
Dans ce but, trois types de structures pluridisciplinaires ont été définis par l'Agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale (ANDEM) : consultations spécifiques, comportant au moins deux somaticiens de disciplines différentes et un médecin formé à la psychologie ; unités, disposant de lits d'hospitalisation et d'un plateau technique ; centres, avec une triple mission de soins, d’enseignement et de recherche. Ces missions ont été reprises successivement par l’ANAS et l’HAS.
Le traitement initial vise à diminuer le symptôme douleur, à interrompre les cercles vicieux d'auto-entretien aux divers niveaux anatomiques (périphérique, médullaire, supramédullaire). Conjointement, le patient accède à une prise de conscience de ses réactions et comportements, de même qu'à leur meilleure maîtrise.
En dehors des mesures médicamenteuses, l'équipe peut faire appel à des blocs par les anesthésiques locaux (diagnostiques ou thérapeutiques), à diverses techniques physiques telles que la neurostimulation transcutanée, à la relaxation, aux thérapeutiques cognitivocomportementales et à diverses formes de psychothérapie.
Un placebo peut être efficace dans 30% des cas environ, probablement par la mise en œuvre d’endorphines.
Une suppression totale et constante de la douleur reste jusqu'à présent une utopie, mais son atténuation et un projet réadaptatif, si possible contractuel avec le patient et son entourage, peuvent être au moins mis en œuvre. Ainsi est évité également le "vagabondage médical", souvent préjudiciable au patient et source de "bilans" étiologiques redondants et coûteux.

J. Bonica, médecin anesthésiologiste américain (1917-1994)

Étym. lat. dolor : douleur

douleurs des amputés l.f.p.

pain in amputees

Paresthésies ou même parfois douleurs intenses du moignon chez un amputé et qui, à partir de huit ans (où le schéma du corps est suffisamment édifié), s'accompagnent quasi constamment d'une illusion persistante de présence et de mobilité du membre sectionné (membre fantôme, algohallucinose).
Les douleurs proprement dites ne sont pas univoques. On distingue :
- des formes diffuses atteignant l'ensemble du moignon, les plus fréquentes, évoluant par crises à déclenchement spontané, et qui, en cas d'échec des traitements médicaux (analgésiques, voire antidépresseurs), relèvent éventuellement de la neurostimulation transcutanée, technique simple, sinon médullaire ;
- des algies du membre fantôme, isolées ou associées aux précédentes, comportant des indications identiques ;
- une hyperesthésie (allodynie) au contact ;
- un névrome hypertrophique douloureux, qui peut être réséqué, sinon traité par neurostimulation ou même par drezotomie (DREZ : "dorsal root entry zone"), afin de diminuer en particulier les douleurs provoquées.

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